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L'avortement… pas grave ?

20 week scan (profile) » POURQUOI FAIRE TOUTE UNE HISTOIRE DE l’AVORTEMENT ? Il NE S’AGIT QUE D’UN FOETUS, PAS D’UNE PERSONNE.  »

Lorsque nous parlons d’avortement et de « choix », il nous faut poser la question sous-jacente : de quel choix s’agit-il ?

La pratique de l’avortement se base sur la déshumanisation du fœtus, c’est-à-dire sur la pensée qu’il n’est rien de plus qu’un amas de cellules ou de matière fœtale.

Des siècles durant, la croissance d’un enfant dans le sein de sa mère était entourée de mystère. Mais aujourd’hui la technologie médicale a ouvert une fenêtre sur ce ventre. A l’aide d’ondes sonores réfléchissantes, les ultrasons produisent une image mobile du bébé remuant et gesticulant dans l’utérus maternel.

Grâce aux ultrasons, nous savons que les bébés sont bien plus conscients du monde extérieur que nous ne l’imaginions. Une lumière vive placée sur le ventre de la maman surprend l’enfant qui se détourne. Mais le bébé est attiré par une luminosité douce et se tourne vers elle. De même un bruit intense fera sursauter le bébé, mais celui-ci répondra au son doux d’un hochet en sortant son pouce de la bouche et en se tournant vers le son. Il reconnaît même la voix de sa mère.

Les ultrasons rendent le fœtus plus humain. D’ailleurs le terme « fœtus » ne semble plus adéquat une fois que nous avons aperçu ce petit être et que nous l’avons vu répondre aux stimuli. Ce mot a une résonance trop technique, trop abstraite. Nous préférons instinctivement utiliser le mot « bébé ».

La technologie médicale a permis de vérifier ce que le psalmiste avait déjà décrit il y a des siècles : « C’est toi [… ] qui m’as tenu caché dans le sein de ma mère [ … ] Mon corps n’était pas caché devant toi ; lorsque j’ai été fait en secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient » (Ps 139.3-16).

Que se passerait-il si chaque femme qui envisage un avortement voyait auparavant une échographie de son bébé ?

Je vais vous raconter une histoire vraie. Une jeune femme que j’appellerai Brenda a découvert qu’elle était enceinte. La grossesse n’était pas désirée, et lorsqu’elle l’a annoncé au bureau elle était visiblement démoralisée.

Quelques semaines plus tard Brenda a bondi dans le bureau, toute joyeuse. Elle tenait entre ses mains des photos de son échographie. Elle les a fait fièrement passer à tous ses collègues. « Tu veux voir mon bébé ? » a-t-elle demandé. « Regarde comme il est grand. »

Le fait d’avoir vu son enfant a aidé Brenda à commencer le processus d’attachement maternel avant même la naissance de son bébé.

Une autre histoire illustre les conséquences terribles de l’avortement, la perte subie lorsqu’on ôte la vie à un enfant avant sa naissance.

Cela se passe dans les années 30, une époque où il est rare et choquant d’avoir un enfant en dehors du mariage. Une jeune fille de quatorze ans, fille de pasteur, se retrouve enceinte. Que faire ?

Aujourd’hui une adolescente effrayée se ferait vraisemblablement avorter. Mais il y a soixante ans l’avortement était illégal, et l’histoire de cette jeune fille enceinte nous permet de mieux saisir ce qu’il en coûte d’avorter.

Le livre merveilleusement émouvant de Sheldon Vanauken, A Severe Mercy, raconte l’histoire d’un pèlerinage spirituel que l’auteur a entrepris avec sa femme, Davy, à l’université d’Oxford. Dans son dernier ouvrage, Little Lost Marion and Other Mercies, Vanauken raconte un chapitre plus privé de la vie de Davy.

A l’âge de quatorze ans, bien avant que Davy ne rencontre Vanauken, elle avait eu une petite fille qu’elle avait placée chez des parents adoptifs. Mais Davy n’avait jamais cessé d’aimer l’enfant aux yeux bleus qu’elle avait abandonné.

