Main menu
Un poisson dans le netRéflexionUne bonne raison pour l’existence du mal ??? (3/3)

Une bonne raison pour l’existence du mal ??? (3/3)

Qu’est-ce que le mal ? Peut-il avoir un but ? C’est à ces questions épineuses que ce texte, en trois parties (commencez la lecture ici), tente de répondre. Il est librement inspiré et traduit d’un article de Gregory Koukl : A Good Reason for Evil. N’hésitez pas à commenter ! Ce genre d’articles vous intéresse-t-il ? Voudriez-vous voir en lire d’autres du même genre ? Merci de votre avis !

3. Un raisonnement puéril à revoir

J’admet que ce sujet est complexe, notamment parce que nous l’abordons avec nos certitudes et notre façon de voir les choses. Souvent, nous sommes convaincus que si Dieu nous place sur cette Terre et qu’il a créé le monde, il est logique qu’il veuille nous y faire vivre une vie pleine de plaisirs et de satisfactions. Dès lors, quand les circonstances de nos vies nous privent de satisfactions immédiates, on pense que Dieu nous a abandonné, qu’Il n’existe pas ou qu’Il est mauvais puisqu’il autorise de telles choses.

Le week-end dernier, j’ai eu une conversation avec un jeune homme à propos de l’homosexualité. Il m’a demandé pourquoi Dieu crée des personnes homosexuelles et ne les autorise pas à vivre les plaisirs d’une relation homosexuelle.

Bien sûr, je ne pense pas que Dieu crée des personnes homosexuelles. Ce n’est pas dans la volonté de Dieu qu’ils aient de tels désirs. Mais même si j’avais concédé ce point, pourquoi faudrait-il que je qualifie Dieu de cruel puisqu’il ne les autorise pas à avoir du plaisir ?

Quand on y pense, n’est-il pas étrange de décider si Dieu est bon sur la base de la liberté qu’il nous laisse d’assouvir toutes nos passions ? Et si Dieu ne nous laisse pas cette liberté, s’il ne nous permet pas tout ce que nous voulons, quand nous le voulons, s’Il nous demande parfois un sacrifice, s’Il permet une situation dans laquelle nous sommes blessés, dans laquelle nous souffrons, dans laquelle nous sommes gênés, si même Il permet des circonstances dans lesquelles nos désirs charnels ne règnent pas en maître, alors, … alors il est forcément cruel ! 

Cette façon de raisonner n’est-elle pas absurde ?

Car vous le savez bien, ce sont les enfants qui raisonnent ainsi. Un enfant sait ce qu’il veut et agit de façon à l’avoir. Et quand il est stoppé dans son élan, il pique une crise.

J’étais en compagnie d’une petite fille de deux ans aujourd’hui. Elle voulut entrer dans la maison avec des chaussures boueuses et fit un caprice quand on l’arrêta pour lui enlever d’abord ses souliers. Papa et maman savaient, eux, qu’il y avait des choses plus importantes que les désirs de leur fille. Elle ne le comprit pas. Tout ce qu’elle savait, c’est ce qu’elle voulait faire. C’est normal, c’est ainsi que raisonne une petite fille de deux ans.

Malheureusement, nous sommes dans une société qui, de multiples manières, réagit comme un enfant de deux ans. Beaucoup de « grands » sont persuadés qu’il ont, de droit divin, l’autorisation de vivre tous les plaisirs qui se présentent à eux, et la possibilité d’échapper à toute difficulté, toute blessure, toute souffrance. Et bien entendu, si cela ne se passe pas ainsi, alors, pour sûr, Dieu est cruel.

Certains d’entre vous pourraient penser que c’est facile de balayer ainsi la question de la souffrance … Mais je ne tente pas du tout d’évacuer l’impact terrible du mal dans la vie des gens. J’examine le cadre de pensée dans lequel nous nous trouvons, et qui stipule que notre bien-être et nos plaisirs sont prioritaires, que Dieu nous les doit et que s’il nous en refuse l’accès, c’est que quelque chose ne tourne pas rond chez Lui. 

