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Un poisson dans le netRéflexionLa tentation bouddhiste…

La tentation bouddhiste…

Un article de l’Express soulignait que de plus en plus de français sont attirés par le bouddhisme.

A la question « quelle religion a votre préférence ? », 2 millions de français répondent « le bouddhisme ». Signe des temps : c’est la première fois que le bouddhisme apparaît dans un sondage d’opinion sur la croyance des français.

« Je me sens bien dans le bouddhisme« , explique Martine, médecin de 37 ans, citée dans l’Express, « parce que c’est une voie spirituelle parfaitement conciliable avec la culture occidentale d’aujourd’hui. A l’inverse de l’éducation religieuse que j’ai reçue, elle ne m’apparaît en rien incompatible avec mes études scientifiques, ni avec mon métier.« 

Noël, informaticien de 33 ans, partage ce point de vue :

« Je ne pouvais plus croire en un Dieu extérieur au monde ou en quelques vérités éternelles et immuables. Le bouddhisme m’a réconcilié avec la religion. Il demeure toujours relié à l’expérience, il supporte la critique de la raison, il ne fait jamais appel à une quelconque extériorité. Ni Dieu tout-puissant, ni dogmes intangibles, ni normes morales imposées de l’extérieur. En même temps, il permet un développement de la conscience, un travail sur soi. Il propose une morale exigeante, mais adaptable à chaque cas particulier.« 

Voilà bien une des raisons du succès du bouddhisme dont nous savons fort peu de choses en réalité : pas de Dieu, pas d’absolu, pas de morale autre que celle qu’on se donne à soi-même !

Soyons clairs : le bouddhisme n’est pas une religion.
Pour le bouddhisme, rien n’est stable. Tout est en devenir. L’homme, qui n’échappe pas à cette loi, ne possède pas d’âme. Fondamentalement, cette doctrine n’a pas d’autre ambition que « d’éveiller » chaque homme, de lui faire vivre la même expérience que le Bouddha, et de lui permettre, par le moyen de la méditation, de parvenir à l’extinction de la soif, du désir.

Développer sa vie spirituelle, sans avoir affaire à Dieu.
C’est, à priori, plus tentant, plus simple, plus facile. Bouddha considérait les questions ultimes, touchant à l’absolu, au divin, comme des spéculations, stériles et non pertinentes. Quel dommage !

La Bible est tellement riche en enseignements sur l’origine et le sens de la vie, sur Dieu, Sa personne, Son amour, sur la création.

Le grand malentendu d’aujourd’hui vient de ce que la religion a dépeint et présenté Dieu d’une telle manière, qu’une très grande majorité des français en est vaccinée.

La plupart des gens en restent trop souvent au catéchisme de leur enfance, et à la littérature du moyen-âge qui présente certaines vérités bibliques d’une manière si grotesque que cela en est risible. L’enfer par exemple (peuplé de diables à queues fourchues activant le feu sous de gros chaudrons) n’est jamais dépeint par la Bible. Peu de gens se donnent la peine de chercher par eux-mêmes à connaître Dieu tel qu’Il se révèle dans sa Parole.

S’il est vrai qu’une lecture personnelle de la Bible n’est pas des plus faciles, elle ne demande pas plus d’efforts que la lecture du Livre tibétain de la vie et de la mort. Seulement voilà ! Lire la Bible est démodée et vieux jeu !

L’Express explique :

Plusieurs millions de français sont touchés par certaines notions transmises en Occident par le biais du bouddhisme. Le développement fulgurant de la croyance au karma (loi de causalité) et à la réincarnation en est un exemple frappant.

« Je n’ai jamais compris comment le Dieu biblique pouvait être à la fois tout-puissant, bon et laisser souffrir ou mourir des enfants« , explique David, professeur d’anglais de 36 ans.

« La théologie bouddhiste me semble beaucoup plus plausible, ou du moins compréhensible : l’Univers est régit par une loi de causalité qui fait que tout acte négatif a nécessairement une conséquence négative en cette vie ou dans une autre. Nous sommes donc d’une certaine manière responsables de tout ce qui nous arrive, y compris les épreuves.« 

La croyance en la réincarnation est toutefois comprise par bien des Français dans une acception tout autre que celle qu’entendent les bouddhistes.
Tandis que le cycle des renaissances représente, pour beaucoup d’occidentaux, une alternative au néant – et donc une formidable espérance de survie – il constitue, pour les maîtres spirituels orientaux, une terrible épreuve, le but de la pratique étant de s’en libérer.

