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Un poisson dans le netÉtude bibliqueL’origine du Roi : Matthieu 1.1-17

L’origine du Roi : Matthieu 1.1-17

Autumn dawnNoël approche ! Nous vous proposons pour l’occasion de redécouvrir nos études sur le début de l’Évangile de Matthieu. Loin du folklore, plongez au coeur du texte biblique, vous y trouverez le véritable sens de cette fête. Voici donc la première étude de la série (et sa version audio). Consultez l’index général des études de Matthieu pour lire la suite !

Introduction

La vie éternelle…

Notre Seigneur nous décrit la vie éternelle :  » La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé » (Jean 17.3). La vie éternelle, c’est plus qu’un refuge au-delà de la mort. C’est une intimité avec le Créateur. Le mot connaître utilisé ici évoque un apprentissage, une acquisition de connaissance. C’est découvrir qui est notre Dieu.

Quant à la connaissance de Dieu, la Bible présente deux perspectives opposées :

  • D’un côté la Bible dit que Dieu est inconnaissable. Job 11.7-9  » prétends-tu sonder les pensées de Dieu, Parvenir à la connaissance parfaite du Tout-Puissant ? Elle est aussi haute que les cieux, que feras-tu ? Plus profonde que le séjour des morts, que sauras-tu ? La mesure en est plus longue que la terre, Elle est plus large que la mer. » Dans Rom 11.33, Paul s’exclame au sujet du Seigneur  » ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles !« 
  • D’un autre côté, Elle dit qu’il est accessible. Connaître Dieu est possible ! Dieu promet même que celui qui obéit à la Parole, aux commandements de Dieu, Dieu se manifestera à lui (Jean 14.21)

Depuis que l’homme est séparé de Dieu, il ne peut voir ni appréhender Dieu d’une manière directe. L’apôtre Jean nous dit :  » Personne n’a jamais vu Dieu, Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître » (Jean 1.18). Parce que Dieu n’est pas accessible directement, il est venu, en chair et en os. Dieu a pris forme humaine. Il est la Parole faite homme. Jésus dira :  » celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14.9).

Les Évangiles nous présentent la vie du Christ. En les étudiant, nous trouvons 4 facettes différentes et complémentaires de Dieu. Chaque auteur de ces Évangiles, sous l’inspiration de l’Esprit, a orienté d’une manière particulière sa description de la vie du Christ.

  • Marc, le secrétaire de l’apôtre Pierre (ex-collègue de l’apôtre Paul) présente Jésus comme serviteur. Celui qui vient pour servir et non pour être servi.
  • Luc, le médecin et ami de l’apôtre Paul, décrit avec précision les événements, les lieux. C’est un scientifique ! Il présente Jésus comme le Fils de l’homme. C’est l’humanité de Jésus qui l’interpelle.
  • Jean, le « disciple que Jésus aimait » présente Jésus en « Fils de Dieu. » Il se soucie au contraire de relever sa divinité.
  • Et l’apôtre Matthieu ? Il présente avant tout Jésus comme le Roi. Et c’est un thème que nous retrouverons tout au long de cette série. Le mot royaume est utilisé 56 fois. L’expression « royaume des cieux  » est unique à Matthieu. Il est le Roi révélé, rejeté, et qui revient en gloire pour se saisir de son règne légitime.

Matthieu, l’homme et l’Évangile

On ne connaît pas grand chose de l’homme :

Il est fils d’Alphée (Mc 2.14) – et si cela ne vous dit rien, c’est l’un des petits enfants d’Adam :-)

Lorsque Jésus naît, la Palestine est sous domination romaine depuis 60 ans. Les romains font peser sur le peuple des impôts très lourds. De profession, Matthieu est un collaborateur fiscal de l’ennemi. Les romains imposaient les populations selon deux types de taxes : Le péage, qui est une sorte d’impôt sur le revenu, et un impôt foncier (une taxe sur la possession des terres)

Le poste de percepteur des impôts sur les colonies de Rome était vendu aux enchères auprès des sénateurs romains et hommes politiques d’importance. Ils avaient alors une concession pour 5 ans. Ils reversaient intégralement les sommes dues, et se payaient sur les surplus qu’ils pouvaient percevoir. Leur salaire provenait de leurs exactions.

