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Un poisson dans le netMéditation bibliqueMéditation : Le premier amour (Apo. 2:4)

Méditation : Le premier amour (Apo. 2:4)

Apocalypse 2:4  » Mais j’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour.  » 

Le premier amour a un synonyme  : La passion  ! Les enfants, contrairement à ce que l’on croit, la possèdent en abondance. C’est pour cela que l’on dit  : voir les choses avec le regard d’un enfant. Posséder cet émerveillement, cette ‘convoitise’, cette sensation que la chose désirée va m’ouvrir les portes du Paradis. Me demander comment j’ai pu vivre sans. Aimer finalement d’un amour fou.

Malheureusement la passion, le premier amour, est aux sentiments ce que les éphémères sont aux papillons. Comme dit le poète  : ‘Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin’. Car, pour la plupart d’entre nous, l’habitude est le pompier de la passion.

Ce matin en me levant et en pensant aux méditations, j’ai constaté avec effroi que le brillant de l’aile du papillon, que le satin du pétale, avaient un peu terni. Au lieu d’être plein de joie et d’intérêt, j’étais seulement plein d’intérêt. J’avais entre les mains un joujou au lieu d’un feu dévorant.

J’aime beaucoup les paroles de Jérémie 20. 7  » Tu m’as séduit, Éternel, Et je me suis laissé séduire ; Tu m’as saisi et tu as vaincu. Et je suis chaque jour en dérision, Tout le monde se moque de moi. 8 Car toutes les fois que je parle, (il faut que) je crie, Que je proclame  : violence et dévastation  ! Et la parole de l’Éternel est pour moi Un sujet de déshonneur et de risée toute la journée. 9 Si je dis  : Je ne ferai plus mention de lui, Je ne parlerai plus en son nom, Il y a dans mon cœur comme un feu brûlant, Retenu dans mes os. Je me fatigue à le contenir et je ne le puis. » 

Si ça n’est pas de la passion, je ne m’y connais pas. Car la passion que Dieu donne dure, dure et perdure contrairement à la passion naturelle. Pourquoi  ? Parce que l’eau du monde, l’eau naturelle, ne peut satisfaire, et qu’au bout d’un instant, on s’aperçoit qu’elle n’étanche pas la soif. Pourtant j’ai soif. Le fleuve qui s’écoule du sein de Dieu me satisfait vraiment, c’est pour cela que je le recherche constamment. Si je m’en abstiens, alors très vite je ressent dans mon cœur comme un feu brûlant, rongeant mes os. Je suis incapable de le contenir. J’ai soif.

Si c’est pour vous que je rédige mes méditations je me trompe de source. Très vite le pétale se flétrit et le papillon se meurt. C’est Dieu que j’aime, et c’est vers lui que je dois lancer mes pensées. Mais je le fais avec vous afin que nous buvions à la même source.

Contrat Creative Commons Le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons by-nc-sa. ©2005 Daniel Dutruc-Rosset.
Credit photo:
maniya

One thought on “Méditation : Le premier amour (Apo. 2:4)

  1. De quoi résulte le premier amour?
    De l’extraordinaire grâce que nous avons eue en rencontrant Christ en notre vie….
    Ayant pris conscience de ce que la Bonne Nouvelle s’appliquait à nous dans l’état qui était le nôtre,nous ne pouvions qu’aimer avec force et passion celui qui est notre Sauveur….Ce coup de foudre ,ce stunami en notre vie fait qu’on l’aime au-dessus de tout….normalement.
    Cependant au fil des années qui s’écoulent ,nous nous refroidissons…insensiblement.
    Dans un couple ,cela arrive aussi:on s’habitue à tout ce qui est bien et bon dans l’autre et cela finît par être trouvé normal et infini!
    Cette habitude,cette normalisation font que nous ne sommes plus en « premier amour ».

