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Un poisson dans le netÉtude bibliqueLa résurrection de Jésus-Christ : un événement historique ? – Les évidences et les preuves de la résurrection (2)

La résurrection de Jésus-Christ : un événement historique ? – Les évidences et les preuves de la résurrection (2)

Glaube, Liebe, Hoffnung
Ce texte en trois parties (partie 1 déjà en ligne) est un nouvelle publication d’un document initialement paru dans la rubrique “ Foire aux questions ”.

Vous pouvez retrouver ici l’ensemble des textes de cette rubrique, progressivement republiés.

 

Les évidences et les preuves de la résurrection

Quelques évidences externes

Le Témoignage de l’Ancien Testament

L’Ancien Testament a prophétisé que Christ devait ressusciter des morts quelques centaines d’années avant les événements (Jonas 1.17 ; Ésaïe 53.10-12 ; Psaume 16.10, cf. Matthieu. 12.39,40).

Les Paroles du Christ lui-même

Christ avait déclaré maintes fois à ses disciples qu’il devait ressusciter des morts. En tant qu’homme-Dieu, Christ devait garder Ses paroles concernant la résurrection. S’il trompait ses disciples, alors il n’était pas digne de confiance, et il se disqualifiait lui-même pour être Seigneur et Sauveur. Et si nous ne pouvons pas lui faire confiance au sujet de la résurrection, nous ne pouvons pas, non plus, lui faire confiance au sujet des autres choses qu’il a enseignées (Matthieu 12.40 ; 16.21 ; 17.9 ; 17.22,23 ; 20.18,19 ; 26.32; Marc 8.31 ; 10.34 ; Jean 2.19-22).

La résurrection de Jésus-Christ a été authentifiée par de nombreux témoins

Jésus-Christ est apparu à ses disciples après sa résurrection. Luc l’évangéliste, qui était un historien précis, indique que Jésus-Christ démontra sa résurrection par de nombreuses preuves infaillibles (Actes 1.3). Notre Seigneur apparut au moins 10 fois à des groupes divers après sa résurrection. Il se révéla à des hommes et à des femmes, à des individus, à des petits groupes et à des grands groupes, dans des régions géographiques et dans des circonstances diverses . Il apparut à :

  • Marie de Magdalène (Jean 20.14-18).
  • Un groupe de femmes (Matthieu 28.9-10).
  • Pierre (Luc 24:34 ; 1Corinthiens 15.5).
  • les deux disciples d’Emmaüs (Luc 24.13-31).
  • aux 10 disciples, en l’absence de Thomas (Jn 20.24-29).
  • Pierre, Thomas, Nathanaël, Jacques, Jean et deux autres disciples à la mer de Tibériade (Jean 21.1-23).
  • 11 disciples (Jean 20.24-29).
  • 500 frères à la fois (1Corinthiens 15.6).
  • Jacques (1Co 15.7).
  • 11 disciples sur une montagne en Galilée (Matthieu 28.16-20).
  • en vision: à Paul sur la route de Damas (Actes 9.3-6), au temple de Jérusalem (Actes 22.17-21), à Jérusalem (Actes 23.11) ; à Étienne lors de sa lapidation (Actes 7.55) ; à Jean sur l’île de Patmos (Apocalypse 1.10-19).

Jésus-Christ parla avec ses disciples. Ils mangèrent avec lui. Ils virent sa forme physique. Ils virent ses mains, ses pieds, et son côté, percés par les clous et par la lance. Ils touchèrent ses blessures.

Jésus ne s’est pas présenté à quelques uns seulement, mais à beaucoup, et les témoignages de ces personnes s’accordent !

Il est vrai que certains ont avancé une certaine théorie de l’hallucination collective. Selon cette vue, les disciples auraient réellement cru dans la résurrection. Et ils s’attendaient tellement à ce que leur Seigneur revienne à la vie, que leur passion les amenèrent à avoir des visions et des hallucinations, de sorte qu’ils crurent tous que le Seigneur était ressuscité bien qu’en réalité, il ne l’était pas. Ces visions seraient le résultat d’imaginations excitées, et de l’état morbide de leurs systèmes nerveux détraqués ! La résurrection physique et littérale de Jésus-Christ est ainsi expliquée par une théorie psychologique d’hallucinations collectives.

