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Un poisson dans le netRéflexionJésus-Christ : un homme de l'histoire (1/2)

Jésus-Christ : un homme de l'histoire (1/2)

Est-ce que Jésus-Christ a vraiment existé ? Existe-t-il des documents qui prouvent, sans l’ombre d’un doute, que Christ a marché dans l’histoire des hommes ? Nous avons trouvé qu’un certain nombre de documents, de sources chrétiennes et non chrétiennes, témoignent de l’historicité de Jésus-Christ. Ainsi, il serait aussi stupide de douter que Jésus-Christ a vraiment existé que de nier l’historicité de Napoléon 1er.

Certains documents d’origine chrétienne témoignent de l’historicité de Jésus-Christ.

Il s’agit, d’abord, des 27 livres du Nouveau Testament, qui constituent la deuxième partie de la Bible. Ceux-ci ont été écrits par des chrétiens du premier siècle, des contemporains de Jésus-Christ qui témoignent de ce qu’ils ont vu et entendu (par exemple, les apôtres qui témoigneront de sa résurrection). Il y a ensuite le témoignage d’autres chrétiens qui ont vécu du IIème jusqu’au VIème siècle qui témoignent de leur foi. On les désigne sous le vocable de “ Pères de l’Églises ” (comme Polycarpe, Eusèbes, Irénée, Ignace, Justin, Origène…). La Patristique consiste dans l’étude des écrits des Pères de l’Église. Que tous ceux-ci prétendent que Jésus-Christ a vraiment existé n’a rien d’étonnant puisqu’ils adhèrent tous à ses enseignements. Mais, sommes-nous en possession de témoignages de personnes qui n’ont pas forcément souscrit à la foi chrétienne et aux enseignements de celui que l’on appelle “le Sauveur du monde” ?

Effectivement, nous avons accès à un certain nombre de sources non bibliques qui témoignent de l’historicité de Jésus.

1. Cornélius Tacitus (Tacite; né en 52-54 Apr. J.C.)

Tacite était un historien romain, gouverneur de l’Asie en 112, gendre de Juliens Agricola qui était gouverneur de Bretagne (80-84). Alors qu’il écrit sous le règne de Néron, Tacite fait allusion à la mort du Christ et à l’existence des chrétiens de Rome.

Il raconte qu’après avoir mit le feu à Rome, l’empereur Néron accusa les chrétiens de ce méfait et il leur fit subir toutes sortes de tortures cruelles, pour se disculper aux yeux des citoyens de Rome d’avoir commis une telle infamie, (dans Annales XV.44) :

 » Quelque fût le soulagement apporté par un homme, ou les bontés qu’un prince puisse apporter, ou les sacrifices d’expiation que l’on pourrait présenter aux dieux, rien n’aurait soulagé Néron de l’infamie des rumeurs qui circulaient selon lesquelles il aurait lui-même ordonné cette conflagration, c’est-à-dire, l’incendie de Rome. C’est pourquoi, pour faire cesser ces rumeurs, il accusa les chrétiens qui étaient haïs pour leur énormité, les chargea de cette culpabilité, et les punit par toutes sortes de tortures affreuses. Christus, qui était le nom de leur fondateur, fut mis à mort par Ponce Pilate, procurateur de Judée sous le règne de Tibère : mais la superstition pernicieuse qui fut réprimée pour un temps éclata de nouveau, pas seulement en Judée où le méfait tenait ses origines, mais aussi dans la cité de Rome. « 

Tacite fait aussi référence au Christianisme dans un fragment de son Histoires, au sujet de l’incendie du temple de Jérusalem en 70 ; fragment préservé par Sulpiciens Severus (Chroniques. II.30.6)

2. Lucien de Samosata

Lucien était un satiriste du second siècle, qui critiqua le Christ et les chrétiens. Il les reliait aux synagogues d’Israël et faisait allusion à Christ en ces termes :

 » … l’homme qui a été crucifié en Israël parce qu’il avait introduit cette nouvelle secte dans le monde… En plus, celui qui leur avait donné sa loi les persuada qu’ils étaient tous frères les uns des autres après qu’ils aient transgressé une fois pour toutes en reniant les dieux grecs et en adorant ce même sophiste crucifié, et vivant sous ses lois… « . (dans « Le Pèlerin qui passe »).

