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Un poisson dans le netRéflexionDes mythes à propos des traductions de la Bible

Des mythes à propos des traductions de la Bible

L’article  » Fifteen Myths about Bible Translation  » expose certains mythes récurrents concernant les traductions bibliques. Je relève ci-dessous les plus intéressants (libre adaptation du texte original) :

  • Une traduction mot à mot est forcément meilleure. Pas forcément ! Ceux qui ont l’habitude de jongler entre plusieurs langues le savent bien, la traduction mot à mot peut conduire à des textes incompréhensibles. Jérôme, l’un des pères de l’Église, réfutait déjà cette croyance erronée…
  • Les traductions modernes ont enlevé des mots et des versets de la Bible. Faux ! La référence, c’est ce qu’on lit dans les meilleurs manuscrits grecs et hébreux et ce sont ces textes, qu’on connait maintenant mieux qu’à l’époque, qui servent de base au traductions modernes. Dans certaines anciennes traductions (dont la fameuse King James), on trouve à certains endroits plus de mots que dans ces manuscrits. Ce sont donc parfois les anciennes traductions qui sont problématiques…
  • Certaines doctrines essentielles sont menacées par les traductions modernes. Pas du tout ! Aucune doctrine essentielle, ayant par exemple trait au salut, n’est affectée par les traductions modernes et sérieuses (on exclut ici bien évidemment les textes dévoyés diffusés par les sectes). Attention, ce point ne vaut pas acceptation aveugle des nouvelles traductions sous prétexte qu’elles sont plus modernes !
  • Le chapitrage et la numérotation des versets sont inspirés. Non ! Ils ont été ajoutés des siècles plus tard : Les chapitres par Stephen Langton, archevèque de Canterbury, au début du 13° siècle ; les versets à partir de 1551. C’est Robert Estienne, un imprimeur parisien, qui ajouta des numéros à sa quatrième édition de son Nouveau Testament grec, pour faciliter le repérage.

Pour « la petite histoire », on m’a proposé récemment d’ajouter à notre liste des traductions francophones de la Bible accessibles par internet, la traduction en français … de la King James anglaise. Il s’agit alors de la traduction d’une traduction, chose qu’il ne faut jamais faire sous peine de lourds contresens… Vous ne l’y trouverez donc pas (quelque soit l’intérêt culturel et historique de cette réalisation).

Credit photo:
http://photoxpress.com

One thought on “Des mythes à propos des traductions de la Bible

  1. Merci beaucoup pour cet article ; vous nous rappelez des vérités très utiles. Nous ne devons jamais oublier qu’avec n’importe quelle traduction, même fautive (et elles le sont toutes) on a accès à tout ce dont on a besoin pour notre salut en Jésus Christ et notre édification.

    Bravo aussi pour avoir refusé la « King James Française » A part le non-sens linguistique d’une traduction de traduction, ce projet est néfaste car il incite les chrétiens à douter de leur traduction « moderne ». Comme si il n’y avait pas déjà assez de questions qui se posent… :-).

    Trois autres observations : (1) il y a trop de traductions. Il n’est pas forcément nécessaire d’avoir 25 traductions de la Bible à sa disposition. Mieux vaut en avoir une ou deux et l’étudier avec zèle ! (2) A notre époque où Internet et les nouveux moyens technologiques permettent à n’importe qui de diffuser et publier n’importe quoi il est important de s’en tenir à une traduction faite par des experts reconnus. Par exemple je vois dans la liste des traductions la « Bible La Pomme ». C’est quoi cette Bible? Qui est derrière ? Le ou les traducteur(s) est/ sont il(s) compétents ? (3) C’est vrai qu’une traduction « mot pour mot » (façon de parler) n’est pas forcément plus juste mais il faut aussi garder à l’esprit que dans les versions moins littérales les traducteurs prennent des décisions d’ordre théologique (et pas seulement sémantique) dont le lecteur n’est pas toujours conscient. Par exemple, le fameux et difficile verset 1 Timothée 4.10 (Dieu est le sauveur de tous les hommes, surtout les croyants) devient, dans la Bible du Semeur « Dieu est le bienfaiteur de tous les hommes et au plus haut point de ceux qui se confient en lui ». C’est un bon exemple d’une traduction « dynamique » qui gomme une difficulté du texte par une interprétation théologique discutable. Le traducteur prend la decision au lieu de la laisser au croyant et a’ son pasteur.

    Mais j’en ai déjà trop écrit, je m’arrête là. Quand on se met à parler de traduction de la Bible, on en finit plus ! Merci encore pour votre article et que le Seigneur vous bénisse.

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