Main menu
Un poisson dans le netRéflexionEn quoi suis-je pécheur ? Partie 6/9

En quoi suis-je pécheur ? Partie 6/9

Un texte très intéressant, expliquant les bases de l’Évangile avec le talent inimitable de l’un de nos auteurs !

<<< Début du texte Sommaire Partie suivante >>>

 

Mes dettes et le temps

Tout à l’heure, nous avons émis l’hypothèse que, peut-être, le fleuve du temps enfouissait dans ses eaux une grande partie des alluvions de nos dettes. Rien n’est plus faux. Les dettes contractées, (toutes les dettes contractées) l’ont été envers un Dieu Éternel, c’est-à-dire un Dieu pour qui il n’existe ni hier, ni demain. Seulement un éternel « aujourd’hui ». Il ne peut donc en aucun cas y avoir prescription. Pour Dieu, ce que j’ai fait il y a 20 ans est tout aussi frais que ce que j’ai fait il y a 10 minutes, ou que ce que je fais maintenant, puisqu’Il est éternel ! Pour Lui, mes actions, mon péché, ne se dissipe pas telle une fumée, dans l’entropie universelle. Les tempêtes du sablier de chronos sont complètement incapables de recouvrir, de dissimuler ou d’effacer quoi que ce soit.

Dieu est éternel chronologiquement, mais Il est aussi géographiquement omniprésent comme nous le montre ce verset :

Psaume 139.7 « Où irais-je loin de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta face? 8 Si je monte aux cieux, tu y es; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. 9 Si je prends les ailes de l’aurore, Et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, 10 Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira. 11 Si je dis: Au moins les ténèbres me couvriront, La nuit devient lumière autour de moi; 12 Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, La nuit brille comme le jour, Et les ténèbres comme la lumière. »

Ou bien :

Psaumes 90:4 « Car mille ans sont, à tes yeux, Comme le jour d’hier, quand il n’est plus, Et comme une veille de la nuit. »

Et encore :

2 Pierre 3:8 « Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. »

Puisque les dettes que nous avons contractées, l’ont été envers un Dieu Éternel, elles deviennent par conséquent elles-mêmes des dettes éternelles, donc imprescriptibles. C’est ce qu’on voit en Mathieu 25.41, un passage qui normalement devrait nous faire frémir :

« Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire; j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. Ils répondront aussi: Seigneur, quand (sous-entendu, il y a belle lurette que cela s’est passé) quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté? Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. (Sous-entendu, car pour moi, Dieu éternel, rien ne passe !) Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »

Je sais bien que certains aimeraient vivre sans rien devoir à personne, en libres citoyens de leur propre république, mais c’est impossible. Dieu ne nous donne pas le choix. Ce n’est pas par hasard que nous sommes nés ; nous n’avons pas été parachuté en France, à notre époque, dans notre contexte familial et culturel, par je ne sais quelle force aveugle. Bien au contraire. Nous avons été créés, et nous l’avons été par Dieu ! C’est Lui qui a décidé de notre époque, de notre famille, de notre contexte socio culturel. N’en avait-il pas le droit ? Qui pourrait contester à Dieu cette prérogative.

Il a le droit d’attendre de nous que nous l’aimions et que nous le servions de notre mieux, parce qu’il est notre Dieu, notre Créateur, notre Père, notre Maître. Se rebeller contre cette idée, c’est lui faire offense, et lui faire offense, c’est contracter une dette envers lui. En ce qui nous concerne, ne nous octroyons-nous pas le droit de créer des objets utiles, des voitures qui nous transportent, des outils dont nous nous servons ?

Ma voiture, par exemple, n’a pas demandé à être construite, mais est-ce que cela veut dire que les hommes n’avaient pas le droit de la produire ? Que nous aurions dû lui demander son avis ? Non seulement nous avions le droit de la construire, mais en plus, je suis parfaitement en droit d’attendre d’elle qu’elle me rende le service pour lequel elle a été conçue ; qu’elle m’amène à la destination que je lui impose, quand je veux, comme je veux. Elle ne peut pas me contester ce droit.

C’est la même chose pour moi. Je ne peux pas contester à mon créateur le droit de m’avoir créé. Je ne peux pas lui dire : « je ne t’ai rien demandé, laisse-moi tranquille ». Ce serait ajouter un péché, donc une dette, à tous ceux que j’ai déjà commis. Le problème vient de ce que, en nous élevant à tort à la place de Dieu, nous ne prenons pas en compte les droits de Dieu sur sa création en général, et sur moi en particulier.

Souvent ce que l’on appelle les péchés (au pluriel, c’est à dire les vols, les adultère, les violences), ne sont que les conséquences, les fruits de notre péché (au singulier), c’est-à-dire de mon refus de permettre à Dieu d’occuper la place qui lui revient de droit, mon refus de l’adorer, de l’honorer, de le servir et de l’aimer, refus qui est vraiment l’essence du péché. Si Dieu est mon Père, le but de ma vie est de l’aimer et de le servir comme un fils. Tout à l’heure, j’ai cité le verset :

« Si je suis père, où est l’honneur qui m’est dû? Si je suis maître, où est la crainte qu’on a de moi? Dit l’Eternel des armées … »

Si je néglige cela, je contracte envers Dieu une dette, une dette que je serai totalement incapable, mais alors totalement incapable, de rembourser.

 

<<< Début du texte Sommaire Partie suivante >>>
Credit photo:
tmh9

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons by-nc-sa. ©2016 Un poisson dans le net (http://unpoissondansle.net).
RSS Articles - RSS Commentaires - Contact

Commentaires récents