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Un poisson dans le netExamen des pratiques catholiques – Le document complet

Examen des pratiques catholiques – Le document complet

Sommaire complet

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Les prières liturgiques 

Au fil du temps

La récitation des prières a commencé très tôt dans les premiers couvents d’Egypte. La Didachée, manuscrit ancien de l’Eglise d’Antioche du IIème siècle, fait déjà mention d’une formulation liturgique du “Notre Père”.

  • En 325, au concile de Nicée est faite la première formulation du “Credo”.
  • En 381, au premier concile de Constantinople est faite la deuxième formulation du “Credo”.
  • Au IVème siècle apparait le signe de croix.
  • Au XIème siècle, l’” Ave Maria ” devient une prière rituelle.
  • En 1090, première utilisation du chapelet par Pierre l’Ermite.
  • Au XIIème siècle le chapelet est officiellement adopté. La récitation de 3 chapelets constitue le rosaire.
  • Au XVIème siècle, la finale “ Sainte Marie mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort ” est ajoutée à l’” Ave Maria ”

D’un point de vue biblique

Si l’utilisation d’une prière toute faite n’est pas explicitement interdite dans la Bible, et que de nombreux chrétiens bibliques apprécient de temps à autre de lire le “Notre Père”, c’est la systématisation de l’utilisation de prières codifiées qui pose problème. Quand on connait par coeur ce qu’on va dire à Dieu l’esprit s’évade, le coeur n’y est plus, on finit par ne plus penser du tout à ce qu’on raconte. Ces prières fixées n’ont, faut-il le rappeler, absolument aucun effet “magique” !

La Bible insiste sur le fait que Dieu ne prend pas plaisir à des prières prononcées sans un coeur sincère : “ quand ce peuple s’approche de moi, il m’honore de la bouche et des lèvres mais son coeur est éloigné de moi , et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de traditions humaines ” (Esaïe 29.13).

Par ailleurs, Jésus a pris soin de préciser : “ En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens qui s’imaginent qu’à force de paroles, ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas … ” (Matthieu 6.7) Ce dernier verset contredit en premier lieu l’utilisation du chapelet et les prières récitées par coeur bien entendu.

N’est-il pas incohérent d’insister sur la provenance divine du “Notre Père” pour l’imposer tel quel … et oublier ainsi la précaution que notre Seigneur a pris soin de nous adresser !

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les premiers prêtres

Au fil du temps

  • En 130-140 l’épiscopat (définition : dignité, fonction d’évêque, conférées par une consécration spéciale) est reconnu comme une charge spéciale dont le pouvoir s’accroît avec la notoriété aux villes avoisinantes.
  • Au IIIème siècle le mot prêtre est employé pour désigner les ministres du culte chrétien.
  • Jusqu’en 500, le mot pape qui est un dérivé du grec papa (père), est attribué à tous les évèques d’Occident. Après cette date, il n’est plus réservé qu’à l’évèque de Rome.
  • Aux environs de 500, apparition des vêtements ecclésiatiques. Les vêtements sacerdotaux actuels sont des réminicences de l’ancien costume romain.
  • Au IXème siècle : la tonsure est introduite dans le cérémonial catholique de l’ordination des prêtres.
  • En 1563, le concile de Trente condamne la doctrine, pourtant parfaitement biblique, selon laquelle tous les chrétiens sont prêtres dans la Nouvelle Alliance.

D’un point de vue biblique

La prêtrise dans l’église romaine a trois origines :

  1. elle est une résurgence de la prêtrise des religions païennes,
  2. elle est un reste du judaïsme, 
  3. ainsi que la conséquence de la hiérarchisation de l’église sur le modèle de l’état romain, ce qui était un moyen de mieux contrôler les fidèles.

Apocalypse 1.6 dit à propos des chrétiens :

“ Il…a fait de nous un royaume de prêtres pour servir Dieu son Père ” (Français courant). Ce passage est en opposition avec l’idée de l’existence d’un clergé.

Nous n’affirmons pas que l’Eglise doive se passer de dirigeants, mais, conformément à la Parole de Dieu, nous affirmons qu’ “ Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné Lui-même en rançon pour tous ”. (1Timothée 2.5).

L’Eglise telle qu’elle était décrite dans le Nouveau Testament n’était pas basée sur l’existence d’un clergé, mais sur la transmission orale de la Bonne Nouvelle. 2Timothée 2.2 dit :

“ …Ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres. ” Ce fut d’ailleurs une grande révolution par rapport à la religion juive.

Faut-il rappeler que Jésus s’est toujours insurgé contre l’hypocrisie et les abus des prêtres de l’époque ?

“ Gardez-vous des scribes qui aiment à se promener en longues robes et à être salués dans les places publiques, qui recherchent les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les festins ; qui dévorent les maisons des veuves, et qui font pour l’apparence de longues prières ”. (Luc 20.46).

A propos de la vanité des pratiques religieuses, Jésus déclare :

“ Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu’au dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance. Pharisien aveugle, nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat afin que l’extérieur aussi devienne net. Malheur à vous scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis qui paraissent beaux au dehors et qui dedans sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés. Vous de même au dehors vous paraissez justes aux hommes mais au dedans vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité. ” (Matthieu 23.27-28).

Ces chefs religieux là avaient pourtant été établis selon la loi donnée par Dieu (Matthieu 23.2), alors que ceux qui se prétendent prêtres aujourd’hui n’ont pu être établis par aucune loi divine. Jésus en effet est le seul par qui s’exerce désormais la prêtrise entre les hommes et Dieu. Dieu lui a dit : “ Tu seras prêtre pour toujours ”. (Hébreux 5.6 en Français courant) Il exerce lui même le Sacerdoce éternel et donc “ il possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible ” (Hébreux 8.24).

En définitive, la prêtrise de l’église romaine a pour origine l’orgueil des hommes qui veulent s’élever et dominer sur leurs semblables. Jésus avait pourtant donné un avertissement clair à ce sujet :

“ … Vous, ne vous faîtes pas appeler Rabbi. Car vous n’avez qu’un maître qui est le Christ, et vous êtes tous frères. Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faîtes pas appeler directeur, car un seul est votre directeur : Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. ” (Matthieu 23.8).

Cela ne dénonce-t-il pas l’emploi de titres pompeux (Monseigneur, Mon père, Votre éminence, Votre sainteté, etc…) utilisés dans l’église catholique ?

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L’ascétisme, et les premiers ordres monastiques

Quid ?

Quelques définitions pour mieux comprendre la suite (extraites du formidable Trésor de la Langue Française Informatisé)

  • Mortification : Acte volontaire par lequel on s’inflige une souffrance corporelle ou morale dans un souci de pénitence ou d’élévation spirituelle, privation ou souffrance infligée à la chair.
  • Pénitence : Peine expiatoire imposée par le confesseur au fidèle qui reçoit ce sacrement comme sanction des péchés confessés.
  • Ascétisme : Ensemble des pratiques ascétiques (mortification, pénitence, …) qui ont pour but l’union intime avec Dieu.

  • Monachisme : Mode de vie et de spiritualité, état de moine ; ensemble des communautés monastiques.

Au fil du temps

L’ascétisme débuta à Thèbes en Haute Egypte.

  • En 250, on connut le premier pratiquant de l’ascétisme " chrétien " : Paul de Thèbes.
  • En 258 le deuxième pratiquant connu de l’ascétisme " chrétien " fut Saint Antoine. C’est à Basile, " père " de l’église grecque, qu’on attribue le triple voeu monastique de pauvreté, chasteté et obéissance et à Augustin les doctrines monastiques dans l’église latine.
  • En 529, le premier ordre monastique fut fondé par Benoît de Nursie. Benoît fondateur de l’ordre Bénédictin impose à ses moines l’obligation de confesser leurs péchés à une tierce personne.
  • Le Moyen âge développe les ordres religieux :
    • en 1098 les Cistérciens,
    • en 1209 les Fransiscains,
    • en 1215 les Dominicains…
    • Après 1545-1563 suite au concile de Trente, on assiste à une réforme des ordres monastiques et à l’apparition de nouveaux ordres.

D’un point de vue biblique

Il est commun dans nos mentalités d’associer la religion à des pratiques d’ascèse, d’auto-condamnation, de pauvreté et de mortification.

Ces préceptes n’ont rien de scripturaire : " Ils ont à la vérité une apparence de sagesse en ce qu’ils indiquent un culte volontaire de l’humilité, et le mépris du corps. Mais ils n’ont aucun mérite et ils contribuent à la satisfaction de la chair ". (Colossiens 2.23).

La Parole de Dieu condamne l’isolement du monde qu’entraîne la vie monastique. Jésus prie son Père en Jean 17.15 : " Je ne Te prie pas de les ôter du monde mais de les préserver du mal. " Avec assurance nous pouvons dire que le monachisme n’a jamais été le mode de vie enseigné par le Christ.

Voici ce qu’Il prêchait : " Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde, un ville située sur une montagne ne peut être cachée et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau. Mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. " (Matthieu 5.13-16).

La Parole de Dieu dénonce ceux qui " ayant l’apparence de la piété renient ce qui en fait la force " (2Timothée 3.5). Elle ne mentionne nulle part un quelconque avantage lié à un voeu de pauvreté.

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La croix comme symbole du christianisme

Au fil du temps

  • Au IIIème siècle, au temps de Tertullien les chrétiens se marquaient le front du signe de la croix pour montrer qu’ils n’avaient pas honte de la croix du Christ.
  • Après 312, avec l’adoption du Christianisme comme religion officielle dans tout l’Empire Romain, la croix est adoptée comme symbole.
  • Au IVème siècle apparaît la pratique du signe de croix (rite consistant à dessiner une croix sur son corps en prononçant ” Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit “).
  • En 350, les premières représentations de la croix sur des pierres sépulcrales (dans les cimetières) voient le jour.
  • Au IXème siècle, le culte de la croix est inventé. On pratique ensuite le culte des 14 stations du chemin de croix. Cette vénération est attribuée à un moine dominicain qui, rentrant en Palestine, fit construire dans son couvent des oratoires où étaient représentés les épisodes de la passion.

D’un point de vue biblique

Il n’y a aucune puissance ni dans une croix matérielle ni dans le symbole de la croix, ni dans le signe de croix. La croix a été utilisée dans des pratiques d’exorcismes qui sont des actes rituels non scripturaires. Le mot exorciste est employé une fois dans la Bible, et encore négativement, en Actes 19.13.

Quand la Bible parle de la croix, elle se réfère non au symbole mais à la victoire à laquelle elle a donné lieu : “ il a dépouillé les autorités et les dominations et les a livrées publiquement en spectacle en triomphant d’elles par la croix ” (Colossiens 2.15).

C’est parce que le sang de Jésus a coulé à la croix pour nous qu’il peut nous purifier du péché et que le diable ne peut pas nous atteindre. A vrai dire, c’est avec le nom de Jésus qu’on chasse les démons (Marc 16.17), non avec une croix. Paul dit en 1Corinthiens 1.18 que c’est “ la prédication de la croix ” qui est une “ puissance de Dieu ” et non la croix en elle même.

Est t-il besoin de rappeler que la croix n’est qu’un instrument de torture. Il n’est et ne sera jamais un symbole de vie ! Ce n’est pas le crucifix qui doit être vénéré, mais celui qui n’est plus sur la croix, car nous ne devons plus connaître Christ “ selon la chair ” (2Corinthiens 5.16) c’est à dire avec nos sens.

Quand à la pratique du chemin de croix, elle n’a aucun fondement biblique et il y est question de certains événements dont le texte biblique ne fait aucune mention (sainte Véronique, les chutes…).

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le développement des lieux et objets de culte

Au fil du temps

  • En 222-235, premiers bâtiments d’église édifiés sous le règne d’Alexandre.
  • Après l’édit de Milan en 313, marquant la fin des persécutions, il s’en édifia partout. L’empereur Constantin se rendit en pèlerinage sur les lieux “saints” en Israël et embrassa la religion chrétienne. Les coutumes païennes commencèrent à rentrer dans l’Église du fait du grand nombre de non convertis qui se joignirent à ce qui devint, dès 380, une religion d’état.
  • Au IVème siècle, Paulinus, évêque de Nola introduit les images et les statues dans les églises.
  • Au IVème siècle, première utilisation de cloches.
  • Au Vème siècle, on commence à se servir de l’encens.
  • En 590-604, Grégoire le Grand réorganise le chant de l’Église et invente une nouvelle façon de chanter, le ” chant grégorien “.
  • En 600, le culte est dispensé en langue latine, qui devient ” langue liturgique “. On assiste en même temps au développement d’une pratique purement païenne : ” le culte des lieux “. Les pèlerinages s’amplifient avec une concurrence féroce entre les grands centres, autour des tombes des martyrs, des reliques, des lieux d’apparition, des images miraculeuses.
  • Au Moyen-Âge, les pèlerinages changent de caractère, ils sont assimilés à de bonnes oeuvres et sont présentés comme permettant l’expiation des ” gros péchés “. Certains pèlerins voyagent toute leur vie !
  • En 787, au Concile de Nicée, l’usage religieux de cierges est autorisé dans les églises.
  • Au IXème siècle on adopte la tradition de l’eau bénite.
  • Au XIème siècle, un autel est utilisé pour la célébration de la messe.
  • Le XIIème siècle voit l’adoption officielle du chapelet, d’origine musulmane ou bouddhiste.

