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Un poisson dans le netRéflexionHitler et Mère Teresa

Hitler et Mère Teresa

La question est souvent abordée par nos amis non croyants : Quid du sort d’Hitler ? Et de Mère Térésa ? Sous-entendu qu’il paraîtrait normal que l’un soit élu … mais surtout pas l’autre ! Voyons ce que réponds l’apologète Greg Koukl (article original, traduction libre).

Quel est donc ce Dieu qui laisserait un Hitler repentant aller au ciel … et une Mère Térésa non convertie aller en enfer ?

 » Croyez-vous vraiment qu’Hitler et Mère Térésa connaîtront le même sort s’ils n’ont pas cru en Jésus ?  » C’est à cette question d’un auditeur qu’il me fallait répondre, et je n’avais pas de formule choc et simpliste à lui renvoyer… Lui répondre  » oui  » ou  » non  » n’aurait pas été suffisant.

Le point fondamental de cette discussion est de savoir si Jésus est la seule voie de salut. C’est l’une des plus grandes pierres d’achoppement concernant le christianisme pour les personnes qui désirent sincèrement mener des vies exemplaires et adoucir l’impact du mal dans le monde. Dire de Jésus qu’il est  » le seul chemin de salut « , n’est-il pas fermer les yeux sur l’évidente différence existant entre ceux qui ont une conscience et ceux qui sont sans scrupules ?

Une opération chirurgicale indispensable…

Permettez que je prenne un exemple pour mieux me faire comprendre : toutes choses égales par ailleurs, il est bon de mener une vie saine. Les gens qui se nourrissent de façon équilibrée, qui dorment suffisamment, s’entretiennent physiquement, ne fument pas et boivent sans excès en retirent des avantages en termes de longévité et de vitalité. Ceux qui ne le font pas tombent plus souvent malades.

Mais que se passe-t-il si toutes choses ne sont pas égales par ailleurs ? Si un vice caché, une maladie mortelle éteint peu à peu la flamme de la vie ? Vivre sainement ne peut stopper une maladie rampante. Dans ce cas, l’adepte de la mauvaise alimentation et l’athlète assidu connaissent le même sort précoce : la tombe.

Il y a un parallèle avec le monde spirituel. D’un côté, il est pertinent de vivre d’une manière religieuse. Vivre sainement contribue à la santé spirituelle. À l’inverse, ceux qui pêchent continuellement en subissent les conséquences.

Cependant, un élément crucial est trop souvent oublié. Nos meilleures tentatives de faire preuve de bonté sont souvent vouées à l’échec à cause d’une tumeur cancéreuse qui gagne du terrain. Peu importe la peine que nous nous donnons, chacun d’entre nous finit par mourir d’une maladie spirituelle qu’aucune vertu ne peut stopper.

Voilà la triste vérité : personne ne peut vivre d’une manière complètement juste. Évidemment, tout le monde est capable de bonnes actions, et même parfois d’actions prodigieuses, de la même façon qu’un mourant peut avoir un excellent régime alimentaire. Les bonnes œuvres, comme les bons menus, ne peuvent rendre sa vitalité à un patient malade, mais tout juste le maintenir en vie. La guérison nécessite la chirurgie.

Au premier abord, il peut sembler injuste que Dieu ne tienne pas compte du bien que nous avons fait. Mais réféchissons un instant. Quand avez-vous reçu pour la dernière fois une lettre du procureur de la République vous félicitant de ne pas avoir braqué une banque ou de ne pas avoir tué votre voisin ?

Il faut obéir à la loi, et une année passée comme bon citoyen n’annule pas une année de banditisme ! Chaque personne, de la plus haut placée à la plus modeste, a enfreint la loi de Dieu. L’infraction la rend coupable et les coupables doivent recourir à la chirurgie de Dieu : le pardon.

Il est vrai que certains ont besoin de plus de pardon que d’autres – quelque fois de beaucoup plus, de la même manière qu’une maladie peut ravager un organisme beaucoup plus violemment qu’un autre. Mais chacun est touché.

Les 10 commandements, ça vous dit quelque chose ?

Avez-vous lu les dix commandements récemment ? Faites un rapide inventaire en vous posant les questions qui suivent.

  • Avez-vous déjà juré fidélité à quelqu’un d’autre qu’à Dieu dans votre vie ?
  • Avez-vous fait de quoi que ce soit un objet d’adoration et de vénération ?
  • Avez-vous déjà utilisé le nom de Dieu en vain ou de façon vulgaire ?
  • Avez-vous toujours loué Dieu avec une motivation sincère ?
  • Avez-vous ne serait-ce qu’une fois désobéi à vos parents ou leur avez-vous manqué de respect ?
  • Avez-vous tué ou seulement eu des pensées dures envers quelqu’un (voir Matthieu 5.22) ?
  • Avez-vous couché avec une autre personne que votre époux (se) ou y avez-vous même pensé (voir Matthieu 5.28) ?
  • Avez-vous pris quelque chose qui ne vous appartenait pas ?
  • Avez-vous menti ?
  • Avez-vous simplement désiré quelque chose qui n’était pas à vous ?

