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Un poisson dans le netDaniel Étude bibliqueLa débauche de Belchatsar (Daniel 5)

La débauche de Belchatsar (Daniel 5)

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La provocation du roi (5.1-4)

Au cours d’un banquet trop arrosé, le roi fait venir les ustensiles sacrés du temple de Jérusalem pour imager le triomphe de sa royauté.

« 1 Le roi Belchatsar donna un grand festin… »

Ce n’est plus Neboukadnetsar !

On a longtemps cru que Daniel ne pouvait pas avoir existé à cette époque, car nous n’avions aucune trace historique de ce Belchatsar, et encore moins de son titre de roi. Depuis, plusieurs documents cunéiformes ont été découverts, dont le dernier en 1924, par Sydney Smith (British Museum), connu sous le nom du Récit Perse de Nabonide (1924) disant que Nabonide, père de Belchatsar, a bien confié le règne à son fils.

  • Belchatsar est environné par les Perses qui assiègent la ville.
  • Ce roi s’en fiche ! Il est blasé ! Il organise des fêtes, peut-être juste pour faire passer le temps.
  • Mais pour ajouter un peu de piquant à la beuverie, Belchatsar innove…

« 2 Belchatsar, après avoir goûté au vin, ordonna d’apporter les vases d’or et d’argent que son père Neboukadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi y boive ainsi que ses femmes, ses concubines et ses grands. 3 Alors on apporta les vases d’or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem; et le roi, ses grands, ses femmes et ses concubines y burent. 4 Ils burent du vin et ils louèrent les dieux d’or, d’argent, de bronze, de fer, de bois et de pierre. »

Depuis 47 ans, les ustensiles sacrés provenant du Temple de Jérusalem reposaient tranquillement dans les cartons de Neboukadnetsar ! Par cela entendez les coupes en or, en bronze ou en cuivre qu’utilisaient les prêtres Juifs pour le service du Temple. Neboukadnetsar les avait dérobés, après avoir écrasé l’ultime révolte des Juifs, en 586.

Peut-être que Belchatsar voulait remonter le moral de ses troupes et de ses nobles. Puisque les dieux des Babyloniens avaient ‘gagné’ contre Yahvé, le Dieu des Hébreux, ils n’avaient rien à craindre de la venue des armées de Cyrus…

La réponse de Dieu (5.5-16)

L’image d’une main écrit sur le mur la sentence de Dieu sur la frivolité du roi.

Le roi fait venir ses sages, incapables de résoudre l’énigme, le ‘rébus’ qui est écrit sur le mur. Une reine intervient, et on ne sait pas vraiment qui elle est. Toujours est-il que cette femme intervient pour rappeler à Belchatsar qu’il y a longtemps, il y avait un sage parmi les juifs déportés de Juda, capable d’expliquer les énigmes.

Le roi consent à faire venir cet homme. A son arrivée, il lui promet de nombreux cadeaux et la 3e place du royaume.

L’explication de Daniel (5.17-29)

Daniel annonce la fin du règne de Babylone et l’avènement des Mèdes et des Perses.

Le soir même, la sentence s’accomplit. Hérodote, l’historien grec nous rapporte l’histoire de la conquête de Babylone :

  • Lors du siège de la ville de Babylone, sarcasme des habitants (aucune invasion en 1 000 ans, forteresse réputée imprenable, provision abondante).
  • Nabonide commandait l’armée de l’extérieur, son fils de l’intérieur
  • Mais les armées détournèrent les eaux de l’Euphrate sur une vieille canalisation. Les eaux baissèrent
    largement en dessous des portails, ce qui permit aux assiégeants d’entrer sans coup férir.

L’accomplissement de la sentence (5.30-6.1)

Belchatsar est tué, et Cyrus le Perse établit Darius le Mède sur la ville.

Principes

Dieu n’est jamais grand-père

Je m’explique : Dieu n’a que des enfants. C’est-à-dire des hommes et des femmes qui sont unis à lui d’une manière personnelle et directe. Il n’est pas grand-père, dans le sens où peu importe si vous avez reçu une éducation chrétienne, grâce à des parents chrétiens, aimant et servant Dieu. Ce n’est pas suffisant.

On ne se moque pas de Dieu

Le jugement de Belchatsar est immédiat. On ne méprise les lumières que l’on reçoit de Dieu.

Il y a deux paraboles qui m’ont inquiété dans l’Ecriture lorsque j’étais nouveau converti :

  • La parabole du semeur.
  • La parabole de l’ivraie.

On ne saurait séparer Dieu le Fils en deux compartiments étanches : l’un serait Sauveur, l’autre Seigneur. Il est Maître, et rachète ses enfants pour qu’ils le suivent. Ne vous y trompez pas ! C’est notre obéissance qui atteste de notre foi. Une vraie foi engendre un vraie vie.


 

À propos de ce texte

Cet article n’est qu’un court extrait de la prédication. Suivez l’intégralité de cette étude biblique sous forme d’un document pdf. Par ailleurs, retrouvez ici l’ensemble des prédications sur le livre de Daniel, rubrique Approfondir ses connaissances.

Credit photo:
Xuan Che via Compfight cc

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