D’un point de vue biblique

Jésus a annoncé que le temps était venu où il n’y aurait plus de lieu particulier où il faudrait se déplacer soit pour un culte, soit pour un pèlerinage. “ L’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne, ni à Jérusalem, que vous adorerez le Père…mais l’heure vient et elle est déjà venue où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande ” (Jean 4.22-24) ( “ en esprit ” : selon la direction du Saint-Esprit, et “ en vérité ” : selon les directives de la Parole de Dieu) .

Jésus a prédit la destruction du temple juif de l’époque où avaient lieu toutes les cérémonies religieuses et cela est effectivement arrivé quelques années plus tard. “ Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit : Maître, regarde quelles pierres, et quelles constructions ! Jésus lui répondit : Vois-tu ces grandes constructions ? Il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée. ” (Marc 13.1).

“ Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre n’habite point dans des temples faits de main d’homme; il n’est point servi par des mains humaines comme s’il avait besoin de quoi que ce soit ” (Actes 17.24). Ce passage très explicite contredit l’idée selon laquelle on peut appeler un bâtiment en pierre la maison de Dieu, puisque “ Dieu n’habite point des temples faits de main d’homme ” et contredit aussi le fait qu’on y ait établi des prêtres pour les offices religieux, puisqu’” il n’est point servi par des mains humaines ”.

L’Eternel réprouve les cultes pompeux et solennels de la religion “ J’ai en horreur l’encens, … et les assemblées… je ne puis voir le crime s’associer aux solennités ” (Esaïe 1.14). La Bible dit à propos de ce genre de culte qu’il a été répandu sur la religion “ un esprit d’assoupissement ” (Esaïe 29.10).

De plus, le culte chrétien n’est pas un spectacle qu’on contemple mais un acte collectif auquel chacun participe.

Voici un culte agréable à Dieu : avec des rythmes bruyants : “ louez le avec les cymbales sonores, avec les cymbales retentissantes ” (Psaumes 150.5), et même avec des danses “ qu’ils louent son nom avec des danses ” (Psaumes 149.2). “ Vous tous peuples , battez des mains, poussez vers Dieu des cris de joie ” (Psaumes 49.1) car “ Dieu n’est pas Dieu des morts mais des vivants ”. (Marc 12.27). Mais avant tout c’est à un culte “ de bon coeur ” (Psaumes 54.6) que Dieu prend plaisir. “ de bon coeur…pour le Seigneur, et non pour des hommes ” (Colossiens 3.23).

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Instauration des principales fêtes

Au fil du temps

  • Des IIème au IVème siècles apparaissent les premières commémorations des martyrs (ceux qui ont été torturés et tués pour leur foi).
  • A la fin du IIème siècle, un jeûne de 40 heures devient obligatoire le vendredi saint, instauré par Tertullien. Puis, peu à peu, on commence à jeûner le mercredi et le vendredi.
  • Au IIIème siècle, Noël est fêté le 25 décembre, à l’origine la fête païenne du solstice d’hiver.
  • Au cours de son règne, entre 306 et 337, l’empereur Constantin fait du Dimanche un jour de repos.
  • En 325, le premier concile de Nicée fixe le calcul de la fête de Pâques. En fonction de cette date seront fixées les autres fêtes “mobiles” : les rameaux, l’ascension, la Pentecôte, …
  • Au IVème siècle, la fête de Noël commence à être observée.
  • En 468 ont lieu les premières processions. C’est au IVème siècle que l’on fixe le temps de carême à 40 jours.
  • En 500, ce sont les premières fêtes en l’honneur de la Vierge.
  • Au Vème siècle, Léon 1er institue le carême de 45 jours et l’abstinence des viandes pendant ce dernier. Puis on fixe la période de l’Avent : 40 jours avant Noël.
  • Au Vème siècle se développent les processions. En 835, la fête de la Toussaint est établie.
  • Au VIIIème siècle, ce sont les premières célébrations de l’Assomption (prétendue montée au ciel de la Vierge).
  • En 1001, la fête des morts est instaurée et célébrée officiellement.
  • En 1223, apparition des premières crêches de Noël sous l’influence de François d’Assise.
  • En 1264, Urbain IV institue la fête Dieu (fête de l’Eucharistie).
  • En 1310, la fête Dieu est officialisée.
  • En 1483 : Sixte IV institue la messe de “l’Immaculée Conception“.
  • C’est au XVIIIème siècle, pendant la Révolution Française, que les familles catholiques confectionnèrent la crêche de Noël telle que nous la connaissons aujourd’hui.

D’un point de vue biblique

La Bible dit en Colossiens 2.16 : “ Que personne donc ne vous juge au sujet du manger et du boire ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune ou des sabbats ; c’était l’ombre des choses à venir. ” Il était donc totalement déplacé de vouloir instaurer ou réinstaurer des fêtes “chrétiennes” puisque ni Jésus ni ses Apôtres n’en ont prescrit. Nous n’insisterons pas sur l’influence des cultes païens sur le Christianisme en ce qui concerne l’observation de fêtes.

L’Eternel dit : “ Mon âme hait…vos fêtes, elles me sont à charge, je suis las de les supporter ” (Esaïe 1.14) à cause de l’hypocrisie de telles manifestations qui prétendent être organisées pour Dieu alors qu’elles ne satisfont que le ventre des hommes (et encore, pas de tous !).

En ce qui concerne la fête de Noël, la Bible nous montre que Jésus ne pouvait pas naître un 25 Décembre. En effet, Luc 2.8 affirme que “  des bergers…paissaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leur troupeau ”, cela prouve que la saison était douce.

De plus, aucun passage Biblique ne nous donne ni le nom, ni les nombres des “rois mages” que la traditions catholique appelle Gaspar, Melchior et Baltazar. La Bible ne nous indique pas qu’ils étaient Rois.

A aucun moment non plus, la Bible n’interdit la consommation de viande ou de certains autres aliments aux chrétiens pour le carême ou pour le vendredi. “ Car le Royaume de Dieu n’est pas une affaire de nourriture et de boisson ” (Romains 14.17-Français Courant). Jésus nous enseigne aussi que “ ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ” (Matthieu 15.11).

Citons aussi Esaïe 1.19 “ Si vous avez de la bonne volonté et que vous êtes dociles, vous mangerez les meilleures productions du pays.”  ” En Néhémie 8.10 un jour avait été consacré à Dieu et voici les recommandations qui avaient été faites par les prophètes Néhémie et Esdras: “ Ce jour est consacré à l’Eternel votre Dieu, ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes ! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la Loi. Ils leur dirent : allez , mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces … Ne vous affligez pas car la joie de l’Eternel sera votre force ” (Néhémie 8.10). L’Apôtre Paul rajoute : “ Mangez de tout ce qui se vend au marché sans vous enquérir de rien par motif de conscience ” (1Corinthiens 10.27) “ Car tout ce que Dieu a créé est bon et rien ne doit être rejeté  ” (1Timothée 4.4)

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les premiers cultes à la vierge

Au fil du temps

  • En 374 : Epiphane, Evèque de Salamine déclare Marie perpétuellement vierge.
  • Au IVème siècle se développe le culte de la vierge.
  • Au Vème siècle apparait le premier autel et la première image de la Vierge.
  • En 431, au Concile d’ Ephèse, la Vierge Marie est déclarée Mère de Dieu. Pour ne pas heurter les populations qu’elle désirait “christianiser”, Rome adopte le culte de la vierge Marie et de son Fils Jésus C’est l’adaptation “chrétienne” des cultes mythologiques : culte de la mère et de l’enfant ; à Babylone, Sémiramis et son fils Thammuz.
  • En 500 est célébrée la première fête en l’honneur de la Vierge.
  • Au VIIème siècle, le Panthéon de Rome est consacré à la Vierge et à tous les saints par Boniface.
  • Au VIIIème siècle ont lieu les premières célébrations de l’Assomption (montée au ciel de la Vierge).
  • Au XIème siècle, l’”Ave Maria” devient une prière rituelle.
  • En 1160 apparaît pour la première fois l’idée de l’immaculée conception.
  • En 1477, Sixte IV officialise le principe de l’immaculée conception de la vierge Marie (conçue sans péché).
  • En 1483 : Sixte IV institue la messe de “l’Immaculée Conception”.
  • En 1563 le concile de Trente rajoute la finale “Sainte Marie mère de Dieu …. ” à l’Ave Maria.
  • En 1563, le concile de Trente dogmatise la virginité perpétuelle de Marie.
  • En 1638, la France est mise sous la protection de Marie sous le règne de Louis XIII.
  • En 1830, la Médaille miraculeuse de la vierge est inventée par Catherine Labourée à Paris.
  • En 1838 , la Médaille miraculeuse est acceptée par Grégoire XIV.
  • En 1854, Pie IX, l’Immaculée Conception (doctrine selon laquelle Marie serait née sans péché) devient un dogme de l’église catholique.
  • En 1891, Léon XIII institue la vierge médiatrice : on ne peut arriver au Christ que par sa Mère.
  • En 1943, Pie XII déclare Marie corédemptrice avec Jésus (participe à l’expiation des péchés des hommes avec Jésus).
  • En 1946 “Notre dame de Fatima” est couronnée reine du monde.
  • En 1950, par Pie XII, la croyance en l’Assomption devient un article de foi. (à noter que Pie XII utilisa à cet effet son droit d’infaillibilité pour faire passer le texte).
  • En 1968 : Paul VI reconfirme la corédemption de Marie.
  • En 1986 Jean Paul II consacre le monde à Notre Dame de Fatima.
  • 1987-1988 : Jean-Paul II dédie cette année-là à Marie.

D’un point de vue biblique

Pas un seul verset de la Bible ne mentionne qu’il faille rendre un culte à Marie, bien au contraire : en Jean 2.5 Marie dit de Jésus “ Faites ce qu’il vous dira ”. Elle n’a revendiqué aucune reconnaissance particulière mais a remis toute décision entre les mains de son fils.

En Luc 1.38, Marie dit, “ je suis la servante du Seigneur ”. Elle se présente à Dieu comme une humble servante de Dieu et non comme une reine et rien dans la Bible n’indique qu’on doive la considérer autrement. Dans aucun passage biblique, Jésus ne s’adresse à sa mère en l’appelant sa mère, mais comme dans le passage qui suit, il l’appelle femme : “ Jésus lui répondit : Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? ” (Jean 2.4).

En Marc 3:33 , Jésus a des paroles en apparence dures à propos de sa mère, la foule était assise autour de lui, et on lui dit : “ ” Voici, ta mère et tes frères sont dehors et te demandent ” Et il répondit : ” Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? ” Puis, jetant les regards sur ceux qui étaient assis tout autour de lui ” Voici, ” dit-il, ” ma mère et mes frères. Car, quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeur, et ma mère.” ”

Jésus ne cherche pas à faire reconnaître publiquement Marie comme sa mère afin qu’elle soit respectée par tous. Au contraire, premièrement, il ne la considère pas plus par rapport aux autres membres de la famille. Deuxièmement, il attribue une relation de fraternité et même de maternité et de paternité envers tous les croyants véritables.

En Luc 11.27, Jésus réprouve l’exaltation irraisonnée envers Marie et conseille plutôt au gens de s’attacher à la Parole de Dieu. “ Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui t’a porté ! Heureuses les mamelles qui t’ont allaité ! Et il répondit : heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! ”. En Matthieu 4:10 Jésus dit de ne rendre un culte qu’à Dieu et à lui seul “ …Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras Lui seul. ”

En aucun endroit, il n’est question de Marie ni en tant que Médiatrice ni en tant que participant à notre salut (corédemption) “ Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme ” (1Timothée 2.5). La Bible ne dit pas qu’on est sauvé par le nom de Marie mais par celui de Jésus “ Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. ” (Actes 4.12)

D’ou vient alors le culte à la vierge ? La Bible apporte la réponse en montrant que dans l’Antiquité, il existait des cultes à des déesses qui étaient vénérées dans le cadre des religions polythéistes. On offre un culte à la “reine du ciel” en irritant Dieu (Jérémie 9.17) et on révère la “majesté” de la déesse “Diane des Ephésiens” (Actes 19.27). Cette pratique païenne a donc pénétré facilement dans le christianisme lorsque des païens ont adhéré au Christianisme sans renoncer à leur pratiques antérieures.

