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Un poisson dans le netL’essentiel de l’Évangile – 2 – La rupture

L’essentiel de l’Évangile – 2 – La rupture

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Découvrir les raisons de l’imperfection du monde et l’origine de la souffrance.

 

Textes bibliques à lire

  • Lecture principale : Genèse 3
  • Lecture complémentaire : Matthieu 5. Matthieu est l’un des douze apôtres de Jésus-Christ.

À discuter

 

  • Comment définiriez-vous l’acte de l’homme et de la femme ?
  • Qui est derrière le serpent ? Comment s’y prend-il pour convaincre Eve ?
    • Par rapport à la communion avec Dieu
    • Par rapport aux émotions ressenties par Adam et Eve
    • Par rapport à l’unité du couple
    • Par rapport à la nature
  • Notre situation est-elle similaire ?
  • Sommes-nous coupables devant Dieu ?

Lecture complémentaire : Le dilemme & Pourquoi la souffrance ?

Nous n’avons même pas besoin de poser le problème. Il saute aux yeux. Grâce aux moyens modernes de communication, chaque jour nous sommes abreuvés par une suite d’informations les unes plus mauvaises que les autres. Que de catastrophes, de souffrances, de cruautés et d’injustices !  » La Documentation Française « , dans son numéro des Cahiers Français consacre à la question de la faim dans le tiers monde et publie à la fin de l’année 1983, indique qu’en cette année (1) :

  • 15 millions de personnes sont mortes de faim
  • 450 millions de personnes ont souffert de malnutrition sérieuse
  • 800 millions de personnes ont eu grand faim pendant une période plus ou moins longue.

Elle révèle également que le problème s’accentue. De nouveaux pays, comme la Thaïlande, s’ajoutent à la liste des nations touchées. En Afrique le phénomène s’installe de façon permanente, avec la désertification de plus en plus accentuée du sol arable. D’après les statistiques :

  • en 1970, 400 millions de personnes souffraient de faim
  • en 1980, 450 millions de personnes souffraient de faim
  • en 1985 (prévision), 800 millions de personnes souffraient de faim.

Constat qui devient d’autant plus troublant lorsque nous considérons le progrès technique des dernières décennies. Jamais l’homme n’a eu autant de moyens à sa disposition pour pouvoir alléger la souffrance et combattre l’injustice. Et pourtant ces fléaux semblent s’aggraver d’année en année. D’après les renseignements donnes par l’encyclopédie Quid 1986, il suffirait de réorienter seulement 2 % de la production céréalière mondiale vers les pays les moins avances pour éliminer la malnutrition (2).

Nous sommes capables d’envoyer des hommes sur la lune, de mettre sur orbite un laboratoire spatial, de construire des armes de plus en plus sophistiquées; et nous ne serions pas capables de mettre fin à ce véritable scandale de l’époque qu’est la faim ! (3)

Mais la famine n’est qu’un aspect du problème du mal. Que dire…

des catastrophes naturelles comme :

  • l’éruption du volcan Nevado del Ruiz en Colombie, le 13 novembre 1985, faisant quelques 23 000 victimes;
  • le tremblement de terre du Mexique, le 18 septembre 1985, laissant la ville dévastée avec ses 9 000 morts, 30 000 blessés, sans compter les quelques 95 000 sans abris (4);

des guerres et des conflits :

  • une bonne centaine depuis 1945, ayant cause de 15 à 20 millions de morts;
  • au moins 45  » zones de tension principales  » dans le monde en 1985: guerres ouvertes, activités terroristes, révoltes, actions de guérillas, etc. (5);

sans parler des souffrances au niveau de l’individu :

  • les maladies physiques: le cancer…
  • les accidents: voiture, travail…
  • les handicapes, les mutiles…
  • les victimes innocentes de crimes: le viol, le meurtre…
  • les persécutions, tortures, parfois au nom de Dieu…

Alors, qui ne s’est posé la question:  » Comment concilier cette réalité terrible que nous voyons autour de nous avec les affirmations de la Bible concernant la justice et la bonté du Dieu souverain et tout-puissant ? Comment un Dieu plein de miséricorde peut-il permettre de telles atrocités ? Si Dieu existe, pourquoi n’intervient-il pas pour mettre de l’ordre et créer une société juste et bonne? » Faut-il conclure, avec Camus et Sartre, que l’existence est absurde, que Dieu n’existe pas, et que le christianisme n’est qu’une invention humaine, une sorte de pansement qui calme les douleurs de la vie ?