Après la mort de Davy en 1950, Vanauken a commencé à rechercher l’enfant que Davy avait prénommé Marion. En 1988 il l’a enfin retrouvée. C’était à présent une jeune femme ressemblant à sa femme tendrement chérie.

Sa rencontre avec la fille de Davy, alors mariée et elle-même mère de trois enfants, a permis à Vanauken d’acquérir ce qu’il a appelé « une vision globale » de l’avortement.

Dans son dernier ouvrage, il écrit : « Si la jeune fille effrayée qu’était Davy avait vécu dans notre décennie, elle se serait peut-être confiée à l’ assistante sociale de son école, qui l’aurait vraisemblablement informée de la possibilité d’un avortement rapide et facile [… ] Quelle jeune fille effrayée ne s’accrocherait pas à l’issue de secours (… ] que lui tend l’assistante sociale ? »

Mais si nous voulons avoir une vision globale, il faut regarder au-delà des problèmes immédiats d’une grossesse non voulue, considérer toutes les implications futures de l’avortement. Pour en arriver à ce stade, Vanauken écrit : « Je dois voir non seulement une Davy terrifiée [ … ] mais aussi une Marion pétillante et sa famille. »

Un être nouveau commence dès lors que l’information paternelle dans le spermatozoïde rejoint l’information maternelle dans l’ovule. Puisque aucune autre information ne pénétrera dans le zygote, c’est-à-dire l’œuf fertilisé, l’on est contraint de reconnaître que toute l’information nécessaire et suffisante pour définir la créature en question se trouve rassemblée au moment de la conception. – Jérôme Lejeune, L’Enceinte concentrationnaire

Cette histoire est particulièrement poignante quand on sait que Vanauken et Davy n’ont pas eu d’enfant. Si Davy avait avorté de Marion, il n’existerait personne pour affectueusement appeler Vanauken « Papa », et ses trois enfants ne seraient pas là non plus.

« J’entrevois, raconte Vanauken, ce que [John] Donne voulait exprimer lorsqu’il a écrit que la mort de n’importe quel homme le diminuait. Je serais moi-même diminué s’il y a un demi-siècle Davy s’était accrochée aux promesses de l’avortement. Alors il manquerait quelque chose à toutes les personnes qui ont touché ou qui toucheront les vies de Marion, de ses enfants et de leurs futurs enfants. »

Chaque avortement représente la perte d’un individu, d’une personne. C’est un message que nous devons faire passer à ceux qui envisagent d’avorter d’autres Marions.

Chaque avortement constitue une perte tragique qui nous ôte à tous une richesse.

Le texte que vous venez de lire est extrait (avec permission) de l’ouvrage “100 questions d’ados sans réponses” de Chuck Colson. Nous en avons fait une présentation récemment, avec toutes les informations nécessaires pour vous le procurer.

© Colson. Reproduction interdite. Traduction française Éditions CLÉ.

3 thoughts on “L'avortement… pas grave ?

  1. L’avortement au quotidien.

    Enfant adultérin d’un maman qui au marche du médecin avorteur a une époque ou c’était illégal a décider de me sauver. Je suis bien qu’étant un homme, dans la problématique de l’avortement avec ma femme après la découverte de deux avortement après notre rencontre dont un a plus de 20 semaines.

    Je comprend très bien pour le vivre ce qu’est la valeur d’accepter un être en devenir que l’on ne désire pas, ne serait-ce pour toutes les joies futures, et aujourd’hui je suis convaincu qu’il est beaucoup plus facile d’assumer un enfant non désirer, dans n’importe quel situation, qu’un avortement qui empoisonne y compris la vie du couple aussi longtemps que l’éducation d’un enfant.

    Il y a une dimension qui est totalement occulte au sujet du sentiment de la mère qui avorte, après l’assistante social et le médecin, elle est seul et qu’est-elle dans son propres regards ?

