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Un poisson dans le netRéflexionComment vivre le présent pour ne pas gâcher l'avenir

Comment vivre le présent pour ne pas gâcher l'avenir

Un texte traitant des relations garçon-fille et du mariage, retrouvé dans nos archives et jamais publié. Nous le sortons donc en le dépoussiérant un peu… Tout lien avec une actualité législative récente n’est pas à exclure … 😉

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COMMENT VIVRE LE PRESENT POUR NE PAS GACHER L’AVENIR

L’enjeu psychologique des relations garçon/fille

ou

Pourquoi Dieu nous dit toujours « Non! » s’il veut qu’on soit heureux ?

Introduction : le mariage est une relation personnelle unique.

Mais c’est néanmoins, et avant tout, une relation personnelle. Deux types de difficultés dans le mariage, donc : Celles qui caractérisent toute relation personnelle, et celles qui relèvent du fait que le mariage est une relation spéciale. Tous les principes pour réussir une relation en général s’appliquent au mariage (certains y prennent une importance primordiale), mais le mariage est plus que cela.

Quelles sont les différences entre le mariage et une bonne amitié ?

  1. L’ampleur (il engage tous les aspects de la vie) et la profondeur (beaucoup plus proche que n’importe quelle amitié) de la relation. Ceci veut dire que « le bocal est renversé » régulièrement, et que l’autre saura ce qu’il y a au fond de notre cœur souvent même quand nous ne sommes pas « renversés ». La maturité personnelle est donc très importante, pour bien vivre une relation aussi proche.

  2. L’aspect sexuel de la relation. Ceci veut dire qu’une moralité particulière s’y applique, ainsi qu’à toute relation qui pourrait toucher à la sexualité.

Nous verrons ces deux aspects de la sexualité et du mariage.

A. La nature de la moralité : comment définir le bien et le mal ?

Les différentes approches de la moralité que nous trouvons dans le monde peuvent être groupées en trois grandes catégories. Pratiquement tout système moral utilise au moins deux, si ce n’est les trois, de ces approches.

1. La moralité arbitraire : le légalisme.

Il n’y a pas de « pourquoi » dans cette moralité. Si une chose est mauvaise, elle est mauvaise parce qu’elle est mauvaise, sans plus. Ceci peut être exprimé dans des termes comme « l’adultère est péché parce que Dieu a dit que c’est péché » sans changer la nature essentielle de la chose. Pourtant, Dieu a des raisons pour ce qu’il fait ; autrement, la bonté essentielle de sa nature serait mise en cause.

L’accent dans un tel système est forcément sur les actes, plutôt que sur les motivations ou conséquences des actes.

Il y a deux problèmes fondamentaux dans un tel système :

  1. Il n’y a aucun moyen valable d’évaluer les enseignements d’un tel système.
  2. Il est pratiquement impossible de transmettre ses valeurs à une autre personne — en dehors d’une structure hiérarchique par laquelle on peut obliger la conformité même si le coeur n’y est pas — quand on s’appuie sur une moralité arbitraire.

2. La moralité pragmatique : le « bien » est ce qui nous aide à atteindre le but.

« La fin justifie les moyens » est le principe de base ici. Il ne s’agit pas de savoir si un certain comportement est « bon » ou « gentil », mais s’il est utile. La moralité du communisme est une moralité pragmatique, ainsi que la moralité induite par l’évolution.

Dans un tel système, aucun acte ne peut être considéré comme bon ou mauvais en soi. Sa « valeur » est déterminée uniquement en fonction de l’accomplissement ou non-accomplissement du but ultime. L’accent est donc forcément sur le but ; l’acte lui-même, ainsi que les motivations qui l’ont inspiré, sont d’importance secondaire. Si un acte n’aide pas à atteindre le but, peu importe si l’intention était bonne.

Deux problèmes :

  1. On se trompe presque obligatoirement sur le but.
  2. On manque des compétences pour évaluer si ce que nous faisons est réellement « utile » ou pas, même en vue d’atteindre le véritable but. Un mensonge « pour une bonne cause », par exemple, peut faire un grand mal subtil et invisible.

3. La moralité du plaisir : ce qui fait plaisir ne peut pas être péché.

« Fait ce qui te plaît. » « Il est interdit d’interdire. » Une moralité à court-terme. Notons que ceux qui vivent selon ce principe ne sont pas aussi tolérants qu’ils le croient. Ils refusent strictement à quiconque le droit de penser qu’il existe une moralité absolue, de la pratiquer, et de l’enseigner.

L’accent n’est ni sur l’acte ni sur la motivation, mais sur la conséquence. La seule chose importante est d’être heureux. Mais même si une chose ne te rend pas heureux, ce n’est pas un péché dans le sens absolu.

Deux problèmes :

  1. Ce qui fait même très plaisir sur le moment peut être carrément désastreux à long terme (les drogues, par exemple).
  2. Ce qui fait plaisir à l’un peut nuire à l’autre, ce qui produit une moralité égoïste et contradictoire.

4. La moralité chrétienne : Dieu sait ce qui nous rendra véritablement heureux.

  • La moralité arbitraire a retenu le principe important d’une autorité ; nous en avons besoin parce que de nous-mêmes nous sommes souvent incapables d’évaluer correctement nos actions.
  • La moralité pragmatique a retenu le principe important d’un but ; nous ne pouvons pas vivre seulement pour l’immédiat.
  • La moralité du plaisir a retenu le principe important que notre bien-être ultime est dans le fait d’être heureux.

Mais chaque système est une dégénération de la loi de Dieu, et ne contient qu’une part de vérité — ce qui devient un mensonge.

Les deux aspects importants du « pourquoi » de la moralité chrétienne sont le fait de considérer les effets à long terme de ce que nous faisons, et le fait que nous ne pouvons pas, de par notre nature (créés à l’image d’un Dieu d’amour), être vraiment heureux à long terme sans chercher également le bien-être de l’autre. Notre besoin d’aimer ne contredit pas notre besoin d’être heureux :

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (cf. Mt. 22.34-40 et Rom. 13.8-10.)

Ainsi, l’accent primordial est sur la motivation : l’amour qui s’engage à rechercher le bien-être des autres. Pourtant, les conséquences de l’acte ne sont pas minimisées, puisque notre comportement doit produire un certain résultat, le bien-être.

Notons toutefois qu’on peut agir sans comprendre tous les « pourquois » des actes (une approche qui ressemble à la moralité arbitraire), si on le fait à cause de la confiance en Dieu (la certitude que s’il nous dirige d’une certaine manière, il a d’excellentes raisons pour cela, des raisons qui découlent de son amour pour nous et tous ceux qui nous entourent).

Credit photo:
Photo Credit: HAMED MASOUMI via Compfight cc

4 thoughts on “Comment vivre le présent pour ne pas gâcher l'avenir

  1. ben contrairement à ce que je voulais faire, j’ai finalement décidé de ne pas publier la suite… En relisant plusieurs fois le reste du texte, je me suis rendu compte que je n’étais pas à l’aise avec les idées développées… La première partie est OK donc je l’ai laissée… C’est donc un choix de conscience… et oui, je sais, j’aurais dû mieux y réfléchir avant de commencer la série ! Désolé, et comptant sur votre compréhension. Je présente dès demain un autre texte que j’ai pris soin de bien lire et relire avant de le publier. Il devrait vous intéresser aussi !

    Fraternellement

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