Pourtant les preuves de l’existence de Dieu sont si convaincantes que la Bible déclare insensé l’homme qui dit dans son cœur que Dieu n’existe pas (Psaume 14.1). Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul affirme que ceux qui refusent Dieu sont inexcusables, parce que les ouvrages de Dieu sont des témoins incontestables de son existence, de sa puissance et de sa perfection (Romains 1.18-20). Qui oserait dire qu’un simple poste de télévision est le résultat de collisions fortuites entre diverses molécules de l’univers, sans l’apport d’une main et d’une intelligence créatrice ? Lorsque nous contemplons une œuvre d’art ou d’architecture, nous admirons le génie et le talent de celui ou de ceux qui l’ont créée. De même, notre univers entier, et surtout la vie, donnent jusque dans leur plus petits détails, la preuve d’un ordre, d’une perfection qui dépassent notre imagination. Notre cerveau, mille fois plus complexe que l’ordinateur le plus sophistique, doit-il son existence au hasard ? N’est-ce pas insensé de penser que notre corps, si merveilleusement assemblé, ne reflète pas l’intelligence et la compétence d’un Créateur ?

 » Quelle perversité est la vôtre ! Le potier doit-il être considéré comme de l’argile, Pour que l’ouvrage dise de l’ouvrier: Il ne m’a point fait ? Pour que le vase dise du potier: Il n’a point d’intelligence ?  »
Ésaie 29.16

Les preuves ne manquent pas non plus pour établir que la Bible est la Parole de Dieu. En effet, elle contient des centaines de prédictions claires et précises, écrites à travers plus de 1 500 ans, accomplies dans des événements historiques et vérifiables. En voici quelques-unes:

  • la naissance de Jésus-Christ d’une vierge, prédite 750 ans avant l’événement par le prophète Ésaie (7.14);
  • le lieu de sa naissance, prédit 750 ans avant sa venue, par le prophète Michée (5.1);
  • sa crucifixion détaillée dans un psaume de David, mille ans avant le fait (Psaume 22);
  • la destruction de Jérusalem en 70 et la dispersion du peuple juif, ainsi que leurs souffrances, décrites en détail 1 400 ans avant Jésus-Christ (Deutéronome 28.47-68);
  • le nom du roi qui permettrait la reconstruction de Jérusalem en 535 avant nôtre ère, donné au prophète Ésaie 150 ans avant son apparition dans l’histoire;
  • l’année de la mort de Jésus-Christ, révélée dans une prophétie très détaillée par le prophète Daniel, 550 ans avant Jésus-Christ.

Une liste plus complète occuperait plusieurs pages de ce livre (6). Leur précision et leur nombre les démarquent nettement de tout autre tentative de lire dans l’avenir. Un tel phénomène nous accule au fait d’une révélation surnaturelle, car personne ne peut connaître le futur avec une si grande précision, et Dieu s’en sert pour affirmer la fiabilité de son message:

 » Ainsi parle l’Éternel, roi d’Israël et son rédempteur, L’Éternel des armées: Je suis le premier et je suis le dernier, Et hors moi il n’y a point de Dieu. Qui a, comme moi, fait des prédictions – Qu’il le déclare et me le prouve ! – J’anéantis les signes des prophètes de mensonge Et je proclame insensés les devins; Je fais reculer les sages Et je tourne leur science en folie. Je confirme la parole de mon serviteur, Et j’accomplis ce que prédisent mes envoyés.  »
Ésaie 44.6,7; 45.25,26

Ces faits irréfutables nous mettent en face du Dieu qui existe, qui a tout crée, et qui, de plus, s’est fait connaître à l’homme. Mais le mal dans le monde semble remettre en cause ces réalités. Si seulement nous pouvions savoir pourquoi Dieu permet tant d’injustices, tant de souffrances qui semblent frapper aveuglement les innocents…