Comme les sénateurs restaient à Rome, ils embauchaient des indigènes des provinces supervisées. Ces indigènes se nommaient des péagers ou publicains. Ils devaient collecter les impôts, plus la commission qu’exigeait leur employeur. Ils se payaient un salaire en augmentant les taxes qu’ils faisaient payer aux populations.

Vous pouvez imaginer ce que la population ressentait envers ces hommes qui collaboraient avec l’ennemi, usaient de leur droit pour oppresser les gens. Être péager à l’époque, c’était la pire des choses. Ces hommes étaient haïs du peuple et aussi peu considérés que les prostituées, les pécheurs et les étrangers. Ils étaient mis au banc de la société, souvent refusés dans les synagogues.

Matthieu était un publicain, un péager. Matthieu parle discrètement du jour où Jésus fit de lui l’un des apôtres. Matt. 9.9ss :  » Jésus vit un homme assis au lieu des péages et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit, suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples. » Matthieu lâche son commerce, fait une fête avec ses amis, leur présente Christ, et suit Jésus.

A part ces faits de l’Écriture, on ne connaît rien de sûr. Il existe des traditions un peu étranges qui font de lui l’apôtre de l’Inde, mais elles n’ont rien de fondées. On lui posera la question dans les cieux.

Lecture : Matthieu 1.1-3, 16-17

1 Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham. 2 Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob; Jacob engendra Juda et ses frères; 3 Juda engendra de Thamar Pérets et Zara; Pérets engendra Esrom; Esrom engendra Aram;[…] 16 Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ. 17 Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations depuis David jusqu’à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu’au Christ.

==> Jésus est le Roi légitime d’Israël. S’il est Roi, serez-vous son sujet ?

1. Roi messianique (1.1)

 » 1 Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham. » (1.1) Littéralement :  » enregistrement de la famille de l’oint Jésus, fils de David, fils d’Abraham.  »

Le terme Christ est l’équivalent grec du terme hébreu Ma’hiah (d’où nous avons le terme « messie « ). Ils veulent tout deux dire un « oint « , quelqu’un ayant reçu une onction divine. L’onction d’huile à caractère sacré indiquait une mise à part pour le service. Ceux qui servaient Dieu pour une activité particulière étaient nommés « messies « . On trouve notamment des sacrificateurs (c’est-à-dire les prêtres offrant les animaux sacrifiés), les rois (oints par les prêtres) et les prophètes. La Bible parle même d’un roi païen (Cyrus le Grand, perse) comme d’un messie parce qu’il libérera Israël de sa déportation en 538 av. J.C.

La Bible évoque aussi un oint de calibre universel. Lorsque Matthieu écrit que ce Jésus est le Christ, c’est évidemment un sujet brûlant pour les Juifs. S’il est ce Messie que l’Écriture annonce, il doit répondre à un certain nombre de critères bibliques. Dans ce premier verset, Matthieu nous montre comment Jésus s’intègre aux promesses que Dieu a faites en instituant deux alliances cruciales.

Descendant de David

David est le remplaçant de Saül qui avait désobéi à Dieu. Nous lisons une partie du récit de l’alliance que Dieu passe avec David en 2 Sam. 7.12-16 :  » 12 Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j’élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et j’affermirai son règne. 13 Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom, et j’affermirai pour toujours le trône de son royaume. 14 Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le châtierai avec la verge des hommes et avec les coups des enfants des hommes ; 15 mais ma grâce ne se retirera point de lui, comme je l’ai retirée de Saül, que j’ai rejeté devant toi. 16 Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi. »

Remarquez :

  • Dieu promet d’affermir son règne par son fils (12)
  • Son fils bâtira un Temple, et son trône royal sera affermi pour toujours (13)
  • Dieu corrigera les fautes de Salomon, mais il ne sera pas écarté (14-15)
  • Dieu maintiendra le règne de Salomon pour toujours  » Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés devant toi, ton trône pour toujours affermi  » (v. 16).

C’est-à-dire que le trône appartient de droit à David et à Salomon. Aucun roi ne peut régner sur Israël sans démontrer qu’il est un descendant de David.

