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Un poisson dans le netÉtude bibliqueL’arrivée du Roi : Matthieu 1.18-25

L’arrivée du Roi : Matthieu 1.18-25

Dawn of the CraneNoël approche ! Nous vous proposons pour l’occasion de redécouvrir nos études sur le début de l’Évangile de Matthieu. Loin du folklore, plongez au cœur du texte biblique, vous y trouverez le véritable sens de cette fête. Voici donc la seconde étude de la série (et sa version audio). Consultez l’index général des études de Matthieu pour lire la suite !

Introduction

Qui aurait cru ?

Au début du XIXe siècle, un monde las de la guerre observait anxieusement la marche de Napoléon. Entre-temps, des bébés naissaient. En 1809, à mi-chemin entre les batailles de Trafalgar et de Waterloo, William E. Gladstone naissait en Angleterre [futur premier ministère pacifique] Oliver Wendell Holmes à Boston [médecin américain célèbre] Felix Mendelssohn en Allemagne et Abraham Lincoln au Kentucky. Les gens pensaient à la guerre et non aux bébés. Et pourtant, 175 années plus tard, existe-t-il le moindre doute quant à la plus grande contribution à l’histoire : ces batailles ou ces bébés ?

En Palestine, il y a un peu plus de 1998 années, un enfant est né. Qui aurait pensé à ce qu’il était ? Qui aurait pensé à la manière dont il marquerait le monde ? Qui aurait anticipé tout ce que je vais relever dans ce message ? L’œuvre divine qui débutait possédait une profondeur que peu pouvait comprendre. Même avec le recul et l’éclairage de toute la Bible, cette œuvre nous dépasse.

Lecture : Matthieu 1.18-25

 » 18 Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit. Avant qu’ils aient habité ensemble.
19 Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.
20 Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit: Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit;
21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.
22 Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète:

23 Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous.
24 Joseph s’étant réveillé fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui.
25 Mais il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle ait enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus. « 

Dieu est venu pour nous arracher du péché !

Dieu choisit une famille pieuse (1.18-19, 24-25)

 »  » 18 Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph avant leur union elle se trouva enceinte par l’action du Saint-Esprit. 19 Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.  » […]  » 24 A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme chez lui. 25 Mais il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eut enfanté un fils auquel il donna le nom de Jésus. « 

En comparant les Évangiles, on remarque le regard différent qu’ils portent sur la conception du Christ.

  • L’Évangile de Luc retrace l’incarnation en s’occupant de Marie
  • L’Évangile de Matthieu s’occupe surtout de Joseph, ascendant royal, ce qui est conforme à son thème, la royauté du Christ.

On ne peut ignorer l’extrême simplicité de la narration. C’est là l’une des preuves de l’authenticité du récit. Quelques mots décrivent l’événement le plus inattendu : une femme, une vierge, devient enceinte. Pas même une phrase complète ! Notre curiosité n’est pas satisfaite !

  • Dieu agit, le Saint-Esprit vient sur Marie (ce qui rappelle le moment de la création en Genèse, lorsque le Saint-Esprit planait au-dessus des eaux). Il ne s’agit évidemment pas de quoi que ce soit de sexuel. Il est important de le dire puisque nos amis musulmans reprochent parfois au Christianisme cette idée qui est, bien sûr, à la limite du blasphème.
  • Le Saint-Esprit est actif dans cette période, [voir Esaïe 11.1ss]
  • Si Christ est un pont entre Dieu et les hommes, c’est évident qu’il doit être à la fois homme, à la fois Dieu. Il doit naître d’un être humain. Il doit aussi venir de Dieu. Comment cela se résout-il ?
  • Gal 4.4 : «  Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la Loi, afin de racheter ceux qui étaient sous la loi pour que nous recevions l’adoption. « 
  • C’est pourquoi « il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Christ Jésus homme  » (1 Tim. 2.5)

Dieu le Fils est venu ! Il a quitté le ciel, et la communion parfaite qu’il avait auprès du Père. Phil. 2.7 nous dit qu’il  » s’est dépouillé lui-même en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes. » C’est le message le plus extraordinaire qui soit ! Dieu prend forme humaine ! Le prophète Esaïe criait : «  Oh ! Si tu déchirais les cieux, et si tu descendais… » (Es. 63.19).