En ce qui concerne la fausse doctrine de la virginité perpétuelle de Marie, Matthieu 1.25 est explicite : Joseph “ ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eut enfanté son fils premier-né auquel il donna le nom de Jésus. ” Après, d’autres demi-frères et demi-soeurs naquirent. Marc 6.2-3 nous parle des quatre frères de Jésus et de ses soeurs. “ N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? Et ses soeurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? ”. Jésus a donc eu au moins 4 frères et des soeurs. Il est donc sans fondement biblique de considérer Marie encore vierge alors qu’elle ne le fut plus après la naissance de Jésus.

Réfutons maintenant la doctrine de l’Immaculée conception. La Bible enseigne que tous sont pécheurs et Marie ne fait pas exception à la règle : “ Tous ont péché ” (Romains 3.23). En Luc 1.47, elle reconnaît Dieu comme son Sauveur et par là même reconnaît son besoin d’être sauvée du péché.

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Culte des morts, des saints et des anges

Au fil du temps

  • En 210, on trouve les premières traces des prières et du culte pour les morts.
  • En 375, apparait l’adoration des anges et des saints.
  • Au Vème siècle se développe le culte des saints. À cette époque les saints étaient proclamés par le peuple et non par canonisation.
  • Au VIIème siècle on invoque les 14 secours : Saint-Christophe, Saint-George, Saint-Egide (peste), Sainte Barde (fièvre), etc… Ce culte se développera encore au Moyen-Age.
  • En 606, l’empereur Romain Phocas transforme le panthéon Romain en temple ; le pape Boniface IV le dédie à Marie et à tous les saints.
  • Au VIIIème siècle, l’invocation des saints est approuvée lors d’un concile.
  • En 787, au concile de Nicée, le culte des images et des reliques des saints est adopté officiellement.
  • En 835, la fête de la toussaint est établie, fête en l’honneur de tous les saints.
  • En 993, Jean XV procède à la première canonisation officielle.
  • Au Moyen Age, le culte des saints donne lieu à de multiples légendes relevant plus du conte pour enfants que de la réalité. Ces traditions ont perduré jusqu’aujourd’hui, formant un “patrimoine culturel” des villages de France.
  • Au XIIème siècle, le pape se réserva le privilège de désigner les saints.
  • En 998, Grégoire V introduit la doctrine du soulagement des morts par l’argent et la prière des vivants.
  • Au XIIIème siècle on commence à dire les messes pour les morts.

D’un point de vue biblique

Pour l’évocation des morts et leur soit-disant intercession en faveur des vivants, précisons que la Bible ne fait pas de distinction entre les “saints” (sortes de  “super-croyants”) et les autres chrétiens. La Parole de Dieu nous dit au contraire que tous les croyants sont des saints. Saints ou croyants sont employés comme synonymes à de très nombreuses reprises :

  • “ Saluez tous les saints en Jésus-Christ. Les frères qui sont avec moi vous saluent. Tous les saints vous saluent et principalement ceux de la maison de César ” (Philippiens 4.21)
  • “ Comme Pierre visitait tous les saints… ” ( Actes 9.32)
  • “ Saluez…. et tous les saints qui sont avec eux ” (Romains 16.15) ,
  • “ A l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus Christ appelés à être saints ” (1Corinthiens 1.2).
  • … 

1Corinthiens 14.33 mentionne les “ Eglises des saints ”.

Ephésiens 1.4 dit que “ Dieu nous a élus … pour que nous soyons saints ”. Ainsi, il est clair que lorsque Ephésiens 6.18 dit de prier “ pour tous les saints”, il s’agit de prier pour nos frères et soeurs !

Par ailleurs, la Bible relate un récit se déroulant dans l’au-delà, où il est refusé à une personne décédée toute possiblité de jouer un quelconque rôle en faveur des vivants…  Il est clairement affirmé que les personnes vivantes ne peuvent assurer leur salut qu’en obéissant à la Parole de Dieu :

“ Le riche dit : Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père ; car j’ai cinq frères. C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments. Abraham répondit : Ils ont Moïse et les prophètes ; qu’ils les écoutent. Et il dit : Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront. Et Abraham lui dit : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. ” (Luc 16.27-31).

Tout tentative de communiquer directement avec les morts, en parlant avec eux ou en leur vouant un culte, est considéré comme du spiritisme (de la nécromancie), ce qui est strictement interdit par Dieu. La Loi déclare en effet : “ Vous ne vous tournerez point vers ceux qui évoquent les esprits” (Lévitique 19.31) et encore “Si un homme ou une femme évoque les esprits…il sera puni de mort ” (Lévitique 20.27). Plus tard, sous le règne de Saül, “ceux qui évoquent les morts” étaient tués. (1Samuel 28.9).

Quant à l’évocation des anges, la Bible mentionne qu’il ne faut pas leur rendre un culte “ qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course  ” (Colosssiens 2.18). En Apocalypse 19.10, un ange refuse de recevoir l’adoration de l’Apôtre Jean : “ Garde-toi de le faire … adore Dieu ”.

Ainsi, nous ne pouvons rien demander directement à un ange, car il est écrit que c’est Dieu qui “ordonnera à ses anges… ” (Psaumes 91.11). Les anges n’obéissent qu’à la voix de Dieu : “ Bénisssez l’Eternel, vous ses anges qui … exécutez ses ordres en obéissant à la voix de sa Parole ” (Psaumes 103.21).

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Le baptême des nouveaux-nés

Au fil du temps

  • Dans la 2ème moitiée du 2ème siècle, on pratique les 1ers baptêmes d’enfants (en 197 première allusion à un baptême d’enfant).
  • Au IVème siècle se développe le baptême des enfants et au Vème siècle il devient normal.
  • En 1563, le concile de Trente considère le baptême des nouveaux-nés comme le moment où ils accèdent au salut, où l’âme est délivrée du péché originel.
  • On y ajouta au cours des siècles l’exorcisme, le sel mis sur la langue, l’onction d’huile et les signes de croix multipliés. L’immersion complète se transforme en aspersion d’eau sur la tête.

D’un point de vue biblique

Au cours des siècles, le baptême est totalement dénaturé de son sens. La simple ordonnance de Jésus de l’immersion complète du baptisé est devenue un sacrement compliqué qui a perdu tout fondement biblique.

Le baptème selon l’église romaine comprend deux différences importantes par rapport à ce qui a été ordonné par Jésus-Christ :

Premièrement, le baptême des bébés. Selon la Bible le baptême  s’adresse à des personnes qui sont en âge de croire, excluant ainsi le baptême des nouveaux-nés. Jésus avait dit : “ Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ” (Marc 16.16). Il faut avoir mis sa foi dans le Seigneur Jésus avant d’être baptisé.

Que doit-on faire aux enfants à la naissance ? Les présenter à Dieu à l’exemple de Marie et Joseph avec Jésus (Luc 2:22). Le baptême des enfants est inutile.

Deuxièmement, l’aspersion d’eau en lieu et place de l’immersion. La deuxième erreur est de considérer le baptême comme une simple aspersion d’eau. Jean-Baptiste baptisait dans le Jourdain (Matthieu 3.6). Le texte biblique nous dit que Jésus “ sortit de l’eau ” (Matthieu 3.16) dès qu’il eut été baptisé. Un autre exemple nous est donné en Actes 8.36-38 décrivant le baptême de l’Ethiopien par Philippe : le verset 36 montre qu’ils ont attendu de trouver un point d’eau et les versets 38 et 39 mentionnent qu’ils sont descendus et sortis de l’eau tous les deux. D’autres passages insistent sur le baptême en tant qu’ensevelissement dans la mort de Jésus, ce qu’un baptême par aspersion ne peut pas produire. Romains 6.4 et Colossiens 2.12 nous disent que nous avons été “ ensevelis ” avec Jésus par le baptême.

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la papauté

Au fil du temps

  • On sait peu de choses sur les 10 premiers dirigeants chrétiens de l’église de Rome, si ce n’est qu’il n’ont eu aucun privilège sur les évèques des églises des autres villes.
  • En 196, Victor, l’évèque de Rome manifeste pour la première fois une volonté de domination sur les autres évèques.
  • Constantin (”converti” en 312, édit de Milan) unit l’Eglise et l’état. Il se proclame chef de l’Eglise : prédominance de l’Eglise de Rome et organisation hiérarchique (état romain).
  • En 380 la religion devient officielle.
  • En 500, le mot pape (un dérivé du grec papa), attribué précédemment à tous les évèques d’Occident, n’est plus attribué qu’à l’évèque de Rome.
  • En 607, Boniface III s’arroge le titre d’évèque universel.
  • Au VIIème siècle, le Pape s’entoure de “cardinaux” pour gouverner.
  • En 754, le pape devient chef de l’”Etat Pontifical“.
  • En 1075, Grégoire VII publie les 27 privilèges de l’évèque de Rome.
  • En 1198-1216 Innocent III formule la doctrine selon laquelle le pape est le “vicaire du Christ“. Il exerce des pouvoirs souverains et pose les bases de la doctrine de l’infaillibilité papale. Il se fait nommer “Vicaire du Christ”, “Vicaire de Dieu” et “souverain suprême de l’Eglise et du monde”.
  • En 1179, au concile de Latran III, les cardinaux sont les seuls électeurs du Pape.
  • En 1545-1563, durant la troisième partie du concile de Trente, le pape fut déclaré le chef de l’Eglise universelle. Pie IV se fit octroyer le droit d’interpréter en dernier ressort les décisions du concile.
  • En 1870, le concile de Vatican I officialise la doctrine de l’infaillibilité papale.

D’un point de vue biblique

Il est important de souligner que Jésus n’a jamais désigné Pierre comme le chef de son Eglise, mais simplement, comme la première pierre de l’Eglise qu’Il allait bâtir : “ Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ” (Matthieu 16.18). Voici ce qui contredit la primauté de Pierre.

  • Premièrement, Matthieu 16.16 dit que Pierre reconnaît Jésus comme le Christ, le Fils du Dieu vivant ; selon les Evangiles, Pierre a été le premier des 12 apôtres à déclarer de sa bouche que Jésus est le Fils de Dieu ; Pierre n’est-il pas plutôt le premier chrétien, le premier membre de l’Eglise ?
  • Deuxièmement, il est clair que le jeu de mots de Jésus entre le nom de Pierre et la pierre était voulu. Jésus venait de poser la première pierre à son édifice. Dans son Epître, l’apôtre Pierre lui-même reprend cette image non à son insu, mais conscient que c’est Christ la pierre principale de l’édifice. “ Approchez-vous de lui, pierres vivantes rejetées par les hommes, mais choisies et précieuses devant Dieu ; et vous-mêmes comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles agréables à Dieu par Jésus-Christ. Car il est dit dans l’Ecriture : Voici je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus. ” (1Pierre 2.4-6).
  • Troisièmement, l’Apôtre Pierre appelle chacun à se joindre à lui comme des pierres vivantes pour l’édification de l’Eglise.
  • Quatrièmement, le seul fondement est le Christ. La Parole de Dieu nous met en garde contre le fait de bâtir sur un autre fondement. “ Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, à savoir Jésus-Christ ” (1Corinthiens 3.11).
  • Cinquièmement, en Luc 22.24-26, soit  un an environ après la déclaration à Pierre, les disciples se disputent pour savoir qui est le plus grand. Or, Jésus n’a pas répondu : “C’est Pierre.”
  • Sixièmement, L’Eglise primitive ignore toute prééminence de Pierre. En Actes 8.14, les Apôtres envoient à Samarie les Apôtres Pierre et Jean, et rien n’indique dans le texte une supériorité quelconque reconnue à Pierre. En Actes 11.2, Pierre est vivement pris à parti par les fidèles de l’église de Jérusalem. L’Apôtre ne se justifie pas en invoquant sa souveraineté.
  • Septièmement, en Actes 15.13, le premier “concile” est présidé par Jacques et non par Pierre.
  • Huitièmement, En Galates 2.1-10, l’Apôtre Paul parle de Pierre pour préciser qu’il était reconnu comme l’Apôtre des juifs, alors que lui-même reçut une charge identique d’Apôtre des païens.
  • Neuvièmemement, si l’on doit parler d’une présence hypothétique de Pierre à Rome, on ne peut s’appuyer sur absolument aucun passage biblique. Pierre est-il conformément à la tradition celui qui possède les clés du paradis ? Jésus a bien dit à Pierre “ Je te donnerai les clés du royaume des cieux”, mais il explique juste après ce que signifient ces clés : “ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. ” (Matthieu 16.19). Cela signifie qu’il a simplement délégué son autorité à celui qui le reconnaîtrait comme le Fils de Dieu. Cette autorité est une autorité sur “ les portes du séjour des morts ”(Matthieu 16.18), c’est-à-dire contre la puissance des ténèbres, elle est donnée à chaque chrétien, pour en user ici-bas. Il ne s’agissait pas d’un pouvoir temporel sur les hommes réservé à une seul personne.