C’est dur ? Oui. C’est la Loi de Dieu. Ce sont les exigences de Dieu.

Qui parmi nous n’a pas violé chacun de ces commandements de nombreuses fois ?

Notez que le fait de réduire à deux le nombre des Commandements n’y change rien. Jésus a dit  » Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée  » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements découlent toute la Loi et les Prophètes  » (Matthieu 22.37-40). Reconnaissons que même le meilleur d’entre nous viole ces deux lois quotidiennement.

Au cas où vous seriez tenté de vous fier en votre propre capacité à plaire à Dieu, regardez bien la norme, la Loi de Dieu et évaluez votre propre résultat. En utilisant les mots de l’apôtre Paul, chacun de nous est  » enfermé sous le péché  » (Galates 3.22). Nous n’avons rien à ajouter … nous devons rendre des comptes à Dieu (Romains 3.19).

Sauvés par notre propre bonté ? La Loi ne nous donne aucun espoir.

Faites ce calcul. Si vous n’aviez péché que dix fois par jour de votre trentième à votre soixantième anniversaire – et gardez à l’esprit que nous ne parlons pas que du viol, du pillage ou du meurtre, mais de toute la gamme des défaillances morales humaines, y compris les attitudes du cœur et les motivations – à quoi ressemblerait votre casier judiciaire ? Vous auriez cumulé 182 500 infractions. Quel juge sérieux vous laisserait en liberté avec une telle ardoise ?

Ghandi et Al Capone

Les pires d’entre nous ont tendance à s’innocenter de leurs méfaits. Prenez Al Capone. Il a déclaré :  » J’ai passé les meilleures années de ma vie à faire plaisir aux gens, à les aider à avoir du bon temps, et tout ce que j’ai reçu, ce sont des insultes, l’existence d’un homme pourchassé. « 

A l’opposé, Ghandi – un homme qui a dédié sa vie à la vertu – n’était pas si optimiste. Peu avant sa mort, il se lamentait,  » C’est pour moi une souffrance terrible que d’être encore si loin de celui dont je sais qu’il gouverne chacun de mes souffles et dont je suis l’enfant. Je le sais parce que les mauvaises passions qui m’habitent m’empêchent de le rejoindre, et je ne peux m’en débarrasser « 

C.S. Lewis a illustré ce contraste :  » Lorsqu’un homme devient meilleur, il discerne de plus en plus clairement le mal qui reste encore en lui. Quand un homme devient pire, il comprend de moins en moins sa propre méchanceté … Les gens de bien connaissent à la fois le bien et le mal : les mauvaises gens ne connaissent rien sur aucun des deux. « 

Si Lewis a raison, alors le Seul qui soit réellement saint est celui qui a la meilleure perception du péché. Ce Seul être juste discerne une tragédie dans la violation la plus  » minime  » du bien. Puisque la pureté de Dieu est parfaite, Il voit le péché tel qu’il est réellement. Comment imaginer alors qu’il puisse considérer nos transgressions avec complaisance ?

Hitler et Mère Teresa

Est-ce qu’Adolph Hitler et Mère Teresa auront pu avoir le même sort ? Oui et non.

  • Non, parce qu’ils n’auront pas eu à répondre des mêmes crimes et par là, leur jugement aura été différent. De même qu’il y a des degrés de péché (voir Jean 19.11), il y a des degrés de châtiment. Jésus a dit que Sodome sera traitée moins sévèrement que Capernaüm au jour du jugement (Matthieu 11.24), bien que les deux soient condamnés.
  • Oui, parce qu’au bout du compte, chacun aura dû répondre de ses propres péchés – Hitler pour les siens, Mère Térésa pour les siens, vous et moi pour les nôtres. À moins, bien sûr que Jésus puisse répondre des péchés à leur (notre) place. Car c’est la bonne nouvelle : Jésus, bien que riche, s’est rendu pauvre pour notre salut, afin que par sa pauvreté, nous puissions devenir riches (2 Cor. 8.9).

Pour rester en vie physiquement, il faut d’abord soigner sa maladie, puis se maintenir en forme pour garder la santé.

De la même manière, pour expérimenter le bien-être spirituel, on doit demander à Dieu d’opérer à la racine du problème : le péché. Le fait de vivre ensuite de façon vertueuse garantira notre vitalité spirituelle, mais sans jamais pouvoir soigner notre maladie. Seul Jésus le peut.

One thought on “Hitler et Mère Teresa

  1. Rires. Amusant le « Vous auriez cumulé 182 500 infractions » 😉

    Heureusement que le très haut est plus miséricordieux que la plupart des croyants.

    Mais j’aime bien le ton !

    Je vais demander à l’Esprit Saint de me donner le nombre de « péchés » que j’ai pu faire dans cette vie là….

    Cyrille

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