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Rédemption et souffrance

Rédemption et souffrance

TwistedLa mort de Jésus a été, par sa nature, différente de toutes les autres morts. La douleur physique n’était rien comparée à l’expérience spirituelle d’abandon céleste. De toutes les religions du monde, seul le christianisme proclame que Dieu est devenu pleinement humain en Jésus-Christ, et qu’il a expérimenté de ce fait le désespoir, le rejet, la solitude, la pauvreté, le deuil, la torture et l’emprisonnement. Sur la croix, il est allé au-delà de la pire souffrance humaine. Il a connu le rejet céleste et une douleur infiniment plus grande que la nôtre, à la mesure de sa connaissance et de son pouvoir. Dans sa mort, Dieu souffre par amour, en s’identifiant aux abandonnés et aux malheureux. Pourquoi a-t-il agi ainsi ? La Bible dit que Jésus est venu accomplir une mission de sauvetage au profit de la création. Il a dû payer pour nos péchés afin de pouvoir un jour mettre fin au mal et à la souffrance sans mettre fin à notre vie.

Voyons où cela nous a conduits. Si nous nous demandons à nouveau : « Pourquoi Dieu permet-il que le mal et la souffrance continuent d’exister ? » et que nous regardons la croix de Jésus, nous ne connaissons toujours pas la réponse. En revanche, nous savons à présent quelle réponse éliminer. Ça ne peut pas être parce qu’il ne nous aime pas. Ça ne peut pas être parce qu’il est froid ou indifférent à notre condition. Dieu prend tellement au sérieux notre tristesse et notre souffrance qu’il a accepté de s’en charger personnellement. Albert Camus l’avait bien compris lorsqu’il a écrit :

Le dieu homme [Le Christ] souffre aussi, avec patience. Le mal ni la mort ne lui sont plus absolument imputables, puisqu’il est déchiré et meurt. La nuit du Golgotha n’a autant d’importance dans l’histoire des hommes que parce que dans ces ténèbres la divinité, abandonnant ostensiblement ses privilèges traditionnels, a vécu jusqu’au bout, désespoir inclus, l’angoisse de la mort. On s’explique ainsi le Lama sabactani et le doute affreux du Christ à l’agonie.

Si donc nous acceptons l’enseignement chrétien selon lequel Jésus est Dieu et est allé à la croix, nous affrontons les dures réalités de la vie terrestre en ressentant une immense consolation et une grande force. Nous savons que Dieu est vraiment Emmanuel – Dieu avec nous – même au coeur de nos douleurs les plus intenses.

Extrait du chapitre "Comment un Dieu bon pourrait-il permettre la souffrance ?", tiré de l’ouvrage "La raison est pour Dieu", qui vient de paraître aux Editions Clé. Consigne importante : Vous ne pouvez pas republier ce texte sur internet sans l’autorisation écrite des Editions Clé.

Pour en savoir plus sur cet ouvrage, consultez notre présentation. Mini-sommaire du chapitre :

  1. Le mal et la souffrance ne sont pas des preuves à charge contre Dieu
  2. Le mal et la souffrance pourraient (plutôt) constituer une preuve en faveur de Dieu
  3. Jésus comparé aux martyrs
  4. La souffrance de Dieu
  5. Rédemption et souffrance
  6. Résurrection et souffrance
Credit photo:
andy-saxton2006

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