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Un poisson dans le netRéflexionEn quoi suis-je pécheur ? Partie 9/9

En quoi suis-je pécheur ? Partie 9/9

Un texte très intéressant, expliquant les bases de l’Évangile avec le talent inimitable de l’un de nos auteurs !

 

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« Le jour où tu en mangeras, tu mourras irrémédiablement ! »

Spring Lamb Que s’est-il donc passé ? Tout simplement ceci : Dieu a bien jugé. Il s’est bien conformé à sa sentence. Il a bien laissé sa justice et sa colère s’exprimer. Cependant, la peine s’est exercée, non pas aux dépens du coupable, mais aux dépens de l’innocent. Le châtiment est bien tombé, mais au dernier moment, Dieu l’a détourné pour le laisser tomber sur un remplaçant.

Vous me direz : « après tout, il ne s’agit que d’un animal ; et c’est très lointain. Je ne vois pas très bien ce que cela a à faire avec moi. »

Cet animal innocent, sacrifié à la place des coupables, constitue pourtant une sorte de panneau indicateur planté au bord de l’autoroute de l’histoire, un panneau indicateur pointant vers une autre mise à mort, beaucoup plus près de nous celle-ci : Aux alentours de l’an 33 après Jésus-Christ, un vendredi matin, très tôt, avant même que le jour se lève, le Sanhédrin est réuni à Jérusalem. Devant ces responsables religieux, un homme, un innocent est accusé à tort. Le nom de l’innocent : Jésus. La sentence : la mort. La foule et les soldats conduisent Jésus l’innocent, vers le lieu du supplice. On le cloue sur une croix. Là, suspendu entre ciel et terre, Jésus l’innocent, s’écrie : « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font », et un peu plus tard : « Tout est accompli. » Après avoir dit ces paroles, Jésus l’innocent, baisse la tête et meurt. Pourquoi ?

L’apôtre Paul commente cet évènement en ces mots (je paraphrase un peu pour la compréhension) :

« C’est lui (Jésus) que Dieu a destiné, par son sang, (par sa mort) à être, pour ceux qui croiraient (c’est-à-dire pour moi, pour vous, si vous le voulez) victime propitiatoire, (la victime qui nous réconcilie avec Dieu, comme celle qui a sauvé la vie d’Adam et Ève) afin de montrer sa justice, (afin de la laisser s’exprimer sans pour autant m’anéantir) parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. » (Ro 3.25).

Tout comme pour le péché d’Adam dans le jardin d’Éden, Dieu ne peut pas ne pas exprimer sa justice. Souvenez-vous, Il est absolument Juste ! Pourtant, pour que sa justice soit satisfaite mais aussi pour que le coupable soit épargné, (moi qui suit coupable, moi qui ait contracté envers Dieu des dettes et qui ne suis pas solvable), il est indispensable qu’une victime innocente reçoive à ma place le châtiment. Peut-être pensez-vous que cette façon de faire est mauvaise, que cela non plus n’est pas juste. Ce ne le serait pas en effet, des circonstances normales, mais la Bible nous apprend ceci :

« Jean 10.17 Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. 18 Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre » Et aussi : Jean 10:11 « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. » Eh oui, Jésus, la victime innocente qui reçoit la punition de nos péchés, le fait, par obéissance à son père, mais aussi de son plein gré ; par amour pour nous, pour vous, pour moi. Ce qui est arrivé à Jésus n’est pas injuste dans le sens où nous l’entendons, parce que Jésus s’est porté volontaire pour nous sauver. Un peu comme quelqu’un qui se jette à l’eau pour sauver quelqu’un qui se noie, et qui y laisse la vie. Si trouvez toujours que c’est injuste, Jésus nous répond (Matthieu 20:15) : « Vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? »

Pour résumer : Étant donné que nous ne sommes pas parfaits, nous ne cessons d’accumuler tout au long de notre vie, des dettes envers nos semblables. En tant que père, mère, époux, fils, fille, ami, voisin, patron, employé, citoyen etc. etc. De plus, nous ne cessons d’en contracter également auprès de notre Créateur, à tel point que même celles qui nous sont dues (les offenses qu’on nous a faites) lui reviennent de droit. Notre débit est tellement énorme que le sort qui nous attend est la séparation éternelle, loin de la présence de Dieu. Jésus décrit la chose ainsi :

Mt 5.25 « Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. 26 Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant. »

Si Dieu n’était que ‘Justice’, la sentence devrait brutalement s’exercer contre nous et nous anéantir. Mais Il est aussi ‘Amour’. La dette que nous avons contractée, et que nous sommes incapables de payer, Dieu nous fournit le moyen de la présenter à quelqu’un capable de régler l’addition à notre place. De toute façon l’ardoise sera payée. Mais elle peut l’être par quelqu’un de très riche, par Jésus lui-même !

Voici donc le choix qui se présente à nous. Lorsque je comparaîtrai devant mon Dieu, et qu’il me présentera ma dette, je pourrai lui dire : « Mon Seigneur et mon Dieu, mon bon Père, je suis incapable de régler cette monstrueuse dette que tu me présentes. Je ne possède pas le moindre centime, ni de franc ni d’euro, pour commencer à en régler la plus petite partie. Tel que suis, sans rien à moi ! Cependant je m’appuie sur le sacrifice de Jésus. Il ne te devait rien, mais il m’a proposé, gracieusement et avec amour, de prendre à son compte tout mon passif. » Alors je redirai : « Tel que je suis, sans rien à moi, sinon son sang versé pour moi ! ». C’est là mon seul espoir !

Écoutez comment Jésus décrit cet évènement :

Mt 25.31 « Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire. 32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs; 33 et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. 34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. 35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli; 36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi. 37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire? 38 Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu? 39 Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi? 40 Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. »

D’après ce texte, non seulement Jésus me remettra ma dette, mais il portera en plus au crédit de mon compte des attitudes dont je n’avais pas conscience. Comme le dit un cantique : « Quelle grâce, quelle grâce ! »

Par contre, tant que je vis, j’ai aussi la possibilité de contester cette manière de faire de Dieu. Je peux lui dire, par exemple : « Dieu, si jamais tu existes, je ne suis pas d’accord. Je ne reconnais pas avoir contracté des dettes. Je ne veux surtout pas que quoi que ce soit soit placé sur les épaules de Jésus. Je suis quelqu’un de bien. Je ne suis pas coupable. Si je dois quelque chose, je le paierai moi-même ! »

Dans ce cas-là, voici ce que Dieu dit :

(Mt 25.41) « Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. 42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire; 43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. 44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté? 45 Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. »

Autrement dit : Puisque tu refuses le salut que je te propose par amour, puisque tu refuses la seule planche de salut qui existe, tu te condamnes à t’acquitter toi-même de toutes tes dettes, des plus petites aux plus grosses, ce qui t’es impossible. Tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé jusqu’au dernier centime, et crois-moi, l’éternité ne sera pas assez longue pour cela. Par ton attitude, Le sacrifice de mon fils ne peut t’être d’aucune utilité. Tout ce que tu as fait, pensé, et dit, peut et sera donc retenu contre toi. Tu te condamnes à être séparé de moi à jamais.

Et Jésus conclut : « Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. » (Mt 25.46)

Je t’en supplie, « Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. (Sinon) Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant ». (Matthieu 5:25)

Comme le dit la Bible : « C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant. »

 

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Credit photo:
essjay

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