    La même déclaration qu’il avait faite à Pierre à propos de cette autorité, est reprise par Jésus en Matthieu 18.18, Jésus s’adressant cette fois à ses disciples en général : “ Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel ”.

La démonstration est claire. Décrivons maintenant la véritable Eglise selon la Bible…

Selon la Bible, l’Eglise n’est pas une hiérarchie mais un corps. Elle n’est ni un bâtiment ni une association religieuse. Chacun ayant besoin de l’autre (1Corinthiens 12.12-31). Dans ce corps, chacun a une fonction qui lui est propre, selon le ministère ou les dons que Dieu lui a confiés. La Bible mentionne 5 ministères majeurs : “ Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints, en vue de l’oeuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ ” (Ephésiens 5.11-12).

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le sacrement de pénitence

Au fil du temps

  • Au IIème siècle la confession est administrée par un responsable dans chaque ville, principalement pour les chrétiens qui avaient renié leur foi après les sanglantes persécutions romaines.
  • Le IVème siècle voit l’apparition de la confession.
  • Au VIème siecle, Benoit, fondateur des bénédictins, impose à ses moines l’obligation de confesser leur péchés à une tierce personne.
  • En 1215, le concile de Latran IV rend la confession annuelle obligatoire.
  • En 1250 naît la doctrine de l’absolution des péchés par le prêtre lors de la confession.
  • En 1300, Boniface VIII rend les indulgences payantes (argent donné à l’église pour expier les péchés).
  • En1551, le Sacrement de Pénitence est institué.
  • En 1563, au concile de Trente, la confession auriculaire est reconnue dogme absolu. Le dogme des indulgences est officialisé (argent donné à l’Eglise en échange du pardon des péchés, modulation de la somme selon la gravité du péché). En effet, la pénitence donnée par le confesseur ne suffit pas. Il faut y ajouter les prières, le jeûne et…l’aumône. On enseigna même que la remise des péchés doit passer par la pénitence physique ou “mortification de la chair”.

D’un point de vue biblique

La Bible dit clairement que c’est à Dieu que que nous devons demander pardon pour nos fautes et que c’est le sang de Jésus et non une quelconque absolution qui apporte la purification des péchés. ” Notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ… le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché… si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité ” (1 Jean 1.3, 7, 9).

Il est vrai qu’un autre passage, Jacques 4.14 nous dit “ confessez donc vos péchés ” mais il est rajouté “ les uns aux autres ” . C’est donc un acte réciproque entre les croyants. De plus ce passage poursuit “ afin que vous soyez guéris ” ? Pourquoi devaient-ils confesser leurs péchés pour être guéris ? Parce certains péchés et une vie déréglée peuvent avoir une influence sur l’état de notre corps, cela est bien connu, soit directement, soit en engendrant la culpabilité.

La parole de Dieu associe souvent la purification des péchés avec la guérison du corps : pour obtenir la guérison “ Jésus dit au paralytique…tes péchés sont pardonnés, ” (Matthieu 9.2,3) et pour conserver la guérison “ Voici, tu as été guéri; ne péche plus de peur qu”‘il ne t’arrive quelque chose de pire ” (Jean 5.14) quoique dans ces deux cas Jésus n’a pas demandé aux malades de nommer ses fautes verbalement car il connaissait la sincérité de leur désir de repentance.

Croire en la pénitence c’est oublier que “ Christ a souffert un fois ” pour toutes “ pour nos péchés ” (1Pierre 3.18) et qu’il “ a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois ” de la croix (1Pierre 2.24).

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le culte des reliques

Au fil du temps

  • En 107, martyre d’Ignace, Evèque d’Antioche, qui est livré aux bêtes à Rome. Ses os furent rapportés à Antioche où on les enterra solennellement.
  • En 169, on procède de même pour les ossements de Polycarpe évèque de Smyrne qui mourut martyr. Plus tard, on célèbre des services commémoratifs sur la tombe des martyrs.
  • Au IIIème siècle, ce culte superstitieux rendu au reliques (une partie du corps ou objet ayant appartenu à Jésus, à un saint ou une sainte) se généralise. On leur associe souvent des propriétés surnaturelles, essentiellement des pouvoirs de guérison.*
  • Au IVème siècle, il donne lieu à un véritable commerce et à des pélerinages. On les conservait (et les conserve toujours) dans des reliquaires et des châsses souvent richement décorés. Parfois, le reliquaire prenait la forme du reste humain (bras pour un os de bras par exemple). Les reliques pouvaient aussi se trouver dans les autels des églises.* Voir Wikipedia à http://fr.wikipedia.org/wiki/Reliques pour une liste des reliques catholiques les plus célèbres.
  • En 787 au 2ème concile de Nicée, le culte des reliques est adopté officiellement.

D’un point de vue biblique

La Parole de Dieu ne fait strictement aucune allusion à une vénération quelconque de la dépouille mortuaire des hommes de Dieu. Voici à titre d’exemple le déroulement de l’ensevelissement du corps de Moïse : " Moïse, serviteur de l’Eternel, mourut là dans le pays de Moab selon l’ordre de l’Eternel, et l’Eternel l’enterra dans la vallée de Moab vis-à-vis de Beth-Peor. Personne n’a connu son sépulcre jusqu’à ce jour ".

Jude 9 nous rappelle même le combat spirituel qui eut lieu entre l’archange Michel, chef des armées d’anges du peuple de Dieu, et le diable au sujet du corps défunt de Moïse afin qu’il ne devint pas un sujet de vénération et une pierre d’achoppement pour le peuple d’Israël.

La Parole de Dieu est formelle au sujet des dépouilles mortuaires. " Le corps sans âme est mort " (Jacques 2.26) et " tu es poussière et tu retourneras dans la poussière "(Genèse 3.19). En Matthieu 23.29, Jésus reproche aux religieux de l’époque leur vénération des ossements des prophètes en même temps que leur désobéissance à ce qu’ils enseignèrent !

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le culte des images

Au fil du temps

  • Bien que pendant les 3 premiers siècles du Christianisme, on reste opposé aux images de Jésus-Christ ou de Dieu, on trouve dans les catacombes des dessins symboliques et des scènes bibliques.
  • Au IVème siècle pourtant, les images envahissent les églises mais on ne réclame pas leur vénération. Elles ne servent que de mémorial pour "fixer l’esprit des enfants et des ignorants".
  • En 794 au Concile de Francfort, on permet la présence des images dans les églises si on ne les vénère pas.
  • Le Concile de Paris en 825 confirme cette décision.
  • Puis vers le Xème siècle, sous la pression des traditions et supersititions populaires, le culte des images et des statues prend véritablement son essor.
  • En 1563, le culte des images devient article de foi.
  • C’est au XVIIIème siècle que naît le culte du coeur sacré de Jésus.

D’un point de vue biblique

Le culte des images et des statues est formellement interdit par le deuxième commandement et doit être considéré comme de l’idolâtrie. " Tu ne feras point d’image taillée ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, en bas sur la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles et tu ne les serviras point " (Exode 20.4-5). Ce commandement est rappelé en Deutéronome 4.15,23 : " veillez attentivement sur vos âmes de peur que vous ne vous corrompiez et que vous ne fassiez une image taillée, une représentation de quelque idole, la figure d’un homme ou d’une femme…veillez sur vous afin …de ne point vous faire d’image taillée, de représentaion quelconque que l’Eternel ton Dieu t’ait défendue ".

Il est important de souligner que lorsque des israëlites ont fabriqué un veau d’or comme idole, ce n’était pas pour adorer un autre Dieu, mais, en le présentant au peuple, ils lui ont dit " voici ton Dieu qui t’a fait sortir d’Egypte "(Exode 32.4) et plus loin " demain, il y aura fête en l’honneur de l’Eternel "(Exode 32.54) et non en l’honneur d’un autre Dieu. C’est donc non seulement l’adoration d’un autre Dieu par une statue ou une image qui est considéré comme de l’idolâtrie mais encore l’adoration du vrai Dieu au travers d’une statue ou d’une image.

D’autres exemples bibliques mentionnant une condamnation de l’idolâtrie de statues sont à citer :

  • la destruction du serpent d’airain par Ezéchias (2Rois 18.4).
  • Le tailleur d’idoles fustigé : (Esaïe 44.12-19).
  • Paul à Athènes qui condamne le culte des statues (Actes 17.27).
  • Fuyez l’idolatrie " dit l’Apôtre Paul aux chrétiens romains (1Corinthiens 10:14).

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le célibat des prêtres

Au fil du temps

  • À la fin du IIème siècle on considère que le célibat est plus agréable à Dieu pour la fonction pastorale.
  • En 305, le concile d’Elvire se prononce en faveur du célibat des prêtres, évèques et diacres.
  • En 314, le concile d’Ancyre interdit le mariage après ordination.
  • En 325, le concile de Nicée déclare qu’aucun homme ne peut se marier après avoir été ordonné prêtre.
  • En 385, le pape Siricius décrète que les époux qui se sont mariés avant d’avoir été ordonnés prêtres n’ont plus le droit de coucher avec leur femme après leur ordination.
  • En 500 le célibat obligatoire est mentionné.
  • En 1023, Benoit VII prêche massivement contre les prêtres mariés.
  • En 1074, Grégoire VII tente de justifier le célibat d’un point de vue théologioque et historique, et il exige de tous les candidats au sacerdoce qu’ils se plient à l’obligation de célibat. Le célibat des prêtres devient obligatoire.
  • En 1124, au concile de Latran I, le pape Callixte II déclare que tous les mariages des clercs doivent être invalidés. Les hommes accomplissant un ministère écclésiastique doivent renvoyer femme et enfants.
  • En 1130, au concile de Latran II Alexandre II déclare : les prêtres, diacres et sous diacres qui sont déjà mariés n’ont pas le droit d’accéder à une plus haute fonction sauf en renvoyant femme et enfants.

D’un point de vue biblique

Loin d’interdire le célibat des dirigeants d’églises, la Bible les encourage même à se marier ! " Pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme " (1Corinthiens 7.2). Elle ne considère pas le mariage comme une faute : " Si tu t ‘es marié, tu n’as point péché " (1Corinthiens 7.28).

1Timothée 3.2 mentionne que les dirigeants de l’Eglise primitive étaient mariés : " Il faut…que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme… " et qu’ils avaient même des enfants : " Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté; car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Eglise de Dieu ? "(1Timothée 3.4-5).

La Parole de Dieu nous apprend même que plusieurs apôtres étaient mariés (Matthieu 8.14, 1Corinthiens 9.5)

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la violence

Au fil du temps

  • Le Moyen Age voit la papauté atteindre son paroxysme avec les excès des conquêtes militaires organisées pour promouvoir la religion.
  • En 1095, Urbain II prêche la première Croisade. Il y en aura six autres : (1095-1099), (1147-1149), (1189-1191), (1201-1204), (1228-1229), (1248-1254) et (1270-1272).
  • Au début du XIIème siècle, Innocent III institue l’inquisition appelée aussi le “Saint-Office”. C’est un tribunal ecclésiastique chargé de traquer les “hérétiques” pour des punitions qui allaient parfois jusqu’à l’exécution. C’est cette institution qui est responsable de la mort de milliers de chrétiens français appartenant au mouvement Albigeois au début du XIIème siècle, puis Vaudois à la fin du XIIème siècle dans le sud de la France, qui contestaient les prétentions de l’Église Romaine.
  • A partir de 1543, devant le succès de la Réforme Protestante, qui libéra des populations entières de l’esclavage religieux, l’Église Romaine prépara une Contre Réforme pour tenter de contrebalancer ce que l’on peut considérer aujourd’hui comme le plus important réveil spirituel que l’Histoire nous rapporte. Le Pape Pie V ordonne l’extermination des Huguenots (chrétiens français issus de la réforme, au temps de Luther). l’inquisition fut conduite par les Jésuites, un ordre formé par Ignace de Loyola basé sur une obéissance inconditionnelle au Pape, ayant pour but la récupération physique de territoires cédés aux protestants et la conquête du monde païen tout entier pour l’Église Catholique. L’aboutissement de leur projet n’excluait pas l’utilisation de la force (Paul IV autorisa les souverains catholiques à s’emparer des États protestants par les armes). On a pu le constater au cours des “missions” de l’église Romaine organisées à partir de cette époque aussi bien en Afrique qu’en Amérique Latine (massacre systématique des populations indigènes récalcitrantes…).
  • En 1572, du 23 au 24 Août, le Massacre de 70 000 Huguenots à Paris et en province fut ordonné par la reine Catherine de Médicis , une fervente Catholique sympathisante du Pape. Ce fut la nuit de la Saint-Barthélémy.
  • De 1572 à 1787 de très nombreux protestants furent envoyés au bûcher torturés, condamnés à l’exil.