Pourtant, si Dieu est un Dieu bon, et qu’il nous refuse certains plaisirs, c’est qu’il a de bons mobiles. C’est ce que signifie être un Dieu bon. Dieu permet la souffrance dans le monde pour de très bonnes raisons, même si nous ne les discernons pas toujours.

Et d’ailleurs, quelle est l’alternative à cette affirmation ? Si vous concluez que Dieu n’existe pas à cause de l’existence du mal, alors vers quoi vous tournerez-vous pour racheter ce mal et en faire un bien ?

Le philosophe anglais Bertrand Russell déclara que personne ne pouvait s’assoir sur le bord du lit d’un enfant mourant et continuer à croire en Dieu. Ma question à M. Russell est la suivante : « Et que direz-vous à cet enfant mourant ? » Qu’est-ce qu’un athée pourrait bien dire ? « C’est moche » ? « Pas de pot » ? « Mauvaise pioche » ? On le voit bien, dans cette circonstance, il n’existe pas de possibilité de racheter ce mal. De plus, sans Dieu, on ne peut même pas qualifier cette situation de «  mauvaise  ».

Avec Dieu par contre, il y a au moins la possibilité que de ce mal naisse un bien. C’est la promesse des Écritures.

Le syllogisme de départ était : « Dieu a créé toutes choses, et le mal est une chose donc Dieu a créé le mal ». 

Nous voyons maintenant les choses autrement : « Toutes les choses créées par Dieu sont bonnes (ce que la Bible enseigne) et puisque le mal n’est pas bon, alors Dieu ne l’a pas créé » et nous poursuivons ainsi : « Si Dieu a créé toutes les choses et que Dieu n’a pas créé le mal, alors le mal n’est pas une chose. »

Ces deux derniers syllogismes sont tout aussi valides que le premier, et il semble que leurs préalables soient plus fiables et plus précis.

Les questions que nous devons nous poser sont donc : 

  • « Avons-nous des raisons de penser que Dieu est bon ? », 
  • et « avons-nous des raisons de penser que le mal n’est pas une chose ? » 

Si nous répondons « Oui » à ces deux questions, alors nos syllogismes sont validés.

Nous pouvons alors dire avec confiance que si Dieu autorise la privation du bien (le mal), ce n’est pas qu’Il médite le mal, mais c’est qu’Il a de bonnes raisons.

Credit photo:
gaylon

3 thoughts on “Une bonne raison pour l’existence du mal ??? (3/3)

  1. « Car vous le savez bien, ce sont les enfants qui raisonnent ainsi. Un enfant sait ce qu’il veut et agit de façon à l’avoir. Et quand il est stoppé dans son élan, il pique une crise. »
    ———-
    C’est vrai et pourquoi?
    Et l’adulte?
    L’enfant est comme chacun,il est né de ce monde des ténèbres,le « péché » est déjà en lui.
    Or le PECHE ou le MAL consiste à faire ou ne pas faire ou encore à vivre autrement que dans l' »équilibre ou l’harmonie » créé par Dieu!

