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Un poisson dans le netRéflexionAu commencement… Dieu ? Les oiseaux (9)

Au commencement… Dieu ? Les oiseaux (9)

Comme a dit récemment un auteur évolutionniste :

Malgré quelques difficultés, en particulier concernant les processus de spéciation, dans ses développements les plus récents, la théorie darwinienne explique rationnellement de manière assez satisfaisante le passage des formes de vie les plus simples aux plus complexes, sans avoir recours à une quelconque finalité (c’est-à-dire, sans un but prédéterminé) (1).

Dans un article de l’Express consacré à l’évolution des oiseaux, les auteurs font ces affirmations quelque peu surprenantes :

Comment le reptile devint-il un jour oiseau ? C’est encore un des grands mystères de l’évolution. Les préhistoriens ne sont sûrs que d’une chose : il y a, par-delà les apparences, tellement de points communs squelette doiseauentre le lézard et le pigeon, que le second, incontestablement, n’est qu’une mutation perfectionnée du premier. Reste à découvrir quel mode de vie a incité ce premier mutant à ouvrir ses ailes…. (2)

L’Express n’est certainement pas une source fiable de connaissances scientifiques, mais cet article reflète, avec un dogmatisme naïf, ce qui est enseigné dans la plupart de nos cours de biologie aujourd’hui : les oiseaux sont les descendants d’anciens reptiles, et plus particulièrement de certains types de dinosaures. La vérité est loin d’être aussi simple !

Certes, la comparaison des êtres vivants révèle beaucoup de similitudes.  » Chez les vertébrés, le squelette du membre antérieur est un magnifique exemple d’homologie : tous les os du bras, de l’avant-bras, du poignet, de la main et des doigts ont chacun leur correspondant chez le rat, le chien, le cheval, la chauve-souris, la taupe, le marsouin ou l’homme (3) .  » Nul ne conteste ces similitudes. Mais la théorie qui les explique par une descendance commune est loin d’être aussi satisfaisante que le croit l’auteur de la première citation. Le fossé qui sépare l’oiseau du reptile est si énorme qu’il est infranchissable. Quels sont les changements, les mutations nécessaires ? Notons en quelques-uns de taille :

  • la création d’une aile ;
  • l’allégement des os (les os d’un oiseau sont creux) ;
  • les écailles qui se changent en plumes ;
  • la création de poumons d’oiseau, qui sont radicalement différent des poumons d’un reptile ;
  • l’augmentation importante de capacité cérébrale ;
  • la métamorphose du système sanguin : du sang froid au sang chaud.

Les exigences du vol sont précises. Vers le début du 20e siècle, l’homme a finalement créé des machines qui lui permettent d’imiter pitoyablement ce que les oiseaux font avec grande aisance. Car l’aile d’un avion est un jeu d’enfant par rapport à l’efficacité d’une aile d’oiseau. aile doiseauL’aile d’un oiseau est une merveille technologique. Elle est à la fois son moyen de propulsion et de maintien dans l’air. L’oiseau peut faire avec son aile des prouesses qui font rêver les constructeurs d’avions : il peut la rétrécir ou l’allonger ; il peut changer sa configuration en écartant ou serrant les plumes ; il peut changer constamment l’angle d’attaque de chaque aile indépendamment de l’autre. Un avion exige des centaines de mètres pour décoller ou atterrir ; un oiseau arrive à le faire à partir d’une branche.

Imaginez alors que cette aile ait émergé par hasard, par une succession sans nombre de mutations fortuites, sur le dos des lézards, à travers des milliers de générations. D’abord il y a la petite bosse, juste au bon endroit – car l’aile doit se situer exactement au centre de gravité. Ensuite, cette bosse que voici se développe, sans plan ni prévision, uniquement sous la pression de la sélection naturelle qui favorise les mieux adaptés. Seulement, cette aile en voie de développement risque fort bien de constituer un inconvénient plus qu’un avantage – un bagage lourd à porter, mais inutile avant d’être complètement formé. En effet, il est très difficile d’imaginer les dizaines de milliers de générations de chaînons (qui sont effectivement manquants) qui auraient dû exister entre le reptile et l’oiseau.

