Main menu
Un poisson dans le netRéflexionLes dénominations protestantes et évangéliques – Conclusion du cours

Les dénominations protestantes et évangéliques – Conclusion du cours

vein.sketch

L’École Biblique Emmaüs de Côte d’Ivoire nous a proposé de diffuser certains de leurs cours et c’est avec un grand plaisir que nous vous proposons le premier d’entre eux, « Les dénominations protestantes et évangéliques », par Olivier de Tarragon. Un sommaire de cette série vous permettra de retrouver l’ensemble des fiches de ce cours. Une version PDF de l’ensemble sera disponible dès la dernière fiche publiée. Aujourd’hui, la conclusion du cours.

Il y a donc dans les dénominations protestantes et évangéliques différentes interprétations sur le baptême et la cène ainsi que sur le gouvernement de l’église.

A – Les trois types de gouvernement de l’église

1) – Le type épiscopal

L’autorité réside dans les évêques qui sont en charge de plusieurs églises. Cette autorité provient le plus souvent de la croyance en la succession apostolique remontant aux premiers apôtres (cf. le catholicisme romain).

▶ églises Anglicane, Episcopalienne / Episcopale, Méthodiste

2) – Le type presbytérien

L’autorité repose sur les anciens qui gouvernent l’église locale. Au dessus de l’église locale, se trouve le consistoire et au-dessus du consistoire, il y a le synode et enfin l’assemblée générale qui est la plus haute autorité.

▶ églises Réformée et Presbytérienne

3) – Le type congrégationaliste

L’autorité reste au niveau de l’église locale qui est autonome (et démocratique). En vertu du sacerdoce universel, tous les membres prennent les décisions et des anciens, élus par les membres, supervisent l’église. Aucune autorité en dehors de l’église locale n’a d’autorité sur elle.

▶ églises Baptistes, Congrégationalistes et autres églises Evangéliques et Pentecôtistes

Aucun texte biblique ne justifie une forme de succession dans la lignée apostolique (type épiscopal). Le Nouveau Testament ne mentionne aucune organisation supervisant l’église locale. Les formes presbytérienne et congrégationaliste de gouvernement de l’église locale sont soutenues par l’Ecriture.

B – Les trois conceptions du baptême

1) – La régénération baptismale

Le baptême accorde la grâce du salut et le pardon des péchés. Cette doctrine a été empruntée au catholicisme romain par Martin Luther qui a conservé des points importants de l’Eglise Catholique. Les enfants doivent donc être baptisés ayant peut-être une foi inconsciente ou celle de leurs parents. Ainsi cet engagement doit être confirmé plus tard par la confirmation.

▶ église Luthérienne

2) – Le signe et sceau de l’alliance

Le baptême est le signe de la nouvelle alliance, la nouvelle circoncision. Il nous assure les promesses de Dieu. Les enfants deviennent membres de l’Eglise par le baptême tout comme les israélites étaient juifs par la circoncision.

▶ églises Réformée et Presbytérienne

3) – Le symbole de la régénération

Le baptême est le signe extérieur d’un changement intérieur. Seuls les croyants, convertis, régénérés et donc baptisés dans le Saint-Esprit peuvent le recevoir. Ainsi le baptême du Saint-Esprit doit précéder le baptême d’eau.

▶ églises Baptistes et autres églises Evangéliques et Pentecôtistes

C – Les trois interprétations de la cène

1) – La consubstantiation

La consubstantiation est l’interprétation selon laquelle le corps et le sang du Christ sont réellement présents dans le pain et le vin de la cène. Elle est apparentée à la doctrine catholique de la transsubstantiation selon laquelle le pain et le vin sont transformés en vrai corps et en vrai sang de Jésus-Christ tout en conservant l’aspect du vrai pain et du vrai vin.

▶ église Luthérienne

2) – La présence spirituelle

Jésus-Christ est spirituellement présent dans le pain et le vin. Jean Calvin parlait de la présence mystique de Christ dans ces éléments qui communique la grâce au communiant.

▶ églises Réformée et Presbytérienne

3) – Le symbole ou mémorial

Le pain et le vin de la cène sont seulement figuratifs et commémorent la mort sacrificielle de Jésus-Christ, dans l’attente de son retour. La cène est une communion entre les croyants qui mangent et boivent les mêmes éléments symboliques en mémoire du sacrifice de la Croix.

▶ églises Baptistes et autres églises Evangéliques et Pentecôtistes

CONCLUSION

Depuis le début du 20e s. les différentes dénominations protestantes et évangéliques se sont rapprochées les unes des autres au sein du Conseil Œcuménique des Eglises (C.O.E.). En 1910, une conférence internationale pour la mission eut lieu à Edimbourg (Angleterre) et d’elle sont sortis trois courants d’efforts œcuméniques : un courant d’évangélisation (mission), un courant de service (christianisme pratique : Vie et Action) et un courant doctrinal (Foi et Constitution).

Cette conférence missionnaire d’Edimbourg connut d’autres rencontres par la suite et elle donna plus tard naissance, en 1948 à Amsterdam (Hollande), au C.O.E. où 147 églises étaient représentées. Ce conseil conserva les trois courants d’efforts œcuméniques.

Les églises officielles ainsi que bon nombre d’églises indépendantes sont devenues membres du C.O.E. Celui-ci inclut 349 dénominations et communautés d’églises et représente quelques 550 millions de personnes dans 140 pays des six continents, le plus grand nombre d’églises se trouvant en Afrique (27%). Les églises orthodoxes des pays de l’Est ont été membres du C.O.E. depuis qu’il a été constitué. A celles-ci se sont ajoutées l’Eglise Adventiste, les églises vieilles catholiques, les églises d’institution africaine, etc. … Les églises membres du C.O.E. sont à 28 % de tradition réformée, à 16 % de tradition luthérienne et à 11 % des méthodistes.

Ce conseil s’est discrédité par sa théologie très libérale et par son engagement politique (la théologie de la libération et l’acceptation des églises reconnues officiellement dans les pays communistes et qui persécutaient les chrétiens fidèles).

Ainsi le facteur d’union des églises aujourd’hui est plutôt le mouvement charismatique (la 2e vague du pentecôtisme) qui est accepté par tous les groupes pentecôtistes (550 millions) et qui se répand à grande vitesse dans les églises indépendantes et aussi maintenant dans les églises officielles qu’elles soient protestantes ou catholique (alors que l’Eglise Catholique n’est pas membre du C.O.E.). De la sorte, le mouvement charismatique qui a pénétré l’Eglise Catholique semble supplanter le mouvement œcuménique pour l’unification mondiale des églises et par la suite être le ciment spirituel de la religion mondiale, Babylone la Grande, décrite dans l’Apocalypse.

Credit photo:
hildeengwenverbouwen

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons by-nc-sa. ©2017 Un poisson dans le net (http://unpoissondansle.net).
RSS Articles - RSS Commentaires - Contact

Commentaires récents