Cette alliance est confirmée dans l’Ancien Testament (Ps 72 ; 89.3-5 ; Es. 9.5-6 ; Jér 23.5-6 ; 33.14-26 ; Ezéch 37.24-25 ; Os 3.4-5 ; Am. 9.11-12 ; Zach 14.4, 9.) comme dans le N.T. (Luc 1.31-33 ; Mt 2.2 ; 3.1-2 ; 4.17 ; 10.5-8 ; 19.28 ; 20.20-23 ; 25.31 ; Luc 10.9 ; Ac. 1.6-7 ; 1 Cor 15.24-25 ; Ap. 20.4.)

En rappelant que Jésus est fils de David, Matthieu montre qu’il est héritier légitime du trône d’Israël. Il est la racine d’Isaïe dont parle le Prophète Esaïe dans ce chapitre extraordinaire qui évoque le règne encore futur du Christ, pour 1000 ans.

Descendant d’Abraham

Dans les chapitres 12 et 15 de Genèse, Dieu établit une alliance avec Abraham.

  • Dieu promet qu’Abraham et Sarah auront un enfant (et comme ils étaient centenaires lorsqu’il arriva, on l’appela Isaac (c’est-à-dire « rire  » :-) )
  • Dieu promet également que toutes les nations seront bénies par Lui. Dieu serait le Dieu de toute sa famille (le peuple Juif). Cette promesse s’accompagnait d’une terre que sa descendance posséderait à jamais.
  • Elle est confirmée à Isaac (Gen 17.19 ; 26.2-4) ainsi qu’à Jacob (Gen 28.13-15), elle est rappelée par Moïse (Deut. 28-30), puis par Asaph, (1 Chron 16.15-18). Les prophètes sont unanimes pour annoncer, toujours en encore, l’accomplissement de ces prophéties (Es 11.11-12 Jér 16.14-15 Ezéch. 20.33-38 Joël 3.17-21 Amos 9.11-15 Zach 8.4-8 Jér 23.8 Ezéch 39.25). Elle est rappelée à Amos, alors que le royaume du Nord est en pleine apostasie (3.2). Enfin, le N.T. nous rappelle que Dieu n’a pas oublié son peuple et les promesses faites à Abraham (Rom. 11.1-2)

En rappelant que Jésus est fils d’Abraham, Matthieu montre non seulement qu’il est Juif, mais aussi qu’il est l’accomplissement d’une promesse qui a débuté il y a plusieurs siècles et qui prend forme. On ne peut comprendre le sens de l’histoire de La Palestine aujourd’hui sans comprendre la place de cette alliance.

Par son ascendance et sa naissance, Christ accomplit involontairement plusieurs centaines de prophéties plus ou moins précises, et plusieurs dizaines d’autres très précises. Il est le Roi messianique, attendu depuis des siècles, chargé d’une mission soigneusement préparée.

2. Roi politique (1.2-15)

 » 2 Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob… Matthan engendra Jacob ; » (1.2-15)

Plutôt que de passer en revue toute cette généalogie, je relève quelques points principaux.

Descendant de Juda

Juda était le 4e fils de Jacob, par Léa, la femme qu’il avait épousée par mégarde puisque son père l’avait livré voilée le jour du mariage, à la place de la cadette Rachel. Au moment de sa mort, Jacob avait prophétisé sur chacun de ses fils. Il ôta le droit d’aînesse au premier (Ruben) pour avoir couché avec la concubine de son père. Siméon et Lévi se sont exclus de ce même doit à cause de leur violence. En effet, puisque leur sœur Dina avait été épousée à la va-vite, ils firent périrent toute la population de la ville de Sichem. Comme quoi, nos actes ont des conséquences… Même si Ruben avait tenté de sauver la vie de Joseph, que ses frères voulaient tuer, son immoralité le rendait indigne d’assumer le droit d’aînesse. L’honneur, a dit un auteur français c’est comme une allumette, cela ne sert qu’une fois.

Bref, lors de la bénédiction prophétique à ses 12 fils, Jacob dit :  » Juda est un jeune lion… le bâton de commandement ne s’écartera pas de Juda… jusqu’à ce que vienne le Chilo et que les peuples lui obéissent » Gen 49.10. C’est pourquoi Christ est appelé le lion de Juda, parce qu’il accomplit cette promesse faite il y a presque 3800 ans par Jacob.