L’Express a raison de souligner qu’il y a un malentendu entre orient et occident, entre bouddhisme savant et bouddhisme populaire, et que les français retiennent du bouddhisme que ce qui les intéresse.

Quand la Bible affirme que Dieu nous aime, nous disons ne pas comprendre cet amour :

 » L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par Lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’Il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés.  » 1Jean 4.9-10

Pourtant, Dieu au travers de l’histoire, et d’un bout à l’autre de la Bible, clame son amour pour l’homme. L’homme qu’Il a créé capable précisément de se poser ces questions que Bouddha estimait, à tort, n’être que des spéculations : quel est le sens de ma vie ? y a-t-il un Dieu ? que sera l’éternité ?

Quand la Bible affirme que nous sommes pécheurs, et que nos péchés ont des conséquences (comme le soulignait ce professeur d’anglais), nous disons ne pas comprendre. Mais Dieu dit que ce sont justement nos péchés qui nous séparent de lui et qui sont presque toujours à l’origine de la souffrance.

 » Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent Sa face et l’empêchent de vous écouter.  » Ésaïe 59.2

La question de l’éternité reste entière. Nous faisons presque de cette loi du karma l’espérance d’une vie éternelle alors qu’elle tyrannise la vie des bouddhistes sans qu’ils sachent vraiment s’il pourront y échapper !

Pourtant Jésus est tellement clair, explicite, dans son enseignement. Lisez, relisez l’Évangile. C’est évident :

 » En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.  » Jean 5.24

Dieu vous offre Sa vie avec un grand V. La vraie vie. Celle qui apporte tant de satisfactions, celle qui est si complète qu’elle débordera jusque dans l’éternité.

Bien sûr, il vous faut mesurer la différence qui vous sépare d’un Dieu si parfait et saint.

Bien sûr, il faut reconnaître votre péché, et accepter qu’aucun travail de votre part ne pourra combler cette distance, cette différence, cet abîme qui vous sépare de Dieu. Aucun travail de votre part ne pourra faire changer la nature de votre cœur. Espérer rattraper le fossé, l’écart qui nous sépare de Dieu serait admettons-le très prétentieux de notre part, mais bien dans notre nature humaine !

Il y a quelques générations, certains pensaient pouvoir combler ce fossé par leurs bonnes oeuvres, aujourd’hui d’autres pensent le combler en s’améliorant par toutes sortes de pratiques. Pour nous, ce que l’Évangile propose est et reste le plus révolutionnaire qui soit ! Voici ce que dit Saint-Paul dans la Bible :

 » Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.  » 2 Corinthiens 5.17

Reconnaissez que votre péché vous sépare de Dieu.
Recevez le pardon de vos péchés.
Placez votre confiance en Jésus-Christ.
Recevez son Esprit
Devenez une créature nouvelle
… Et vivez la vraie vie..

3 thoughts on “La tentation bouddhiste…

  1. Hi,

    ayant pratiqué le bouddhisme avant de connaître Christ, je peux vous attester qu’il s’agit d’une doctrine basée sur la foi contrairement à ce qu’allèguent ici et là certains de ses adeptes ou sympathisants.

    Je vais vous démontrer pourquoi, mais pour ce faire je dois resituer les bases du bouddhisme, connues sous l’appellation des « 4 nobles vérités »:

    * l’homme vient à l’existence à cause de la « soif d’exister »
    * l’existence conduit au contact avec le monde
    * le contact avec le monde produit l’attachement
    * l’attachement produit la souffrance

    Ainsi pour Bouddha, tout ici bas n’est que souffrance! Sa solution: supprimer la soif d’exister.

    Celle-ci conduit donc à la naissance (existence sur terre), mais aussi au cercle des naissances et renaissances tant qu’elle n’a pas été éteinte.

    C’est la soif d’exister qui produit des notions illusoires tel que le « moi », « mien ».

    Celui qui n’a pas éteint la soif d’exister est dans l’illusion; il ne voit pas la réalité telle qu’elle est…
    La libération ultime pour Bouddha est donc l’extinction de la soif d’exister; cette libération est le fameux « nirvana » (ce nirvana Bouddha n’a pas voulu le définir autrement que par l’expression « une réalité non négative »…).

