Main menu
Un poisson dans le netRéflexionAu commencement… Dieu ? L'ADN (7)

Au commencement… Dieu ? L'ADN (7)

Les archives d’une cellule : l’ADN

Le point de départ de tout projet de construction, c’est le plan. C’est l’ensemble des instructions qui déterminent d’avance l’aspect des façades, l’emplacement de la salle de bain, parfois même la couleur de la tapisserie dans le salon… Enfoui dans chaque spermatozoïde du mâle et dans chaque ovule de la femelle est un minuscule jeu d’instructions qui contient absolument tout ce qui est nécessaire à la création de l’animal ou de l’homme dont il est issu. Cette information est stockée chimiquement dans un long polymère appelé l’ADN (l’acide désoxyribonucléique). D’ailleurs dans chaque cellule du corps qui se forme, on retrouve ce même jeu complet d’instructions ; personne ne sait encore comment les différentes cellules arrivent à lire dans cet énorme réseau de renseignements la partie qui les concerne. Ce sont les travaux de Watson et Crick, publiés en 1953, qui nous ont permis de découvrir pour la première fois cette merveilleuse banque de données qui est à la base de toute vie. Quelles en sont les implications pour notre discussion ?

Dans sa quête des indications de vie intelligente extraterrestre, la NASA a créé un programme du nom de SETI le programme SETI (Search for Extra Terrestrial Intelligence). D’énormes radiotélescopes sont à l’affût du moindre message venu d’ailleurs. Comme l’indique l’écrivain Sagan,  » La réception d’un seul message de l’espace montrerait qu’il est possible de survivre à l’adolescence technologique ; après tout, la civilisation qui transmet aurait bien survécu. Une telle connaissance, me paraît-il, aurait une grande valeur.  » (11) Si un seul message suffisait pour prouver l’existence d’une vie intelligente, que dire si nous trouvions toute une bibliothèque ? Effectivement, nous l’avons trouvée :

…il y a assez de capacités d’information (dans l’ADN) d’une seule cellule humaine pour stocker trois ou quatre fois les trente volumes de l’Encyclopaedia Britannica. […] Certaines espèces d’amibes injustement appelées  » primitives  » disposent d’assez de place dans leur ADN pour stocker 1 000 fois l’Encyclopaedia Britannica. (12)

Personne, s’il trouvait une bibliothèque remplie de livres, n’imaginerait qu’elle est arrivée par hasard. Son existence implique infailliblement l’existence d’auteurs. De même, chaque cellule vivante porte la marque indéniable de l’intelligence insurpassable de son Auteur.

Un des prodiges de notre technologie informatique de ces dernières années, c’est le CD-ROM. Sur cette petite disquette en plastic de 12 cm de diamètre que l’on insère dans son ordinateur, on arrive à caser jusqu’à un million de pages de texte ! Impressionnant, n’est-ce pas ? Mais considérez la capacité de l’ADN :

Naturellement, le problème du stockage chimique de l’information a été résolu chez les êtres vivants par l’exploitation des propriétés des longs polymères d’ADN dans lesquels est stockée l’information héréditaire de la cellule. C’est une solution superbement économique. La capacité de l’ADN à stocker de l’information excède de loin celle de n’importe quel autre système connu : c’est un moyen si efficace que toute l’information nécessaire pour spécifier un organisme aussi complexe que l’homme pèse moins de quelques milliardièmes de gramme. L’information nécessaire pour spécifier le plan de toutes les espèces d’organismes ayant existé sur la planète, estimées au nombre d’un milliard par G.G. Simpson, pourrait tenir dans une petite cuillère, et il resterait encore assez de place pour rajouter l’information contenue dans tous les livres jamais écrits (13).

De nouveau nous sommes confrontés à un système dont l’organisation et la complexité défient l’imagination. Il est tout simplement déraisonnable de croire que cela est arrivé par hasard. L’ADN, comme tout autre élément de la cellule et de la vie, est inexplicable sans Dieu.

Felden reconnaît la difficulté (et la sous-estime à mon avis) quand il écrit :

Ainsi le problème des constituants de base des acides nucléiques reste-t-il ouvert, les solutions actuelles, à peine partielles, n’étant ni satisfaisantes ni convaincantes (14).

Nous lisons dans la Bible que  » les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient clairement depuis la fondation du monde, quand on les observe dans ses ouvrages.  » (15) Chaque élément de notre univers est une œuvre d’art qui rend témoignage à la génie de son Créateur.

 

  • (11) Sagan, Broca’s Brain, page 322, cité par Peter Bocchino, Evolution : A critique of First Principles, page 14
  • (12) Dawkins, Richard. L’Horloger aveugle, page 141-142.
  • (13) Denton, Michael. Evolution : Une théorie en crise, page 344.
  • (14) Marceau Felden, Et si l’homme était seul dans l’univers, Grasset, 1994, page 125.
  • (15) Epître de Paul aux Romains, 1.20

Ce texte est la 7ème partie d’ Au commencement… Dieu ?, un ouvrage en texte intégral en cours de republication. Retrouvez-en le sommaire ici, dont les chapitres seront complétés régulièrement.

Suite…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons by-nc-sa. ©2016 Un poisson dans le net (http://unpoissondansle.net).
RSS Articles - RSS Commentaires - Contact

Commentaires récents