Objections
  1. Cette théorie est basée sur des à priori contraires aux faits . L’Écriture présente les disciples, non pas comme des gens qui attendaient avec impatience la résurrection de Jésus-Christ, mais au contraire, comme des gens que les derniers événements tragiques avaient rendus sceptiques, à cause de leur peine, et de leur incompréhension totale de la situation. Ils ne croyaient pas que Christ était ressuscité et ils lui demandèrent même des preuves. De sorte que seuls les faits tangibles les firent changer d’avis.
  2. Le Christ s’est présenté à des centaines de gens, dans des circonstances et dans des lieux différents. Comment penser qu’ils ont tous eu des hallucinations, et au même moment ?!
  3. Si les apparitions du Christ avaient été de simples visions, celles-ci n’auraient pas eu d’effets si durables et si fulgurants. En effet, le christianisme s’est répandu comme une traînée de feu. Les visions auraient laissé la place à la dépression.
La résurrection a transformé la vie des disciples

Au lieu de la dépression, les disciples ont été changés après la résurrection. L’Évangile les présentait comme déçus et désespérés à cause de la mort du Christ. Tous avaient fui, lors de la dernière nuit. Mais le livre des Actes raconte que ces personnes mirent leurs vies en péril. Certains, en effet, perdirent leur vie à cause de la personne du Christ (Étienne et Jacques, par exemple) ; et malgré cela, tous s’en allèrent prêcher partout que Christ était mort et ressuscité pour réconcilier tout homme avec Dieu. Ainsi, un Pierre apeuré et mal assuré devint un roc plein de foi. Un Jacques incrédule devint le chef de l’Église de Jérusalem. Un Thomas pragmatique devint missionnaire aux Indes. Et pourquoi ? A cause de la résurrection. Ils furent convaincus par l’Esprit de Dieu. L’effusion de ce Saint-Esprit les inonda le jour de la Pentecôte, et fit d’eux des hommes nouveaux. Et ce fut la résurrection qui leur permit d’avoir la puissance et l’autorité de l’Esprit. Jésus leur avait dit qu’il devait s’en retourner au Père, mais qu’il leur enverrai un autre consolateur (Jean 14). Et la résurrection devint le contenu essentiel de leurs messages avec la mort de Jésus-Christ (cf. 1Corinthiens 15:1-4).

La résurrection a continué de transformer la vie des disciples de Jésus-Christ au cours de l’histoire de l’église.

La résurrection a continué d’être le pilier de l’église depuis sa naissance. Le théologien Wilbur Smith commente ce fait important :

 » La résurrection entra intimement dans la vie des premiers chrétiens ; ce fait transparaît sur leurs tombes, et par les dessins trouvés sur les murs des catacombes ; elle est entrée profondément dans l’hymnologie chrétienne ; elle devint l’un des thèmes vitaux des grands écrits apologétiques des quatre premiers siècles ; elle était le thème central des prédications de la période pré-nicéenne et post-nicéenne. La résurrection était dans le Crédo de l’église.  » Smith, Therefore Stand.

La puissance de la résurrection est encore expérimentée par les croyants d’aujourd’hui.

Après 2000 ans, des hommes expérimentent dans leurs vies, aujourd’hui encore, le Christ ressuscité ! Si une entreprise normale, ou n’importe quel groupe d’hommes, avait fonctionné de la même manière que l’église de Jésus-Christ depuis son commencement, elle n’existerait plus depuis longtemps sans l’assistance et la présence et la puissance de l’Esprit. Pourtant, il se trouve encore des hommes qui adhèrent encore aux déclarations de Jésus-Christ, et qui expérimentent encore la vie de Jésus-Christ. Ce fait mérite d’être examiné même s’il ne vaut pas preuve (l’expérience ne prouve jamais rien mais peut confirmer).

Les évidences historiques et juridiques de la résurrection corporelle de Jésus-Christ.