    Parce que nous avons hérité du PECHE,l’esprit n’est plus apte à dirigernotre entièreté et à vivre spontanémént la vie de Dieu,harmonieuse et équilibrée….L’enfant qui apprécie les bonbons…..en voudra davantage et ce au point d’en tomber « malade ».
    L’adolescent qui apprécie le « coca » fera de même,au point dde tomber vers « l’obésité » ou vers….un certain « diabète ».
    L’adulte qui boit parce qu’il a prit goût à l’alcool,tombera dans une dépendance qui va l’éloigner ,l’opposer à une harmonie de vie.
    Alors qu’en fait,le bonbon,un peu de coca,un verre de vin cependant bon….en soi,deviendra poison pour le corps et pour l’âme.
    Le désiquilibre engendré entraînera ce dépendant vers de graves épreuves,si pas vers ….sa mort.Mort précédée de beaucoup de mal,d’épreuves familiales,de drames,de dettes,de misère….
    Dès qu’on sort de l’harmonie et de l’équilibre divin,on s’expose à des souffrances et on pénètre davantage dans nos ténèbres.
    Comme chez tous,l’esprit est « mort  » pour Dieu(séparé de sa communion),c’est donc notre « chair »qui nous dirige…La « chair » étant l’âme et le corps associés.
    Comme la « chair » est faible ,elle s’expose à suivre des voies mauvaises,particulières et bien définies pour chacun d e nous.Certains plus que d’autres….
    la loi était un guide,un instrument qui sincèrement suivi,nous préservait du pire et des excès….sans jamais nous rendre exempt de tout mal en notre vie.
    La grâce est tout autre….elle peut en nous donnant de « naître de nouveau »d’avoir un esprit nouveau ,une nouvelle nature qui dès lors,pour autant qu’elle garde sa « main » en celle du Seigneur,de vivre selon LUi,avec Lui et par Lui.
    Dès lors ,nous retouvons l’harmonie et l’équilibre de vie, voulu par Dieu!
    Le mal serait instrument de Dieu pour nous convaincre tous?NoN…
    Tous ceux qui souffrent atrocement,durablement et de leur faute ou non,ne se tournent pas nécessairement vers Dieu.
    Des deux brigands à la croix,un seul se verra libéré de sa « méchanceté ».Cependant ils eurent un même parcours,subirent les mêmes pires souffrances etc….
    En tant que père,nous n’inventons pas le « mal » pour le diriger vers notre enfant,ce dernier l’attire lui-même par l’excès de gourmandise et par non respect de nos conseils(loi).
    Mais au creux de ce qu’il subît,lorsque ses vomissements se seront atténués,lorsque son petit corps pantelant et épuisé le laisseront entendre la voix de la raison,son « âme » se saisira du bienfondé des conseils de ses parents….
    Avec Dieu c’est pareil,il nous laisse subir et vivre les « frais » de nos excès…..avec l’espérance de nous faire entendre « raison »,un jour ou à un moment de notre vie!
    Le mal est donc le fruit du Malin, qui fait tout pour nous distraire du « conseil divin » et qui fait tout pour nous attirer en ses pièges qui conduisent vers la mort…..
    D’autres souffrent pour d’autres raisons:Paul souffrait atrocement des yeux….sans doute pour le garder humble?Que dire de Job?
    Quand on s’éloigne donc d e la lumière ,on s’inscrit immanquablement dans l’ombre.
    Quand on tombe dans le déséquilibre et donc dans la non harmonie de vie dictée par Dieu,on s’expose à diverses épreuves etc…
    La grâce consiste donc à « naître de nouveau » et grâce à la puissance d e l’Esprit,de retouver cette harmonie et équilibre avec notre créateur.
    C’est pourquoi il est écrit : »Vivez en ce monde ,comme n’y étant pas! »
    Amicalement.

  2. 1 – « Si vous goutez à l’arbre, vos yeux s’ouvriront, vous serez comme Dieu et vous connaitrez le bien et le mal »
    2 – « Il est mené par l’Esprit dans le désert pour être tenté par le Malin »
    3 – « Père, tu peux tout. Si tu veux épargne-moi cette souffrance ! » « Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné »
    4 -« Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ? »
    5 – « N’ayez pas crainte, petit troupeau ! même vos cheveux sont comptés, voyez les oiseaux du ciel »
    6 – « Même l’or est éprouvé, votre foi est plus précieuse que l’or »
    7 – « J’ai combattu le bon combat ! »

  3. Beaucoup de joie à lire votre article.
    Oui Dieu est Amour et l'Amour est premier.
    Comme Dieu est premier puisqu'Il est l'aleph, monde auquel nous ne pouvons avoir accès que par Ses révélations, puisque nous sommes dans le monde du Beth monde de la dualité, le mal ne peut être que l'absence du Bien et non une chose en soi.
    Merci d'avoir le courage de nous partager votre travail de réfléxion.
    Pascal Diebold 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons by-nc-sa. ©2017 Un poisson dans le net (http://unpoissondansle.net).
RSS Articles - RSS Commentaires - Contact

Commentaires récents