Descendant de Salomon

Là, il y a une information fascinante. C’est peu complexe, mais je vais essayer de l’expliquer.

David avait promis à sa femme Bath Scheba que son fils régnerait à sa place (1 Rois 1.29-30). Au moment de sa mort, David dit à Salomon :  » Si tes fils prennent garde à leur voie, en marchant avec fidélité devant moi, de tout leur cœur, et de toute leur âme, tu ne manqueras jamais d’un successeur sur le trône d’Israël. » (1 Rois 2.4). Seulement voilà, l’infidélité de Salomon et des autres rois de Juda et d’Israël conduira à la fin d’une succession complète.

La lignée se rompt définitivement avec Yekonia, un roi qui ne régnera que trois mois, mais qui est mentionné 2 fois, car il est le roi de la honte, celui qui devait vivre l’exode à Babylone. Son nom hébreu est Yehoyakin, et en 587 av. J.C. Neboukadnetsar le prit et l’emmena avec mère, femmes et concubines à Babylone. Le ton à l’égard des descendants de Salomon change. Par le prophète Jérémie, Dieu dit :  » 30 Ainsi parle l’Éternel : Inscrivez cet homme comme privé d’enfants, Comme un homme dont les jours ne seront pas prospères ; Car nul de ses descendants ne réussira à s’asseoir sur le trône de David et à régner sur Juda. 1 Malheur aux pasteurs qui détruisent et dispersent Le troupeau de mon pâturage ! Dit l’Éternel. » (Jér 22.30-23.1)

Comme vous l’avez immédiatement vu, Jésus-Christ ne peut plus descendre de Yekonia ; Il ne peut donc pas descendre de Salomon. Qu’en est-il de la promesse faite à David ? Dieu est-il menteur ? S’est-il trompé ?

Vous avez peut-être remarqué que les deux arbres généalogiques de Jésus présentés par Matthieu et Luc ne s’accordent pas ? Regardons les deux listes.

La liste de Matthieu commence par Abraham (1:2), va jusqu’à David (1:6) et continue à travers Salomon (1:6) jusqu’à Jésus. Elle se termine par  » …Matthan engendra Jacob ; Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus qui est appelé Christ« .

Mais la liste de Luc est différente. Premièrement, elle commence par Jésus (3:23) et va dans le sens inverse jusqu’à Adam. Deuxièmement, elle trace la descendance d’Adam à Jésus à travers David et son fils Nathan (3:31) et non Salomon comme l’avait fait Matthieu. La généalogie de Matthieu est assez claire : il s’agit de la lignée royale de Jésus à travers le roi David, Salomon son fils élu (1 Rois 1:29-30) et plus tard Joseph, le père adoptif de Jésus.

La généalogie de Luc, par contre, n’est pas aussi simple. Le nom de Joseph ne fait pas parti de la liste comme les autres noms. La grammaire montre une parenthèse :  » Jésus avait environ trente ans lorsqu’il commença son ministère étant – comme on le croyait, fils de Joseph – fils d’Héli…« . Héli est soit le grand-père maternel de Joseph (le père de sa mère) ou le père de Marie (le grand-père de Jésus). Je ne rentre pas dans la démonstration complète mais deux arguments soutiennent l’idée que Héli soit le père de Marie et le grand-père maternel de Jésus :

  1. Marie est le sujet principal du début de cet Evangile ; il est logique de supposer que cette généalogie est la sienne
  2. Les prophètes avaient promis que le Messie allait être un descendant biologique de David « sorti de ses entrailles » (2 Sam. 7:12-16) et Actes 2:30. Si Jésus entre uniquement dans la lignée de David à travers Joseph, son père adoptif, Il ne répond pas à ce critère.

Luc retrace la lignée biologique de Jésus, de David et Nathan à Marie sa mère terrestre et Matthieu retrace la lignée politique ou légale de Jésus par David, puis Salomon, puis Yéconia.

Alors je ne sais pas si vous voyez l’énigme : le Messie devait être de la lignée royale sans être descendant de Jéconias (une impossibilité) et d’autre part, il devait être de la lignée biologique de David.

