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Un poisson dans le netMéditation bibliqueMéditation sur Apocalypse 1:9

Méditation sur Apocalypse 1:9

­Apocalypse 1 :9 Moi Jean, qui suis votre frère et qui prends part à la tribulation, à la royauté et à la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus.

Jean considère avoir part à trois choses : La tribulation, la royauté et la persévérance. Ce sont, en quelque sorte, les trois fils du tissu de ma vie ici-bas. Le premier est choisi pour nous par notre Père. C’est Lui qui décide comment et où je vais être éprouvé. Presque toujours il me fait tomber l’épreuve dessus à un moment que je juge inopportun, et d’une manière qui me fait fortement penser que l’épreuve ne peut pas venir de Lui. (Comment un Dieu bon pourrait-il m’affliger ? Puisque je reconnais dans ce qui m’arrive la main de l’ennemi, je sais donc, par déduction, que Dieu n’a rien à voir la dedans et je peux, par conséquence, me permettre de réagir charnellement en me plaignant, en maudissant, en râlant et en revêtant toute la panoplie des armes de la chair.)

Cependant l’épreuve ressemble beaucoup à ces constructions provisoires destinées à permettre l’édification d’ouvrages définitifs. On crée ainsi des routes qui permettent de canaliser temporairement la circulation pendant la confection de la voie finale. Une fois cette dernière terminée, l’ouvrage temporaire est détruit. Cependant sans le temporaire il ne serait pas possible de construire le durable. Souvent je me méprend en regardant la déviation temporaire. Je me dis que ce que Dieu est en train de construire a bien piètre allure. Je ne réalise pas qu’il ne s’agit pas de l’œuvre définitive.

C’est la raison pour laquelle la tribulation, selon Jean, doit s’accompagner de persévérance. Quand je ’réagis charnellement en me plaignant, en maudissant, en râlant et en revêtant toute la panoplie des armes de la chair’, c’est à dire quand je tourne le dos à la persévérance, je me ’mets en grève’ spirituellement. Je cesse le travail ; Je défait la ceinture de vérité qui tient mes reins ; Je laisse tomber la cuirasse de la justice, révélant ainsi mon injustice ; Je me déchausse, et ne peux plus ainsi me déplacer comme l’exige l’Évangile de paix ; Je ne me protège plus de mon bouclier de sorte que le malin peut me prendre pour cible à loisir, et il ne s’en prive pas ; Finalement j’expose mon crâne en retirant le casque de mon salut et ma vie en laissant tomber l’épée de la Parole.

Sans persévérance, pas de victoire dans l’épreuve ; Sans victoire dans l’épreuve pas de construction de l’œuvre définitive que le divin bâtisseur se propose d’élever en nous.

Car sans tribulation, sans persévérance, pas de royauté ! Sans travail temporaire, pas d’œuvre définitive. En ce qui concerne l’inauguration du palais il va nous falloir attendre. Pour l’instant les seules formes que nous pouvons en deviner sont justement celles qui, après avoir permis l’édification de l’ouvrage, seront enfin rasées, leur utilité ayant cessé. Alors seulement, de l’autre côté de la vie, Dieu soulèvera pour nous le rideau qui nous cache la vision de la splendeur à laquelle Il travaille, et alors … Quelle merveille !

Mais pour l’instant, Seigneur donne moi d’obéir avec persévérance en Jésus, dans les épreuves que tu me donnes jour après jour.

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