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Un poisson dans le netRéflexionLes six ennemis de l’engagement apologétique – VI. Les techniques superficielles et l’apologétique de pacotille

Les six ennemis de l’engagement apologétique – VI. Les techniques superficielles et l’apologétique de pacotille

La série d’articles (voir le sommaire de la série) que nous publions actuellement nous a semblée pertinente à plus d’un titre, tant les sujets abordés sont mâtinés de bon sens et d’observation sans faux-semblant des milieux évangéliques. Nous y retrouvons certains des thèmes traités ici-même, et nous y percevons un grand encouragement pour ceux qui veulent que la situation s’améliore. N’hésitez pas à commenter chaque article pour préciser comment, de votre point de vue, ces propos peuvent réveiller ce géant endormi qu’est l’église évangélique !

VI. Les techniques superficielles et l’apologétique de pacotille

Certains de ceux qui s’emballent pour l’apologétique se contentent parfois de réponses superficielles aux questions difficiles. Notre culture se délecte des réponses rapides capables de répondre à tous les problèmes, et les trucs et astuces prolifèrent. Certains chrétiens mémorisent des réponses toutes faites aux questions d’apologétique les plus délicates, comme le problème de l’existence du mal ou le débat évolution/création. Ils les ressortent par cœur sans vraiment s’intéresser de près aux problématiques, et sans la moindre empathie pour la condition spirituelle des personnes qui posent les questions.

J’ai un jour vu un pamphlet intitulé : « The Handy, Dandy Evolution Refuter » [Le super manuel du petit soldat contre l’évolution]. Oui, la macro-évolution est une théorie erronée, et d’excellents arguments ont été avancés contre elle à la fois par l’observation de la nature et par les Écritures, mais le sujet n’est pas simple comme le semble le suggérer le pamphlet. La pratique de l’apologétique nécessite une grande intégrité intellectuelle.

Francis Schaeffer avait l’habitude de dire qu’en apologétique, il faut donner des réponses honnêtes aux questions honnêtes.

Premièrement, nous devons réellement écouter les questions posées ou les objections soulevées. Nous devons entrer dans la logique des personnes qui énoncent des raisons de ne pas suivre Christ. Chaque personne est unique, même si elle reprend à son compte des arguments très répandus par ailleurs. Ne réduisons pas les gens à des clichés.

Deuxièmement, il faut répondre aux arguments avancés. Ne répondez jamais à ceux qui ne sont pas évoqués. En effet, une telle attitude superficielle n’impressionnera pas un non-croyant déterminé. Si vous ne savez pas répondre correctement à une objection, ne tentez pas de dissimuler votre ignorance. Admettre honnêtement votre incapacité à répondre est une attitude bien supérieure à celle consistant à donner une médiocre explication. Dites simplement à votre interlocuteur que c’est une bonne question et que vous avez besoin de temps pour y réfléchir. Le christianisme est la vérité, mais cela ne signifie pas que les chrétiens sont nativement capables de répondre à toutes les objections soulevées contre leur foi. Evitons les trucs et astuces en apologétiques ; développons plutôt des documents argumentés et des dialogues approfondis avec les non croyants.

Walter Martin a dit, avec raison, que l’église évangélique est un géant endormi, qu’il s’évertua vigoureusement à réveiller pour qu’elle exerce tout le potentiel dont Dieu l’a revêtue, pour présenter l’Évangile, pour la défendre contre les sceptiques et les sectaires. Avec cet héritage en tête, puissions-nous ranimer cette vision et trouver la passion et la sagesse de la mettre en pratique grâce à la puissance du Saint-Esprit (Actes 1:8).

Que pensez-vous de la description de cet « ennemi » de l’engagement apologétique des chrétiens ?

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Credit photo:
chavals

Two thoughts on “Les six ennemis de l’engagement apologétique – VI. Les techniques superficielles et l’apologétique de pacotille

  1. Je suis bien d’accord avec ce texte mais….
    Voyons ensemble ce conseil…
    « Premièrement, nous devons réellement écouter les questions posées ou les objections soulevées. Nous devons entrer dans la logique des personnes qui énoncent des raisons de ne pas suivre Christ. Chaque personne est unique, même si elle reprend à son compte des arguments très répandus par ailleurs. Ne réduisons pas les gens à des clichés. »

    D’accord par raisonnement!
    Mais méditons un peu sur ce passage de jean 18:36à38.
    « Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.
    18.37
    Pilate lui dit: Tu es donc roi? Jésus répondit: Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.
    18.38
    Pilate lui dit: Qu’est-ce que la vérité? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau ….
    Christ mieux adapté que nous et « né de Dieu » pour témoigner à son royaume ailleurs …Ce royaume est un royaume « spirituel » et non « intellectuel »….Son essence,sa sève,son lubrifiant éternel est la VERITE et non l’intellectualisme etc…
    C’est la raison pour laquelle les petits enfants et les simples d’esprit devanceront les « sages de ce monde.
    Voiçi un cas concret d’une personne qui énonce des raisons de ne pas suivre Christ….c’est Pilate.
    Il pose cependant bien des questions…à Christ.
    La dernière n’aura pas même une …réponse ,même intellectualisée.

    Car Pilate n’est pas d e la vérité et il ne peut pas suivre Jésus….
    A d’autres Christ dira parfois suite à leur question clairement posée: »Tu l’as dit… »
    Où se trouve alors les  » développons plutôt des documents argumentés et des dialogues approfondis avec les non croyants. »

    Il n’y a qu’une seule phrase qui me réjouit en ce texte généreux cependant,c’est cette phrase: ». Avec cet héritage en tête, puissions-nous ranimer cette vision et trouver la passion et la sagesse de la mettre en pratique grâce à la puissance du Saint-Esprit (Actes 1:8).

    Alors encore une fois,ne prêche -t-on pas d’abord la sagesse humaine pour en terminer avec l’essentiel?Essentiel qui est l’oeuvre de l’Esprit uniquement….le reste n’étant que des vases d’argiles!
    On devrait dire d’abord:Etes vous réellement baptisés du Saint Esprit comme le furent nos « anciens »,avant de faire de l’évangélisation?
    Si pas,conduisons les à le devenir puis….comme Etienne et Philippe,l’Esprit les conduira en leur discours…apologique.

    Ce n’est qu’un avis,évidemment….
    amicalement.

  2. Bonjour.
    Je ne connais pas l’auteur de ces six articles/résumés (sur lequel je suis tombé tardivement et un peu « par hasard ») mais j’ai été impressionné par la pertinence de son analyse…
    On me dira que c’est souvent le cas quand on trouve quelqu’un qui pense comme soi !
    Mais j’aimerais tant que cette belle lucidité spirituelle soit partagée par plus de responsables dans nos assemblées et associations évangéliques.
    Dieu bénisse votre ministère !
    Roger Lefèbvre,
    président de l’Alliance événgélique francophone de Belgique

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