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Un poisson dans le netMéditation bibliqueLes scientifiques n'ont-ils pas prouvé expérimentalement que la vie était le fruit du hasard ?

Les scientifiques n'ont-ils pas prouvé expérimentalement que la vie était le fruit du hasard ?

J’ai bien peur que cette question ne reflète l’impression véhiculée par les cours de science un peu partout.

Dans les années 1960, les journaux affichaient en gros titres que les scientifiques étaient sur le point de faire apparaître la vie dans un tube à essai. Les biochimistes avaient en effet découvert qu’en mélangeant certains produits chimiques – de l’ammoniaque, du méthane, de l’eau et de l’hydrogène – puis en soumettant le mélange à un certain courant électrique, ils pouvaient créer des acides aminés, les sous-unités formant les protéines.

La communauté scientifique était euphorique. Mais leurs expériences sont rapidement arrivées au point mort. Car jamais les acides aminés n’ont formé de protéines, encore moins de cellules vivantes. D’ailleurs leurs détracteurs les ont accusés d’avoir obtenu les acides aminés par truquage.

Car voyez-vous, les expériences sur l’origine de la vie sont censées reproduire ce qui aurait pu arriver dans une mare tiède de notre planète encore jeune. La manipulation la plus réaliste consisterait à verser divers éléments chimiques dans l’eau et à les mélanger. Mais aucun chercheur ne le fait, tout bonnement parce que cela ne donne strictement rien. Au lieu de cela, les scientifiques interviennent dans l’expérience à plusieurs niveaux.

Par exemple dans une vraie mare, les réactions chimiques et les variables environnementales seraient multiples, et nombre d’entre elles annuleraient les réactions requises par les chercheurs. C’est pourquoi ils ont nécessairement recours à une intervention extérieure qui consiste soit à purifier les éléments, soit à bloquer les rayons lumineux nocifs pour les acides aminés, soit encore à retirer ces acides dès leur formation pour éviter qu’ils ne se désintègrent. Même dans le cas d’études avec un fort taux de réussite, nous n’apprenons rien sur ce qui peut se produire dans la nature. Tout ce que nous découvrons c’est ce qui peut se passer quand un chercheur brillant manipule l’environnement.

Aucune expérience ne peut donc prouver que la vie est apparue spontanément sur la terre. Au contraire, elles montrent que la vie ne peut être créée sans l’intervention d’un être intelligent.

Malgré l’incapacité des scientifiques à activer les acides aminés, l’idée que la vie ait évolué à partir d’une soupe primordiale a été élaborée en un système de théories complexes.

Mais à la Conférence Internationale sur l’Origine de la Vie de 1993, les chimistes ont estimé qu’aucune des théories actuelles n’était acceptable. Leur impasse c’est de ne pas savoir comment tous les éléments nécessaires se concentrent en un seu lieu. Les éléments chimiques ne créent de liaisons que lorsqu’ils reçoivent de l’énergie, de la chaleur ou de l’électricité. Cela signifie que la plupart des théories ont pour point de départ une soupe chimique soumise à température par des volcans ou atteinte par un éclair. Mais il y a une « mouche » dans cette soupe.

Les réactions chimiques qui devraient produire de l’ADN sont réversibles, c’est-à-dire que les molécules qui se lient peuvent aussi se délier. Or il est plus facile de rompre ces liaisons que de les créer. Quel rapport avec les théories sur l’origine de la vie ? Si on fait une simulation de l’origine de la vie dans un tube à essai, tout composé organique qui se forme sera défait aussitôt. On n’en obtient jamais assez en un seul endroit pour que de l’ADN puisse se former. Ce simple fait contredit l’évolution de la vie sur notre planète trop récente.

De la même façon, aucune soupe chimique ne permettra jamais la formation d’ADN. Pour que la vie émerge, il faudrait que les composés organiques appropriés soient triés et protégés afin qu’ils ne soient pas détruits. Mais la nature n’est pas équipée d’un tel mécanisme. Seul un être intelligent peut sélectionner et trier.

De plus, aucune de ces théories n’aborde l’une des pièces maîtresses du puzzle, à savoir ce que la communauté scientifique appelle le « problème de la séquence », Si la vie a évolué à partir d’une soupe chimique, comment les composés se sont-ils alignés dans le bon ordre ?

Pour citer un exemple, plusieurs théories sur l’origine de la vie partent d’une protéine. Celle-ci est constituée d’une chaîne d’acides aminés. Comme nous l’avons dit, les scientifiques ont découvert que l’on peut mélanger des acides aminés dans un flacon. les irradier avec de l’électricité, et obtenir de courtes chaînes aminées. Mais le petit secret bien caché derrière toutes ces expériences est que ces chaînes n’ont aucune ressemblance avec les protéines du monde vivant. Les séquences sont complètement erronées. The SoulofScience cite Dean Kenyon : « Il en ressort qu’on n’observe en aucun cas des séquences ordonnées d’acides aminés [ … ] Si nous pensions obtenir spontanément de l’ordre, une erreur a dû se glisser dans notre théorie. » Et dans The Creation Hypotbesis, le scientifique Klaus Dose souligne à peu près la même chose. L’expérience de la soupe primordiale a « permis une meilleure perception de l’immensité du problème de l’origine de la vie sur terre au lieu de le solutionner ».

 Afin de comprendre « l’immensité du problème « , imaginez que les acides aminés soient des lettres de Scrabble et que vous vouliez épeler le mot « protéine », Bien sûr, il vous serait facile d’agencer les lettres dans le bon ordre. Mais nous le faisons grâce à des capacités qui dépassent les forces naturelles, nous utilisons notre intelligence. Et c’est là l’ingrédient qui manque dans les théories standard sur l’origine de la vie : un être intelligent. Les résultats issus du hasard obtenus par les chercheurs n’ont jamais surmonté le problème de la séquence. Les acides aminés ne connaissent pas l’orthographe. Les expériences dans des tubes à essai n’ont fait que prouver qu’il fallait beaucoup d’intelligence pour ne serait-ce que s’approcher de la création divine de la vie.

Le texte que vous venez de lire est extrait (avec permission) de l’ouvrage “100 questions d’ados sans réponses” de Chuck Colson. Nous en avons fait une présentation récemment, avec toutes les informations nécessaires pour vous le procurer.

© Colson. Reproduction interdite. Traduction française Editions CLE.

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