Et pour choisir un foyer d’accueil, Dieu a prit un homme et une femme de gros calibre. Des gens qui étaient simples. Joseph était le descendant légitime du trône de David, mais le trône avait été usurpé par Hérode. Joseph était un homme pauvre. Lorsque Jésus naîtra, il aura juste de quoi offrir au Temple le sacrifice des pauvres : deux pigeons (Luc 2.24).
Cela n’évoque-t-il pas quelque chose de la qualité de Dieu ? Regardez comment les grands de ce monde se comportent. Regardez avec quelle pompe les leaders de ce monde interviennent, le respect qu’ils exigent.
Mais quand Dieu vient sur terre, il naît dans une écurie. On le place dans une mangeoire, et c’est une famille économiquement défavorisée qui le reçoit.
Dieu est un bon maître et Seigneur. Jésus a dit que l’on est esclave de ce qui a triomphé de nous. Si nous regardons tous les  » maîtres  » qui dominent les gens de notre époque, nous remarquons combien ils sont durs et insatiables, et leur contrôle est une véritable emprise.
Notre Dieu est vraiment digne de notre confiance, de notre adoration. Vraiment !

Bref, je vous invite à découvrir la piété de ce couple remarquable.

Piété de leur pureté (1.18a)

Une remarque sur un fait qui aurait passé inaperçu car normal il y a quelques années, mérite cependant d’être observé aujourd’hui – et imité ! Bien que fiancés, Joseph et Marie n’avaient aucune relation sexuelle.

A cette époque les fiançailles précédaient le mariage de plusieurs mois, parfois une année complète.

  • Tout cela constituait un engagement plus précis et plus formel que nos fiançailles modernes, avec déjà certaines conséquences légales. Si la fiancée se laisse séduire, elle est punie de mort pour adultère, et son complice également « pour avoir déshonoré la femme de son prochain » (De 22.23-24).
  • Avant les épousailles, la fiancée se baignait, se parait de vêtements blancs, ornés souvent de précieuses broderies, se couvrait de bijoux et mettait autour de sa taille la ceinture nuptiale, se voilait et plaçait une guirlande sur sa tête. Le fiancé, dans ses plus beaux vêtements, la tête parée d’un diadème et d’une guirlande, sortait de chez lui avec ses amis pour gagner, au son de la musique et des chants la maison des parents de l’épousée. Si c’était un cortège nocturne, il y avait des porteurs de flambeaux.
  • Les parents de la mariée la confiaient, toute voilée, au jeune homme, avec leurs bénédictions. Les amis présentaient des voeux. Le marié amenait tout le monde dans sa maison ou dans celle de son père, au milieu des chants, de la musique, des danses. Un banquet était servi dans la maison de l’époux ou de ses parents ou chez ceux de la jeune femme, si le jeune homme habitait loin. La mariée paraissait pour la première fois aux côtés de l’époux. Le soir, les parents escortaient leur fille jusqu’à la chambre nuptiale.
  • Les festivités recommençaient le lendemain, pour 1 ou 2 semaines 🙂

La Bible exige la pureté sexuelle avant le mariage. Nous avons vu cette exigence en De 22.23-24
Ceci se retrouve dans le Nouveau Testament avec 1 Cor. 7 et Héb. 13.4
Dieu se soucie de la pureté sexuelle. Dans une Eglise où se trouvent beaucoup de jeunes, il est bon d’observer l’excellence du couple Joseph – Marie. Pas simplement de l’observer mais de le prendre pour modèle. Il est clair que Dieu n’aurait pas choisi un couple indigne de sa confiance pour s’incarner.
Lorsque Dieu regarde la terre pour trouver des hommes et des femmes qu’il veut utiliser, il regarde des hommes dont le cœur est intègre. Plus que les connaissances, plus que les compétences. Parce que si le cœur est droit, l’être entier se confie facilement.

