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Un poisson dans le netRéflexionLes dénominations protestantes et évangéliques – Les Eglises Libres

Les dénominations protestantes et évangéliques – Les Eglises Libres

L’École Biblique Emmaüs de Côte d’Ivoire nous a proposé de diffuser certains de leurs cours et c’est avec un grand plaisir que nous vous proposons le premier d’entre eux, « Les dénominations protestantes et évangéliques », par Olivier de Tarragon. Un sommaire de cette série vous permettra de retrouver l’ensemble des fiches de ce cours. Une version PDF de l’ensemble sera disponible dès la dernière fiche publiée. Aujourd’hui, Les Eglises Libres.

geom.XVII_70x100cm2 – Les Eglises Libres

A – L’origine

Pendant le réveil du début du 19e s. se formèrent en France et en Suisse des églises indépendantes. Des assemblées se séparent de l’Eglise Réformée à cause du refus du réveil, du libéralisme et de l’emprise de l’Etat sur ces églises.

En 1826, une première Eglise Libre est fondée en France par l’évangéliste Pyt. En 1830 une autre naît à Lyon avec Adolphe Monod qui refusait de donner la cène aux inconvertis dans son église Réformée. Les pasteurs Frédéric Monod et Agénor de Gasparin quittent l’Eglise Réformée et fondent en 1849 l’Union des Eglises Evangéliques Libres (31 assemblées).

B – La doctrine

Leur confession de foi est très évangélique, insistant sur le sacerdoce universel de tous les vrais croyants et sur la séparation de l’Eglise avec le monde.

C – L’organisation

Les Eglises Libres sont indépendantes de l’Etat et sont des églises de professants.

1) Les membres

On devient membre après confession de foi et une demande de s’intégrer dans l’assemblée. La discipline était encore stricte il y a peu de temps.

2) Les ministères

Il y en a deux :

  • les pasteurs qui ont fait des études théologiques et ont été consacrés
  • les anciens qui prêchent et distribuent la sainte cène.
3) Le gouvernement

Ces églises sont gérées par :

  • un conseil presbytéral
  • un synode national tous les deux ans, ayant autorité légale sur certaines questions.

Chaque assemblée locale demeure libre de son organisation intérieure (système congrégationalisme).

D – Le culte

Il est très simple avec peu ou pas de liturgie.

  • le baptême peut être administré aux enfants par aspersion ou immersion avec aujourd’hui une forte tendance à généraliser le baptême des croyants par immersion.
  • la sainte cène est célébrée chaque dimanche ou une fois par mois. Elle est offerte à tous les croyants sans distinction, sous leur propre responsabilité.

F – Le développement

  • En France, les Eglises Libres les plus importantes sont retournées dans l’Eglise Réformée en 1938 mais la majorité reste fidèle à l’Union (50 églises et 2300 membres).
  • En Suisse, plusieurs églises sortent de l’Eglise Nationale en 1830, sous l’impulsion de Malan, Merle d’Aubigné, Alexandre Vinet, mais la plupart retournent dans l’Eglise Nationale en 1966. Il resterait 30 églises avec 5000 membres.
  • En Allemagne, il y a 170 églises avec 140 000 membres.
  • En Belgique, il y a 50 églises et l’institut biblique de Bruxelles.

On compte 350 Eglises Libres dans le monde dont les membres francophones sont appelés « libristes ».

Credit photo:
hildeengwenverbouwen

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