Main menu
Un poisson dans le netMéditation bibliqueNe devons-nous pas nous montrer tolérants vis-à-vis de ce que les autres croient ?

Ne devons-nous pas nous montrer tolérants vis-à-vis de ce que les autres croient ?

­La tolérance est souvent considérée comme la plus grande des vertus démocratiques. Mais quelle est la véritable nature de cette tolérance ? Jusqu’où faut-il l’appliquer ?

Récemment une émission sur les grandes expéditions a poussé la tolérance jusqu’à en arriver à des conclusions absurdes. Le reportage en question avait été tourné en Nouvelle Guinée parmi la tribu Korowai, qui n’avait jusqu’à présent jamais fait l’objet d’aucune étude. L’émission présentait les Korowai comme un peuple éclairé vivant en harmonie avec son environnement.

Ah oui ! il se trouve qu’ils sont aussi cannibales.

Paul Taylor, conservateur au Smithsonian National Museum of Natural History, présentait l’émission. Il commença par expliquer que le but de l’anthropologie était de comprendre les coutumes locales afin qu’elles nous paraissent « logiques, raisonnables, rationnelles et compréhensibles »,

Et c’est exactement ce que Taylor cherchait à faire. Il raconta aux téléspectateurs que les Korowai construisaient leurs habitations dans les arbres et que certaines pouvaient atteindre la hauteur d’un bâtiment de six étages ce qui, en soi constituait un « exploit architectural où que ce soit dans le monde ». Les Korowai pratiquaient aussi l’égalité des sexes quant à la rétribution du travail ce que, selon Taylor, « les féministes de tous pays apprécieraient ».

Les choses deviennent un peu plus délicates à expliquer quand il s’agit d’égalité dans d’autres domaines. Par exemple la question de savoir qui sera tué et mangé. Les Korowai pratiquent le cannibalisme non seulement à l’encontre des tribus ennemies, mais également au sein de leur propre tribu, comme punition d’un crime sérieux. Les crimes comprennent la sorcellerie et le meurtre pour les hommes, le vol de bananes ou de tout autre nourriture pour les femmes.

Les Korowai se sont fait un plaisir de décrire leur rituel en détail. La victime est d’abord attachée, puis on lui tire dessus à l’aide de flèches. Le corps est ensuite découpé en six morceaux tandis que le peuple « s’amuse et chante ». Enfin ils font cuire les morceaux sur le feu et les mangent.

Le reportage a présenté cet horrible rituel comme quelque chose que nous autres occidentaux ne devions pas condamner, mais plutôt essayer de « comprendre ». De nombreuses habitudes chez les Korowai peuvent sembler déconcertantes de prime abord, nous a expliqué le narrateur,« jusqu’à ce qu’on les perçoive de l’intérieur ».

Au sein de la société Korowai, nous a-t-on affirmé, le cannibalisme n’est pas « une violence gratuite », mais plutôt « un exemple de système judiciaire criminel qui fonctionne bien ». D’ailleurs le titre de l’émission était Peuple des arbres.justice cannibale.

Dans son empressement à faire paraître les cannibales comme des êtres « raisonnables » et « logiques », Taylor n’a jamais mentionné si la tribu faisait passer l’accusé en jugement avant de le condamner à la marmite. D’ailleurs, il a pris grand soin d’éviter de porter tout jugement moral sur leurs pratiques.

L’émission tout entière était un exercice de relativisme culturel, un effort de nier l’existence de références objectives permettant d’évaluer les pratiques culturelles.

Vu de l’intérieur du Troisième Reich, le meurtre de six millions de Juifs et de Gitans pouvait sembler « raisonnable » et « logique », Dans les sociétés islamiques fondamentalistes, les lois interdisant aux femmes de bénéficier des droits humanitaires les plus fondamentaux, comme passer son permis de conduire, peuvent aussi paraître « raisonnables » et « logiques ». Il en est de même pour les Confédérés, l’esclavage semblait être alors une bonne affaire à tous égards.

Tolérer les opinions des autres ne signifie pas les valider. C’est le problème qui se cache derrière le mot multiculturalisme que l’on entend si souvent, surtout dans les écoles et les universités. Bien sûr il est juste de témoigner du respect aux autres cultures et d’être ouvert aux différences culturelles. Mais cela ne veut pas dire que toutes les cultures sont égales d’un point de vue moral. Il arrive par exemple qu’en Inde, une veuve soit encore brûlée vive avec le corps de son défunt mari. Au Brésil des hommes pratiquent ce qu’on appelle le machismo, ce qui en revient à l’abus sexuel des femmes. Nous ne pouvons pas considérer ces pratiques comme humaines, pour le moins qu’on puisse dire.

On ne fait pas preuve d’intolérance si l’on soulève la supériorité de la culture occidentale dans les domaines où la vérité biblique a pénétré la culture. Il faut évaluer les opinions et les pratiques de tous, les vôtres, les miennes et celles de nos voisins, à la lumière du Christ révélé dans l’Évangile de la vérité.

