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Un poisson dans le netRéflexionExamen des pratiques catholiques (17/21) : la transsubstantiation

Examen des pratiques catholiques (17/21) : la transsubstantiation

Voici la dix-septième partie de l’Examen historique et biblique du catholicisme (cf l’article introductif). Consultez le sommaire complet de l’étude pour suivre l’avancement de cette nouvelle publication et rendez-vous sur le dossier catholicisme pour en savoir plus sur ce thème.

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Au fil du temps

La "transsubstantiation" indique le procédé par lequel le prêtre catholique prétend changer littéralement le pain en corps du Christ et le vin en sang du Christ en substance et non pas seulement en symbole. Cette transformation en corps et en sang du Christ prétend répéter (et non pas seulement rappeler) au moment de chaque eucharistie le sacrifice du Christ. Ainsi selon cette pratique le Christ serait actuellement sacrifié 50 000 fois par jour !

  • Au IIIème siècle, Cyprien dit que le repas du Seigneur est un sacrifice et institue la Messe.
  • En 394, la messe est célébrée en tant que sacrifice répété du Christ.
  • En 850, on trouve la première trace de la transsubstantiation (changement des espèces, pain et vin respectivement en corps et sang du Christ par des paroles dites, paroles de consécration). Ces deux espèces sont offertes "en sacrifice" au moment de l’offertoire.
  • En 1095 au concile de Plaisance, la transsubstantiation est annoncée comme doctrine.
  • Au XIIIème siècle, est célébrée la première messe en tant que sacrifice du Christ renouvelé chaque semaine sous la forme du pain et du vin. Innocent III décrète le dogme de la transsubstantiation.
  • En 1215, le concile de Latran IV dogmatise la transsubstantiation (le pain et le vin deviennent corps et sang du Christ).
  • En 1264 apparaît la fête de l’Eucharistie avec le procession du saint-sacrement.
  • En 1545 pendant la deuxième période du concile de Trente, on réaffirme le sacrifice répété du Christ et on décrète le maintien du dogme de la transsubstantiation.
  • En 1416, le concile de Constance décrète le retranchement de la coupe aux fidèles : le prêtre seul peut prendre le vin pendant le culte

D’un point de vue biblique

Plusieurs erreurs sont à relever ici. Premièrement il est pour nous évident que le sacrifice du Christ a été fait une fois pour toutes. La Bible dit que " nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus Christ une fois pour toutes " (Hébreux 10.10). Le sacrifice répété de la messe n’est donc d’aucune utilité. A combien plus forte raison on ne doit pas s’attrister parce que Christ a été sacrifié mais plutôt se réjouir parce qu’il est ressuscité dans la victoire. Le pain et le vin ne sont pas littéralement le corps et le sang du Christ pour plusieurs raisons :

  • Premièrement , Jésus a dit " faites ceci en mémoire de moi. " (1Corinthiens 11.25) Il est donc question d’un acte ayant rapport à un événement passé, et non d’un rituel en fonction d’une transformation présente et littérale du pain et du vin en corps et sang de Christ. Il est évident selon ce passage que si Jésus demande qu’on fasse cet acte en mémoire de lui c’est qu’il ne sera plus matériellement présent.
  • Deuxièmement, Jésus n’a pas dit que le vin était son sang mais il a dit " cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang " (Luc 22.20). Il faisait allusion à la signification de l’acte qu’il faisait et non au contenu matériel de la coupe. Jésus n’a pas dit du pain : ceci est ma chair mais " ceci est mon corps " (Matthieu 26.26) Jésus insistait sur la nécessité de son incarnation et non que le pain matérialisait physiquement sa chair. Si le pain était matériellement son corps et que le vin était matériellement son sang, quand Jésus l’a dit pour la première fois, il aurait dû disparaître ! La clef du problème se trouve en Jean 6.35 où Jésus dit qu’il est le pain de vie. Ceci ne peut évidemment pas être compris au sens littéral. En Jean 6.55, il poursuit sa démonstration en comparant son sang à un breuvage. Puis plus loin, il explique à ceux qui s’offusquaient de telles déclarations (en accusant Jésus d’inciter la foule au cannibalisme) que les paroles qu’il avait dites étaient à prendre au second degré, c’est à dire en leur donnant un sens spirituel et non littéral; " C’est l’esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ait dites sont esprit et vie ".

D’autres erreurs ont été commises à propos de la Sainte Cène. L’idée qu’il fallait être assez pur et donc qu’il fallait se confesser pour pouvoir communier. Ceci était d’autant plus stupide que c’est précisément ‘le sang de Jésus-Christ " qui "purifie de tout péché " (1Jean 1.7). Le sang est représenté par le vin mais, comble de malchance on empêche justement les fidèles de boire à cette coupe. Sans raison valable évidemment car il est écrit " que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi, il mange du pain et boive de la coupe " (1Corinthiens 11.29). C’est à chacun de s’éprouver soi-même et non à une "élite" religieuse de décider qui a le droit de boire le vin et de manger le pain.

