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Un poisson dans le netRéflexion10 informations sûres à propos du canon du Nouveau Testament que tout chrétien devrait mémoriser (partie 2/2)

10 informations sûres à propos du canon du Nouveau Testament que tout chrétien devrait mémoriser (partie 2/2)

Cette liste, inspirée par Ten Basic Facts About the NT canon that Every Christian Should Memorize à retrouver ici en texte intégral peut être utile aux chrétiens dans leurs conversations avec des amis sceptiques ou curieux. En effet, l’un des principaux défis de toute discussion à propos du Nouveau Testament est d’expliquer ce qui rend ces 27 livres uniques. Les cinq premières raisons ont été présentées dans l’article précédent. Voici les cinq dernières raisons :

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  1. À la fin du second siècle, Le fragment de Muratori liste 22 des 27 livres du Nouveau Testament, dont les quatre Évangiles, les actes, les treize épitres de Paul, Jude, 1&2 Jean (et peut-être 3Jean), et l’Apocalypse. Le fait qu’il y ait eu des désaccords à cette époque sur certains livres ne devrait pas nous surprendre, la constitution du canon a nécessité du temps. Plus important, de ce manuscrit on tire deux conclusions :

    1. la plupart des désaccords sur le canon n’a porté que sur quelques livres (3Jean, Jacques, 2Pierre, …)
    2. La plupart des doctrines fondamentales chrétiennes (l’œuvre de Christ, le plan du salut, …) étaient déjà bien établies et acceptées dès cette époque. L’absence temporaire de ces 5 livres n’y change rien. En savoir plus.
  2.  

  3. Les premiers chrétiens utilisaient souvent des écrits non-canoniques, et c’est un fait que les critiques relèvent pour décrédibiliser le canon biblique aux yeux des chrétiens modernes (notre Nouveau Testament n’aurait rien de si spécial et les premiers chrétiens lisaient des textes diversifiés, abondants et hétérogènes). Cependant, deux considérations sont souvent omises :

    1. la façon de les citer : si les premiers chrétiens les citaient souvent, ils les citaient rarement comme faisant partie de l’Écriture. Ils les utilisaient simplement parce qu’ils les trouvaient utiles et édifiants. De la même façon, un prédicateur moderne peut citer C.S. Lewis fréquemment sans pour autant comparer ses écrits à ceux de la Bible.
    2. la fréquence de citation : la citation d’écrits hors canon biblique est sans commune mesure avec celle des écrits bibliques. Par exemple, Clément d’Alexandrie, souvent considéré comme l’archétype de l’utilisation d’écrits non canoniques, cite les livres canoniques seize fois plus souvent que les écrits hors canon. En savoir plus.
  4.  

  5. Le canon du Nouveau Testament n’a été établi ni au Concile de Nicée (sous l’influence de Constantin), ni dans un quelconque autre Concile. Concernant Nicée, c’est une erreur largement répandue, que le Da Vinci Code n’a fait qu’amplifier. Mais alors, quel Concile si ce n’est celui-ci ? Il a bien fallu qu’une autorité décide, non ?

    La vérité est qu’il n’y en a eu aucun. Certes, des conseils d’églises régionaux ont fait des déclarations à propos du canon (Laodicée, Carthage, Hippo) mais ils n’ont fait qu’énoncer une liste de livres reconnus comme documents de fondements de la foi chrétienne. Ils ont annoncé quelle était la situation à cette époque ; ils n’ont pas décrété ce qu’ils auraient voulu qu’elle soit. Répétons-le encore, ils n’ont ni créé, ni autorisé ni déterminé le canon. Ils ont simplement reconnu le canon tel qu’il était.

    C’est un bon rappel du fait que le canon du Nouveau Testament n’a pas été qu’une construction humaine. On peut dire la même chose du canon de l’Ancien Testament. En savoir plus.

  6.  

  7. Les chrétiens furent en désaccord à propos de la canonicité de certains livres du Nouveau Testament. C’est vrai, la constitution du canon n’a pas toujours été facile et limpide et n’a rien du processus aseptisé par lequel les mormons prétendent que Dieu leur a donné le Livre des mormons (un ange venu des cieux avec des tablettes en or, …). Il serait néanmoins dommage que ces désaccords entre chrétiens de cette époque soient utilisés pour attaquer la validité des 27 livres du canon du Nouveau Testament que nous connaissons aujourd’hui, et ce, pour plusieurs raisons :

    1. N’oublions pas (cf points précédents) que ces désaccords ne concernèrent qu’une poignée de livres et non pas chacun, comme voudraient nous le faire croire certains critiques.
    2. Ces disputes furent modérées et limitées. Origène cite le cas de 2Pierre, refusé par certains Pères de l’église, sans qu’on ait de raison de penser que la majorité des chrétiens ait suivi leur avis.
    3. Rappelons-nous aussi que la communauté chrétienne arriva finalement à un accord profond et durable à ce sujet. Certains critiques dévalorisent ce consensus arguant que l’important est qu’il y a eu désaccord. Mais pourquoi les désaccords entre chrétiens leur paraissent-ils importants … et leur unité insignifiante ???

    Derrière ces critiques se cache la présupposition que Dieu ne procèderait pas ainsi, et qu’il aurait fallu que les 27 livres soient quasi unanimement et instantanément acceptés par tous… Mais comment les détracteurs du canon actuel peuvent-ils savoir comment Dieu est censé procéder pour nous transmettre sa Parole ??? D’où tirent-ils leurs sources d’inspiration à ce propos ? Sûrement pas du Nouveau Testament puisque qu’ils le critiquent !!!

    Il est beaucoup plus raisonnable de penser que des désaccords étaient inévitables, étant donné la façon dont les livres ont été concrètement produits, avec leurs circonstances historiques, diffusés par plusieurs auteurs, sur différents continents, en des périodes différentes. Tout cela nous rappelle que Dieu utilise parfois des processus historiques classiques pour accomplir sa volonté. En savoir plus.

  8.  

  9. Les premiers chrétiens considérèrent que les livres canoniques s’auto-authentifiaient. Les Pères de l’église reconnurent dans les livres canoniques certaines qualités qui les authentifiaient comme venant de Dieu. Ils affirmaient qu’ils pouvaient entendre la voie de leur Seigneur dans ces livres. En théologie moderne, on parle d’auto-authentification.

    Bien entendu, certains objectèrent que ces mêmes livres sont rejetés par beaucoup, mais c’est oublier le rôle du Saint-Esprit de convaincre et d’ouvrir les yeux sur la nature de ce qu’on lit dans les Ecritures. Ces livres s’imposèrent à l’Église en raison de ce qu’ils sont. En savoir plus.

Comme disait souvent le professeur Arthur Darby Nock d’Harvard au sujet de la formation du Nouveau Testament : « les routes les plus fréquentées en Europe sont les meilleures routes, et c’est pourquoi elles sont si fréquentées« .

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