Voyez-vous une solution ? Il n’y en avait qu’une. Il fallait que le Messie soit né d’une vierge de la lignée de David (mais non par Salomon) et qu’il soit adopté par un père de la lignée royale de David et de Salomon.

Dieu impressionne par la précision de son œuvre. Ses promesses s’accomplissent toujours…

3. Roi de la grâce (1.16-17)

 » 16 Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui appelé Christ. 17 Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations depuis David jusqu’à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu’au Christ.« 

Dans les deux derniers versets, Matthieu a réparti les bifurcations généalogiques majeures en trois périodes distinctes. C’est probablement un moyen mnémotechnique pour se souvenir des éléments principaux. Elles résument bien l’histoire d’Israël à partir d’Abraham, le Père de la nation et de tous ceux qui avec lui, font confiance en Dieu pour le pardon de leur faute et la direction de leur vie.

Ce qui touche le lecteur attentif, c’est la grâce étonnante que Dieu a manifesté sur chacune de ces périodes.

D’Abraham à David

Thamar, l’incestueuse

Thamar est une femme que Juda donna en mariage à son fils Er.

Er était un mauvais bougre, et la Bible dit que Dieu le fit mourir.

Selon les coutumes de l’époque, Thamar devait épouser le frère de Er, qui s’appelait Onan, afin que l’héritage de Er passe par sa descendance. Onan pouvait aussi prendre une autre femme d’où naîtraient ses propres enfants et son propre héritage.

Mais Onan ne voulait pas nourrir des enfants pour le compte de son frère, et dans ses rapports avec Thamar, il s’assurait qu’elle ne tombe pas enceinte.

Dieu n’apprécia pas ceci et fit mourir Onan. Juda promit donc à sa belle fille Thamar le cadet de ses fils lorsqu’il serait en âge de se marier. Juda ne tint pas sa parole. Alors Thamar se déguisa en prostituée coucha avec son beau-père et engendra entre autre Peretz.

Comment cela s’appelle-t-il ? Prostitution, inceste…

Rahab, la prostituée

Rahab est une autre femme à part.

Elle habitait la ville de Jéricho. C’était une païenne consommée, prostituée de profession. Pas vraiment une profession d’avenir devant Dieu. Les Cananéens étaient vicieux dans leurs rites (prostitution sacrée, sacrifice d’enfants, etc.).

Mais lorsque les armées d’Israël arrivent en 1446, Rahab se repent, et comprend que Dieu est le Dieu d’Israël. Elle sera la seule, avec sa famille, a avoir la vie sauve.

Elle intègre le peuple de Dieu et on la retrouve dans la lignée du roi David, puis du Christ.

Une prostituée…

Ruth, l’étrangère

Ruth, l’objet d’un très beau livre de l’Ancien Testament

Elle est moabite, les descendants de l’inceste de Lot avec ses filles, sauvés de Sodome et Gomorrhe.

Ruth s’était mariée à un Israélite. A sa mort, elle suivit sa belle-mère (juive) qui avait décidé de rentrer au pays de Juda.

Une femme qui n’aurait jamais dû faire partie de l’histoire d’Israël, mais dont la foi l’avait conduit près du peuple de Dieu.

Une étrangère…

Bath Schéba, la femme d’Urie

Une dernière femme apparaît (avant de parler au chapitre suivant de Marie). Elle s’appelle Bath Schéba. Matthieu est très direct en la présentant comme la femme d’Urie (v. 6).

David l’avait fait chercher, avait couché avec elle, et fait tuer son mari pendant le combat.

Dans ce verset, il y a l’immoralité, le meurtre, le mensonge.

Ces femmes sont peut-être mentionnées pour répondre aux paroles de certains leaders juifs qui dirent de Jésus  » nous ne savons pas d’où il est« … Évidemment, Christ étant né d’une femme qui n’était pas mariée lors de sa conception, cela faisait parler les commères qui ne comprenaient pas qu’ il y avait eu miracle…

Comprenez bien, je ne cherche sûrement pas à encourager le vice ou l’insouciance des voies de Dieu. Ces gens n’avaient pas tous la révélation complète de la Parole de Dieu. Certains ont payé un lourd tribu pour leur immoralité ou leur débordement. Même si le pardon est observé, il n’ôte pas les conséquences du péché.