Piété de Marie (1.18b)

L’Évangile de Luc décrit plus complètement la scène que nous trouvons résumée en quelques mots en Matthieu. Mais il fallait énormément de courage pour accueillir un enfant tel que Jésus. C’était risquer :

  • la lapidation
  • ou sinon le déshonneur, pour toute la vie
  • entendre des calomnies, à chaque sortie au village. Les chefs religieux juifs ne se priveront pas de faire remarquer à Christ : nous ne savons pas d’où tu es.

Marie est exemplaire :

  • Marie accepte le plan de Dieu. Elle ne s’oppose pas. Elle a confiance. Si Dieu demande quelque chose, elle peut s’appuyer sur sa puissance. Il fallait une foi inébranlable ! Le  » Oui  » de Marie est inconditionnel.
  • Marie chante un cantique à la gloire de Dieu (dont la première partie correspond à l’Ave Maria). Ce chant montre qu’elle connaît bien l’Ancien Testament pour le citer à plusieurs reprises. Marie est une femme proche de Dieu. Prête à le suivre.

Mesdames, je ne sais quels voeux vous formez pour vos enfants. Notre premier objectif, c’est que nos enfants soient disciples de Christ. Et rien n’est plus important qu’une mère qui montre l’exemple d’une marche authentique avec Dieu.

Piété de Joseph (1.19, 24-25)

Elle se voit dans deux actes relatés ici.

Premièrement, il recherche le bien de Marie alors qu’il se croit trahi par elle. Joseph a deux solutions :

  • Appliquer la Loi de l’Ancien Testament, qui demande qu’une femme fiancée trahissant son futur époux soit lapidée avec son amant. Ce ne devait pas être agréable, vous en conviendrez !
  • Appliquer une coutume autorisée par l’Ancien Testament : prendre 2 témoins et lui remettre une lettre de divorce.

Joseph choisit sans esprit de vengeance. On ne nous dit pas grand chose de ses états d’âme, mais on imagine sans peine le sentiment de rejet, l’incompréhension. Mais s’il a été amer, il a su le maîtriser. Il choisit sans vouloir la « diffamer » c’est-à-dire sans vouloir la livrer publiquement en spectacle (mêmes mots en Col. 2.15 sur la manifestation de la victoire du Christ sur les démons).
Je me demande combien d’entre nous réagissent avec bienveillance devant ceux qui nous font de la peine. Devant ceux qui nous trompent (ou dont nous pensons qu’ils nous ont trompés).
Romains 12.17 et 21 nous disent : «  Ne rendez à personne le mal pour le mal… Ne soit pas vaincu par le mal, mais vainqueur du mal par le bien  »

Deuxièmement, (à partir des versets 24 et 25), Joseph répond au songe que Dieu lui donne par un ange, avec une obéissance parfaite. «  A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui  » (1.24). Dieu dit, Joseph obéit. Il risque les quolibets, la mise au banc de la société.

Certes, nous n’avons pas des anges qui nous rendent visite tous les jours pour nous dire quoi faire, mais nous pouvons avoir un cœur ouvert à la volonté de Dieu. C’est une sensibilité à cultiver. Et lorsque Dieu parle dans nos cœurs (et que c’est compatible avec la Parole) il faut que nous obéissions de tout notre être.

