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Méditation sur Jean 11:5

Jean 11. 5  » Seigneur, si tu avais été ici mon frère ne serait pas mort. « 

Ce matin en lisant Jean 11 j’ai été encore une fois surpris de voir, tout le long du chapitre, à quel point les pensées de Dieu surpassent, et de loin, les miennes :

au verset 5, Jésus, qui aime Marthe et sa sœur et Lazare, et qui est parfaitement au courant de l’état de son ami, reste exprès éloigné de lui. Cela va provoquer chez Marthe (v. 21) la réflexion suivante :  » Seigneur, si tu avais été ici mon frère ne serait pas mort « . Marie va faire également la même réflexion au verset 32 ainsi que les amis de Marthe et Marie au verset 37.

Mais est-ce que je ne fais pas la même réflexion stupide chaque fois que quelque chose de fâcheux m’arrive et que, dans mon for intérieur, tout au fond de moi, la pensée surgit : « Mais où étais-tu donc passé, Seigneur ? »

Au verset 4, Jésus affirme clairement que le but de la maladie de Lazare était que gloire soit rendue à Dieu (cette maladie n’est point à la mort ; mais elle est pour la gloire de Dieu.) Cela était vrai dans cette situation particulière mais cela est valable également dans un sens général. En fait je me rend compte, de plus en plus nettement chaque jour, que chaque détail de notre vie, aussi infime soit-il à nos yeux, existe dans le but précis que gloire soit rendue à Dieu.

Dans toute machine on trouve des pièces de toutes tailles. Des pistons et des bielles mais aussi de petites vis et des ressorts minuscules. Il ne me viendrait pas à l’idée d’enlever les petits boulons du moteur de ma voiture sous prétexte qu’ils ne sont pas importants ou que ces petites choses ont été déposées là par hasard. Lorsque j’égare un objet, ce qui m’arrive plus souvent qu’à mon tour, je sais très bien que je peux, soit glorifier Dieu par mon attitude, soit pécher en râlant ou en m’apitoyant ou en houspillant ceux qui vivent autour de moi.

Dieu sait très bien qu’avec la tête qu’il m’a donnée je vais égarer beaucoup de choses, même si j’essaie de limiter les dégâts. Mais c’est justement lorsque ma clé ou mon porte-monnaie ou ma chaussette ou quoi que ce soit d’autre refuse de répondre présent, que je peux choisir : Soit j’obéis pour produire le doux fruit de l’Esprit, soit je prend la barre et dans mon cœur poussent les baies amères de la chair.

Seigneur, donne-moi de te glorifier en toutes circonstances !

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Credit photo:
nguyendai

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