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Un poisson dans le netMéditation bibliqueLa Bible : une cafétéria ?

La Bible : une cafétéria ?

Est-ce que je dois croire toute la Bible ? Est-ce que je n’ai pas le choix de croire ce qui me convient ou ce qui s’harmonise avec ma propre façon de voir la vie ?

Nous vivons dans un monde où tout se choisit. Le progrès technologique nous octroie une plus grande liberté pour vivre et travailler comme nous l’entendons, avec le confort que nous désirons. Il suffit d’appuyer sur une touche pour se connecter à mille et une sources d’informations, utiliser ce qui nous convient et mettre le reste à la corbeille. Alors pourquoi ne pourrait-on pas zapper dans la Parole de Dieu en choisissant ce qui nous plaît, comme dans une cafétéria ?

Il faut comprendre que lorsqu’on utilise cette approche de la Bible pour justifier ses préjugés personnels, il en résulte un désastre ou un Évangile dénué de puissance salvatrice. L’histoire est pleine de récits qui rapportent comment la Parole sacrée de Dieu a été tordue, réinventée et utilisée comme un simple outil pour soutenir des croisades personnelles ou des théologies errantes. Au XIXe siècle de nombreux partisans américains de l’esclavage citaient des versets bibliques sortis de leur contexte pour justifier leur point de vue.



Contrairement aux croisades cruelles du passé, la croisade actuelle, c’est-à-dire l’approche cafétéria, cherche souvent à utiliser les Écritures dans le seul but de s’assurer son propre confort.

C’est ce qui se produit avec la tentative de refondre la personne de Jésus dans un moule moderne laïque. Cette croisade prend actuellement de l’ampleur, théologiens en tête. Il suffit pour s’en rendre compte de lire quelques-uns des titres sur les étals des librairies. L’ouvrage de John Spong, Born of a Woman : A Bishop Rethinks the Birth of Jesus propose l’idée ridicule que Marie aurait été violée et que la naissance virginale aurait été concoctée par l’Église en guise de couverture.

Dans Jesus the Man, le professeur en divinités Barbara Thiering écrit que Jésus ne serait pas mort sur la croix, mais qu’il aurait été empoisonné puis ranimé. Il aurait ensuite continué sa vie en se mariant et en élevant trois enfants.

Dans The Historical Jesus, le théologien catholique John Cross an affirme que Jésus n’est pas ressuscité, mais que son corps a été enterré dans une tombe peu profonde, d’où il a été déterré et dévoré par des chiens.

Dans leur ensemble, tous ces livres peuvent créer un climat général de remise en cause de la Bible, qui ne serait qu’une compilation de mythes et d’erreurs. Il se pourrait même que les chrétiens évangéliques acceptent progressivement ce principe et se mettent ainsi à séparer leur foi des faits. La Bible serait selon eux véridique dans son contenu spirituel mais truffée d’erreurs historiques.

Or les Écritures ne séparent jamais la foi des faits. Dans 1 Corinthiens 15, Paul argumente ouvertement en faveur de la résurrection physique de Christ, qui, si elle n’avait pas vraiment eu lieu, ôterait toute sa valeur à notre foi. Un peu plus loin, le même apôtre nous avertit avec force de ne pas modifier les Évangiles dans le but qu’ils nous conviennent. « Comme nous l’avons dit précédemment », insiste Paul,« et je le répète maintenant : si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Ga 1.9).

De plus, dès lors que l’on accepte le principe selon lequel les Écritures peuvent se tromper, on commence à y opérer des excisions chirurgicales, classant certains détails historiques dans la catégorie « on peut y croire » et étiquetant le reste « on ne peut pas y croire » avant de le jeter à la poubelle. Mais cette façon de faire ne peut être qu’illogiques, puisque nous parlons d’un texte unique. Si la Bible est fiable pour certains évènements, pourquoi ne le serait- elle pas pour tous ?

Non, la Bible ne ressemble pas à un pouf dont la forme s’adapterait à chacun. Il nous faut l’accepter dans sa totalité, sans quoi nous refaçonnerions Jésus selon nos à priori personnels.

Le texte que vous venez de lire est extrait (avec permission) de l’ouvrage “100 questions d’ados sans réponses” de Chuck Colson. Nous en avons fait une présentation récemment, avec toutes les informations nécessaires pour vous le procurer.

© Colson. Reproduction interdite. Traduction française Éditions CLÉ.

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