Au verset 25, la Bible nous montre que Marie n’est pas restée perpétuellement vierge.
Le couple n’eut pas de rapport sexuel avant l’accouchement (« connaître  » est un euphémisme pour décrire de tels rapports). Mais plus tard nous faisons connaissance avec ses frères et soeurs (12.46 et 13.55-56 : «  N’est-ce pas le fils du charpentier ? n’est-ce pas Marie qui est sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères ? Et ses soeurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? « , voir aussi : Mc 3.31, Jn 2.12, 7.3-5, 10).

Les textes nous montrent que Marie et les frères et soeurs du Christ ne savaient pas très bien qui était Jésus. Ils s’opposent un peu à Lui.

  • Lorsqu’il est sur la croix, Jésus confie Marie à l’apôtre Jean. C’est peut-être une indication de ce que Joseph était décédé et l’apôtre devait prendre soin de cette veuve.
  • Nous trouvons Marie priant avec les 150 disciples, peu avant la Pentecôte. Ensuite, nous ne trouvons plus aucune mention d’elle dans le reste de l’Écriture.

Joseph et Marie disparaissent de la scène biblique. Mais leur exemple de douceur, de fidélité à Dieu quelles que soient les circonstances, demeure à jamais. Aujourd’hui encore, Dieu recherche des hommes et des femmes intègres, pour avoir un impact aimant dans un monde brisé. Ce monde brisé, Dieu veut le rétablir.

Dieu rétablit un monde brisé (1.20-23)

Le rétablissement des hommes (1.20-21)

C’est un ange qui intervient auprès de Joseph pour changer sa décision de divorcer. Ils sont très présents autour de la naissance du Christ.
C’est un ange qui annonce à Zacharie la naissance du précurseur du Messie, Jean-Baptiste. C’est un ange qui annonce à Marie la venue de l’enfant. C’est un ange qui annonce la bonne nouvelle aux bergers. (voir Luc)
C’est un ange qui dira à Joseph de fuir la fureur d’Hérode, puis de revenir. (2.13 et 19)
On retrouve les anges à diverses reprises. Notamment après la tentation du Christ (pour le «  servir  » 4.11). Ou au moment où Christ était dans le jardin de Gethsémané, agonisant devant la pensée de la souffrance de la croix. Luc 22.43 nous dit qu’un ange apparut du ciel «  pour le fortifier « .
Combien les anges, qui ont devant eux la gloire, la puissance et la majesté du Christ, ont-ils su se retenir devant la violence de l’homme qui cloue Dieu le Fils sur une croix de bois…

Un ami me racontait le choc de son pasteur qui priait pour une femme en qui se trouvait apparemment un démon. Il voulut commander à l’esprit impur :  » au nom de Jésus Christ mort sur la croix, et dont le sang nous purifie de tout péché…  » Une voix rauque l’interrompit brutalement  » ferme-la, j’y étais, j’ai vu le sang couler et ce fatras sanglant…  » Vous pouvez imaginer le choc de ce pasteur

Satan a tout fait pour faire échouer le plan de rachat par Christ :

  • Il a animé la haine d’Hérode qui a tué tous les enfants de moins de 2 ans pour éliminer le Christ
  • Il a cherché à séduire le Christ pour qu’il n’aille pas au bout de son œuvre.
  • Il a voulu inquiéter le Christ devant la douleur qu’il allait afin de le faire renoncer à son œuvre.

En dépit de ses stratagèmes, Satan a perdu ! Il est éternellement vaincu. Déjà condamné, il sera bientôt écrasé et précipité au plus profond de l’enfer. Le retrouveront tous ceux qui ne se confient pas en Jésus.

Les anges ont été témoin de cet événement incroyable : que Dieu ait eu autant d’amour pour des hommes et des femmes aussi rebelles que nous ! Dans leur monde il n’y a qu’une obéissance immédiate. Il n’y pas de délai. Dieu est maître, il est souverain, et il n’y aucune attente dans l’exécution de sa volonté. Pour les anges qui un jour ont péché, il n’y a pas de repentance possible. Il n’y a aucun recours, aucun chemin arrière, parce que Christ ne s’est pas substitué aux anges pour mourir à leur place, il s’est substitué aux hommes pour sauver les hommes (voir Héb. 2.5)

Dieu dit à Joseph : «  Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés  » (1.21).