Notre Dieu est un Dieu de grâce. Notre Roi n’a pas craint de se plonger dans la boue du monde en s’identifiant à elle pour repêcher un certain nombre. Matthieu, un publicain, a sûrement été profondément encouragé de retrouver dans la généalogie du Christ des individus qui avaient son passé tourmenté.

De David à la déportation

Salomon l’inconséquent. Quand on lit les paroles de Salomon, on ne peut être que marqué par la sagesse qu’il manifeste. C’est lui l’auteur des Proverbes, du Cantique des Cantiques (un chant d’amour) et de l’Ecclésiaste. Mais vers la fin de sa vie, ce gars avait perdu la tête. Ses 1000 femmes et concubines l’avaient entraîné loin de Dieu et de sa Parole. La marche vers le gouffre avait commencé.

De tous les rois qui suivirent, il y en eut peu qui prirent à cœur de suivre les commandements de Dieu. Dieu a patienté, patienté, envoyant des prophètes, plaidant auprès du peuple. Mais ce dernier ne répondit que très rarement par la repentance.

En 722, les armées assyriennes envahirent le Royaume du Nord et firent émigrer les populations vers l’Assyrie. Le comble de l’insolence du royaume du Sud fit venir son jugement par Babylone, qui saisit ce royaume en 587 av. J.C.

De la déportation au Messie

Mais Dieu manifeste sa grâce. Après le jugement, l’espérance tant attendue, souvent annoncée et anticipée par les prophètes, se manifestait. Des hommes et des femmes qui prenaient la Parole de Dieu au sérieux, attendaient que Dieu accomplisse ses promesses. C’est la raison pour laquelle des hommes comme Siméon ou des femmes comme Anne, se tenaient dans le Temple de Jérusalem, anticipant la venue du libérateur. Siméon, un homme juste et pieux qui attendait  » la consolation d’Israël »

Conclusion – est-Il votre Roi ?

Tout au long de l’histoire tourmentée d’Israël, on remarque trois choses essentielles :

  • Dieu est Roi, et il s’attend à ce que son peuple lui obéisse.
  • Dieu est saint, et il juge son peuple
  • Dieu est miséricordieux, et il rétablit ceux qui viennent à Lui.

Ces mêmes principes s’appliquent aujourd’hui. Être Chrétien, ce n’est pas aller à l’Eglise, ce n’est pas être baptisé, ce n’est pas réciter une prière d’engagement ou de foi ou le Notre Père. Être Chrétien c’est voir en Christ celui qui est digne de toute notre vie, de tout notre être. Jésus a prévenu : beaucoup voudront faire partie du paradis à la fin des temps, prétextant qu’ils ont même rendu service à Dieu. Et Christ leur dira  » retirez-vous de moi… » Jésus dit  » celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux… »

Christ est Roi. L’est-Il pour toi ?

  • Nous avons souvent présenté Dieu comme le Dieu d’amour. Celui qui pardonne, qui encourage, fortifie, relève, enseigne. Celui qui est patient, miséricordieux, faisant grâce.
  • Il est plus rare qu’on entende parler de Lui comme le Maître, le Seigneur, le Dieu Tout Puissant, le feu dévorant, le Chef des armées.
  • Watchman Nee écrit :  » La plus grande des choses que Dieu demande à l’homme, n’est pas de porter sa croix, de Le servir, de faire des sacrifices ou de se renier lui-même, mais bien avant tout de Lui obéir. « 

 » 12 Je me retournai pour savoir quelle était la voix qui me parlait. Et, après m’être retourné, je vis sept chandeliers d’or, 13 et, au milieu des sept chandeliers, quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, vêtu d’une longue robe, et ayant une ceinture d’or sur la poitrine. 14 Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige; ses yeux étaient comme une flamme de feu; 15 ses pieds étaient semblables à de l’airain ardent, comme s’il avait été embrasé dans une fournaise; et sa voix était comme le bruit de grandes eaux. 16 Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants; et son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force. 17 Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant: Ne crains point! 18 Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts. 19 Ecris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui doit arriver ensuite, 20 le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises.« 

Apocalypse 1.12-18

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