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Un poisson dans le netMéditation bibliqueLe baptême d'eau… nécessaire au salut ?

Le baptême d'eau… nécessaire au salut ?

Un baptême d'adulte La réponse est un  » non  » catégorique, car des dizaines de passages du Nouveau Testament démontrent sans ambiguïté que le salut est obtenu par la foi, et non par l’observance d’un rite (Actes 16.30,31 ; Jean 1.12 ; 3.16 ; Ephésiens 2.8-10 etc.)

C’est le Seigneur Jésus-Christ qui sauve, et non pas le baptême.

Si le baptême ne sauve pas, comment donc expliquer les passages suivants : Jean 3.5 ; Ephésiens 5.25, 26 ; Actes 2.38 ; 22.16 ; Tite 3.5 ; 1 Pierre 3.21 ?
Voici quelques pistes de réponses…

Jean 3.5 : Le verset ne dit pas “ naître de baptême ” mais « naître d’eau ». Dans le Nouveau Testament, l’eau se rapporte parfois à la Parole de Dieu et parfois au Saint Esprit :

  • Premièrement, elle peut se rapporter à la Parole. Voir 1 Pierre 1.23. Dans toute conversion véritable, la Parole de Dieu a joué un rôle important. Personne ne peut naître de nouveau sans la Parole de Dieu. 
  • Deuxièmement, elle peut se rapporter à l’Esprit. Voir Jean 7.38, 39.

Ephésiens 5.25, 26 ; Ce passage n’a absolument aucun rapport avec le baptême. Il révèle l’œuvre présente du Seigneur à l’égard de l’Église. Par le ministère purificateur de la Parole (le  » lavage d’eau  » par la Parole) Jésus-Christ, le Chef de l’Eglise (au moyen de ses dons – Ephésiens 4.7-16) prépare celle-ci pour la gloire. Le sujet traite ici de la sanctification par la Parole et non du salut par le baptême.

Actes 2.38 : Il existe deux explications possible de ce verset :

  • Il peut signifier que le peuple juif converti a reçu l’ordre de se faire baptiser afin de se séparer de la nation d’Israël qui a refusé de reconnaître le Sauveur. Ainsi ces Juifs convertis se sont sauvés de « cette génération perverse ». Par le baptême, ils sont sortis du terrain juif pour se placer sur le terrain du christianisme.
  • Le mot « pour » peut aussi bien se traduire “à cause de”, ou, “par rapport au fait que vos péchés ont été enlevés.” Ce même mot grec “eis” est utilisé de la même manière en Matthieu 12.41. De toute évidence, les hommes de Ninive se sont repentis non  » pour réaliser la prédication de Jonas « , mais à cause d’elle. Avec une telle traduction, le baptême est vu non comme moyen d’obtenir la rémission des péchés, mais comme étant fondé sur cette rémission même.

Actes 22.16 : Seuls les croyants juifs ont reçu l’ordre de se faire baptiser pour la rémission des péchés ou afin d’être libérés de leurs péchés. D’une façon plus spéciale, par le baptême, ils se sont publiquement séparés du peuple qui L’avait rejeté. Saul de Tarse, celui qui devait devenir l’Apôtre Paul avait déjà eu une rencontre personnelle avec le Seigneur ressuscité et il avait reconnu et confessé la seigneurie de Jésus, ce qui apporte le salut (Actes 9.6 cf. Romains 10.9, 10 ; 1 Corinthiens 12.3). Par l’intermédiaire d’Ananias, son baptême n’était maintenant qu’un symbole extérieur de ce qui s’était passé à l’intérieur : la purification qui s’accomplit uniquement par le sang de Christ (1 Jean 1.7).

Tite 3.5 : « Le baptême de régénération » dont parle ce verset, devrait être traduit par le “bain de régénération”. Ce n’est pas du tout le mot “baptême” qui est employé ici, mais c’est le même mot que celui qui se trouve en Ephésiens 5.26 et qui se traduit par “le lavage d’eau par la Parole”. Jean 13.10 nous dit que dès qu’on s’est une fois lavé (par la régénération), on n’a besoin que de la purification quotidienne des souillures contractées dans notre pèlerinage à travers ce monde pécheur. Les deux purifications sont des opérations de l’Esprit de Dieu au moyen de la Parole de Dieu, sont intérieures et effectives.

1 Pierre 3.21 : A première vue, ceci semble dire qu’on est sauvé par le baptême. Mais il faut remarquer que le salut de Noé à l’époque du déluge est un symbole donné pour nous enseigner. Noé a été sauvé parce qu’il était dans l’arche, surnageant des flots jusque dans une création purifiée. De même, nous sommes sauvés parce que par la foi nous sommes en Jésus-Christ (notre arche) qui, sur le Calvaire, a passé à travers les eaux de la mort et du jugement. Par sa résurrection nous sommes aussi amenés dans la nouvelle création. Notre baptême démontre cette vérité de façon symbolique, et alors que nous passons à travers les eaux du baptême, nous témoignons que nous sommes sauvés par la mort et par la résurrection de Christ.

À noter, nous avons récemment publié un autre article sur le baptême : Qu’est-ce que le baptême ? Qui doit être baptisé ? qu’il pourra être utile de lire en complément de celui-ci.