D’un point de vue biblique

Il y a là une désobéissance flagrante au sixième commandement : ” Tu ne tueras point ” (Exode 20.6) qui n’est pas justifiable.

Pour ce qui est de la persécution organisée contre les chrétiens véritables, Apocalypse 17.6 nous montre sous une forme imagée une prostituée ” ivre du sang des saints et des témoins de Jésus ” (Apocalypse 17.6), la femme étant une image de l’Église (Éphésiens 5.22). Jésus avait averti ses disciples en Jean 16.2 ” l’heure vient ou quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu ” (Jean 16.2) Combien de meurtres la religion a-t-elle commis pour une cause “Divine”! Il ne peut effectivement s’agir de chrétiens véritables car Jésus a dit ” Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits… ” (Matthieu 6.16-18).

Il va sans dire que Jésus désapprouve l’emploi des armes : ” Tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée ” (Matthieu 26.53). L’apôtre Paul se repent ainsi de sa violence envers le peuple de Dieu: ” Vous avez su en effet quelle était autrefois ma conduite… Comme je persécutais à outrance et ravageait l’Eglise de Dieu, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères. ” (Galates 1.13,14). Il y a effectivement un combat à mener mais c’est un combat spirituel non contre des êtres humains mais contre le diable car ” nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang… ” (Ephésiens 6.12). Le Christ ressuscité doit être préché jusqu’aux extrémités de la terre,­ mais jamais imposé !

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la confirmation

Au fil du temps

  • Dans les premiers siècles de l’église, ce que l’on appelle aujourd’hui confirmation n’existait pas ! Imposition de la main et onction de l’huile se faisaient au même moment lors du baptème par immersion. Mais avec le baptème des enfants ces deux pratiques sont dissociées. Le prêtre baptise donc les enfants à la naissance et l’évèque confirme les nouveaux baptisés dans un second temps. En d’autres termes, l’évèque en confirmant les nouveaux baptisés authentifie ce que le prêtre a commencé. D’ou les mots “confirmer” et “confirmation” qu’un évèque de Gaule, Fauste de Riez (405-490) sera l’un des premiers à utiliser.
  • Institué sous sa forme sacramentale au Moyen Age, la confirmation semble être toutefois peu suivie, l’évèque ne passant que très rarement dans les villages avec la multiplication des communanutés dans les campagnes. Certains documents rapportent que lorsque les parents lui présentaient leur enfant sur le bord du chemin, l’évèque descendait de cheval et lui donnait l’onction du saint-Chrème…
  • Vers le milieu du XVIIème siècle la confirmation a tendance à être retardée jusque vers douze ans.
  • En 1910 elle est fixée à onze-douze ans par le Pape Pie X.
  • En 1917, le code de droit canon souhaite que la confirmation ne soit pas différée au delà de l’age de sept ans.
  • Le nouveau rituel de la confirmation sera promulgué en Août 1971 et on l’administre acuellement générallement entre onze et treize ans. Ce sacrement prétend transmettre au fidèle le Saint-Esprit avec ses dons, sa force et sa sainteté. L’église catholique attribue son origine à l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte sur les premiers chrétiens. On y adjoint l’onction en forme de croix avec le saint-chrême et le fameux soufflet sur la joue. Ainsi, le sacrement de confirmation est devenu la seconde phase du sacrement de baptême, étant sensé “confirmer” le catholique adolescent dans son “choix”…

D’un point de vue biblique

En réalité on ne peut en aucun cas considérer la Pentecôte comme origine réelle de ce sacrement. Rien dans la forme et l’ampleur de l’expérience d’Actes 2 ne peut être comparé avec le sacrement de confirmation. Il y eut, nous raconte la Bible des phénomènes surnaturels caractéristiques, comme par exemple des flammes de feu, un vent puissant, le don de parler en d’autres langues… On est bien loin du rituel de l’église romaine !

Bibliquement, le Saint-Esprit peut se communiquer par imposition des mains comme dans Actes 8.15,18 et Actes 19.6 : ” Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux… ” mais ce n’est pas toujours le cas (prédication de Pierre en Actes 10.44).

Éphésiens 5.19 nous montre que le fait d’être rempli de l’Esprit-Saint ne peut être dû à un rituel. On ne peut pas ouvrir un “canal” par lequel on décide arbitrairement que le Saint-Esprit va se manifester, à combien plus forte raison lorsqu’on ne dispose d’aucun appui biblique !

La Bible ne limite pas non plus la réception du Saint-Esprit à un âge ou à un moment précis car il nous est dit en Luc 11.13 que ” le Père Céleste …donnera le Saint-Esprit à ceux qui le Lui demandent “. Recevoir le Saint-Esprit ne peut être le résultat de rites religieux car il est écrit ” là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté ” (2Corinthiens 3.17).

Prétendre déclencher, au moyen d’un rituel, l’influence spirituelle sur une personne ressemble fortement à un envoûtement ! On ouvre alors la porte à des influences spirituelles d’une autre nature.

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la transsubstantation

Au fil du temps

La “transsubstantation” indique le procédé par lequel le prêtre catholique prétend changer littéralement le pain en corps du Christ et le vin en sang du Christ en substance et non pas seulement en symbole. Cette transformation en corps et en sang du Christ prétend répéter (et non pas seulement rappeler) au moment de chaque eucharistie le sacrifice du Christ. Ainsi selon cette pratique le Christ serait actuellement sacrifié 50 000 fois par jour !

  • Au IIIème siècle, Cyprien dit que le repas du Seigneur est un sacrifice et institue la Messe.
  • En 394, la messe est célébrée en tant que sacrifice répété du Christ.
  • En 850, on trouve la première trace de la transsubstantation (changement des espèces, pain et vin respectivement en corps et sang du Christ par des paroles dites, paroles de consécration). Ces deux espèces sont offertes “en sacrifice” au moment de l’offertoire.
  • En 1095 au concile de Plaisance, la transsubstantation est annoncée comme doctrine.
  • Au XIIIème siècle, est célébrée la première messe en tant que sacrifice du Christ renouvelé chaque semaine sous la forme du pain et du vin. Innocent III décrète le dogme de la transsubstantation.
  • En 1215, le concile de Latran IV dogmatise la transsubstantation (le pain et le vin deviennent corps et sang du Christ).
  • En 1264 apparaît la fête de l’Eucharistie avec le procession du saint-sacrement.
  • En 1545 pendant la deuxième période du concile de Trente, on réaffirme le sacrifice répété du Christ et on décrète le maintien du dogme de la transsubstantiation.
  • En 1416, le concile de Constance décrète le retranchement de la coupe aux fidèles : le prêtre seul peut prendre le vin pendant le culte

D’un point de vue biblique

Plusieurs erreurs sont à relever ici.

Premièrement il est pour nous évident que le sacrifice du Christ a été fait une fois pour toutes. La Bible dit que ” nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus Christ une fois pour toutes ” (Hébreux 10.10). Le sacrifice répété de la messe n’est donc d’aucune utilité. A combien plus forte raison on ne doit pas s’attrister parce que Christ a été sacrifié mais plutôt se réjouir parce qu’il est ressuscité dans la victoire.

Le pain et le vin ne sont pas littéralement le corps et le sang du Christ pour plusieurs raisons :

  • Premièrement , Jésus a dit ” faites ceci en mémoire de moi. ” (1Corinthiens 11.25) Il est donc question d’un acte ayant rapport à un événement passé, et non d’un rituel en fonction d’une transformation présente et littérale du pain et du vin en corps et sang de Christ. Il est évident selon ce passage que si Jésus demande qu’on fasse cet acte en mémoire de lui c’est qu’il ne sera plus matériellement présent.
  • Deuxièmement, Jésus n’a pas dit que le vin était son sang mais il a dit ” cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ” (Luc 22.20). Il faisait allusion à la signification de l’acte qu’il faisait et non au contenu matériel de la coupe. Jésus n’a pas dit du pain : ceci est ma chair mais ” ceci est mon corps ” (Matthieu 26.26) Jésus insistait sur la nécessité de son incarnation et non que le pain matérialisait physiquement sa chair. Si le pain était matériellement son corps et que le vin était matériellement son sang, quand Jésus l’a dit pour la première fois, il aurait dû disparaître ! La clef du problème se trouve en Jean 6.35 où Jésus dit qu’il est le pain de vie. Ceci ne peut évidemment pas être compris au sens littéral. En Jean 6.55, il poursuit sa démonstration en comparant son sang à un breuvage. Puis plus loin, il explique à ceux qui s’offusquaient de telles déclarations (en accusant Jésus d’inciter la foule au cannibalisme) que les paroles qu’il avait dites étaient à prendre au second degré, c’est à dire en leur donnant un sens spirituel et non littéral; ” C’est l’esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ait dites sont esprit et vie “.

D’autres erreurs ont été commises à propos de la Sainte Cène. L’idée qu’il fallait être assez pur et donc qu’il fallait se confesser pour pouvoir communier. Ceci était d’autant plus stupide que c’est précisément ‘le sang de Jésus-Christ ” qui “purifie de tout péché ” (1Jean 1.7). Le sang est représenté par le vin mais, comble de malchance on empêche justement les fidèles de boire à cette coupe. Sans raison valable évidemment car il est écrit ” que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi, il mange du pain et boive de la coupe ” (1Corinthiens 11.29). C’est à chacun de s’éprouver soi-même et non à une “élite” religieuse de décider qui a le droit de boire le vin et de manger le pain.

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la Bible officiellement interdite de lecture

Au fil du temps

  • Au XIIIème siècle, le pape Innocent III interdit la lecture de la Bible en langue du peuple et institue l’Inquisition, tribunal et police religieux pour faire appliquer et respecter les interdictions papales. Paul IV interdit la possession de traductions bibliques sans l’autorisation de l’Inquisition.
  • En 1229, au Concile de Toulouse Grégoire IX interdit aux chrétiens la possession de la Bible et supprime toutes les traductions : l’interdiction de la lecture de la Bible devient effective.
  • En 1546, le Concile de Trente inclut 11 livres apocryphes (c’est à dire cachés, non initialement inclus dans la liste des livres inspirés) dans la liste des livres de l’Ancien Testament. Cet ajout a été effectué en contradiction avec la liste établie par les juifs eux-mêmes, qui étaient les premiers destinataires de l’Ancien Testament. Ils figurent encore aujourd’hui dans les versions catholiques.

D’un point de vue biblique

La Bible se définit elle-même comme auto-suffisante.

La Bible fait de nombreuses allusions à l’authenticité et l’inspiration des textes qu’elle contient :

  • Inspiration des 5 livres de la Loi : Matthieu 5.18 ;
  • Inspiration de la Loi et des Prophètes : Romains 3.21 ;
  • Inspiration des Évangiles :1Timothée 1.11 ; Galates 1.7 dit qu’il n’y a point d’autre Évangile et qu’il n’y a rien à y ajouter : ” Il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Évangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous avons prêché, qu’il soit anathème. Nous l’avons dit précédemment et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un autre évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème !
  • Inspiration des Epîtres : 1Thessaloniciens 2.13 ; L’inspiration de toutes les Écritures que nous possédons est définie par l’Apôtre Paul en 2Timothée 3.16 : ” Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre.