Lucien mentionne aussi les chrétiens plusieurs fois dans Alexandre le faux-prophète, section 25 et 29.

3. Flavius Josèphes (né en 37)

C’était un historien juif qui devint Pharisien à 19 ans. En 66, il était commandeur des forces juives en Galilée. Après avoir été capturé, il fut attaché à l’État-major romain. Il dit dans cette citation hautement contestée :

 » Maintenant il y avait, en ce temps-là, un certain Jésus, un homme sage, s’il est permis de l’appeler un homme, parce que c’était un faiseur de miracles, et un enseignant qui enseignait de telle manière que les hommes l’écoutaient avec plaisir. Il s’attirait après lui, à la fois beaucoup de Juifs, et beaucoup de Gentils. C’était le Christ, et lorsque Pilate le condamna à être crucifié, à la suggestion des principales personnalités parmi nous, ceux qui l’aimèrent depuis le début ne l’abandonnèrent pas; parce qu’il leur apparut de nouveau le troisième jour, comme le leur avaient annoncé les prophètes, ainsi que dix mille autres merveilles à son sujet. Et la tribu des Chrétiens, ainsi nommés d’après son nom, n’est pas encore éteinte à ce jour.  » (D’après dans Antiquités XVIII.33; début du IIème siècle).

Le texte arabe de ce passage apparaît dans le manuscrit qui porte le titre « Kitab Al-Unwan Al-Mukallalm Bi-Fadail Al-Hikma Al-Mutawwaj Bi-Anwa Al-Falsafa Al-Manduh Bi-Haqaq Al-Marifa ». Ce qui pourrait être traduit approximativement comme « Livre d’Histoire guidé par toutes les Vertus de la Sagesse. Couronné de Philosophies Diverses et Béni par la Vérité de la Connaissance ». Voici ce texte :

 » En ce temps-là, vivait un homme sage qui s’appelait Jésus. Il avait une conduite irréprochable, et il était connu comme un homme vertueux. Et beaucoup de gens parmi les Juifs et des autres Nations devinrent ses disciples. Pilate le condamna à être crucifié et à mourir. Ceux qui devinrent ses disciples n’abandonnèrent pas leur discipulat. Ils rapportèrent qu’il leur était apparu le troisième jour après sa crucifixion et qu’il était vivant. A ce propos, il était peut-être le Messie dont les prophètes avaient rapporté les merveilles… « .

Ce manuscrit composé par l’Évêque Apapius du Xe siècle comporte une section qui commence par : « Nous avons trouvé dans un grand nombre de livres de philosophes, qu’ils font référence au jour de la crucifixion du Christ ». Puis il en donne une liste et cite des portions de ces ouvrages anciens. Quelques-uns de ces livres sont connus par les savants modernes, d’autres leur sont inconnus.

Nous trouvons aussi Josèphes faisant référence à Jacques, le frère de Jésus, dans Antiquités XX 9:1. Il décrit les actions du Souverain sacrificateur Anne :

 » Mais le plus jeune, Anne qui, comme nous l’avons dit, reçut la charge de Souverain Sacrificateur, était aventureux, et d’une défiance exceptionnelle; il suivit le parti des Sadducéens, qui sont très sévères dans leur jugement parmi les Juifs, comme nous l’avons déjà montré. Comme Anne avait de telles dispositions, que Festus était mort, et que Albinus était encore sur le circuit, il pensa que le moment était venu d’assembler le conseil des juges, pour faire comparaître devant lui le frère de Jésus, le soi-disant Christ, qui s’appelait Jacques, en même temps que d’autres. Et après les avoir accusés d’avoir enfreint la loi, ils les condamnèrent à la lapidation. « 

Suite…

Credit photo:
johnpaulhardy

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