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Un poisson dans le netL’essentiel de l’Évangile – 3 – La mort du Christ

L’essentiel de l’Évangile – 3 – La mort du Christ

Objectif

 Découvrir la signification de la mort du Christ.

Textes bibliques à lire

  • Lecture principale : Luc 23
  • Lecture supplémentaire : Esaïe 52.13-53.12

Remarques :

  • Luc était un très proche collaborateur de l’apôtre Paul. Son Évangile, comme son histoire du développement de l’Église (Le livre des Actes des apôtres) a été écrit après une recherche historique minutieuse (voir Luc 1.1-4).
  • Ésaïe était un prophète de l’Ancien Testament qui a exercé son ministère au 8ème siècle avant Jésus Christ. On lui doit le livre de la Bible qui porte son nom.

À discuter

  • Selon vous, qui est Jésus-Christ ?
  • Quelles étaient les accusations portées contre Jésus ? Étaient-elles justes ? Si vous aviez été Pilate, qu’auriez-vous fait ?
  • Pour quelles raisons Jésus devait-il mourir sur la croix ?
  • Que nous enseigne l’histoire des deux malfaiteurs cloués sur la croix en même temps que Jésus ?

Lecture complémentaire : Maître, menteur ou mégalomane ?

Les claires prétentions de Jésus à la divinité balayent la thèse commune des sceptiques qui ne voient en lui qu’un homme bon et moral, ou un prophète qui a dit beaucoup de choses profondes. Cette conclusion a trop souvent passé pour la seule acceptable aux yeux des érudits, ou pour le résultat évident du processus intellectuel. L’ennui, c’est que bien des gens hochent la tête en signe d’approbation sans jamais voir le caractère fallacieux d’un tel raisonnement. Pour Jésus, ce que les hommes et les femmes croyaient de lui était d’une importance fondamentale. Parler comme Jésus l’a fait et émettre des prétentions comme les siennes ne peut pas conduire à la conclusion qu’il n’était qu’un homme bon et moral ou un prophète. Cette latitude de pensée n’est offerte à personne, et il n’a jamais été dans l’intention de Jésus qu’elle le fût.

C. S. Lewis, qui fut professeur à l’Université de Cambridge et autrefois agnostique, a très clairement compris cette question. Voici ce qu’il écrit :

J’essaie ici d’empêcher quiconque de dire cette chose insensée que les gens disent souvent de lui: Je suis prêt à accepter Jésus comme un grand maître de morale, mais je n’accepte pas sa prétention d’être Dieu. Il ne faut pas dire cela. Un homme qui ne serait qu’un simple homme et qui tiendrait le genre de propos que Jésus a tenus ne serait pas un grand maître de morale. Ou bien ce serait un fou, au même titre que l’homme qui se prend pour un oeuf poché, ou alors ce serait le diable de l’enfer. Vous devez choisir. Ou bien cet homme était et est le Fils de Dieu, ou bien c’est un fou, si ce n’est pire.

Puis, Lewis ajoute:

Nous pouvons ne pas l’écouter en disant qu’il est fou, nous pouvons cracher sur lui et le tuer comme un démon; ou nous pouvons tomber à ses pieds et l’appeler Seigneur et Dieu. Mais n’allons pas suggérer quelque non-sens protecteur sur le grand maître humain qu’il est. Il ne nous en a pas laissés libres et n’en avait nullement l’intention.

F. J. A. Hort, qui passa vingt-huit années à faire une étude critique du texte du Nouveau Testament, écrit :

Ses paroles étaient si bien une expression et une partie intégrante de lui-même qu’elles n’avaient aucune signification comme affirmations abstraites de la vérité émises par lui en tant qu’oracle divin ou prophète. Retirez le fait qu’il est lui-même le sujet principal (quoique non final) de chacune de ses affirmations, et elles s’écroulent toutes.

Selon les termes de Kenneth Latourette, historien du christianisme à l’Université de Yale :

Ce ne sont pas ses enseignements qui rendent Jésus si remarquable, quoique ceux-ci soient suffisants pour le distinguer. C’est la combinaison des enseignements et de l’homme lui-même. Les deux ne peuvent être séparés.