La Bible enseigne la Vérité à l’homme, à condition que celui-ci n’extrapole pas. La règle c’est que l’Église est soumise à la Parole de Dieu et non l’inverse. Jésus-Christ considère qu’il existe une Parole de Dieu qui est la Vérité. Il dit en Jean 17.17 ” Ta Parole est la Vérité “. Les livres qu’a rajoutés l’église romaine en 1546 et qu’elle considère comme canoniques (inspirés de Dieu) ne le sont pas pour plusieurs raisons :

  • Premièrement, Jésus et ses Apôtres n’ont cité aucun de ces livres ;
  • Deuxièmement, La majorité des “Pères” de l’Église ne les ont pas acceptés ; Augustin (354-430), évêque d’Hippone, est le premier à les inclure dans les textes sacrés ;
  • Troisièmement, ils n’apparaissent pas dans le canon hébreu, or les Juifs ont été chargés par Dieu de garder le canon de l’Ancien Testament, et ils l’ont fait très scrupuleusement ;
  • Quatrièmement, la qualité inférieure de ces écrits apparaît clairement lorsqu’on les compare aux livres canoniques et prouve qu’ils ne sont pas dignes de figurer dans le canon des Écritures Saintes.
  • Cinquièmement, si nous croyons que Dieu existe, nous croyons qu’Il a protégé Lui-même Sa Parole selon ce qu’il est écrit en Jérémie 1.12 ” Je veille sur ma parole “. La volonté de certains hommes au cours des siècles de la transformer ou de l’altérer est une preuve supplémentaire de son authenticité !

Il faut cependant remarquer à ce sujet que les plus grands opposants à la lecture de la Bible furent les hommes religieux… La Bible n’est pas la propriété du clergé, elle n’est pas non plus la propriété de l’église, ni même des chrétiens. La Parole de Dieu est destinée à chaque être humain sur terre.

Voici ce que déclare Jésus-Christ au sujet de la religion : ” Vous annulez ainsi la Parole de Dieu au profit de votre tradition ” …” Et pourquoi transgressez vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? “…” C’est en vain qu’ils m’honorent en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. ” (Marc 7.8,9,13)

Ces passages montrent que certains usages, certaines traditions, certaines coutumes et autres fausses doctrines peuvent avoir le désastreux effet d’annuler la Parole de Dieu pour ceux qui y croient.

La Bible dit : ” Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non selon la lettre mais selon l’esprit, car la lettre tue mais l’esprit vivifie ” (2Corinthiens 3.6). ” Pourquoi… vous impose-t-on ces préceptes : ne prends pas ! Ne touche pas ! Ne goûte pas. Préceptes qui tous périssent par l’usage et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ” (Colosiens 2.20-22) La Bible se suffit à elle-même pour ce qui est de sa compréhension, de son message, sans qu’on doive y adjoindre un enseignement humain ou l’interpréter car ” Toute Parole de Dieu est éprouvée…N’ajoute rien à ces Paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur ” (Proverbes 30.5a+6).

Les dernières lignes de la Bible sont peut-être les plus claires à ce sujet. N’est-il pas tout à fait pertinent qu’elles soient placées justement à la toute fin des Écritures ?

Je déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de vie et de la ville sainte et des choses qui sont écrites dans ce livre ” (Apocalypse 22.18-19)

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le purgatoire, article de foi

Au fil du temps

  • A la fin du IIème siècle, Clément d’Alexandrie, influencé par Platon, fait allusion à un Purgatoire.
  • En 604, le Pape Grégoire le Grand ébauche la théorie du Purgatoire.
  • En 998, le Pape Grégoire V introduit la doctrine du soulagement des morts par l’argent et la prière des vivants.
  • En 1439, le concile de Florence officialise le dogme du Purgatoire.
  • En 1563, au concile de Trente, la doctrine du Purgatoire devient article de foi.

D’un point de vue biblique

L’enseignement biblique au sujet du devenir de l’être spirituel après la mort est sans équivoque : " Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le Livre de Vie fut jeté dans l’étang de feu " (Apocalypse 20.15). En Matthieu 25.46, il est seulement question du " châtiment " ou de la " vie " éternels. On peut considérer …

  • la crucifixion de Jésus entre les deux malfaiteurs, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche,
  • et les paroles de Jésus à celui de droite qui l’avait accepté comme son Seigneur

… comme la preuve de la non-existence d’un troisième séjour pour les morts.

Tous les passages clairs au sujet de l’au-delà n’opposent que deux solutions, le ciel et l’enfer :

  • le chemin large de la perdition et la porte étroite de la vie (Matthieu 7.13-14) ;
  • l’ivraie jetée dans la fournaise, le blé mis dans le grenier céleste (Matthieu 13.41-43, 49-50) ;
  • les vierges folles sont dehors, les vierges sages dedans (Matthieu 25.10-11) ;
  • le serviteur infidèle dans les ténèbres, le serviteur fidèle dans la joie de son maître (v. 21, 30) ;
  • les maudits au feu, au châtiment éternel, les bénis à la vie éternelle (v. 33-46) ;
  • le mauvais riche dans les tourments sans pouvoir être secouru, et Lazare dans le sein d’Abraham (Luc 16.22-23) ;
  • la resurrection pour le jugement, la honte éternelle, l’autre pour la vie éternelle (Daniel 12.2; Jean 5.29) ;
  • les impies sont jetés dans l’étang de feu et de soufre, les élus entrent dans la Jérusalem céleste (Apocalypse 21.1-4, 8).

Doit-on attendre le ciel pour recevoir le salut ? Non ! Voici ce que l’Apôtre Jean disait aux chrétiens de l’Église primitive : " Je vous ai écrit ces choses à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle et que vous croyiez au nom du Fils de Dieu " (1Jean 5.13)

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le salut par les œuvres

Au fil du temps

  • En 1563, le concile de Trente réaffirme officiellement que le salut de l’âme se fait par les bonnes œuvres et non par la foi seulement comme venait de le déclarer la Réforme protestante.
  • En 1517, le moine Luther avait affiché ses 95 thèses contre l’abus des indulgences et redécouvert le salut par grâce à partir notamment de Romains 5.1 et Ephésiens 2.8, ce qui lui avait évidemment attiré les foudres de l’église catholique.

D’un point de vue biblique

Contrairement à l’opinion largement répandue, l’homme n’est pas sauvé par ses bonnes œuvres, par le moyen des sacrements. L’église catholique déclare qu’en dehors d’elle il n’y a pas de salut. Mais la Bible dit qu’on est sauvé non par les oeuvres mais par grâce (gratuitement) et non par le moyen des sacrements, mais par le moyen de la foi : " Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi . Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. ce n’est point par les oeuvres afin que personne ne se glorifie " (Ephésiens 2.8).

Ce fut la grande redécouvert­e de la Réforme au XVIème siècle. Nous sommes rendus justes non par des bonnes actions mais par la foi en Jésus-Christ. " Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ " (Romains 5.1). L’Apôtre Paul dans son exposé sur le salut par grâce dans l’Epitre aux Romains expose le Salut et la vie éternelle comme un " don gratuit " (Romains 6.23) et non comme quelque chose à gagner par notre mérite ou nos efforts personnels.

La Bible nous donne le mode d’emploi pour être sauvé et avoir l’assurance de son salut. Il n’est pas besoin d’attendre le ciel pour en être intimement convaincu. Le salut s’obtient selon la Bible par une déclaration de foi dans le Seigneur Jésus-Christ car " Si de ta bouche tu déclares que Jésus est Seigneur et si dans ton coeur tu crois que Dieu l’a ressuscité des morts tu seras sauvé car celui qui croit dans son coeur, Dieu le déclare juste; celui qui affirme de sa bouche, Dieu le sauve. " (Romains 10.9-10, Bible du Semeur).

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la première communion

Au fil du temps

  • À partir du IVème siècle, le prêtre confère l’eucharistie au bébé au moment de son aspersion. (Il leur donne une goutte de vin consacré).
  • Au XIIIème siècle, les habitudes changent : les nourrissons ne communient plus au moment de leur baptême. On préfère qu’ils reçoivent la communion à un âge plus avancé entre dix et quatorze ans.
  • Vers le milieu du XVIIème siècle, dans la mouvance de la contre-réforme et des missions paroissiales, une nouvelle cérémonie apparaît : "la première communion solennelle".
  • En 1910, le Pape Pie X souhaite que les enfants puissant communier dès l’âge de raison et rabaisse l’âge de la 1ère communion vers six-sept ans.

D’un point de vue biblique

Dans cette pratiques, plusieurs choses sont condamnables bibliquement parlant.

Selon la doctrine catholique, il est donné au prêtre le pouvoir d’incarner Jésus-Christ dans l’hostie. L’on apprend alors aux enfants que l’hostie EST le corps du Christ et non pas que le pain représente le corps du Christ. Ainsi, Jésus-Christ, le Fils de Dieu assis à la droite du Père dans la gloire céleste devrait devenir un morceau de pain manipulé par des mains impures. Au commandement du prêtre, le Roi des rois et Seigneur des Seigneurs doit tolérer que Lui-même soit mangé et digéré par quiconque vient au prêtre pour le recevoir. Dans le rituel catholique, romain, l’hostie est adorée en qualité de Dieu et placée dans le tabernacle installé sur l’autel. Le Christ serait alors présent d’une manière matérielle dans chaque église. Jésus avait pourtant averti : " Si quelqu’un vous dit alors : le Christ est ici, ou il est là, ne le croyez pas " (Matthieu 24.23).

Quand les enfants sont questionnés par le prêtre au sujet de l’hostie, il leur demande ou est Jésus-Christ. Il doivent réponde qu’il est dans le tabernacle, apprendre à s’agenouiller devant ce tabernacle, commettant ainsi malgré eux un acte d’idolâtrie. Au contraire, la Bible dit que " Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme (tel qu’un ostensoir, un tabernacle, etc…) mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu  "(Hébreux 9.24). Le rituel catholique cherche en fait à incarner Dieu dans un morceau de pain.

Dans les temps bibliques, le peuple de Dieu s’était repenti ainsi de son idolâtrie : nous ne dirons plus à l’œuvre de nos mains : " Toi, tu es notre Dieu. " (Osée 14.3)

11 thoughts on “Examen des pratiques catholiques – Le document complet

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  2. Première chose : je suis luthérien. Inutile de me tirer dessus comme un suppôt de l’Antéchrist qui est à Rome.
    Je précise que je viens du monde évangélique, et que j’en connais les pratiques, les critiques et la théologie.

    Je m’excuse d’avance pour les citations de tête des textes bibliques.

    Premièrement, avant toute chose, j’invite quiconque désire parler à propos du catholicisme romain, ou de toute autre confession chrétienne, à se taire d’abord, à étudier sérieusement leurs doctrines et leur système de croyance, à en comprendre la logique interne et les bases (scripturaires ou autres), puis à revenir et à parler, en homme instruit, et non en homme qui ne sait pas ce qu’il dit. De fait, je décèle dans cet article plusieurs lacunes dans la connaissance du catholicisme, et une vision de la doctrine romaine qui est caricaturale et grossière.
    Je vous propose de lire le Catéchisme de l’Église Catholique, de discuter avec des catholiques instruits en toute fraternité, bref, d’y remédier.
    Et je vous propose, histoire de prêcher pour ma chapelle, de lire les Confessions luthériennes 😀

    Deuxième chose : de nombreuse chronologies ici sont… fausses. De même, plusieurs définitions.
    J’éviterai de mentionner les piques polémiques et caricaturales qui sont d’une honnêteté intellectuelle douteuse vis-à-vis du lecteur…

    De même, tout ce qu’on pourra immanquablement tirer de l’Écriture Sainte pour contrer les doctrines catholiques ne sert, pour ainsi dire, à pas grand-chose ; car les catholiques ont également une interprétation de la Bible, qui n’a pas moins de légitimité, ni moins de cohérence interne, et qui permet ces pratiques.

    Je vais prendre brièvement point par point, parce qu’on pourrait écrire des livres sur le sujet :
    – La liturgie de l’Église est attestée… dès le premier siècle. On sait que le service chrétien, dès la fin du premier siècle, a repris en grande partie la structure liturgique du culte rendu à la synagogue. Les écrits des premiers chrétiens, notamment ceux des Pères Apostoliques et des Pères de l’Église,nous renseignent sur des pratiques liturgiques répétées sur des cycles d’un an (fêtes) et hebdomadaires (prières et liturgie dominicale).
    De plus, croyez-moi, dire que « répéter une prière fait qu’au bout d’un moment le coeur n’y est plus » est, par expérience, totalement faux. Au contraire, méditer le texte de la prière et en voir le sens s’approfondir est un grand délice pour l’âme.