Credit photo:
slagheap

8 thoughts on “Le baptême d'eau… nécessaire au salut ?

  1. Merci pour cette étude. Je crois que le baptême est un symbole fort, pour les autres et pour soi-même. On « meurt » en plongeant, on « renaît » lorsqu’on sort de l’eau. Dans certains pays d’Afrique, on ne baptise pas avec de l’eau, mais en ensevelissant le baptisé sous terre avant de le déterrer. L’image est encore plus claire.
    Je ne saurais pas dater ma conversion, mais je peux dater mon baptême, le moment où j’ai publiquement pris l’engagement de suivre Christ, c’est comme un mariage, c’est une cérémonie importante dans la vie du croyant adulte.

  2. Merci pour votre article,
    évidemment le baptême ne sauve personne comme les catholiques nous l’ont enseigné par erreur. Il n’ôte non plus un seul péché, ni ne donne le salut; mais c’est un engagement d’un bon coeur que chacun prend devant Dieu et devant les hommes, démontrant que désormais il a changé de côté et d’ami,il doit à partir de cet acte commencer à poser des actes dignes de foi.
    Paix et grâce!

    1. D’accord avec vous sauf sur l’idée que les catholiques auraient enseigné cette doctrine « par erreur ». Je pense qu’il savent parfaitement ce qu’ils font en «  » » intégrant dès que possible «  » » les enfants dans leur giron.

      Amicalement

  3. Jésus a dit "et qui sera baptisé sera sauvé" Le terme et ne sous-entend pas un choix mais une condition. 
     
    Mc 16,16 Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.
     
    C'est évidemment la foi qui sauve mais celui qui prétend avoir la foi sans l'obéissance, cette foi ne peut le sauver. 
    Le brigand sur la croix avec Jésus avait la foi qui sauve, Dieu l'a vu dans son coeur. Si ce brigand avait été libéré il se serait donc fait baptiser.
    Pour être sauvé il faut ce soumettre à notre Seigneur, il n'est pas notre Seigneur si on ne lui obéit pas. L'obéissance est un fruit de l'Esprit qui nous a sauvé, pas une oeuvre venant de nous.
     

  4. Les multiples morts de Jean baptiste.

    Voici quelques réflexions autour de Jean Baptiste que je partage avec les amis de ce site.
    Jean baptiste est sans doute l’un des personnages les plus marquants de la Bible disent tous les auteurs qui on étudié la vie de ce prophète. Jésus dit même qu’il en est le plus grand. Mais que sait-on de lui ?
    Pour les chrétiens, ce prophète est considéré comme le précurseur et premier témoin du Christ : C’est lui qui inaugure l’ère de la rédemption en instituant le baptême d’eau, la repentance par la confession des péchés, la prière et le jeune, A la population Il enseigna le partage et la justice., D’après les évangiles, sa prédication attirait une grande foule : des publicains, des saducéens, des pharisiens et des soldats venaient à lui, impressionnés et tremblants. Ce succès est confirmé par l’historien Flavius Josèphe. Un fragment de son livre, Les Antiquités juives, montre la faveur populaire que valait à Jean sa prédication de réveil. Parmi les 12 Apôtres certains (ou tous) furent ses disciples. En ce sens, il a accompli à la lettre la prophétie d’Esaïe Devant le Christ, il s’est effacé avec une extrême humilité. A un certain moment, Jésus, sans doute accablé par le poids de sa tâche et l’opposition qu’il rencontrait, éprouva le besoin d’aller se ressourcer à l’endroit où Jean avait baptisé au début : Jean 10,40.

    C’est ses coups de gueule contre Hérode qui lui valurent la captivité dans la forteresse de Machéronte et la mort brutale. Et pourtant l’évidence s’impose : pour lui tout ne va pas de soi, et il y a ici une leçon à recevoir qui réside dans cette simple expression : « jusqu’au bout ».En prison, il envoie 2 de ses disciples poser cette question à Jésus : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous attendre quelqu’un d’autre ». Jusqu’au bout le Baptiste se bat avec son espérance et sa foi. Jusqu’au bout il questionne, il interroge. En prison, il est face à lui-même et au mystère du dessein de Dieu . C’est le temps du recueillement et d’un questionnement qui ne le quitte plus.

    Alors la question est celle-ci : sa mort était-elle un fait divers ou une nécessité :
    Pour Alexandre Nejjar auteur profane d’un livre « Saint Jean Baptiste » paru dans la collection Chemins d d’éternité il croit y voir une cette nécessité : «(Salomé) serait-elle donc un peu comme Judas, instrument nécessaire –imaginaire ou non – à l’accomplissement du destin de Jean Baptiste ? A la réflexion, Salomé n’a d’existence que parce qu’elle est, précisément, l’instrument prédestiné de la mort du saint. L’acte devait se réaliser et il fallait un coupable. Ce fut Salomé. »
    Trois siècles après, l’empereur, Julien (361-363), ordonna la profanation de son tombeau. Il ordonna la destruction et l’incinération du corps qui s’y trouvait, « les os brulés et jetés au vent ».
    Des Pères de l’Eglise contemporain du 4 ème siècle, dignes de foi ont témoigné de la réalité de cette profanation.

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