Comment aborder un tel sujet ? Il serait vraiment prétentieux de croire que ces quelques pages puissent résoudre à notre entière satisfaction ce que la Bible appelle  » le mystère de l’iniquité  » (2 Thessaloniciens 2.7). Mais il est aussi vrai que Dieu en parle beaucoup dans sa Parole. Je vous propose alors un parcours de textes bibliques, car j’ai la conviction profonde que Dieu lui-même nous y donne assez d’éléments pour que cette question ne soit pas un obstacle qui nous empêche de croire en lui. C’est donc sans réserve que je cite plusieurs textes de la Bible. Le lecteur n’a pas besoin de connaître mes idées sur ce sujet; elles ne pèsent pas lourd dans la balance. Par contre, il lui est essentiel d’affronter sérieusement les déclarations des Saintes Écritures, pour déterminer si oui ou non elles sont d’origine divine et dignes de sa confiance. Son destin éternel en dépend.

Le problème de la souffrance : pourquoi ?

Il reste cette dernière question. Que Dieu juge le monde à sa manière, soit ! mais comment expliquer le fait que la souffrance semble frapper aveuglement tant les innocents que les coupables ? Pourquoi les bébés meurent-ils de faim ? De quoi sont-ils coupables, pour qu’ils subissent une telle sentence ? Comment un Dieu bon et compatissant peut-il supporter que des innocents paient le crime des autres, souffrent des maladies atroces et périssent dans des catastrophes naturelles ?

La Bible enseigne clairement que la souffrance est la conséquence directe de l’entrée de l’injustice dans le monde. De plus, la croix nous rappelle que Dieu n’est pas indifférent à notre affliction, et qu’il a souffert plus que nous tous. Pourtant, la question persiste: Pourquoi la souffrance ? Il est évident que ce petit livre ne peut apporter une réponse définitive et satisfaisante à une question qui trouble l’homme depuis des siècles. Par contre, Dieu ne nous a pas laissés dans une ignorance totale. De nouveau, je vous invite à considérer certains passages de sa Parole qui permettent de voir, du moins en partie, les  » pourquoi « .

1. La souffrance est parfois la conséquence du jugement de Dieu

On retrouve ce thème assez souvent dans les Écritures. Dieu est juge de la terre, et il rendra à chacun selon ses oeuvres,

 » l’irritation et la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la Vérité et obéissent à l’injustice  »
Romains 2.6-8

Pour accomplir ses jugements, Dieu se sert de catastrophes naturelles (Genèse 6.5,6), de guerres (Deutéronome 9.4-6), de maladies (Romains 1.26,27), et même de l’injustice des autres (Ésaie 10.5). Une lecture soigneuse de la Bible nous convainc que son jugement consiste, le plus souvent, à abandonner l’homme aux conséquences de ses propres actes:

 » Ta méchanceté te châtiera, et ton infidélité te punira, Tu sauras et tu verras que c’est une chose mauvaise et amère d’abandonner l’Éternel, ton Dieu….  »
Jérémie 2.19

 » C’est pourquoi Dieu les a livrés [abandonnés] à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs… C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes… Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les à livrés à leur sens réprouvé…  »
Romains 1.24,26,28

Alors, d’une manière générale, l’homme récolte ce qu’il sème. Mais en même temps, il récolte aussi les maux semés par les autres. C’est ce que nous appelons  » injustice « . C’est aussi pourquoi on ne peut jamais dire qu’une personne soufre uniquement à cause d’un jugement de Dieu sur elle. Dieu permet l’affliction pour d’autres raisons…

2. La souffrance est aussi un avertissement de la part de Dieu

Les paroles de Jésus-Christ à ce sujet sont claires et nettes. Un jour on lui raconte comment le gouverneur de Juda a massacré des Galiléens venus offrir des sacrifices au temple…

[Jésus] leur répond:  » Croyez-vous que ces Galiléens aient été de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte ? Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également  »
Luc 13.1-5

Jésus déclare alors que ces catastrophes sont des avertissements de la part de Dieu à une humanité qui lui tourne le dos. Ce sont des rappels divins destinés à nous mettre en face de la réalité de notre fragilité, et de notre besoin de lui. Dieu ne peut pas laisser en paix un monde qui court vers sa perte. Plus un homme se sent à l’aise, plus il devient égoïste, moins il songe aux réalités de l’univers. L’un des grands maux de notre civilisation occidentale est cette abondance qui nous pousse à mépriser la vraie Source de tout. Notre société ressemble de plus en plus à celle du temps de Noé:

 » Ils disaient à Dieu: Retire-toi de nous; Que peut faire pour nous le Tout-Puissant ? Dieu cependant avait rempli de biens leurs maisons.  »
Job 22.17-18

Notre corps est fait de telle façon qu’il nous avertit du danger par la douleur qu’il ressent. Lorsque nous touchons à un fer chaud, ou que nous sommes atteints par une maladie, notre système nerveux nous envoie des signaux pour la protection du corps. Ils ne sont peut-être pas très agréables, mais ils sont absolument nécessaires à la santé et à la vie. De même, les maux de la vie servent à arrêter l’homme dans ses voies et à le faire réfléchir. La détresse physique de l’homme, aussi terrible qu’elle puisse être, l’amène souvent au salut éternel. Qui songerait à se faire soigner sans avoir expérimenté les peines de la maladie ? De la même manière, il est probable que personne ne viendrait au Médecin parfait sans avoir d’abord passe par la souffrance. La misère de notre monde actuel ne peut être comparée à celle d’une éternité sans Dieu et sans espoir. La souffrance est un grand bien si elle me pousse à chercher et à trouver le Dieu de toute consolation.

 » Ceux qui avaient pour demeure les ténèbres et l’ombre de la mort Vivaient captifs dans la misère et dans les chaînes, Parce qu’ils s’étaient révoltes contre les paroles de Dieu, Parce qu’ils avaient méprisé le conseil du Très-Haut. Il humilia leur cœur par la souffrance; Ils succombèrent, et personne ne les secourut. Dans leur détresse, ils crièrent à l’Éternel, Et il les délivra de leurs angoisses
. . .
Qu’ils louent l’Éternel pour sa bonté Et pour ses merveilles en faveur des fils de l’homme !
 »
Psaume 107.10-15

De nouveau je suis confronté à un choix. Face à la souffrance je peux réagir avec foi, ou avec colère et amertume. L’adversité peut me pousser à refuser Dieu, à le haïr. Lorsqu’un père châtie ses enfants, il le fait en général pour leur bien. Mais il arrive qu’un enfant, à cause d’un traitement qu’il estime injuste, se révolte contre ses parents et éprouve de la haine pour eux. Alors ce qui aurait pu servir à le corriger devient une occasion de rébellion et d’éloignement. Au même titre, beaucoup utilisent la souffrance comme une excuse pour assumer leur indépendance vis-à-vis de Dieu. Ils ne se rendent pas compte qu’en faisant cela ils s’éloignent du seul être capable de guérir définitivement leurs maux. Le psalmiste l’a bien dit:

 » Ceux qui s’éloignent de toi [Dieu] périssent  »
. . .
 » Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien  »
Psaume 73.27,28

Par contre, l’attitude de la foi consiste à accepter que Dieu est Dieu, et à lui laisser le gouvernement de l’univers, sans avoir tout compris. Par la foi je lui fais confiance concernant ces bébés qui meurent, ces  » innocents  » qui souffrent, sachant qu’il les aime bien plus que moi je ne les aime. Par la foi, je me laisse avertir, je me repens, et je trouve en Dieu le  » Père des miséricordes « . Comme les passages qui suivent l’indiquent, la souffrance apporte beaucoup de bien à ceux qui sont de véritables enfants de Dieu par la foi et qui ne se révoltent pas.


Henry Bryant, Le dilemme & Pourquoi la souffrance ? (tiré du livre : Si Dieu est bon, pourquoi la souffrance, l’injustice ?, Villeurbanne : Éditions CLE, 1986, pp. 5-10 & 39-49).

  1. « La faim dans le tiers monde » dans Les Cahiers Français, n. 213, oct.- déc. 1983, p. 9.
  2. Quid 1986, p. 1415.
  3.  » Éditorial  » dans Les Cahiers Français, n. 213, oct.-déc. 1983.
  4. National Geographic, vol. 169, no 5, mai 1986, p. 642, 657.
  5. Quid l986, p. 1158.
  6. Pour les prophéties concernant Jésus-Christ, le lecteur peut consulter le livre d’Arthur Kac, L’Espérance messianique, Éditions AFEB, Albertville.

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