    – La prêtrise et l’ordination sont des institutions attestées dès le second siècle. De même, il est faux de dire que Rome a rejeté la prêtrise de tous les baptisés ; il est néanmoins vrai de dire qu’elle la distingue de la prêtrise du sacerdoce. Cette distinction, sous ses diverses formes, est retrouvable nettement chez les Pères de l’Église, et, correctement comprise, ne trouve pas d’opposition dans l’Écriture Sainte ; elle est unanimement reconnue par toutes les Églises orthodoxes, catholiques, luthériennes et anglicanes.
    Concernant les titres « pompeux », l’emploi du mot « père » pour désigner un prêtre est attesté dès le début du christianisme ; Polycarpe de Smyrne, docteur et martyr (dont le récit nous a été transmis), était appelé ainsi, et de son vivant même, l’on se pressait pour le toucher, tant sa réputation de sainteté était grande.
    Du reste, Saint Paul et Saint Jean eux-mêmes se faisaient appeler « père » ou appelaient les communautés sous leur protection « mes enfants », c’est dans les épîtres.

    – Concernant l’ascétisme : il est une pratique dévotionnelle comme une autre. Nous avons quantités de preuves que les premiers chrétiens avaient l’habitude de jeûner, de se mortifier, de se soumettre à diverses disciplines pour dominer leur chair pécheresse et la sanctifier.

    – Concernant le signe de croix : de façon générale, cet article croit que le fait d’inclure un signe physique dans la louange implique qu’on lui donne une connotation magique. Non ! Le signe liturgique (signe de croix, geste de prière, eau bénite,…) n’est qu’un SIGNE, c’est-à-dire un geste visible et libre, dénué de pouvoir, mais qui signifie la réception ou la présence d’une grâce ; c’est un rappel, un mémorial, comme le furent, dans l’Exode, les prescriptions rituelles aux Israëlites.
    Le rituel d’adoration de la croix n’est pas une adoration de l’image de la croix qu’est le crucifix, mais l’adoration de la Passion du Seigneur, adoration que nous traduisons en symbole concret et frappant par le fait de rendre corporellement hommage à une croix, qui en est la symbole. Jamais l’adoration n’est dirigée sur la croix elle-même !
    Le signe de croix, en-dehors d’être attesté dès le second ou troisième siècle, fait partie de ces choses que le chrétien est libre de faire.

    Je répète ce grand principe : Abusus non tollit usus, l’abus ne supprime pas l’usage.

    – Concernant l’usage de « lieux de culte » (je prend cela, de façon plus générale, comme une attaque contre le concept de liturgie) ; vous citez les passages complètement en-dehors de leur contexte. Oui, le culte humain déplaît à l’Éternel, s’il est réalisé avec un cœur hypocrite et non-aimant. Tous les passages que vous citez viennent de moment où le Seigneur reproche à Israël son infidélité ! Mais ailleurs, il est écrit « que ma prière monte vers toi comme l’encens » ; et l’Apocalypse nous décrit ce qui ressemble fort à une liturgie dans le ciel. La liturgie du Temple de Jérusalem ne déshonorait pas Dieu, ni ne l’irritait, quand elle était faite avec un coeur pur (du reste, si Dieu la détestait absolument, pourquoi aurait-il demandé à des hommes saints, comme David et Salomon, de l’instaurer ?) ; de même, la liturgie de l’Église chrétienne, dont on peut historiquement tracer la route jusqu’aux temps apostoliques, exprime sa foi par des signes visibles, et rend grâce à Dieu par la beauté et la sincérité de la louange.
    L’encens fut utilisé avant le IXe siècle. La pratique de l’autel est… aussi vieille que le christianisme. On sait que, dès le second siècle, on célébrait l’Eucharistie sur le tombeau des martyrs.

    – Concernant les jours de fêtes et les jeûnes : on a ici affaire à un très vieux préjugé évangélique, selon lequel « tout ce qui n’est pas dans la Bible est interdit ».
    Le paradigme de l’Église est bien plus ouvert ; il est « tout ce que la Bible n’interdit pas, est permis ». Du reste, c’est ainsi que fonctionne tout code de loi.
    Ce que les Églises évangéliques ont totalement perdu (le sens de la continuité avec les générations de chrétiens qui nous ont précédé), elles sont pourtant basées dessus : beaucoup de vos pratiques ecclésiales, sans base scripturaire, sont hérités directement de l’Église dont vous vous êtes séparés.
    En étant rigoureux et honnêtes dans l’exégèse, vous ne trouverez pas dans la Bible, par exemple, ni le culte le dimanche, ni le Sola Scriptura (qui est, pour le luthérien que je suis, un enseignement de l’Église), ni même le canon de la Bible, que l’Église a fixé dans ses premiers temps, en examinant l’origine supposée des livres et leur conformité à sa foi.

    – Concernant les saints et la Vierge : Sur ces points je suis davantage d’accord avec vous, quoique votre argumentation « scripturaire » tire complètement les versets de leur contexte. Je n’ai pas le temps d’en corriger les multiples défauts ici.

    – Concernant le baptême des nouveaux-nés (attesté historiquement jusqu’à des dates très reculées avant la conversion de Constantin, notamment par des inscriptions dans les catacombes), il est lié à la vision dite de la « régénération baptismale », qui fait correspondre, pour tout baptisé, le moment de la nouvelle naissance à celui du baptême, et non à celui de la conversion.
    L’argumentation scripturaire traditionnelle à ce sujet est solide, je vous invite à vous y référer ; pour moi, il est impossible de lire le NT sans préjugé et de dire que le baptême d’eau n’est pas la nouvelle naissance.
    De même, non seulement la régénération baptismale est scripturaire (c’est un débat qu’on a fait de smillions de fois, je ne veux pas qu’on le fasse ici), mais elle bénéficie du soutien constant de tous les écrits chrétiens et de tous les Pères (dont les plus anciens, ceux du Ier-IInd siècle) jusqu’au XVIème siècle, et la naissance de l’ « évangélisme ». L’anabaptisme, en revanche, ne bénéficie d’aucun texte, aucun témoignage, rien qui puisse laisser penser que des chrétiens y ont cru avant. Dieu aurait-il laissé son Église errer durant 1500 ans ? Cette même Église qui, par l’action de l’Esprit, a fixé le canon des Écritures auquel vous êtes si attachés ?

    – Concernant la pénitence, il y a ici une grosse confusion, qui est celle-ci : vous semblez croire qu’une doctrine naît lorsqu’elle est proclamée. C’est faux ; la proclamation ne fait qu’entériner ce qui existe déjà depuis belle lurette.
    Je déplore les abus catholiques sur la confession au prêtre, mais en tant que luthérien, je la considère comme faisant partie des sacrements donnés à l’Église.
    Je précise que la pénitence ne mérite pas le pardon des péchés pour les catholiques.

    – Concernant les images et les reliques, elles ne sont que des moyens d’expression de la louange ; je vous renvoie à ma remarque sur le véritable sens de l’adoration de la croix.
    Votre exégèse du passage du veau d’Or est pour le moins étrange ; ma traduction de la Bible ( la TOB) dit « voilà les dieux qui nous ont fait sortir d’Égypte ». De même, il est clair, en lisant la suite du passage, que les Israëlites rejettent Moïse, et donc son Dieu ! Quant à Aaron, il était resté fidèle, d’où son « Fête en l’honneur du SEIGNEUR ! ».

    – Le célibat est supérieur au mariage (voir Paul), comme la prophétie est supérieure aux langues; à chacun selon ses dons le Seigneur donne. De même, il est évident que les premiers leaders de l’Église étaient mariés, mais on peut douter qu’ils aient vécu avec leurs femmes.
    Encore cette confusion entre la proclamation d’un concile et l’existence d’une pratique. Le célibat est attesté dans l’histoire très ancienne du christianisme, tant chez les laïcs que chez les prêtres ; Galien admirait les chrétiens pour leur continence, entre autres.
    Je ne suis pas en faveur du célibat des prêtres, qui est pour moi une discipline relativement récente ; mais je n’aime pas les contre-vérités ! :p

    – Évidemment, on ne pouvait pas échapper au « catho-bashing » sur les croisades et la violence… en-dehors des faux-sens et autres déformations historiques de cette section, qu’il est inutile de détailler, cela n’a rien à voir avec la doctrine catholique actuelle.

    – Ce que vous dites sur la confirmation est en partie vrai ; mais j’aimerai revenir sur votre dernière phrase, celle qui consiste à dire que le don de l’Esprit, ou de la grâce, ne peut être lié à un signe physique.
    Vous touchez ici à la prémisse de la théologie sacramentelle, qui est supportée constamment, et sans contradiction, par l’ensemble des écrits chrétiens dont nous disposions jusqu’au XVème siècle (cherchez si vous voulez, vous ne trouverez pas).
    Ma question est : pourquoi ? Pourquoi Dieu, en vertu d’une promesse de sa part, ne pourrait-il pas être présent et agir en parallèle ou dans un signe physique ? Tout sacrement est un don, une promesse à laquelle Dieu s’est lié, certainement pas une « convocation » de Dieu de la part des hommes.

    – Concernant la transsubstantiation, quelques rappels sont nécessaires quant aux définitions : on appelle Présence Réelle la doctrine selon laquelle, lors de l’Eucharistie, le pain et la vin sont réellement le Corps et Sang du Christ, et selon lequel le Christ est présent aussi réellement que dans le ciel ou sur les chemins de Galilée. La transsubstantiation est un détail apporté à cette doctrine, détail spécifique à l’Église latine.
    Concernant la répétition du sacrifice du Christ, c’est beaucoup plus subtil que ça ; l’Eucharistie est comprise comme une espèce de faille spatio-temporelle où le sacrifice du Christ est offert, en parfaite union avec le Sacrifice du Calvaire. Il y a bien un et un seul sacrifice, pour les catholiques.

    – Concernant la lecture de la Bible : il s’agissait d’une mesure pour empêcher le foisonnement de nouvelles (et fausses) doctrines. Quand on voit que, dans l’ADN du protestantisme, il y a un truc qui ressemble fort à « je regarde la Bible dans mon coin, et si je suis pas d’accord avec mon église, je fais un schisme en étant persuadé d’être le seul dans le vrai », on se dit qu’il y avait une certaine sagesse derrière.
    Le contexte était totalement différent du contexte actuel. Je précise que je regrette sincèrement que le trésor qu’est la Bible ait été si peu répandu durant tout ce temps, mais c’était un mal nécessaire en l’absence de catéchisme développé.
    De même, ainsi que je l’ai dit plus haut, votre affirmation selon laquelle « la Bible se définit d’elle-même auto-suffisante » est juste totalement fausse si on réfléchit un peu au texte.
    Premièrement, c’est un évident préjugé de lecture que de dire que « Évangile » = « Parole de Dieu », surtout dans les épîtres. À l’époque des apôtres, la Bible telle que nous la connaissons n’existait pas du tout, n’avait même pas été écrite ; « Évangile » veut ici dire « prédication orale des apôtres » car c’est tout ce que ces chrétiens avaient ; et d’ailleurs Paul demande dans une épître qu’on « tienne ferme aux traditions que nous vous avons transmise, à l’écrit comme à l’oral ». De même, quand vous lirez « l’Écriture » dans le NT, notamment dans le verset de 1 Timothée, cela se réfère à l’AT, exactement pour la même raison.

    – Concernant la doctrine romaine du salut, j’en déplore évidemment les abus, mais vous ne la connaissez visiblement pas du tout. Je vous invite donc à lire et à vous renseigner… (et pourquoi pas, histoire de voir les progrès fait, commencer par la Déclaration Conjointe sur la Doctrine de la Justification ?)
    Sachant qu’un sacrement n’est pas une oeuvre, mais au contraire un don de la grâce, car ce n’est pas l’homme qui célèbre le sacrement, mais Dieu ; ce n’est pas l’homme qui nous regénère dans le baptême d’eau, c’est Dieu ; ce n’est pas l’homme qui transforme le pain et le vin en Corps et Sang du Christ, c’est Dieu.

    – Concernant la première communion, « le Christ est là » est totalement sorti de son contexte.
    De même, si l’hostie est vraiment le Corps du Christ, comme « sur lui la mort n’a plus d’emprise », alors le Christ est réellement présent (ce qu’attestent tous les témoignages concernant l’Eucharistie depuis l’époque des apôtres). C’est réellement Dieu, et donc ce n’est pas de l’idolâtrie.

    Je ne peux vous recommander, frères évangéliques, en toute fraternité, de vous poser cette question :
    – D’où viennent mes croyances ? (ne répondez pas « de la Bible », les croyances de tous les chrétiens viennent de la Bible, à les entendre ! :p ) Quels sont mes préjugés de lecture sur la Bible, et d’où viennent-ils ?
    – Dieu peut-il laisser tout le peuple des chrétiens errer dans des fausses doctrines durant plusieurs centaines d’années ?
    – Si non, mes croyances sont-elles supportées par les témoignages anciens ?
    – Quelles sont les bases scripturaires des croyances des autres confessions ? Quelle est la logique interne de leur foi ?

