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Un poisson dans le netÉpitre aux Colossiens Étude bibliqueÉpitre aux Colossiens (3) : Les résultats de l'Evangile (Col. 1.10-14)

Épitre aux Colossiens (3) : Les résultats de l'Evangile (Col. 1.10-14)

Fruits of autumn

Introduction

Dans ce passage, Paul prie que les Colossiens soient « remplis de la connaissance de sa volonté ». Et c’est ce qu’il détaille ici. 7 aspects de la volonté de Dieu, 7 fruits ou conséquences du salut.

1. L’adoration (1.10a)

« Marchez d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous points de vue ». Lorsque Dieu parle de marche il évoque un comportement général, global. Dieu se soucie de ce qu’on dit au réveil, pendant la journée, au couché. Dieu se soucie de ce qu’on regarde, de ce à quoi on pense. Dieu se soucie que notre vie soit « digne du Seigneur », c’est-à-dire qu’elle reflète ses valeurs, ses désirs. Il s’agit de lui « plaire à tous points de vue ».

La vie chrétienne ne se réduira jamais à une série de commandements. Il faudrait se représenter Jésus marchant à nos côtés, réellement. Il écoute, regarde, observe notre marche. Toute l’attention de ses disciples doit être « Seigneur, est-ce que cela te fait plaisir, là, ce que je vis ? Est-ce que cela reflète tes valeurs de générosité, de pureté… »

2. La productivité (1.10b)

« portez des fruits en toute sorte d’œuvres bonnes. » Le second impératif décrit l’abondance de fruits, d’œuvres bonnes. C’est un témoignage constant de toute la Bible qu’une personne qui aime Dieu porte des fruits. Jacques est catégorique : « Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas d’œuvres, elle est morte en elle-même… Comme le corps sans esprit est mort, de même la foi sans les œuvres est morte » Jaques 2:17, 2.26

Quels sont les fruits ? Quelles sont les bonnes œuvres ? Ils sont tellement multiples qu’il est impossible d’en faire la liste.
Quand un arbre donne du fruit, il donne quelque chose dont d’autres se servent. Le fruit c’est quelque chose dont d’autres vont profiter. On pense bien sûr au fruit de l’Esprit (Gal 5.22), et chaque fois qu’un chrétien, parce qu’il est disciple, manifeste de l’amour, de la joie, de la paix… il bénit ceux qui l’entourent…

3. La connaissance (1.10c)

« et croissez dans la connaissance de Dieu. » La troisième orientation de la vie chrétienne, c’est de grandir dans la connaissance de Dieu. L’Evangile risque d’être terriblement réducteur, si l’on se contente du salut. La dimension de mieux connaître Dieu doit être présente.

Mieux, cette croissance est ici un moyen de parvenir à ce qui précède. La construction de la phrase grecque montre que c’est en connaissant Dieu davantage que l’on peut porter des fruits ; que l’on peut abonder en fruit et œuvre bonne – que la vie chrétienne devient possible. C’est vraiment la clé de notre passage : si nous voulons grandir en capacité de vivre pour Dieu, il faut mieux connaître Dieu.

Alors comment fait-on pour grandir dans la connaissance de Dieu ? Bien entendu par la lecture personnelle et attentive de la Bible. Méditez sur les récits bibliques où Dieu rencontre un de ses serviteurs. Comment Dieu se présente ? Qu’est-ce qu’il demande ? Qu’est-ce qui lui tient à cœur ?

4. La résistance (1.11)

« 11 devenez puissants à tous égards par sa force glorieuse, en sorte que vous soyez tout à fait persévérants et patients ; » Cette connaissance de Dieu vise à rendre résistant, patient – puissant devant les forces qui sapent la vitalité spirituelle. Ce verset est rempli de testostérone ! Notre capacité est directement liée à celle de Dieu. C’est pour cela que Paul prie pour les Éphésiens afin qu’ils soient « puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur » (Ep 3:16).

