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Les trois pierres d’achoppement contre le christianisme

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Lors des innombrables débats et conversations que j’ai (Robin Schumacher, NdT) eu avec des incroyants et avec des chrétiens à propos du christianisme, il y a sans aucun doute trois pierres d’achoppement qui émergent dans la plupart des cas. Elles constituent soit des raisons pour lesquelles les incroyants ne veulent pas prendre Christ au sérieux, soit des épreuves qui ont fait douter les chrétiens.

Le mal

Plusieurs grands intellectuels, de différentes disciplines, admettent que la raison pour laquelle ils rejettent Dieu où se posent des questions à son propos est le problème du mal.

La réconciliation entre l’idée d’un Dieu tout-puissant et la façon dont le mal et la tragédie surviennent dans nos vies a causé de nombreuses discussions entre les non-croyants et les croyants. Personne ne peut nier les terribles problèmes que ces sujets présentent, particulièrement quand c’est votre enfant qui est accidentellement tué ou qui meurt lentement d’une maladie dégénérative….

Quand le malheur les touchent, les gens commencent souvent à se poser des questions sur l’existence de Dieu est à considérer les discours athées tels que celui offert par Richard Dawkins :

« dans un univers d’électrons et de gènes égoïstes, de forces physiques aveugles et de réplication génétique, certains seront blessés, d’autres auront plus de chance, mais vous n’y trouverez aucune raison là-dessous, ni aucune justice. L’univers que nous observons a précisément les propriétés auxquelles nous attendrions si, en fin de compte, il n’était pas conçu, sans but, sans mal, sans bien, sans rien à part une impitoyable et aveugle indifférence. » Richard Dawkins; River Out of Eden: A Darwinian View of Life, traduction libre.

La non-réponse aux prières

À la fin du film God’s Not Dead, le professeur de collège athée qui a attaqué et ridiculisé la foi de l’étudiant chrétien à travers tout le film, admet que c’est la mort de sa mère d’une maladie, et la non-réponse à ses prières pour sa guérison quand il était jeune, qui l’ont mené à l’athéisme. Quand un pasteur, tentant de le réconforter sur son lit de mort, lui dit que Dieu répond parfois « non » à nos prières, le professeur lui répond, d’une faible voix angoissée, ce qui me semble être la phrase la plus poignante du film :

« il dit ‘non’ souvent ».

Ce ne serait pas si grave s’il s’agissait juste de prières pour une nouvelle voiture, pour la réussite aux examens, ou pour un rendez-vous galant. Mais c’est quelque chose d’entièrement différent quand l’amour de votre vie, ou votre enfant, a un cancer, ou quand un être aimé est déterminé à détruire sa vie avec des drogues et qu’aucune lumière n’est apparue à la fin du tunnel, malgré les prières et des cris angoissés à Dieu pour obtenir de l’aide.

Ce serait également différent si la Bible ne contenait pas de promesses de Dieu le décrivant comme un père aimant, qui voit tous nos besoins, et qui peut répondre à l’instant à nos demandes d’enfants ; un Dieu dont la volonté ne peut être contrecarrée.

Quand l’Écriture parle du fait que rien n’est caché aux yeux de Dieu (Matthieu 10:29), qu’il fait promptement justice à ceux qui l’aiment (Luc 18:6-8), et qu’il dit que rien ne peut l’empêcher de faire ce qu’il veut (Job 42:2), alors, chrétiens et non chrétiens ensembles, tentent de rassembler les pièces du puzzle des choses difficiles et douloureuses qu’ils ont amené à Dieu dans la prière, et le silence perçu de la part des cieux.

Ces satanés chrétiens

L’apologète de renommée mondiale Ravi Zacharias dit que sur les milliers de questions qui lui ont été posées pour mettre au défi le christianisme, celle qui l’a le plus gêné est venue d’un ami hindou : « si la conversion dont tu parles est surnaturelle, alors pourquoi n’y a-t-il pas plus de preuves dans la vie de tant de chrétiens que je connais ? » (Ravi Zacharias, Beyond Opinion, 2007, back cover. Traduction libre). En d’autres termes, un Dieu qui dit pouvoir transformer les vies devrait produire plus de gens aux vies transformées.

Ne vous y trompez pas, nous ne parlons pas tant de l’église chrétienne en tant que telle. Même si vous essayez de réécrire l’histoire comme certains tentent de le faire, les preuves que constituent le nombre incalculable d’hôpitaux, d’orphelinats, d’écoles, d’organisations et d’ONG caritatives opérées et dirigées par des chrétiens témoignent de l’amour de Christ envers les gens et réfutent les critiques, selon ce qu’a annoncé Pierre voici bien longtemps : « En effet, c’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien vous réduisiez au silence l’ignorance des hommes dépourvus de bon sens » (1Pierre 2:15).

Non, ce qui laisse un goût amer dans la bouche, ce sont les actions égoïstes des télévangélistes, dont les larmes publiques pour les pauvres s’effacent quand des allégations de corruption et de vols sont prouvés, quand des chrétiens professant manigancent et nuisent à leurs collègues au bureau, quand certains membres du clergé sont condamnés pour pédophilie et abus sexuels, quand des sociétés se disant détenues et opérées par des chrétiens font un travail exécrable, quand les diacres harcèlent, trompent et maltraitent verbalement leur femme.

Qui peut reprocher à un témoin de tout cela de s’exclamer : « si c’est ça être chrétien, alors non merci !»

