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Un poisson dans le netMéditation bibliqueMéditation sur le Deutéronome

Méditation sur le Deutéronome

  • Deutéronome 1 :21  » Vois, l’Éternel, ton Dieu, met le pays devant toi; monte, prends-en possession, comme te l’a dit l’Éternel, le Dieu de tes pères ; ne crains point, et ne t’effraie point. « 
  • Deutéronome 30 :1  » Lorsque toutes ces choses t’arriveront, la bénédiction et la malédiction que je mets devant toi… « 
  • Deutéronome 30 :15  » Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. « 
  • Deutéronome 30 :19  » J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre  : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité… « 

Ce n’est bien sûr qu’une vue de l’esprit, mais le fait d’entamer une nouvelle année fait naître en moi les sentiments du promeneur qui déboule sur un nouveau carrefour. Quel chemin vais-je choisir  ? Quels paysages nouveaux vais-je découvrir  ? A quels événements vais-je être confronté  ? A cet égard, j’aime beaucoup ces textes tirés du Deutéronome, parce qu’ils replacent le fil de la vie dans sa juste perspective.

J’ai tendance, comme tout le monde, à m’aventurer sur les terres vierges de l’existence avec espoir et appréhension. Espoir en ce qui concerne tous les fruits agréables ou exaltants que je ne manquerai pas de cueillir le long du chemin ; appréhension pour tous les mauvais coups du sort qui, tapis dans l’ombre, m’attendent au tournant. Je me vois souvent comme un voyageur solitaire, désarmé et fragile, craignant pour sa survie, qui croise les doigts pour que son hypothétique Dieu surgisse avant qu’il soit trop tard lorsqu’il soufflera, comme Roland à Roncevaux, dans son oliphant enroué.

Ce n’est pas ainsi que Dieu voit le fleuve du temps qui passe, ni le promeneur que je suis en train d’arpenter le chemin qui l’amènera au terme du voyage. Dans chacun des quatre versets cités, il y a un élément qui donne au reste du texte sa force et sa signification, qui en enlève l’amertume et la désespérance et qui réchauffe le cœur  : Cet élément c’est le sujet de chacune des phrases.

  • Ce pays si impossible à conquérir, c’est Dieu qui le met devant moi ;
  • cette bénédiction et cette malédiction, c’est Dieu lui-même qui les met devant moi ;
  • cette vie et ce bien, cette mort et ce mal, c’est encore une fois Dieu qui me les présente.

C’est la raison pour laquelle il me suggère – non Il fait mieux que me le suggérer  : Il me l’ordonne – Choisis la vie afin que tu vives  ! C’est à la fois un encouragement, une injonction et une investiture  : Je dois et, par Lui, je peux.

Dieu, de toute éternité, a choisi mon chemin. Il l’a parsemé de bonheurs délicieux et d’embûches cruelles, d’amour et de tsunamis. Ce ne sont pas des plats sucrés ou amers offerts par ce vieillard aveugle qu’est le hasard, mais l’art du maître forgeron, trempant et retrempant sans cesse le métal jusqu’à l’obtention de la lame parfaite.

J’ai confiance en mon Dieu, en mon Père. La flamme de sa forge est parfois à la limite du supportable, le choc de son marteau est quelquefois brutal, souvent douloureux, l’effet de la trempe est souvent saisissant, mais tout a un but  : la gloire de Dieu et le bonheur qui en découle. Père donne moi ta grâce afin que je fasse les bons choix ; ceux qui t’honorent.

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