Cette vision de la vie chrétienne n’est pas très romantique. Mais c’est un aspect de la vie chrétienne. Cette endurance dans l’adversité, cette patience à l’égard du prochain…

5. La reconnaissance (1.12)

« 12 avec joie rendez grâces au Père qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière. » Il n’y a rien de plus triste qu’un chrétien authentique, qui est donc « béni de toutes bénédictions spirituelles dans les lieux célestes » qui n’a aucune conscience de l’héritage qui est sien. Et qui ne fait que maugréer de ses conditions ! Bienaimés, quelles que soient les difficultés, il y a une chose qui est certaines : rien ni personne ne peut ôter l’héritage qui est nous est donné par Christ. Cela devrait susciter une louange nourrie et continue de notre part.

Rendre grâce – c’est remercier. C’est développer cette attitude de reconnaissance envers Dieu. Il a réalisé un extraordinaire sauvetage.

  • Nous étions spirituellement morts – il nous a donnés la vie éternelle
  • Nous étions astreints au pouvoir du diable – il nous a donné son Esprit saint
  • Nous étions des enfants de colère – il a fait de nous ses enfants.

Nous avons déjà l’héritage promis, selon ce verset, comment ne pas rendre grâce… Rendre grâce ! Rendre grâce ! Rendre grâce – avec joie !

6. La délivrance (1.13a)

« Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres » Fondamentalement, l’homme qui est en dehors du Christ appartient à un autre. Lorsqu’il vient à Christ, cet homme est arraché à une certaine conception du monde, et à une certaine manière de vivre. Il est arraché au pouvoir (ou l’autorité, la juridiction) du monde des démons.

  • Cela ne veut pas dire que les gens sont tous démoniaques ou possédés !
  • Mais cela veut dire que les pensées dominantes sont abreuvés des pensées du diable. Et ce de manière différente.

7. L’appartenance (1.13b-14)

« et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé, 14 en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés. » Il faut vous représenter l’univers comme un lieu géographique où Dieu règne en maître. Mais dans ce royaume, il y a une province rebelle. La planète terre. Mais Dieu aime ce monde-là. Dieu aime ces gens là. Au point qu’il vient pour sauver.

  • Dieu s’incarne – Dieu le fils prend chair et os.
  • Les forces es ténèbres font tout pour briser ce sauvetage : tuer les bébés à la naissance du Christ, pour tenter de l’emporter ; faire pécher Jésus dans le désert, pour qu’il ne soit plus l’agneau sans tache ; faire Christ roi avant la croix, pour qu’il n’accomplisse pas la rédemption ; lui faire peur à Gethsémané devant la souffrance, pour qu’il renonce…

Mais Jésus a vaincu. Il a enduré la mort, le jugement pour le péché des hommes. Et voici ce qu’il nous dit : « Sois sans crainte, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume. » (Luc 12:32)

Voilà ce qui doit nourrir encore et encore notre louange. Nous avons la rédemption !

Voici un nouvel article de notre série sur l’Épitre aux Colossiens. Ne ratez pas le message audio de cette prédication : audio (mp3, 11 Mo, 38 min) et en pdf. Retrouvez le sommaire de cette série dans la rubrique Approfondir ses connaissances. Il est possible de podcaster cette série, voir le sommaire pour plus d’information.

Credit photo:
curlgirl1

5 thoughts on “Épitre aux Colossiens (3) : Les résultats de l'Evangile (Col. 1.10-14)

  1. Commentaire édifiant! …« et croissez dans la connaissance de Dieu. » par la lecture personnelle et attentive de la Bible…méditation des textes, oui! aussi n’oublions pas la prière ,moyen « d’excellence » pour la croissance spirituelle…QDVB Phil.

  2. Merci pour ce message très encourageant!
    Oui , remercions Dieu sans cesse et ds la joie , car Il ns a délivré .
    Merci Seigneur et soit Loué pour tout ce que tu es. Pour ta toute Puissance , ta bonté, ta fidélité, ta justice……….
    Merci Jésus, tu es le Roi des Rois!!!!!

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