Christ est effectivement mort

Qui a déplacé la pierre de devant la tombe ? Toute personne bien pensante doit se poser cette question. Certainement, sa vie entière sera affectée par la réponse qu’il en donnera.
De nombreux critiques affirment que Jésus n’a jamais été crucifié. Des livres ont même été écrits. Ils prétendent que Christ n’est jamais vraiment mort sur la croix. Selon eux, ils s’est simplement évanoui, ou bien il a sombré dans un coma. Selon eux, il était encore vivant lorsqu’il a été placé dans le tombeau de Joseph d’Arimathée. Après quelques heures, les picotements provoqués par sa couronne d’épines et l’air frais de la tombe l’ont réveillé, et l’ont vivifié, alors il s’est levé et il est parti. Puis, il serait allé voir ses disciples pour leur dire qu’il est ressuscité alors que ce ne serait pas vrai. Jésus aurait volontairement menti à ses disciples.
Pour d’autres encore, Jésus aurait été enlevé soit par des voleurs quelconques, soit par ses amis ou par ses ennemis . Les disciples auraient alors fait croire à une résurrection. Dans ces deux hypothèses, il n’y aurait jamais eu de miracle de la résurrection.
Pour prouver qu’il y a eu une résurrection, il faut d’abord prouver qu’il y a un corps. Et pour prouver que la tombe a été le théâtre d’un miracle, il faut que la mort de Christ soit établie avec certitude.
Il suffit d’étudier de près les différentes étapes du supplice de la crucifixion pour se rendre compte qu’un supplicié ne pouvait y échapper vivant. En plus, l’évangéliste Jean rapporte quelques évidences irréfutables de la mort de christ (19.31-37).
Ce texte apporte l’évidence que Jésus mourut vraiment.

 » S’étant approchés de Jésus et le voyant mort, ils ne lui rompirent pas les jambes  » (vv.32-33).
Notons tout d’abord que cette remarque vient d’hommes dont le métier était de tuer les gens. Leurs seules responsabilités sous l’autorité romaine, c’était de torturer les suppliciés jusqu’à ce que la mort s’en suive. Ceux-ci avaient donc l’habitude de leur casser les jambes pour hâter la mort par asphyxie. Dans le cas de Jésus, ils ne le firent pas, parce que leur diagnostic fut qu’il était bien mort. Marc nous rapporte que le centurion étonné que Jésus avait expiré si rapidement s’exclama ,  » assurément, cet homme était le Fils de Dieu  » (Marc 15.39). Le centurion employait le temps passé pour dire qu’il était vivant, et maintenant, il conclut qu’il est mort.

 » mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt, il sortit de l’eau et du sang. Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; et lui, il sait qu’il dit vrai afin que vous croyez aussi  » (Jean 19.34-35).
Apparemment, l’apôtre Jean pensait que ces détails sortaient de l’ordinaire et qu’ils étaient assez important pour les mentionner. Cependant, il ne précise pas s’il pensait que ces détails médicaux étaient d’origine miraculeuse ou s’ils pouvaient être expliqués par des causes naturelles. Mais une chose est certaine : il est clair que les deux faits mentionnés ci-dessus authentifiaient indiscutablement la mort de Jésus-Christ.
Selon des médecins pathologistes, lorsque que le côté gauche d’un cadavre est largement entaillé à l’aide d’un grand couteau ou d’un instrument comparable à une lance romaine, on peut s’attendre à cinq réactions différentes selon la violence et l’heure de la mort :

  • Aucun flot de sang ne se produit, seulement une fine traînée.
  • Un flot important de sang sort de la blessure.
  • Un flot d’eau (de sérum) se produit suivi de quelques gouttes de sang.
  • Un flot abondant d’eau suivi par un flot abondant de sang sort de la plaie.
  • Un flot abondant de sang suivi par un flot abondant de sérum.

Les deux dernières possibilités peuvent, de toute évidence, s’appliquer à la mort de Jésus. Les médecins légistes rapportent que ce phénomène peut se produire dans le cas d’une crucifixion, combinée avec une rupture cardiaque. Le sang a pu envahir alors les poumons et provoquer une asphyxie immédiate ou tout simplement obstruer soudainement toutes les artères de son corps.

La mort du Christ n’aurait pas été provoquée par l’exténuation physique, puis l’asphyxie, comme c’est le cas dans toutes les crucifixions, mais par une agonie intense de l’esprit, ce qui aurait provoqué, littéralement, une rupture du cœur. Ceci n’est pas pour nous étonner, car c’est de nos péchés qu’il s’est chargé, et c’est à cause de nos iniquités qu’il a été brisé.

