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Un poisson dans le netRéflexionViolence des images et violence réelle… Y-a-t-il un lien ?

Violence des images et violence réelle… Y-a-t-il un lien ?

Affirmation : Je ne serai jamais violent moi-même, mais j’aime bien regarder des films où l’on s’entre-tue. Quel mal peut-il y avoir ?

Les adolescents entendent sans relâche ce message de la part de ceux à qui les films violents profitent le plus. Avec toute la violence à l’école que l’on ressasse ces dernières années, les directions hollywoodiennes se marchent sur les pieds pour sortir des films violents et autres séries télévisées pour les adolescents.

Pourtant parallèlement, Hollywood proclame haut et fort, sans broncher, qu’il n’existe aucune relation entre la violence simulée et la vraie violence.

Les réalisateurs soutiennent que le vrai responsable d’enfants meurtriers c’est, comme l’a exprimé un directeur d’Hollywood, un « problème de mauvais contexte familial, de mauvaise éducation et la possession d’armes à la maison ».

Mais selon l’écrivain Greg Easterbrook dans le New Republic, Hollywood se trompe.

Par exemple, une étude entreprise par l’Université de Droit de Chicago montre que le pourcentage de foyers avec des armes à feu n’a pas sensiblement augmenté depuis la Seconde Guerre Mondiale. Ce qui a changé, par contre, note Easterbrook, « c’est l’envie de se tirer les uns sur les autres ».

Une autre étude révèle que le taux de criminalité d’après guerre a commencé à augmenter environ une décennie après que la télévision devint courante dans les années 50. Le même phénomène s’est produit en Afrique du Sud, où la télévision n’est devenue accessible au plus grand nombre que vers 1975. Le taux de criminalité nationale a amorcé une pente ascendante environ dix ans plus tard, là aussi.

Mais les résultats les plus dérangeants nous sont fournis par le psychologue Leonard Eron, qui rapporte que « ceux qui ont regardé un maximum de télévision et de films dans leur enfance ont plus de chance de se faire arrêter ou accuser de crimes violents »,

Bien que les films violents ne poussent pas l’adulte moyen à commettre des crimes, chez les enfants et les déséquilibrés mentaux, selon Greg Esterbrook, « le calcul est différent »,

« Les massacres signés par des jeunes, autrefois extrêmement rares, deviennent soudain plus fréquents, écrit Easterbrook. ce une coïncidence si cette augmentation est contemporaine du nouveau concept que fait passer Hollywood dans ses films, à savoir que les massacres, c’est amusant ? »

Ce dont nous nourrissons notre esprit affecte notre comportement, et cela ne devrait nullement surprendre les chrétiens. Dans les Proverbes, on peut lire : « Car il est tel que sont les arrière- pensées de son âme » (Pr 23.7). Et l’apôtre Paul nous exhorte à garder en mémoire tout ce qui est vrai, honorable, juste, pur, aimable, et tout ce qui mérite l’approbation (Ph 4.8).

La violence à la télévision (dans les jeux vidéo, les films) ne tue pas en elle-même. Elle détruit le système immunitaire contre la violence et conditionne à éprouver du plaisir dans la violence {…} Or lorsque les gens ont peur ou sont en colère, ils font ce qu’ils ont été conditionnés à faire.
David Grossman et Mary Cagney, Trained to Kill : Children Who Kill

Quoi que puissent annoncer les directeurs de films, il existe un lien entre le meurtre simulé et le véritable assassinat. Les massacres ne sont pas amusants, comme voudraient nous le faire croire certains films. Demandez aux familles de Littleton.

Le summum de la folie pour des parents, surtout pour des parents chrétiens, est de ne pas contrôler ce que leurs enfants regardent à la télévision, ce qu’ils vont voir au cinéma, la musique qu’ils écoutent, ou les jeux vidéo auxquels ils jouent. Or c’est vraiment une histoire de vie ou de mort.

Le texte que vous venez de lire est extrait (avec permission) de l’ouvrage “100 questions d’ados sans réponses” de Chuck Colson. Nous en avons fait une présentation récemment, avec toutes les informations nécessaires pour vous le procurer.

© Colson. Reproduction interdite. Traduction française Éditions CLÉ.

3 thoughts on “Violence des images et violence réelle… Y-a-t-il un lien ?

  1. Coué dans sa « méthode » affirme ceci:
    « Loi du subsconscient:Toute image qui s’impose tend à se réaliser….. »
    Une fois que l’image(le fruit de l’imagination) s’impose dans un individu,le subsconscient peut la produire au-travers de nous.Bien entendu,d’abord chez le plus « faible » et donc chez l’enfant ou adolescent.
    La pornographie par ses images ,poursuit l’être…C’est d’ailleurs le principe de la publicité:faire miroiter et donc faire rêver, inscruster une image d’un soi-disant besoin quelconque dans le subsconscient de l’être!
    L’habitude vient de la répétition et du conditionnement intérieur.
    Ainsi quelqu’un qui travaille dans un « abattoir »et qui se doit de tuer et de sacrifier des centaines d’animaux,n’a plus la même réserve,ni sensibilité qu’autrui…
    L’image provoque et propose ….s’incruste!
    Rappelez vous l’image tranquille de Malborough(cigarette):ce cowboy sur son cheval…C’est donc une invitation qui se veut d’entrer dans le subsconscient….fragile et instable.
    Il en est de même pour la violence imagée ,poussée aujourd’hui au paroxisme que donne la technique.
    Oui certainement, ces films ont un rapport avec la hausse de la violence dans le monde…
    Les médias aussi,puisqu’elles « banalisent » tous les jours celle-ci en notre coeur.
    C’est mon avis en tout cas.

  2. Oui ! Ayons une saine attitude par rapport aux médias effectivement. L’auteur de l’article conclut, je recite : « Le summum de la folie pour des parents, surtout pour des parents chrétiens, est de ne pas contrôler ce que leurs enfants regardent à la télévision, ce qu’ils vont voir au cinéma, la musique qu’ils écoutent, ou les jeux vidéo auxquels ils jouent. »

  3. Sur le thème: » Des enfances volées par la télévision », livre de Liliane Lurçat. Il y est question de « pouvoir attractif », de « puissance suggestive », d’ « impacte émotionnel »,
    d' »influence dominatrice de la télévision ». C’est sûr: il y a une réelle manipulation télévisuelle, vidéo…visant volontairement et violemment les enfants! Et même si on nage à contre courant, veiller sur ce qu’ils regardent via télé et autres, est tout aussi primordial que les nourrir sans les empoisonner; c’est, les aider à être celui « qui ferme l’oreille pour ne pas entendre des propos sanguinaires, et qui se bande les yeux pour ne pas voir le mal, »(Esaïe 33-…15).

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