Le texte que vous venez de lire est extrait (avec permission) de l’ouvrage “100 questions d’ados sans réponses” de Chuck Colson. Nous en avons fait une présentation récemment, avec toutes les informations nécessaires pour vous le procurer.

© Colson. Reproduction interdite. Traduction française Éditions CLÉ.

6 thoughts on “Ne devons-nous pas nous montrer tolérants vis-à-vis de ce que les autres croient ?

  1. Bizarrement ,je n’ai pu trouver le mot « TOLERANCE » dans ma concordance…
    J’en conclus que ce mot n’est pas « biblique » etne peut se rapporter A LA VERITE.

    Le » monde  » est tolérant …oui,car il se perd!
    Cela l’arrange aussi,car ainsi il n’est point jugé.Il est tolérant pour rassembler » charnellement ,politiquement etc….Mais quel amalgame cela donne t il?
    Comment l’argile pourrait il se mélanger à l’airain, le froid au chaud et les ténèbres à la lumière….
    Tolérer selon le dictionnaire veut dire:Admettre à contre coeur….C’est laisser subsister, ne pas empêcher, permettre :tolérer des abus.
    Or, quand on lit bien les écritures, il n’y a pas à tolérer le « mal  » dans sa généralité.Vous n’y verrez jamais: »Ce n’est pas pour un petit écart etc… »
    Nous n’avons pas à juger,mais nous n’avons pas à tolérer….
    Si ce mot avec ce qu’il veut dire était si prodigieusement encouragé par Dieu, il se trouverait dans la BIBLE.
    Or sa sagesse ne l’a pas même prévu,ni souligné….dans les saintes écritures.
    D’ailleurs ,le « fruit  » de l’ESPRIT cité par PAUL dans Galates5:22, ne reprend pas ce mot.
    Patience divine….n’est pas « tolérance ».

  2. La seule « tolérance » qui puisse exister dans ce monde pourri est celle qui s’exerce dans les maisons du même nom. Dieu ne nous demande pas d’être tolérants, mais de dénoncer le mal là où il se trouve. Attention! Le mal et non le malade!

  3. Appel à d’autre commentaires bibliques (?) : sur le fait de devoir tolérer sa/ma -vieille nature- qui -ne fait pas ce que je veux-, ce que (je me/tu te) promets de faire -par la foi qui sauve- alors que la vie continue et que je ne suporte pas par ‘intolérance(?)’ -ce corps de mort-s qui s’agite trop souvent à contre-sens &, continuer à suporter cela -par Grâce- avec une supposée -conscience pure- suportable…

  4. Hum, je dois dire que je ne comprends pas trop votre commentaire… Vous pourriez être plus précis ? Un grand merci d’avance !

    Amicalement

  5. Les groupes de mots entre tirets sont cités d’après les références suivantes:
    ‘la grâce’:ds Ro7 & Ro 11& Eph 2,
    ‘le vieil homme’ de Ro 6, Eph 4 & Col 3,
    ‘ce que je veux’ de Ro 7 et Gal 3,
    ‘ce corps de mort’ de Ro 7,
    ainsi qu’une conscience pure qui me vient très difficilement (d’ap. 1 Timothée au Chap.3), avant de tolérer autrui ou autre systèmes dans leurs comportements ou leurs agissements, il faut aussi avoir à se tolérer soi-même dans ce que l’on/je suis une personne qui ne peut avoir la volonté venant d’elle même de plaire à L’Et.Dieu, nôtre Père Par la Grâce du Fils et l’Appel de Son Très Saint Esprit.
    Pour ma part entre autre combat, il y a la lutte contre l’ennemi interrieur, la remise de moi-même continuelle au pied de Sa Croix ainsi déclaré juste par ma foi, mais, quel premier et dur combat. Cette lutte, plusieurs y peuvent chutter: comme douter de leur baptème, douter de leur salut, être sujets aux vents de toutes doctrines et, instables en sachant sans voir qu’ils n’obtiendront rien d’autre qu’une vie de foi vacillante sans ferme assurance de leurs espérances. Grâces soient rendues Seigneur et Dieu nôtre Sauveur.

  6. Jusqu’ou peut aller la tolerance?Peut -on accepter le fanatisme meurtrier sous couvert d’ouverture d’esprit?
    Peut-on encourager la pedophilie, la zoophilie, la necrophilie, masochisme,le sadisme, le saphisme , la sorcellerie ,etc.. sous couvert que certaines peronnes pronnent ces pratiques dans l’exercice de leur religion ou confession cultuelle? Lorsque je relis la parole, le seigneur nous et en garde et nous enjoint de nous eloigner de tout ce qui pourrait nous faire chuter. L’apotre Paul ne demande t-il pas aux galates de ne pas faire d’une liberte retrouvé un pretexte pour se remettre sous le joug du peché?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons by-nc-sa. ©2016 Un poisson dans le net (http://unpoissondansle.net).
RSS Articles - RSS Commentaires - Contact

Commentaires récents