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Un poisson dans le netRéflexionJésus-Christ : un homme de l'histoire (2/2)

Jésus-Christ : un homme de l'histoire (2/2)

Voici la seconde partie de notre document, republié dans la rubrique  » Foire aux questions « . Revenez à la première partie si vous ne l’avez pas lue…

4. Suetonius (120 apr. J.C.)

Un autre historien Romain, officiel de la Cour sous Adrien, et auteur des Annales de la Maison

Impériale, dit :

 » Et comme les Juifs provoquaient toutes sortes de désordres à l’instigation de Chrestus (une autre orthographe de Christus), il les expulsa de Rome « . La vie de Claude 25,4

Il écrit aussi :

 » Néron infligea une punition aux Chrétiens, une classe d’hommes qui s’étaient donnés à une superstition nouvelle et pernicieuse « , La vie des Césars, 26.2

5. Plinius Secundus, Pline le Jeune

Pline écrit à l’empereur Trajan, en qualité de gouverneur de Bithynie en Asie Mineure (112 Apr. J.C.), pour lui demander conseil sur la manière dont il fallait traiter les Chrétiens. Il expliqua qu’il avait commencé à tuer à la fois hommes et femmes, garçons et filles. Mais ceux qui furent mis à mort étaient tellement nombreux, qu’il se demandait s’il fallait continuer à tuer ceux que l’on trouvait être chrétiens, ou s’il devait tuer simplement quelques-uns d’entre eux, les plus influents. Il expliqua qu’il les avait fait mettre à genoux devant la statue de Trajan pour adorer l’empereur. Il expliqua aussi qu’il les fit abjurer Christ, ce qu’un vrai chrétien ne peut pas faire. Et dans la même lettre, il dit des gens qui étaient jugés :

 » Ils affirment, cependant, que leur seule culpabilité, ou leur seule erreur, c’est qu’ils avaient l’habitude de se réunir un certain jour fixe, avant le lever du jour, pour chanter en alternance un hymne à Christ, comme à un dieu, et pour se lier par des serments solennels, de ne pas commettre de mauvaises oeuvres, de ne pas user de fraude, de ne pas voler, ni de commettre d’adultère, de ne jamais falsifier leur parole, de ne jamais manquer à la confiance qu’on leur accorde quand il faut s’en acquitter « . Épîtres X.96

6. Tertullien

Tertullien était un juriste et un théologien de Carthage. Tandis qu’il faisait un discours pour défendre le christianisme devant les autorités romaines d’Afrique, il mentionne les échanges qu’eurent Tibère et Ponce Pilate :

 » En ces jours où le nom de chrétien fit son entrée dans le monde, Tibère, qui avait reçu l’intelligence au sujet de la divinité du Christ amena le sujet devant le sénat, en comptant bien appuyer sa position en faveur du Christ. Mais le Sénat rejeta cette proposition parce qu’il n’approuvait pas lui-même cette opinion. César la soutenait, cependant, et menaça de sa colère contre tous les accusateurs des Chrétiens « . Apologie, V.2 (aussi Justin Martyr dans Apologie, 1.35).

7. Thallus, l’historien né comme Samaritain

Thallus fut un des premiers écrivains païens à mentionner le Christ. Il écrivit en 52 apr. J.C.. Malheureusement, ses écrits ont disparu ; et on en a connaissance seulement parce que d’autres auteurs les citent. Un de ces auteurs s’appelle Julius Africanus, un écrivain chrétien qui vécut vers 221. Julius fait allusion à un commentaire intéressant provenant de Thallus :

 » Dans son troisième livre d’histoires, Thallus explique naïvement les ténèbres comme étant une éclipse de soleil – ce qui me semble bien déraisonnable (déraisonnable, bien sûr, parce qu’une éclipse de soleil ne pouvait pas arriver à l’époque de la pleine lune, parce que Christ mourut à l’époque pascale de la pleine lune) « .

Nous voyons donc que la référence des Évangiles aux ténèbres, qui survinrent à la crucifixion de Jésus, était bien connue, et que les non croyants qui y assistèrent recherchaient une explication naturelle.