    Bref, à chercher honnêtement la Vérité, en étant ouvert, plein de paix, et dépourvu de préjugés ; à peser le pour et le contre, et à juger.

    Fraternellement,

    Théodore.

  3. Bonjour
    je ne sais pas trop comment répondre à ce trop long message… Peut-être pourrait-on plutôt discuter à partir des affirmations du catéchisme catholique, objet d’une autre série d’articles (cf à http://new.unpoissondansle.net/wp-content/uploads/ccr.pdf sous forme d’un unique fichier pdf). Peut-être puis-je préciser que l’accusation de caricature est aisée quand on s’adresse à un objet aussi protéiforme que l’église catholique… Difficile de réfuter que tout ne se passe pas toujours aussi mal partout. Concernant les chronologies, elles ne sont bien souvent qu’indicatives pour la même raison. D’ailleurs, pour affirmer ainsi qu’elles sont fausses, c’est que vous en connaissez d’autres, non ? Pourriez vous me les citer ?

    Quelques remarques pour terminer sur votre conclusion :
    – vous dites « les croyances de tous les chrétiens viennent de la Bible » … je ne peux évidemment vous suivre ici, et tout connaisseur honnête de la Bible et du catholicisme sourira à cette affirmation
    – vous dites « Dieu peut-il laisser tout le peuple des chrétiens errer dans des fausses doctrines durant plusieurs centaines d’années ? » … je pense que la réforme est un exemple d’alerte de la part de Dieu à tous les chrétiens inclus dans l’église catholique
    – vous dites « mes croyances sont-elles supportées par les témoignages anciens ? » … mais ces témoignages anciens sont-ils conformes à la Bible ? Je me moque des témoignages anciens hérétiques !
    – « Quelles sont les bases scripturaires des croyances des autres confessions ? » à cette question j’en poserai une autre « Quelles sont les bases NON scripturaires des croyances des autres confessions ? »

    Je nous souhaite à tous une recherche honnête de la vérité !

    1. Bonjour,
      Voulez-vous peut-etre que je subdivise ce message et le poste par morceaux sur les differents petits articles qu’il compile ?
      Je suis peut-etre alle un peu vite en besogne sur les chronologies, mais elles sont de toute maniere orientees… je les examinerai au cas par cas a tete reposee.
      Ah, l’Eglise catholique, sur le plan doctrinal, est tout, sauf proteiforme ; il y a bien des abus au sein des catholiques, mais ils sont condamnes par leur propre Eglise. Toute refutation honnete du catholicisme doit refuter la VRAIE doctrine de l’Eglise Catholique… pas des abus ou des pratiques derivant de sa mauvaise comprehension par des fideles.

      Maintenant, quelques remarques sur vos remarques ( 😀 ) :
      – Vous souriez ? Vous feriez mieux de comprendre, et de savoir remettre en cause vos croyances (ce qu’on apprend normalement a tout bon Protestant evangelique, et ce que, Dieu merci, on m’a aussi appris). Une Eglise ne tient pas 1500 ans en etant en contradiction avec ses textes Saints. Pour ma part, je temoigne, en tant que non-catholique romain, que la plupart des doctrines catholiques sont supportees par l’Ecriture – pas interpretee comme VOUS le faites (ni meme comme moi je le ferais parfois), mais tout de meme vue dans un tout global, et surtout, tout aussi coherent que VOTRE Interpretation globale des textes. Attention a ne pas se dire « La Bible est tellement claire ! » et a ainsi confondre la Bible et votre interpretation de la Bible, c’est-a-dire d’eriger le fruit de vos reflexions scripturaires, faillibles, parce que vous l’etes, en Parole de Dieu.
      Je peux temoigner, puisqu’en tant que lutherien je partage un nombre non negligeable de doctrines que vous attaquez avec l’Eglise Romaine, et en tant qu’ancien chretien « evangelique », que l’interpretation que j’ai desormais de l’Ecriture Sainte me semble tout aussi limpide que celle que j’avais avant, et que j’ai sur mes freres evangeliques la meme reaction du « Mais pourquoi ne voient-ils pas ? ». La difference entre moi, et vous, cependant, c’est que ce n’est pas moi qui ai interprete la Bible pour determiner ma doctrine, mais que j’ai ecoute le catechisme, scripturairement base, et en accord avec toutes les generations de chretiens aui nous ont precede, de mon Eglise ; ce qui est autrement solide.
      Je precise que refuter les doctrines de l’Eglise, Bible a la main, est un combat vain, parce qu’aux versets que vous pourrez opposer, on donnera une autre interpretation (dans mon experience, souvent un peu plus juste et fine). Remarquez, si cela vous permet d’avoir un apercu sur une vision coherente et differente de l’Ecriture…
      Connaissez-vous Scott Hahn et Jimmy Akin ? Deux protestants convertis au catholicisme (mais pourquoi sont-ils alles si loin ? 😀 ) uniquement sur la base d’une relecture de l’Ecriture. Un exemple parmi d’autres que la vision que l’Eglise catholique a de la Bible se tient.

      – La Reforme Radicale, peut-etre, est un avertissement ; Martin Luther disait lui-meme qu’il preferait encore se soumettre au pape que de rompre le pain avec les sectataires anabaptistes, et il les a combattu avec une extreme opiniatrete et virulence toute sa vie durant.
      Mais si vous avez raison, vous ne valez pas mieux qu’un Mormon et qu’un TJ, qui croient que tout le monde avait tort avec eux, et que leurs (fausses) doctrines furent suscitees par Dieu en avertissement contre l’apostasie.

      – On a toujours des bases non-scripturaires, ne serait-ce que parce que nous sommes au XXe siecle en Occident, et que la Bible a ete ecrite dans un monde et une culture qui n’ont rien a voir avec la notre ; des philosophies differentes, des presupposes differents sur la vie,… la question est donc de savoir si nos bases non-scripturaires sont saines, ou pas. Et c’est la, je crois, que l’evangelisme peche gravement.
      Un exemple : pourquoi ne pas croire simplement le Christ disant « Ceci est mon Corps ? », puisque tout est possible a Dieu et qu’il nous demande une foi comme celle d’un enfant ?
      Reponse : prejuge de lecture lie au Neo-Platonisme humaniste du XVIe siecle et de l’epoque de la Reforme Radicale, et qui est le suivant : aucune realite spirituelle ne peut se transmettre par un moyen physique. D’ou l’introduction, d’ailleurs, d’un bapteme spirituel distinct du bapteme d’eau, le « bapteme dans le Saint-Esprit » ou « born-again », qui a donne lieu a une reinterpretation totale, et grosso modo arbitraire, de textes qu’on interpretait depuis 1500 ans comme se referant au bapteme d’eau.
      Alors que, de mon point de vue, rien dans la Bible ne parle distinctement et clairement d’un tel bapteme purement spirituel, et certains passages vont meme a son encontre. Sauf que moi, j’ai tous les chretiens depuis 2000 ans qui sont d’accord, y compris ceux de la generation suivant immediatement les apotres, et qui n’avaient pas touche a la philosophie grecque.

      – Concernant les temoignages anciens, qui determine l’heresie ? Vous, votre Bible en main ? Voila qui rappelle fortement Boileau : « Tout Protestant fut pape, une Bible a la main ». Sauf que, contrairement au pape pour les cathos, vous n’avez recu aucune promesse d’infaillibilite, c’est meme plutot le contraire. Votre Eglise ? Elle a ete fondee par la predication d’un seul, ou d’un groupe humain, ce qui nous ramene au premier cas.
      Votre interpretation est faillible, et donc votre jugement d’heresie, forcement en suspens.

      Et puis, cela fait un peu deux poids deux mesures ; vous vous confiez sans questions a des gens qui ont preche au Moment de la Reforme radicale, quand l’anabaptisme moderne est apparu ; XV siecles apres le Christ, dans un monde radicalement different. Et vous ne preteriez pas l’oreille a des gens qui ne sont separes du Christ que d’une poignee de generations, qui comprenaient l’Ecriture en VO et la meditaient richement (serieux, il est possible de lire la Bible rien qu’en lisant les Peres… ils la citent a longueur de pages), qui ont preche dans les persecutions et subi le martyre, et qui montrent entre eux une vraie unanimite sur certains points de la plus haute importance ?

      Si je puis resumer mon propos : les interpretations scripturaires de l’evangelisme et du catholicisme sont toutes deux coherentes. Mince, alors ; elles disent des choses differentes.
      Mais si on regarde la coherence externe, c’est-a-dire avec l’Histoire, la dogmatique, et les caracteristiques du Dieu chretien, le match est beaucoup moins equilibre.

  4. pour ceux qui défentent les doctrines de démon, juste les faire comprendre qu’on n’a pas besoin de beaucoup d’arguments pour démontrer que « l’église  » catholique romaine a gravement détaillé

  5. Vous discuter pour defendre qui?Dieu ou vous meme!Vvous etes des Pierres. Remettez vos epes au foureau!LEglise catholique partipe a la construction du monde!Ca se voit!DIEU lui meme n’a pas encore dit qui est sur la bonne voie!La Bible est parole de DIEU et parole de lhomme.Elle n’est pas tombee du ciel!Attention a vos propos malsains!Ce nest chretien

  6. je répète : pour ceux qui défentent les
    doctrines de démon, juste les faire
    comprendre qu’on n’a pas besoin
    de beaucoup d’arguments pour
    démontrer que « l’église »
    catholique romaine a gravement
    détaillée. relisez votre Bible

  7. l’église catholique est perdu, elle s’est égaré au cour des siècles. je répète : pour ceux qui défentent les doctrines de démon, juste les faire
    comprendre qu’on n’a pas besoin
    de beaucoup d’arguments pour
    démontrer que « l’église »
    catholique romaine a gravement
    déraillé. relisez votre bible

  8. Quand on veut dénigrer quelque chose ou quelqu’un on trouve toujours des raisons pour le faire…
    On verra bien quand on arrivera de l’autre côté qui a tort ou raison.
    Moi j’ai une croyance depuis ma tendre enfance et ce n’est pas à l’âge ou je suis rendu que je vais en changer .
    Mes parents m’ont élevés du meilleur de leurs connaissances je leur en sait gré. Dieu voit mon cœur j’agis pour le plus que j’en sois capable selon sa loi d’amour qui dit aimez vous les uns les autres.
    Il s’arrangera avec moi quand nous serons face à face.

  9. Bonjour,
    merci de votre commentaire honnête. Franchement, réfléchissez bien à ce que vous dites dans votre commentaire. Quand on arrivera de l’autre côté, il sera trop tard pour changer quoi que ce soit. On peut malheureusement se tromper jusqu’à un age avancé. Dire que l’on a fait fausse route pendant très longtemps ne change rien au fait que c’est une fausse route et qu’il faut en changer !

    La bonne volonté de vos parents est sans doute admirable, mais là encore, bonne volonté ne veut pas dire qu’ils ne se soient pas trompés… Dieu voit votre cœur, vous avez raison. Quand il a regardé le mien, il y a vu noirceur et pourriture… Et c’est notamment pour moi qu’il a envoyé son Fils prendre mes péchés et mourir à ma place sur la croix. C’est parce que Dieu me voit maintenant « au travers » de l’œuvre de Jésus à la croix que je sais être pardonné, réconcilié et enfant de Dieu. Quand il a regardé votre cœur, y a-t-il vu un état si différent du mien ? N’avez vous pas besoin, vous aussi, du cadeau de Jésus à la croix, qui vous a tant aimé qu’il est mort pour vous ? Et que dira Dieu si vous négligez son unique moyen de vous sauver, espérant qu’après la mort vous vous arrangeriez tous les deux…

    Non, franchement, même si c’est humiliant (ça l’est), même si c’est douloureux (ça l’est), même si ça paraît trop simple (ça l’est) et trop puissant (ça l’est au combien) … laissez vous sauver par Dieu, par son unique moyen de salut via Jésus à la croix. Pas d’autre moyen. Aucun autre médiateur entre Dieu et les hommes que le Christ Jésus… Allez-vous vraiment parier que Dieu changera les règles ?

    Réfléchissez !

  10. J’ai beaucoup apprécié la manière qui pour moi est objective.Nous devons chacun apprendre davantage sur les Saintes écritures et les choses iront mieux;plus de débat de religion car je me suis rendu compte que toute organisation religieuse devient instrument de domination dénué d’Amour_une espèce de cocon ou la mémoire est circonscrit par les administrateurs ou dirigeants.Nous petits enfants,gardons nous des idoles.1jean5:21

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