Mais ce n’est pas la seule difficulté, car l’aile n’est qu’un élément parmi plusieurs. Il faut croire que tous les changements radicaux nécessaires au vol se font parallèlement, en même temps que l’aile grandit. Considérons un instant la structure d’une  » simple  » plume :

Chaque plume consiste en une tige centrale portant une série de barbes disposées à angle droit qui forment plumela lame. Les barbes de la lame sont attachées entre elles par des rangées de barbules. A partir des barbules antérieures, des crochets font saillie vers le bas et s’entrecroisent avec des crochets portés par les barbules postérieures. Dans la rémige (4) d’un grand oiseau, près d’un million de barbules coopèrent pour lier les barbes en une lame étanche (5).

La plume d’un oiseau est alors en elle-même un chef-d’œuvre de construction. Ces petits crochets font que la plume est à la fois très légère et résistante, tout en lui donnant une très grande efficacité dans le vol :

Les plumes permettent aussi à l’oiseau d’utiliser une géométrie variable pour modifier la forme et les propriétés aérodynamiques de ses ailes au décollage ou à l’atterrissage. Chez la plupart des oiseaux, le positionnement des plumes est assuré par un système complexe de tendons qui leur permet d’adopter différentes configurations : lorsque l’aile s’élève, les plumes s’ouvrent comme les lames d’un store vénitien, tandis qu’elles se ferment complètement pendant que l’aile s’abaisse… (6)

Vu la perfection, la finesse, et l’efficacité de l’aile dans ses moindres composants, il faut beaucoup de foi pour croire que c’est le produit de millions de mutations successives pratiquées sur le dos d’un lézard ! Quand on considère la beauté et le dessein ingénieux de la plume, croire que les écailles sont devenues des plumes, c’est croire aux miracles !

L’Archéoptéryx a bel et bien existé, mais l’examen des fossiles porte à croire que ses ailes étaient parfaitement formées, avec des plumes, et capables de vol. Il ne peut alors être considéré comme un chaînon entre reptile et oiseau ; c’est plutôt une espèce d’oiseau qui a disparu de la Terre.

 

  • (1) Felden, op.cit., page 156. (parenthèses rajoutées).
  • (2) « Evolution : Lézard vole », Express, Novembre 1970, page 98.
  • (3) « Evolution, » l’Encyclopaedia Britannica, (1981) vol. VII, page 8, cité par Denton, op.cit. page 149.
  • (4) rémige : chacune des grandes plumes d’une aile.
  • (5) Denton, Michael. Evolution : Une théorie en crise, page 209
  • (6) Denton, Michael. Evolution : Une théorie en crise, page 210

 

Ce texte est la 9ème partie d’ Au commencement… Dieu ?, un ouvrage en texte intégral en cours de republication. Retrouvez-en le sommaire ici, dont les chapitres seront complétés régulièrement.

Suite…

Two thoughts on “Au commencement… Dieu ? Les oiseaux (9)

  1. A défaut de preuve tangible convainquant là dessus, la théorie concernant l’évolution du reptile en oiseau ou du singe en humain demeurera une simple croyance comme ça l’est concernant la création du monde en sept jours par Dieu. La science, jusqu’à aujourd’hui n’a pas encore réussi à apporter ces preuves d’où la question reste toujours d’actualité.

  2. – Si l’homme est mortel, ce n’est pas la faute de Dieu mais du péché. Votre explication sur l’origine biologique et l’ADN fait penser à celle de Pangloss (Leibnitz) (« Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. »), qui évacue le péché originel. La conception du monde comme une structure (plus « égyptienne » que juive ou chrétienne) entraîne au déterminisme biologique ou mathématique.
    – Les mythes sont des explications scientifiques, bien que leur formule déroute les hommes modernes qui veulent savoir comment (Comment ça marche ? comment ça fonctionne ?), et qui pensent que, plus on en saura sur le mécanisme, plus on en saura sur la cause et l’ensemble du phénomène. Tandis que l’Antiquité répond d’abord à la question « pourquoi ? », qui a une valeur scientifique plus grande à ses yeux que la méthode.

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