Latourette conclut :

Il doit paraître évident, à tout lecteur attentif des récits évangéliques, que Jésus regardait sa personne et son message comme inséparables. Jésus était un grand maître, mais il était plus encore. Ses enseignements touchant au royaume des cieux, à la conduite de l’homme et à Dieu étaient importants, toutefois, de son point de vue, l’on ne pouvait les dissocier de lui sans les pervertir.

Jésus prétendait être Dieu. Il ne nous a pas laissés libres de croire autre chose. Sa prétention ne peut qu’être vraie ou fausse, c’est donc une chose qui mérite d’être prise sérieusement en considération. La question de Jésus à ses disciples :

Mais vous, qui dites-vous que je suis ? (Matthieu 16:15) peut recevoir plusieurs réponses.

En premier lieu, supposons que sa prétention d’être Dieu était fausse. Si c’était le cas, nous avons seulement deux solutions possibles. Ou il savait qu’elle était fausse, ou il l’ignorait. Nous les considérerons chacune pour sa part et examinerons l’évidence.

ETAIT-CE UN MENTEUR ?

Si, tout en formulant sa prétention, Jésus savait qu’il n’était pas Dieu, c’est donc qu’il mentait et trompait délibérément ceux qui le suivaient. Or, si c’était un menteur, c’était également un hypocrite, parce qu’il disait aux autres d’être honnêtes à n’importe quel prix, tandis que lui-même enseignait et vivait un mensonge monumental. Qui plus est, c’était un démon, parce qu’il invitait les autres à lui faire confiance quant à leur destin éternel. S’il ne pouvait justifier ses prétentions tout en le sachant, c’est qu’il était indiciblement mauvais. Enfin, c’était également un sot, parce que ce furent ses prétentions à la divinité qui le conduisirent à la crucifixion.

Beaucoup disent que Jésus était un docteur de bonne moralité. Soyons réalistes. Comment pourrait-il à la fois être un maître en matière de morale et abuser sciemment les gens sur le point le plus important de son enseignement, sa propre identité?

Force nous serait de conclure, en toute logique, qu’il mentait de propos délibéré. Cette image de Jésus, cependant, ne concorde pas avec ce que nous connaissons à la fois de lui et des fruits produits par sa vie et son enseignement. Partout où Jésus a été proclamé, des vies ont été transformées pour leur bien, des nations ont vu un changement bénéfique, des voleurs sont devenus honnêtes, des alcooliques ont été guéris, des gens pleins de haine sont devenus des canaux d’amour, des injustes sont devenus justes.

William Lecky, l’un des historiens les plus en vue de Grande-Bretagne et adversaire déclaré d’un christianisme organisé, écrit :

Il fut réservé au christianisme de présenter au monde une personnalité idéale qui, au travers de tous les changements survenus en dix-huit siècles, a inspiré au cœur des hommes un amour passionné, s’est montrée capable d’influencer tous âges, nations, tempéraments et conditions. Elle a été non seulement le plus haut modèle de vertu, mais aussi le meilleur stimulant pour la mettre en pratique… Le simple récit de ces trois courtes années d’une vie active a fait plus pour régénérer et adoucir le genre humain que tous les traités des philosophes et toutes les exhortations des moralistes.

L’historien Philip Schaff dit :

Ce témoignage, s’il n’est pas authentique, ne peut être qu’un blasphème pur et simple ou une folie. La première hypothèse ne résiste pas un seul instant devant la pureté morale et la dignité de Jésus révélées dans chacune de ses paroles et de ses o
euvres, qui sont universellement reconnues. Qu’il se soit fait illusion sur une question d’une telle importance avec l’intelligence claire et saine qu’il possédait à tous égards, est également hors de question. Comment aurait-il pu être un fanatique ou un illuminé, lui qui n’a jamais perdu l’équilibre tranquille de son esprit? Est-ce lui qui, comme le soleil au-dessus des nuages, glissait sereinement sur le flot des difficultés et des persécutions, qui opposait toujours aux questions captieuses la réponse la plus sage, qui calmement et délibérément prédisait sa mort sur la croix, sa résurrection le troisième jour, l’effusion du Saint-Esprit, la fondation de son Église, la destruction de Jérusalem – prédictions qui se sont réalisées à la lettre? Une personnalité si originale, si complète, si uniformément conséquente, si parfaite, si humaine et cependant tellement élevé au-dessus de toute grandeur humaine ne peut être ni de la fraude ni de la fiction. Le poète, comme on l’a si bien dit, serait en ce cas plus grand que son héros. Il faudrait plus qu’un Jésus pour inventer un Jésus.