    Si Dieu est constant ,fidèle et parfait sous cet angle,nous « croyant » ne le sommes pas toujours…..
    Pourtant Dieu n’a point changé,mais nous oui..
    En effet , après avoir recu beaucoup,après avoir goûté aux délices de Dieu sous maints aspects,on s’habitue…
    L’habitude et ce qui se répète « lassent  » en quelque sorte….Manger toujours des plats délicieux,ternit l’envie d’un seul bon repas.

    C’est de cela que l’Esprit nous rappelle et nous met en garde……
    C’est pourquoi je pense qu’il est permis parfois que nous tombions ou que nous vivions dure épreuve en notre vie chrétienne,ceci pour nous secouer,nous éveiller et revenir à grandes emjambées vers le berger.
    Retrouver cet amour ,cette reconnaissance du pardon,de sa miséricorde à lui ,qui aurait pu nous briser et nous le faire sentir…..
    Souvent ,on appelle cela « un réveil »…..s’il concerne un grand nombre,c’est « un réveil religieux ».
    Il faut souffrir pour se rappeler la douceur de la guérison.
    Il faut tomber ou mettre un genoux à terre,pour goûter à nouveau la paix et le pardon miséricordieux…..car loin de cela,on en parle,on l’enseignera,on en fera l’éloge ,mais notre coeur en sera loin de le vivre encore….. comme aux premiers jours de notre rencontre avec Jésus!

    Un grand philophe se rendant compte que son jeune disciple,ne comprenait pas en son intérieur, la valeur du sens « aspirer à « ,le conduisit jusqu’à la rivière toute proche…
    Ils entrèrent tous deux dans l’eau jusqu’à hauteur de la poitrine,lorsque le maître le saisit par le cou et brutalemnt le plongea sous l’eau en l’y maintenant….
    Lorsqu’il jugea bon de le relever,il le laissa se redresser et on entendît une « inspiration » digne d’une baleine à bout de souffle.
    Revenu au bord et encore tout étourdi ,le disciple s’entendît dire :Voilà ce que veut dire » aspirer »….
    C’est donc en vivant une nouvelle grâce importante en notre vie que l’on peut se réveiller du sommeil et de l’habitude « religieuse »….
    Faut il tomber ou souffrir pour cela ?Non sans doute ,ce ne sera pas le même chemin pour tous fort heureusemnt et puis Dieu à « ses moyens  » à lui!
    Il nous rafraîchira peut -être au-travers d’un proche en grande souffrance ou en danger…
    La « tièdeur » ou le « premier amour » qui s’atténue provient de ce que « le boeuf est devenu gras » sous les nombreuses bénédictions divines…..Un amaigrissement soudain et salutaire ne peut donc venir qu’au-travers d’autres et profonds besoins essentiels,qui nous rappelleront qui est Dieu.

    En fait ,c’est l’esprit nouveau (régénéré) qui s’endort au profit de la « chair »……
    Regardons autour de nous:c’est la même chose en ce monde….
    Le professeur n’a plus la passion des premiers jours, le médecin non plus ,il se montre fatigué et blasé….LE sportif aussi faiblit face aux victoires nombreuses accoutumées…
    La chair est ainsi faite,elle subit facilement l’usure du temps.
    L e premier amour pour Dieu provient de sa découverte ,de ses grâces immenses et gratuites….avec le temps,l’esprit se refroidit et se laisse « entraver et ronger »  » par la chair qu’il devrait dominer .

    Quoi faire si c’est notre cas?En prendre conscience et nous en repentir au -près de celui à qui on doit tout….Christ.
    SE rappeler d’où nous étions tombés….et contempler à nouveau son amour pour nous.
    Et l’aimer comme le fît « la femme du boulanger » de Pagnol….(petit exemple ,certes…)ou mieux encore,comme le fît Marie Madeleine!
    La pire des chose qui puisse arriver à un chrétien qui se soit refroidi,c’est de ne pas le reconnaître….
    Amicalement.

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