8. Phlegon, un historien du 1er siècle.

Ses Chroniques ont aussi été perdues, mais Julius Africanus mentionne aussi un fragment de cette œuvre, confirmant les ténèbres qui survinrent lors de la crucifixion de Jésus. Et après sa réflexion sur l’opinion déraisonnable de Thallus, il cite Phlegon selon lequel « au temps de Tibère César, survint une éclipse de soleil durant la pleine lune ». Phlegon est aussi cité par Origène dans Contre Celsum, Livre 2, sections 14,33,59.

9. Lettre de Mara Bar-Serapion

Dans une lettre qu’il écrit à son fils Serapion qui était en prison, il dit, pour l’encourager, que tous ceux qui ont condamné à tort les hommes justes finissent mal :

 » Quel avantage les athéniens tirèrent-ils en mettant à mort Socrates ? La famine et la peste vinrent sur eux comme jugement pour leur crime. Quel avantage les hommes de Samos tirèrent-ils en brûlant Pythagore ? En un instant, leur pays fut recouvert par le sable. Quel avantage les Juifs gagnèrent-ils en exécutant leur Roi sage ? Leur nation fut abolie peu de temps après cet événement. Dieu vengea justement ces trois hommes : les Athéniens moururent de faim ; les Samiens furent engloutis par la mer ; et les Juifs, ruinés et arrachés de leur pays, vivent dans la complète dispersion. Mais Socrates ne mourut pas pour toujours ; il survécut dans les enseignements de Platon ; Pythagore ne mourut pas pour toujours, il survécut dans la statue d’Hera. Le Roi sage ne mourut pas non plus à toujours, il vit dans les enseignements qu’il a donné « . (La lettre de Mara Bar-Serapion est au British Museum, et date des environs de 73 apr. J.C.).

10. Justin Martyr (vers 150 apr. J.C.)

Vers les années 150, Justin Martyr adressa sa Défense du Christianisme à l’empereur Antonius Pius, et il le renvoya au Rapport de Pilate, qu’il suppose être dans les archives impériales. Il dit :

 » Mais les mots ‘il perça mes mains et mon pied’ dit-il, « sont une description des clous qui furent plantés dans Ses mains et dans Son pied sur la croix ; et après qu’il fut crucifié, ceux qui le crucifièrent jetèrent les dés pour se partager ses vêtements ; et ces choses arrivèrent ainsi, tu peux en avoir connaissance d’après les actes qui furent enregistrés sous Ponce Pilate « .

Un peu plus tard, il dit :

 » Qu’il fit ces miracles, tu peux facilement le vérifier d’après ‘les actes’ de Ponce Pilate. « . Apologie 1.48

11. Les Talmuds et la Michnah juifs

Tol’doth Yeshu fait référence à Jésus comme Ben Pandera. Le talmud Babylonien rapporte qu’il « fut pendu la veille de la Pâque ». Le Talmud fait référence à Jésus comme « Ben Pandera » (ou Ben Pantere). Beaucoup de Théologiens pensent que « pandera » est un jeu de mots, et un travesti du mot grec pour « vierge », « parthenos », l’appelant ainsi un « fils d’une vierge ». Joseph Klausner commente « la naissance illégitime de Jésus était une idée courante chez les juifs ». Dans la Baraila (Babylone Sanhedrin 43a)

L’Anoa Ulla. Les autorités Juives ne contestaient pas le fait que Jésus fit beaucoup de signes et de miracles, mais ils les attribuaient à Satan, et les assimilaient à des actes sorcellerie (Mat 9.34 ; 12.24 ; Marc 3.22). Sanhedrin 43a; aussi Yeb IV 3; 49a

Conclusion

On peut toujours remettre en question ce que Jésus-Christ disait être (le Fils de Dieu), mais le fait qu’il a réellement existé et qu’il est un personnage historique ne peut être nié. Les seuls documents qui nous renseignent avec précision sur quel genre d’homme il a été sont les Évangiles.

Credit photo:
johnpaulhardy

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