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Un poisson dans le netRéflexionLa vie du chrétien : toujours joyeuse ? (5/5)

La vie du chrétien : toujours joyeuse ? (5/5)

Cinquième et dernière partie de notre série sur le renouvellement de l’intelligence selon la Bible, par David Schutes. Retrouvez le sommaire de la série ici.

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5) La vie du chrétien : toujours joyeuse ?

« Nous savons, du reste, que toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né d’un grand nombre de frères » (Rom. 8.28-29).

Nous avons du mal à tenir compte de l’éternité dans nos choix. Dieu, par contre, ne peut pas bien faire autrement. Il n’a aucun problème pour concevoir l’éternité ; il ne peut pas ne pas en tenir compte. Le but de Dieu est effectivement notre bien (ce qui rentre parfaitement dans le principe du schéma 4), mais non forcément notre plaisir à court terme (ce qui rentre dans le principe des schémas 5 à 8). Le « bien » de Rom. 8.28 n’est pas la guérison, la prospérité, ou le plaisir dans la vie, mais le fait d’être « conforme à l’image de Jésus-Christ ». Pour d’autres passages qui nous montrent notre but ultime, exprimé parfois différemment, voir Es. 11.9-10, Col. 1.22, 2 Pi. 3.13, 1 Jn. 3.2, et Jude 1.24, entre autres.

La première des choses pour le chrétien, c’est de comprendre cela, et de décider si c’est effectivement son but. Car Dieu ne nous propose pas autre chose. La foi étant la confiance en Dieu qu’il fera ce qu’il a promis, il s’agit de savoir si nous désirons effectivement être conforme à l’image de Jésus-Christ. Si ce que nous voulons de Dieu se situe surtout sur le plan du plaisir, de la santé et de la prospérité dans cette vie, notre but n’est pas le même que le sien. Ce que nous avons n’est donc pas la foi biblique.

Ensuite, la foi implique le fait de croire que Dieu est effectivement en train de tout mettre en place en vue de nous rendre conformes à l’image de Jésus-Christ. Dire que Dieu est bon parce qu’il nous a donné telle chose qui nous a fait plaisir, n’est pas parfaitement juste. Le fait est que Dieu est bon, même s’il ne nous donne pas ce que nous voulons, même s’il nous laisse dans une situation extrêmement difficile, qui n’en finit pas.

Nous sommes appelés, nous aussi, à poursuivre activement ce même but, ce qui est logique. Accepter le salut, c’est manifester le désir d’atteindre le but que Dieu nous propose. Le simple fait d’être conséquents avec nous-mêmes veut dire que nous chercherons ce but aussi. Bien sûr, nous n’y arriverons pas ; c’est l’œuvre de Dieu qui nous le donnera. Mais nous le chercherons parce que c’est notre but. Cela veut dire que nous vivrons notre vie en fonction de la question : « Qu’est-ce qui m’approche du Seigneur, et de la conformité à l’image de Jésus-Christ ? »

Mais la poursuite de ce but éternel est-elle en contradiction avec le bien-être sur le moment ? Autrement dit, pourquoi Dieu ne nous donne-t-il pas les choses agréables maintenant, en plus de la promesse d’être un jour conforme à l’image de Jésus-Christ ?

Les deux ne se contredisent pas toujours, et c’est la raison pour laquelle Dieu nous donne, souvent, des bénédictions sur le plan immédiat et matériel. Tant que cela n’entrave pas son but ultime pour nous ou pour quelqu’un d’autre, Dieu n’est pas du tout réticent à nous donner du plaisir dans cette vie.

Mais n’oublions pas que Dieu désire que « votre foi éprouvée -bien plus précieuse que l’or périssable, cependant éprouvé par le feu- se trouve être un sujet de louange, de gloire et d’honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ » (1 Pi. 1.7). Notre foi n’est jamais pure et, comme l’or, c’est souvent le passage par le feu qui la purifie davantage.

Le problème de base de l’homme pécheur, c’est le refus de faire confiance à Dieu et la séparation volontaire d’avec lui qui en résulte. Il s’ensuit que notre plus grand bien, si nous voulons remédier les choses à la base et non sur un plan superficiel, c’est d’apprendre à faire davantage confiance à Dieu.

Quand tout va relativement bien, par contre, nous nous trompons facilement sur la solidité de notre foi : Dans des moments où Dieu nous donne tout ce que nous voulons sur le moment, il est facile de croire à sa bonté. Ce n’est donc que dans la difficulté que nous découvrons le véritable état de notre foi, afin de grandir dans notre confiance en Dieu. Le processus est douloureux, mais nous porte directement vers le but de la conformité à l’image de Jésus-Christ.

Et pourquoi Dieu ne le ferait pas directement, par « miracle », plutôt que par ce processus lent et pénible ? Je vois au moins deux raisons :

  • D’abord, c’est là que nous apprenons nous-mêmes si notre véritable but est d’être conforme à l’image de Jésus-Christ, ou non. Si nous acceptons mal un processus qui nous permet, déjà dans la chair, de nous approcher tant soit peu de notre but, il y a des raisons sérieuses de douter que ce soit véritablement notre but. Dans ce cas, il vaudrait mieux le savoir dès que possible.
  • Deuxièmement, notre fidélité dans l’épreuve peut être un grand encouragement pour d’autres, car c’est là que le monde peut voir que nous ne marchons pas avec Dieu « par intérêt » (au moins sur le plan matériel), mais parce que nous désirons réellement nous approcher d’un Père si bon. Parfois Dieu se glorifie dans ses interventions miraculeuses en faveur des siens, et parfois il se glorifie quand les siens sont « fidèles jusqu’à la mort » (Ap. 2.10).

Choisissons donc d’avancer vers le but que Dieu a fixé pour nous, d’une façon bien intelligente et déterminée. Comprenons que notre véritable bien-être est à mesurer à long terme, et selon des valeurs spirituelles plutôt que matérielles. Poursuivons ce but dans les beaux jours comme dans les mauvais (car l’un comme l’autre peut devenir un piège, pour nous détourner de notre cheminement vers Dieu et Dieu seul). Sachons finalement que nous avons la certitude d’atteindre le but, non parce que nous sommes forts (ou parce que notre foi est forte), mais parce que Dieu est fidèle. Que nous faudrait-il de plus ?

« Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, progressez toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur » (1 Cor. 15.58).

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Photo Credit: Angelo González via Compfight cc

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