    Mon histoire, notre histoire, me pousse a temoigne que l’avortement n’est jamais la bonne solution.

  2. Le sujet est vide, il se contente de condamner l’avortement sans prendre en considération de multiples facteurs passés sous silence ( article orienté donc, à l’image du site ) .

    Facteurs rencontrés dans l’ethique chrétienne du 21 éme S.

    La question primaire sur ce sujet se pose déjà en terme de liberté ou pas d’avorter, ce sur quoi l’article ne semble pas vouloir d’étendre outre mesure.

    Le nom meme de l’auteur de l’article laisse déjà penser à une droite conservatrice americaine, dont les idées ne vont pas vraiment dans le sens de la réflexion….

  3. Bonjour,

    en pleine campagne électorale, je me suis intéressé aux programmes des candidats. Socialement et politiquement celui de Mélenchon, m ‘intéresse beaucoup mais voilà : il promet s ‘il est élu, qu ‘il ré-ouvrira tous les centres ivg qui ont fermé et il proclame avec beaucoup) de verve et de zèle (c ‘est son style) la liberté d’ avorter.
    De fait, je me suis posé des questions sur le sujet, d ‘où ma présence ici.
    Quelques réflexions :
    – d’ abord, le récit relaté dans ce texte de la fille du pasteur dans les années 30. Hélas, je ne pense pas qu ‘il faille remonter à aussi loin. J’ ai vécu ça il y a environ 4 ans. Une jeune fille d ‘une communauté évangélique m’ avait confiée qu’elle voulait avorter par peur du rejet de l ‘église (elle n’ était pas mariée). Grâce à Dieu, nous avions réussi, mon épouse et moi à l’en dissuader. Elle a subi les foudres et punition de l’ église, mais elle a maintenant une magnifique fillette.
    Ceci, ironie de l’ histoire, pour illustrer les paradoxes des l’ église (entre autres évangélique)qui emmène ses propres jeunes jusqu ‘à ….décider d’ avorter, car pas en phase avec les dogmes (notamment du mariage).
    – deuxièmement : je pense effectivement que sous prétexte d’un « humanisme bien pensant » on en arrive à faire la promotion de l’ IVG comme d’ une preuve absolue de liberté de l’individu et plus particulièrement de le femme. C ‘est mon corps, j’ en fait donc ce que je veux.
    De fait, on peut en arriver à des extrêmes comme celui d ‘utiliser l’ iVG comme un quelconque moyen de contraception. C’ était pas voulu, je ne suis pas prête, j’en veux pas pour l ‘instant … donc j’ avorte !
    – 3ème point : moi même père de 4 enfants, je ne sais pas ce que j’ aurais fait, si l’ on nous avait annoncer la naissance à venir d’ un enfant lourdement handicapé ou atteint d ‘une maladie incurable ?! La souffrance occasionnée par cette vie, ne m’ aurait elle pas incitée à faire avorter ?
    Mais d’un autre côté, si nous cédons à cette tentation, n’ est-ce pas tout simplement de l’eugénisme ? Nous aurions sur cette planète que des gens valides, sains, beaux, intelligents, forts, …? Celà ressemble beaucoup au programme nazi.

    En conclusion : je ne sais toujours pas si je voterai Mélenchon, mais en ce qui concerne l’ avortement, je pense qu ‘il nous faut à toutes et à tous plus d ‘humilité et surtout d’ amour. L’ église (surtout évangélique) ne doit pas paraître comme donnant des leçons et surtout condamner, car elle doit avant tout balayer tous les dogmes dramatiques qui sont au devant de sa porte (Mat 7:1). Enfin, les « humanistes » de tout bord qui clament haut et fort la liberté d’ avorter au nom de la liberté de chacun, devraient d’ abord prôner une société où l’on a le droit de naître handicapé ou différent et plutôt que de promettre la ré-ouverture de centres ing, d’ aider les parents qui sont dans ces situations et à tout mettre en œuvre pour changer le regard des autres et de la société en général sur ce sujet.
    Cdt

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