Et maintenant, que fait-on ?

Il est clair que les charges sont lourdes et ont le potentiel de dévaster la vie des gens. Mais soyons clairs, des réponses ont été apportées à chacun de ces problèmes, dans beaucoup d’ouvrages et d’articles d’auteurs sérieux, et j’encourage ceux qui sont concernés par ces questions à les consulter (l’auteur cite Hard Questions, Real Answers William Lane Craig, non traduit en français).

Cependant, j’aimerais moi aussi apporter une contribution à ces questions, en les abordant d’une façon originale.

En étudiant attentivement chaque point, on constate qu’ils contredisent ce que la Bible semble enseigner. Le raisonnement est le suivant :

  • la Bible proclame l’existence d’un Dieu tout-puissant qui déteste le mal, répond aux prières et change les vies.
  • Mais autour de nous, nous voyons du mal, des prières sans réponse et des chrétiens professant qui ne vivent pas de la bonne manière.
  • donc la Bible a tort et ne s’applique pas à la réalité.

En résumé, les gens voient une incohérence entre la Bible et la vie telle que nous l’expérimentons. Mais un tel raisonnement est erroné. Arrêtons-nous un instant et réfléchissons…

Dans la Bible, parfois, c’est le gentil frère qui est tué par le mauvais (Genèse 4:8), des famines surviennent (Genèse 41:27), des épouses aimées comme Rachel meurent en couches (Genèse 35:19), des nations sont conquises par des pays encore plus mauvais qu’elles (Daniel 1:1-2), les moyens de subsistance, les familles et la santé sont détruits par les ennemis (Job 1-2), l’homme dont Dieu dit qu’il est le plus grand à avoir jamais vécu est injustement tué en prison par une femme mauvaise (Matthieu 11:11; 14:1-12), les sermons pleins de vérité d’hommes justes sont rejetés par une culture qui va jusqu’à les tuer (Actes 7), certaines prières élevées pour sauver la vie de grands chrétiens sont exaucées (Actes 12:5, 12), pendant que d’autres ne le sont pas (Actes 12:2).

Et n’oublions pas la prière sans réponse de l’homme innocent et sans pêché pour éviter la mort (Matthieu 26:42). Cet homme fut finalement traité comme un meurtrier (Matthieu 27:21) et crucifié.

Concernant le style de vie des croyants, les biographies bibliques des « héros » sont entremêlées d’épisodes comme le mensonge d’Abraham à propos de sa femme (twice; Genesis 12:13, 20:2), la tromperie de Jacob envers son père pour obtenir la bénédiction destinée à Esaü (Genèse 27), l’adultère de David qui le conduisit à tuer un homme marié (2Samuel 11), la trahison de Judas (Matthieu 26:47-50), l’abandon des disciples de Jésus (Matthieu 26:56), le reniement de Pierre (Matthieu 26:69-75), le renoncement de Jean-Marc abandonnant ses compagnons de mission (Actes 13:13), la fuite de Démas (2Timothée 4:10), et tant d’autres.

Pas exactement des héros tout roses qu’on a l’habitude de trouver dans les contes pour enfants !

Ce que je veux souligner, c’est que du mal, de la non-réponse aux prières, et des chrétiens défaillants, on en trouve partout dans la Bible. L’Écriture reflète, parfois de façon très crue, la réalité semblant injuste dans laquelle nous vivons chaque jour. Il n’y a pas de différence fondamentale entre ce que la Bible relate et ce que vit chacun d’entre nous.

Ceci étant dit, qu’en conclure ? Ma réponse est que cette bonne adaptation entre le récit biblique et notre réalité devrait nous donner de l’espoir. Dans l’Écriture, nous voyons Dieu restaurant le bien depuis des situations très mauvaises, telle que celle de l’innocent sans péché, dont la prière n’a pas été agréée, qui a été trahi, et qui semble avoir été une victime tragique du mal.

La Bible nous montre ce qui est arrivé trois jours plus tard.

Depuis la perspective de la Croix, il est plus facile de réfléchir sereinement à ces trois pierres d’achoppement. Mais, quand nous sommes au milieu de la tempête à cause de l’une d’elles, et que nous voyons pas l’issue que Dieu a préparé, nous en souffrons.

Au fil des pages de la Bible nous trouvons la réponse à la question de l’existence du mal et nous voyons ce que Dieu fera à ce propos un jour ; nous voyons pourquoi la réponse à la prière n’est pas celle d’un distributeur automatique ; nous voyons enfin pourquoi certains de ceux qui professent Christ ne sont pas ce qu’ils prétendent être, et pourquoi ceux qui sont de vrais chrétiens agissent parfois comme ils ne le devraient pas.

La question qui se pose est : allez vous accepter cette réponse ? En fin de compte, nous en sommes conduits parfois à simplement marcher par la foi et pas par la vue, parce que nous ne voyons pas la route comme Dieu la voit.

Du mal à avancer parfois ? Ben tiens ! La clé pour surpasser ces épreuves, et d’autres encore, est de fixer nos yeux sur Christ qui a enduré ces trois pierres d’achoppement dans sa vie, et de les endurer quand elles adviennent avec l’espoir et la confiance en un Dieu qui est bien plus grand qu’elles.

Crédit:
traduction libre de l'article The Top Three Turn-Offs of Christianity de Robin Schumacher
Credit photo:
kevin dooley via Compfight cc

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