Ailleurs, Schaff donne un argument convaincant contre l’hypothèse d’un Jésus menteur :

Comment, au nom de la logique, du bon sens et de l’expérience, un imposteur, c’est-à-dire un homme trompeur, égoïste et dépravé, aurait-il pu inventer et maintenir, du commencement jusqu’à la fin, la personnalité la plus pure et la plus noble que l’histoire ait connues, et ce avec le plus parfait air de vérité et de réalité ? Comment aurait-il pu concevoir et mener à bien un plan d’une bienfaisance, d’une grandeur et d’une sublimité sans précédent et y sacrifier sa vie, en butte aux plus graves préjudices de la part de son peuple et de son époque?

Si Jésus voulait faire en sorte que les gens le suivent et croient en sa divinité, pourquoi alla-t-il vers la nation juive? Pourquoi se présenter comme un charpentier de Nazareth dans un pays si petit par sa superficie et sa population, et si totalement attaché à l’unité indivisible de Dieu? Pourquoi n’alla-t-il pas en Égypte, ou mieux encore, en Grèce, où l’on croyait en différents dieux et en différentes manifestations de ces dieux?

Quelqu’un ayant vécu comme Jésus l’a fait, ayant enseigné comme lui, et étant mort comme lui ne pouvait être un menteur. Quelles autres hypothèses reste-t-il ?

ETAIT-CE UN FOU ?

S’il est inconcevable de voir en Jésus un menteur, n’aurait-il pu, du moins, se croire Dieu et se tromper ? Après tout, il est possible d’être à la fois sincère et dans l’erreur. Mais n’oublions pas que se prendre pour Dieu, particulièrement dans une culture farouchement monothéiste, puis aller dire à d’autres: "Votre destinée éternelle dépend de votre foi en moi", n’est pas seulement le signe d’une imagination débridée, mais relève de la démence dans le plein sens du terme, si ce n’est pas vrai. Jésus-Christ était-il un fou ?

Quelqu’un se disant Dieu fait penser à quelqu’un qui, de nos jours, se prendrait pour Napoléon. Il se bercerait d’illusions sur son compte et serait probablement enfermé de façon à ne pas se blesser ni blesser quelqu’un d’autre. Cependant, chez Jésus, nous n’observons aucune des anomalies ni le déséquilibre qui accompagnent habituellement le dérangement mental. Son équilibre et sa maîtrise de soi seraient proprement stupéfiants de la part d’un dément.

Noyes et Kolb, dans un exposé médical, décrivent le schizophrène comme une personne plus autistique que réaliste. Le schizophrène désire échapper au monde réel. Reconnaissons que prétendre être Dieu serait certainement une fuite devant la réalité.

A la lumière d’autres choses que nous connaissons de Jésus, il est difficile d’imaginer qu’il ait été mentalement dérangé. Voilà un homme qui a formulé certaines des pensées les plus profondes jamais entendues. Ses enseignements ont libéré de nombreuses personnes mentalement asservies. Clark H. Pinnock pose la question :

S’illusionnait-il sur sa grandeur, était-ce un paranoïaque, un trompeur involontaire, un schizophrène? Encore une fois, la maîtrise et la profondeur de ses enseignements ne peuvent que soutenir la thèse de sa totale bonne santé mentale. Si seulement nous étions aussi sains d’esprit que lui! Un étudiant d’une université de Californie me rapporta que son professeur de psychologie avait dit en classe que pour beaucoup de ses patients, tout ce qu’il avait à faire, c’était de sortir la Bible et leur lire des portions de l’enseignement de Christ. Voilà tout le conseil dont ils avaient besoin.