  • L’enfant qui naît est sauveur (c’est l’étymologie de Jésus)
  • Dieu vient pour arracher le peuple d’Israël de ses péchés, et tout homme qui aura foi en son œuvre.
  • La vie du Christ qui débute ici se termine par l’accomplissement de ce sauvetage, Christ vient pour mourir : «  le Père m’aime parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre, tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père  » (Jn 10:17-18)

Sur la croix, Jésus prononce sept paroles. C’est un crescendo touchant qui conduit à l’accomplissement du salut. Tout est accompli.

  • Vendredi, 9 heures du matin
    « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font… »
    « En vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. »
    « Femme, voici ton fils…« 
  • Vendredi, 3 heures de l’après-midi« Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?.. »
    « J’ai soif…  »
    « Tout est accompli… »
    « Père, je remets mon esprit entre tes mains…« 

J’espère que vous êtes de ceux qui sont couverts par le sacrifice du Christ. J’espère que vous avez confiance dans le sacrifice du Christ pour vos péchés. Le seul péché impardonnable, c’est le refus de croire. Jésus dit «  8 Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement, 9 en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi, 10 la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus, 11 le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé  » (Jean 16.8-11). Le Saint Esprit est là pour convaincre que la justice est accomplie, que le péché a été payé, et puisque la foi est l’unique moyen de s’approprier cette œuvre complète, alors le péché le plus sérieux, c’est de s’y opposer…

«  Il sauvera son peuple de ses péchés…  »

  • Il sauve de la culpabilité (par son sang)
  • Il sauve de la domination du péché (par son Esprit)
  • Il sauve de la présence du péché (l’enlèvement)
  • Il sauve des conséquences du péché (résurrection)

Le rétablissement des nations (1.22-23)

Et comme si ce n’était pas suffisant, il rétablit les nations. Matthieu cite le prophète Esaïe. Lorsqu’on lit le passage d’Esaïe dans son contexte, il est difficile de comprendre comment Matthieu a conclu que la naissance du Christ accomplissait cette parole d’Esaïe. Le contexte est bien différent.

Comme ce n’est pas évident, laissez-moi vous expliquer :

  • Nous sommes autour de 734 av. J.C. L’état minuscule de Juda est menacé par une alliance entre le roi du nord et le roi d’Aram. L’histoire nous est contée en 2 Rois 15.37ss. Achaz est roi de Juda. Et ses ennemis veulent mettre le fils de Tabéel à sa place. Il est terrorisé.
  • Dieu dit à Esaïe d’aller trouver Achaz, roi de Juda, pour lui dire de ne pas s’inquiéter, car Dieu va opérer une grande délivrance. Il lui affirme que dans 65 années, le royaume d’Israël ne sera plus. C’est d’ailleurs ce qui se passera. En 722, c’est la déportation. En 669 (65 ans après 734, date de la prophétie), le roi Assyrien effectue un transfert de population de son pays vers le Royaume du Nord.
  • Achaz n’est pas présenté dans la Bible comme quelqu’un de grande piété. Il ne croit pas la prophétie d’Esaïe. Dieu lui affirme qu’il aura un signe : « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, voici que la jeune fille est enceinte, elle enfantera un fils et lui donnera le nom d’Emmanuel » (Es. 7.14)
  • Qui est ce fils ? Comme souvent dans la prophétie biblique, chaque prophétie a une double portée. La première pour un accomplissement immédiat. La seconde pour un accomplissement futur. Achaz a dû entendre parler de la naissance d’un enfant nommé Emmanuel, ce qui était pour lui la marque de la véracité du reste de la prophétie.
  • Plus tard – 734 ans plus tard – la prophétie se réalise dans sa plénitude. Le libérateur arrive. Il naît. Il est celui qui délivrera son peuple.

