Main menu
Un poisson dans le netRéflexionLes dénominations protestantes et évangéliques – Les Eglises Congrégationalistes

Les dénominations protestantes et évangéliques – Les Eglises Congrégationalistes

L’École Biblique Emmaüs de Côte d’Ivoire nous a proposé de diffuser certains de leurs cours et c’est avec un grand plaisir que nous vous proposons le premier d’entre eux, « Les dénominations protestantes et évangéliques », par Olivier de Tarragon. Un sommaire de cette série vous permettra de retrouver l’ensemble des fiches de ce cours. Une version PDF de l’ensemble sera disponible dès la dernière fiche publiée. Aujourd’hui, les Eglises Congrégationalistes.

geom.VII_45x75cm2 – Les Eglises Congrégationalistes

A – L’origine

A la fin du 16e s. en Angleterre, bien des chrétiens étaient mécontents du ritualisme et du césaro-papisme de l’Eglise Anglicane. La plupart de ces « puritains » voulaient établir un régime presbytérien synodal et d’autres, allant plus loin, un régime congrégationaliste (indépendance complète de l’église locale).

En 1580, une première église congrégationaliste fut fondée par Robert Browne mais la persécution la fit retourner dans l’Eglise Anglicane. D’autres essais provoquèrent la persécution et l’émigration des congrégationalistes en Hollande. Certains de ces réfugiés quittèrent la Hollande pour les U.S.A. à bord du « Mayflower » en 1620 et d’autres les suivent en 1630 pour s’installer dans la région de Boston. Ces chrétiens y fondèrent les universités de Harvard (1636) et Yale (1701).

John Eliot évangélisa les indiens d’Amérique et traduit la Bible dans leur langue. Il contribua à la formation de la société missionnaire pour la propagation de l’Evangile.

B – La doctrine

Il n’y a pas documents officiels ni de confession de foi commune. Chaque assemblée est libre dans ses affaires internes et externes, ce qui permet toutes les tendances. Au début, ces églises étaient très calvinistes puis sont devenues libérales.

C – L’organisation

1) Les membres

Il faut être baptisé et demander son adhésion en confessant sa foi. La discipline stricte au début s’est relâchée ensuite. A côté des membres, il y a la paroisse, c’est-à-dire, des personnes gravitant dans son orbite sans être rattachées directement.

2) Les ministères

Il n’y en a que deux :

  • les diacres (comparables aux anciens des églises Réformées)
  • les pasteurs (consacrés par d’autres pasteurs)
3) Le gouvernement

Le congrégationalisme insiste sur l’indépendance totale de chaque assemblée, dans sa confession de foi, dans le choix de ses conducteurs, dans l’organisation de son culte, dans ses relations extérieures (l’Etat ou les autres églises).

Les églises congrégationalistes sont liées par des conseils qui regroupent des représentants de plusieurs églises locales. Ces conseils n’ont qu’une autorité consultative et ne s’occupent souvent que de la consécration des pasteurs. En Angleterre ils sont convoqués occasionnellement selon les besoins et aux U.S.A. tous les trois ans au plan national.

D – Le culte

A l’opposé du culte anglican, il était très simple et très long (3 heures) avec une longue prédication. Aujourd’hui, il est plus élaboré. On ne célébrait pas les fêtes chrétiennes mais le dimanche est respecté comme le sabbat juif. Il y a les deux ordonnances :

  • le baptême des enfants par aspersion ou par une autre forme
  • la sainte cène célébrée une fois par mois.

E – Le développement

Au milieu du 17e s. les persécutions cessèrent en Angleterre et le congrégationalisme connut une grande expansion, encouragée par le gouvernement de Cromwel (1649-1658). A la mort de Cromwel, les persécutions reprirent puis ces églises progressèrent au temps des grands réveils menés par Wesley, Whitefield, Jonathan Edwards.

Au 19e s. beaucoup d’églises tombèrent dans l’unitarisme mais le réveil suscité par Charles Finney améliora cette situation. Au 20e s. un conseil international congrégationaliste fut fondé (1913). Au Canada il y eut une fusion avec les Méthodistes et les Presbytériens pour former l’Eglise Unie du Canada (1925).

Il y a environ deux millions de congrégationalistes dans le monde. En juillet 1970, le Conseil International Congrégationaliste a fusionné avec l’Alliance Réformée Mondiale.

Credit photo:
hildeengwenverbouwen

Two thoughts on “Les dénominations protestantes et évangéliques – Les Eglises Congrégationalistes

  1. Pingback: La subversion laïque du pacte social calviniste et l’antécédent protestant de « l’état de nature » hobbesien « Le Monarchomaque

  2. Pingback: La théonomie chez les premiers réformés baptistes « Le Monarchomaque

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons by-nc-sa. ©2017 Un poisson dans le net (http://unpoissondansle.net).
RSS Articles - RSS Commentaires - Contact

Commentaires récents