Le psychiatre J. T. Fisher affirme :

S’il vous fallait prendre la somme totale de tous les articles importants jamais écrits sur le sujet de l’hygiène mentale par les psychologues et les psychiatres les plus qualifiés, si vous les combiniez, les épuriez et si vous en éliminiez l’excès de verbiage, si vous vouliez en extraire toute la substance sans rien prendre des fioritures, et s’il fallait faire exprimer avec concision par le plus doué des poètes vivants ces parcelles inaltérées de pure connaissance scientifique, vous auriez alors un résumé maladroit et incomplet du Sermon sur la montagne. La comparaison ne serait pas très favorable à ces articles. Depuis bientôt deux mille ans, le monde chrétien tient entre ses mains la réponse complète à ses aspirations agitées et stériles. C’est là que réside le modèle d’une vie humaine réussie qui laisse l’homme optimiste, satisfait de son sort et jouissant d’une bonne santé mentale.

C. S. Lewis écrit :

Du point de vue historique, il est très difficile d’expliquer la vie, les paroles et l’influence de Jésus plus simplement que ne l’a fait le christianisme… La contradiction entre la profondeur et la santé mentale de son enseignement moral et la mégalomanie effrénée qu’il faudrait voir derrière son enseignement théologique s’il n’était pas réellement Dieu, n’a jamais reçu d’explication satisfaisante. C’est pourquoi les hypothèses non chrétiennes se succèdent les unes aux autres avec la fertilité fébrile de l’égarement.

Philip Schaff raisonne ainsi :

Est-ce qu’une telle intelligence, claire comme le ciel, tonifiante comme l’air de la montagne, aiguisée et pénétrante comme une épée, d’une santé et d’une vigueur absolues, toujours en éveil et toujours assurée, irait de pair avec une illusion radicale et des plus graves concernant sa propre personnalité et sa mission ? Quelle absurdité !

ETAIT-IL SEIGNEUR ?

Je ne puis personnellement conclure que Jésus était un menteur ou un fou. La seule autre solution envisageable, c’est qu’il était Christ, le Fils de Dieu, ainsi qu’il le prétendait.

Lorsque je discute de cela avec des Juifs, leur réaction est intéressante. Ils me disent généralement que Jésus était un leader religieux moral, d’une grande droiture, un homme bon, ou un prophète. Je leur fais alors part des prétentions que Jésus émettait à son sujet, puis de ce qui fait la matière de ce chapitre, à savoir le trilemme menteur, mégalomane ou Maître. Quand je leur demande s’ils croient que Jésus était un menteur, j’obtiens un "Non ! " catégorique.

Je demande alors : Croyez-vous que c’était un fou ?

La réponse est : Bien sûr que non.

Croyez-vous qu’il est Dieu ? Avant que j’aie pu souffler, retentit un Absolument pas.

Pourtant, il n’y a pas d’autre choix.

La question, quant à ces trois solutions, n’est pas de savoir laquelle est possible, car à l’évidence toutes trois le sont. L’on doit bien plutôt se demander laquelle est la plus probable. Ce que vous déciderez à propos de la personnalité de Jésus ne doit pas être un vain exercice intellectuel. Vou
s ne pouvez le ranger sur une étagère avec l’étiquette "grand professeur de moralité". Cette option n’est pas valable. Il est soit menteur ou fou, soit Seigneur et Dieu. Il vous faut choisir. Comme l’écrit l’apôtre Jean :

Ceci est écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et, encore plus important, qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. Jean 20:31

L’évidence va clairement en faveur de Jésus, comme Seigneur. Certains, cependant, rejettent cette claire évidence à cause des implications morales qu’elle sous-entend. Ils ne veulent pas faire face à la responsabilité ni aux conséquences qu’il y aurait à l’appeler Seigneur.

Josh MacDowell, "Maître, menteur ou mégalomane ?" (tiré du livre : Bien plus qu’un charpentier, Miami : Éditions Vida, 1982, pp. 21-31).

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