Quand ? Plus tard…

Le Royaume est divisé, puis livré aux nations. Lu 21:24 « [les israélites] seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis.  »

En 1948, c’est le début de la fin du temps des nations.
Bientôt, un chef politique de gros calibre se lèvera et imposera une alliance de paix à Israël, en s’appuyant sur un chef religieux issu de la ville de Rome (voir Daniel et l’Apocalypse)

Ce chef politique, au début acclamé comme un libérateur, révélera son vrai visage. La Bible le nomme l’antichrist. Il persécutera tous les disciples du Christ. Il persécutera Israël. Jésus a prévenu que si les temps n’étaient pas abrégés, personne ne survivrait.

Mais écoutez ce que Zacharie écrit :
(Zach 14.1-11) « 1 Voici, le jour de l’Eternel arrive, (…). 9 L’Eternel sera roi de toute la terre » Vous comprenez maintenant pourquoi Matthieu cite Esaïe 7 ? Lorsque Achaz avait peur pour Juda devant l’alliance entre Aram et le Royaume du Nord, Dieu lui envoie un signe : un enfant nommé  » Emmanuel « . Mais il n’est que le précurseur d’un autre enfant  » Dieu – avec- nous  » qui lui sera sauveur et imposera son règne de paix.

Conclusion

Une mère et sa fille habitaient dans un quartier pauvre d’une petite ville des Etats-Unis. Pas beaucoup d’argent – mais beaucoup d’amour. Après l’adolescence, la jeune fille décida de partir pour la grande ville, pour gagner plus d’argent. La mère sait bien, que la ville ne peut lui offrir que la prostitution, et tente de la dissuader de partir. Un jour, sa fille prend ses économies pour se payer le voyage en car et s’en va.
Quand sa mère s’en aperçoit, elle attend quelques jours, quelques semaines, et désespérée, décide de partir à la recherche de sa fille
Elle vend quelques objets, rassemble un peu d’argent : juste de quoi payer un aller-retour, deux nuits d’hôtel, et dépense le reste en photos d’identité
Pendant trois jours elle parcourt le plus grand nombre possible de bars, d’hôtels mal famés et de clubs — chaque fois pour placer une de ses photos dans un coin de miroir des toilettes.
Elle espère que si sa fille aperçoit sa photo, elle se souviendra du bien-être de la maison, et de la chaleur de son amour…

Puis elle rentre.
Sa fille rentra quelques jours plus tard…

Dieu nous a laissé son empreinte :

  • Générale par la nature,
  • tellement précise par le Christ.

Viendrez-vous à Lui ?

Two thoughts on “L’arrivée du Roi : Matthieu 1.18-25

  1. Récit très poignant.

    On ne peut qu’y croire , mais je me heurte à beaucoup de gens qui se fachetbn quand je parle de Dieu.
    Ca me fait vraiment mal au coeur pour eux et je prie Dieu pour qu’ils soient un peu plus croyants

  2. Commentaires tres interessants mais incomplets compares aux notes des autres Bibles Francophones.

    Un commentaire sur Mathieu devrait seulement se referencer sur l’AT car il a ete ecrit le premier.

    ou avec que les Evangiles puis avec les autres ecrits du NT. On devrait pas melanger les genres litteraires.

    Et pourquoi s’embarquer avec des notions d’Antichrist, quand le texte n’en dit rien ou s’interesse a demontrer autre chose de plus sensé et relevant dans la connaissance des desseins de l’EL?

    Pourquoi parler du retablissement de l’etat d’Israel en 1948 comme le precurseur de l’Antichrist ou l’antechrist ici alors que ce commentaire suffirait en Mat 22?

    Divaguation, enluminiscement est le terme qui convient pour faire brouter les lecteurs et leur bouder les choses de YAHVE Adonai.

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