    La méthode de Bouddha pour parvenir à ce but repose sur la méditation. Je n’entrerais pas en détail sur ce point, il suffit simplement de dire que, en très simplifié, cela consiste à « s’éveiller par le détachement ».

    Maintenant j’en viens à ce que je disais au début:

    tant que le bouddhiste n’a pas atteint lui-même la libération il est obligé de faire confiance à Bouddha et de croire que son enseignement est fiable.

    Tout ceci repose sur la foi.

  2. Bonjour,
    Je connais assez bien le bouddhisme ( ou plutôt les bouddhismes, tant il y a d’écoles différentes )
    Je suis d’accord avec certaines analyses de l’auteur de l’article, mais en désaccord avec d’autres.
    Par exemple, on ne peut pas dire, selon moi, que le bouddhisme n’est pas une religion.

    A partir du moment où l’on y trouve ce qui suit :
    – un fondateur ( Gautama )
    – des textes fondateurs
    – des dogmes que sont la croyance à la samsara, à l’Eveil, au nirvana
    – une ligne de conduite à tenir, des préceptes à observer, qui ressemblent fortement à une morale
    – une hiérarchie cléricale
    – des moines et des moniales, qu’on appelle bonzes et bonzesses qui psalmodient interminablement les mêmes textes….sacrés
    – des temples qui s’appellent des pagodes dans lesquels les fidèles encensent les statues des dieux et ….vénèrent ces dieux
    – des dieux ( de l’enfer ou autre ), des déesses ( protectrice ou autre )
    – des génies protecteurs, des démons
    – des lieux de pélerinage
    – des reliques ( actuellement, une partie d’entre elles voyagent en Europe )
    – des bodhisattvas qui ressemblent fortement à des saints
    – les tombeaux de ces bodhisattaves qui sont….vénérés
    – des schismes historiques, comme dans n’importe quelle autre religion
    – de profondes divisions doctrinales comme dans n’importe quelle autre religion
    – un syncrétisme comme dans n’importe quelle religion, avec les religions préexistantes
    – la possibilité évoquée, dans certaines de ces « divisions » , d’un enfer provisoire permettant une meilleure réincarnation

    Par contre, il est vrai que le Bouddha historique ne se prononce pas sur l’hypothèse d’un Dieu créateur et qu’il estime que c’est perdre son temps que d’approfondir cette question.
    Il est vrai aussi que l’on trouve dans toutes les variétés de bouddhisme une croyance en la samsara et au karma, qui conditionne les futures réincarnations. Il est vrai aussi que le but ultime des bouddhismes étant l’Eveil, permettant d’accéder au nirvana, état dans lequel tout désir, toute souffrance seront éteintes, les réincarnations ne sont pas souhaitées : elles signifient que l’on a échoué dans cette vie présente !

    Ceci dit, le bouddhisme est extrêmement divisé : bien plus que le christianisme.La majorité des Occidentaux ne retiennent que le côté « zen » ( c’est le cas de le dire ! ) du bouddhisme.
    Mais les bouddhismes, c’est le tantrisme, c’est le zen, c’est le bouddhisme tibétain, c’est le bouddhisle des  » trois religions », c’est le mahâyâna, c’est le theravâda, etc.

    Il y a des « dogmes fondateurs », que sont la loi de karma, la samsara, l’Eveil et le nirvana.
    Mais il y a parfois de grosses différences.
    Par exemple,dans la majorité des écoles, le même individu se réincarne jusqu’à l’atteinte de l’Eveil, suivi du nirvana.
    Mais dans certaines écoles minoritaires,il n’y a pas cette notion d’individu « éternel ». Je veux dire que l’individu actuel est l’agglomérat de différents « morceaux » d’individus nous ayant précédés ( à la manière d’un puzzle ). Et lorsque nous décédons, ce puzzle est désagrégé, et les différentes pièces sont dispatchées dans de nouveaux puzzles.

    Mais,je le répète, l’objectif n’est pas la réincarnation, mais l’Eveil suivi du nirvana.

  3. En fait, contrairement au christianisme qui est fondamentalement optimiste, le bouddhisme est pessimiste. Le nirvana n’est, d’après les bouddhistes, pas le néant….mais il y ressemble beaucoup !

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