Le fait demeure : Christ mourut rapidement et sa mort fut médicalement observée et constatée par un témoin qui n’était pas médecin, qui prit certainement la séparation des globules rouges du sérum comme un miracle inexplicable. Le corps de Jésus fut embaumé selon des règles bien précises (Jean 19.38-42). Pour préparer un défunt pour le tombeau selon la coutume juive, il fallait d’abord le laver, puis, après l’avoir redressé, il fallait l’entourer de bandes serrées de 25 cm de large, des pieds au cou, de sorte que celui-ci ressemblait à une momie. Les épices, de la consistance d’une pâte ou d’une pommade, étaient étalées sur les bandes. Celles-ci servaient à la fois de préservateur et de ciment pour coller les bandes de lin en une couverture solide. Les bras étaient entourés individuellement de bandelettes et fixés au corps. Et le tout était solidement englué d’épices et de baume. Les bandelettes imbibées de cette huile épicées auraient pu peser près de 50 kg.

Le corps fut embaumé

Dans ces conditions, serait-il raisonnable de penser qu’un homme, blessé et brisé par le supplice de la crucifixion, ait pu se dépêtrer de toutes ces bandelettes qui l’enserraient ? –  » Et si quelqu’un l’avait aidé ? « . Selon Jean 20.5-7, les linges utilisés pour embaumer Jésus gisaient intacts près de la tombe. Ils n’avaient pas été dépliés. Les épices auraient rendues cette opération impossible. Seul le linge que l’on avait mis sur la tête de Jésus était roulé à part. Tous ces détails laissent à penser que Jésus quitta  » ce cocon  » en passant à travers ces linges avec son corps de résurrection.

Si les disciples avaient pris tant de risque pour demander le corps de Jésus à Pilate, et s’ils avaient pris tant de soin à embaumer son corps, et si, durant cette opération, ils avaient découvert que Jésus respirait encore, serait-il raisonnable de croire qu’ils l’auraient quand même mis en tombeau ? JÉSUS ÉTAIT DONC BIEN MORT. Et si les disciples étaient dans un tel désarroi à la résurrection, c’est qu’ils savaient qu’il était bel et bien mort, et ils avaient de la peine à croire à ce miracle. Et pourtant, Jésus leur avait dit à l’avance qu’il ressusciterait le troisième jour.

Le tombeau était scellé d’une lourde pierre et gardé par des gardes romains.

Le tombeau où Jésus fut placé avait deux particularités :

  • D’abord, il était efficacement fermé par une lourde pierre et scellé par des sceaux légaux. Les tombeaux de l’époque étaient souvent des grottes fermées à l’aide d’une grande pierre circulaire, que l’on roulait dans une sorte de rainure à la base du tombeau. Un morceau de bois était mis en travers de la pierre pour maintenir le tombeau ouvert, puis il était retiré pour le fermer.
    Le sceau était un sceau conforme à la loi romaine. Ce n’était ni du ciment, ni de la colle, mais simplement une fine ficelle, tendue le long de la partie la plus large du diamètre de la pierre, et scellée des deux côtés de la pierre avec de la cire. L’empreinte du sceau de la bague d’un officiel romain était apposée sur cette cire, des deux côtés de la tombe. Et quiconque rompait le sceau romain encourait les colères de toute la magistrature romaine. Même les gardes ne pouvaient les toucher.
  • La deuxième particularité du tombeau, c’est qu’il était surveillé. Les officiels juifs avaient payé des gardes. Car la dernière des choses qu’ils désiraient, c’était de trouver une tombe vide. Ils voulaient que le corps de Jésus soit dans la tombe et qu’il y demeure. C’est ce que Matthieu indique (Matthieu 27.62-66) :

     » Le lendemain, qui était le jour après la préparation, les principaux sacrificateurs et les pharisiens allèrent ensemble auprès de Pilate, et dirent : Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : Après trois jours je ressusciterai. Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple : Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première. Pilate leur dit : Vous avez une garde ; allez, gardez-le comme vous l’entendrez. Ils s’en allèrent, et s’assurèrent du sépulcre au moyen de la garde, après avoir scellé la pierre. « 

    D’après la tradition, si un garde laissait échapper son prisonnier pendant son tour de garde, on mettait le feu à ses habits ! Mais pire encore, quelquefois, il y laissait sa vie. C’est pourquoi, il est fort peu probable, que les gardes furent soudoyés par des disciples qui auraient voulu récupérer le corps pour faire croire à une résurrection.
    Les gardes étaient présents pour empêcher les disciples de voler le corps, mais les sceaux étaient là pour éviter une complicité possible des gardes. Pour les autorités romaines, les deux avenues possibles du vol éventuel du corps étaient couverts. Ni ses amis, ni ses ennemis ne pouvaient soustraire Jésus de cette tombe.

Credit photo:
jazzlog

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