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7 thoughts on “Examen des pratiques catholiques (17/21) : la transsubstantiation

  1. Sensationnel!la dernière partie du texte m’intrigue et me remplie de joie à la fois je pense qu’elle ne concerne pas seulement les kto mais aussi les evangelistes qui à cause de cette erreur ont permis au diable de jouer avec leur esprit et à causer mème des malheurs à certains fidèles pour accorder du credit à cette heresie.
    Que le Seigneur vous benisse Admin

  2. Que pensez vous de ces écrits des pères de l’Eglise où il apparait que l’on croyait déjà à la Trassubstantiation? ( Ces pères devaient être autant Chrétien que les Evangéliques d’aujourd’hui)

    Dans une lettre, celle aux Smyrniotes Saint-Ignace écrit :

    VII, 1. « Ils ( hérétiques : « chrétiens » docétistes ) s’abstiennent de l’eucharistie et de la prière, parce qu’ils ne confessent pas que l’eucharistie est la chair de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a souffert pour nos péchés, et que dans sa bonté le Père a ressuscitée. Ainsi ceux qui refusent le don de Dieu meurent dans leurs disputes. Il leur serait utile de pratiquer la charité pour ressusciter eux aussi. »

    * Dans sa Première apologie au chap. 66, 1-2 de l’an 151 Saint-Justin écrit :

    1. « Cet aliment est appelé chez nous Eucharistie. A personne il n’est permis d’y prendre part, sinon à celui qui croit que vrai est ce que nous enseignons, … »

    2 . « Car si nous prenons pas ces choses comme du pain vulgaire, mais de la manière dont, fait chair par le Verbe de Dieu, Jésus Christ, notre Sauveur eut une chair et du sang pour notre salut, ainsi aussi l’aliment eucharistié ( qui est devenu corps et sang de Christ ) par un discours ( par la prière eucharistique ) de prière qui vient — aliment dont notre sang et nos chairs sont nourris en vue de la transformation — , est la chair et le sang de ce Jésus ( qui est Dieu ) fait chair, ainsi nous l’a-t-on enseigné. »

  3. Il faudrait relire l’évangile de Jean au chap.6 :
    Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
    Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
    Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous.
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
    En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
    De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
    Tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

    J’imagine que là encore vous allez interpréter cela en relativisant les propos de Jésus, étant entendu que vous avez vous, plus que quiconque, la juste lecture de l’évangile.

  4. Il faut lire la suite de ce que dit Jésus pour comprendre la portée de ses paroles.

    Jean 6:63.
    C’est l’esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.

    Je ne pense pas que Jésus ici parlait de théophagie, cela ne correspond pas au sens de l’enseignement Biblique.
    Jésus dit :
    Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.
    Ces paroles sont ESPRIT…

    @Blog « Le bon grain et l’ivraie »
    Je vous cite:
    ——————–
    […] que vous avez vous, plus que quiconque, la juste lecture de l’évangile.
    ——————–
    Quel dommage que vous terminiez votre commentaire par un jugement de valeur !

    Amitiés.

  5. no6.
    J’aime bien l’attention que Joss porte sur jean 6:63!
    C’est bien ici que l’on perçoit ceux qui savent de ceux qui « ignorent  » encore….par manque de « révélation ».
    jésus dit: »C’est l’esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.
    ———-
    Déjà içi , on ne peut être plus clair !
    S’il parle de sa chair et de son sang,il précise qu’en fait un seul « vivifie » celui qui le reçoit…c’est l’Esprit.
    _________________
    6.64
    Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient point. Car Jésus savait dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le livrerait.
    6.65
    Et il ajouta: C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père.
    ———–
    Ici encore,cette vérité est pleine de puissance!
    C’est bien parce que le Père n’appelle pas tous ,que tous « comprennent  » à leurs façons…
    Prenons déjà un musulman…s’il est sinçère,il croit en Dieu,mais pour lui ,il n’y a que son prophète…Pourtant nous ,nou ssavons qu’il ya Dieu et puis son Fils unique Jésus-Christ.
    Pourquoi ,ces millions ou milliard de gens,ne le savent pas …?
    Pour cette simple raison: »C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père ».

    Sert il alors d e discourir?Je ne le pense pas.

    En résumé,c’est donc à notre esprit(mort) que Dieu rend la vie,sur base de notre foi en son Fils unique ,Christ.
    Nous mourrons tous,sauf si nous sommes enlevés….Mais en mourant en notre chair,notre esprit lui vît éternellement et ce dès aujourd’hui….jour de notre réelle et totale conversion!
    C’est l’Esprit qui vivifie….et c’est pourquoi l’Esprit Saint baptise notre esprit,dès que nous sommes supposés être mort et ressuscité avec Christ …dans la foi.
    Si notre corps tout entier est plongé en l’eau du baptême au nom de Christ(sur la base de son sacrifice),notre esprit lui, est plongé ou immergé dans le Saint Esprit.
    C’est d’ailleurs içi que l’on perçoit chez certains des signes « surnaturels »,lorsque cette grâce lui arrive….Le parler en langues par exemple,ne provient pas de la « chair »,il survient dans l’esprit régénéré.
    Il est de même pour tout autre don spirituel.
    C’est pourquoi de nombreux signes sont « imités « par la » chair »….,décue ou impatiente de ce que l’esprit ne les reçoit pas!
    Bravo Joss:c’est l’Esprit qui vivifie,rien d’autre…

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