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Un poisson dans le netRéflexionExamen des pratiques catholiques (5/21) : le développement des lieux et objets de culte

Examen des pratiques catholiques (5/21) : le développement des lieux et objets de culte

Voici la cinquième partie de l’Examen historique et biblique du catholicisme (cf l’article introductif). Consultez le sommaire complet de l’étude pour suivre l’avancement de cette nouvelle publication et rendez-vous sur le dossier catholicisme pour en savoir plus sur ce thème.

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Au fil du temps

  • En 222-235, premiers bâtiments d’église édifiés sous le règne d’Alexandre.
  • Après l’édit de Milan en 313, marquant la fin des persécutions, il s’en édifia partout. L’empereur Constantin se rendit en pèlerinage sur les lieux « saints » en Israël et embrassa la religion chrétienne. Les coutumes païennes commencèrent à rentrer dans l’Église du fait du grand nombre de non convertis qui se joignirent à ce qui devint, dès 380, une religion d’état.
  • Au IVème siècle, Paulinus, évêque de Nola introduit les images et les statues dans les églises.
  • Au IVème siècle, première utilisation de cloches.
  • Au Vème siècle, on commence à se servir de l’encens.
  • En 590-604, Grégoire le Grand réorganise le chant de l’Église et invente une nouvelle façon de chanter, le  » chant grégorien « .
  • En 600, le culte est dispensé en langue latine, qui devient  » langue liturgique « . On assiste en même temps au développement d’une pratique purement païenne :  » le culte des lieux « . Les pèlerinages s’amplifient avec une concurrence féroce entre les grands centres, autour des tombes des martyrs, des reliques, des lieux d’apparition, des images miraculeuses.
  • Au Moyen-Âge, les pèlerinages changent de caractère, ils sont assimilés à de bonnes oeuvres et sont présentés comme permettant l’expiation des  » gros péchés « . Certains pèlerins voyagent toute leur vie !
  • En 787, au Concile de Nicée, l’usage religieux de cierges est autorisé dans les églises.
  • Au IXème siècle on adopte la tradition de l’eau bénite.
  • Au XIème siècle, un autel est utilisé pour la célébration de la messe.
  • Le XIIème siècle voit l’adoption officielle du chapelet, d’origine musulmane ou bouddhiste.

D’un point de vue biblique

Jésus a annoncé que le temps était venu où il n’y aurait plus de lieu particulier où il faudrait se déplacer soit pour un culte, soit pour un pèlerinage.  » L’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne, ni à Jérusalem, que vous adorerez le Père…mais l’heure vient et elle est déjà venue où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande  » (Jean 4.22-24) (  » en esprit  » : selon la direction du Saint-Esprit, et  » en vérité  » : selon les directives de la Parole de Dieu) .

Jésus a prédit la destruction du temple juif de l’époque où avaient lieu toutes les cérémonies religieuses et cela est effectivement arrivé quelques années plus tard.  » Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit : Maître, regarde quelles pierres, et quelles constructions ! Jésus lui répondit : Vois-tu ces grandes constructions ? Il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée.  » (Marc 13.1).

 » Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre n’habite point dans des temples faits de main d’homme; il n’est point servi par des mains humaines comme s’il avait besoin de quoi que ce soit  » (Actes 17.24). Ce passage très explicite contredit l’idée selon laquelle on peut appeler un bâtiment en pierre la maison de Dieu, puisque  » Dieu n’habite point des temples faits de main d’homme  » et contredit aussi le fait qu’on y ait établi des prêtres pour les offices religieux, puisqu' » il n’est point servi par des mains humaines « .

L’Eternel réprouve les cultes pompeux et solennels de la religion  » J’ai en horreur l’encens, … et les assemblées… je ne puis voir le crime s’associer aux solennités  » (Esaïe 1.14). La Bible dit à propos de ce genre de culte qu’il a été répandu sur la religion  » un esprit d’assoupissement  » (Esaïe 29.10).

De plus, le culte chrétien n’est pas un spectacle qu’on contemple mais un acte collectif auquel chacun participe.

Voici un culte agréable à Dieu : avec des rythmes bruyants :  » louez le avec les cymbales sonores, avec les cymbales retentissantes  » (Psaumes 150.5), et même avec des danses  » qu’ils louent son nom avec des danses  » (Psaumes 149.2).  » Vous tous peuples , battez des mains, poussez vers Dieu des cris de joie  » (Psaumes 49.1) car  » Dieu n’est pas Dieu des morts mais des vivants « . (Marc 12.27). Mais avant tout c’est à un culte  » de bon coeur  » (Psaumes 54.6) que Dieu prend plaisir.  » de bon coeur…pour le Seigneur, et non pour des hommes  » (Colossiens 3.23).

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4 thoughts on “Examen des pratiques catholiques (5/21) : le développement des lieux et objets de culte

  1. Intéressante lecture… à faire méditer sans doute aux télé-évangélistes américains pour qui aucun moyen n’est assez grand pour faire diffuser la Parole : grand shows diffusés en direct dans des « cathédrales » conçues exprès, ou rassemblements dans des stades avec force sono… etc. Bien sûr, cela paraît aujourd’hui absolument nécessaire et adapté… Peut être peut on commencer à comprendre que d’autres chrétiens, à d’autres temps et dans d’autres circonstances ont laissé, eux aussi, leur créativité répondre aux attentes de leurs frères, en posant des signes qui accompagnent le chemin de foi de chacun et de toute communauté…
    Pour avoir des amis évangélistes, je sais bien que le monde évangéliste ne se résume pas à quelques shows médiatique, mais voilà, ça existe. Et comme quoi, avec le temps qui passe, les chrétiens sont obligés de s’adapter au peuple auquel il s’adresse. Je ne suis pas sûr que vous trouviez grand chose de biblique qui justifie les « grands messes » de nos amis télé-évangélistes…
    Chers amis. Vous avez la grâce d’avoir reçu l’Evangile ! C’est une Bonne Nouvelle pour chacun. Pourquoi voulez vous exister en démontrant que l’Histoire des autres chrétiens a eu tort et que seul le « petit reste » (vous en l’occurence, bien sûr) s’est gardé hors de toute compromission ?
    A l’époque biblique déjà, le culte et les pratiques juives étaient sévèrement critiquées par des mouvements réformateurs (cf. Esseniens etc…). Jésus lui même ne s’est pas empêché d’en pointer les contradictions, … tout en continuant à aller au Temple, tout en continuant à fréquenter les Synagogues, tout en restant juif, dans tout ce que cela voulait dire.
    Si Paul pointe bien en quoi la Loi peut être sclérosante si elle oublie la grâce divine, il ne renie pas non plus être pharisien et fils de pharisien.
    Si la Bible est bien Parole vivante de Dieu, peut-on vraiment l’utiliser pour se justifier soi-même ?
    Le catholicisme qui vous pose bien des problèmes visiblement fait son chemin. Vous pouvez continuer à vouloir demeurer dans les débats de la Réforme (même si entre temps protestants et catholiques ont signé un accord sur les termes de la justification…). Vous pouvez pointer toutes les contradictions de cette institution qui en a vu d’autres. Vous pouvez vouloir démontrer que « l’autre » derrière son étiquette n’est pas à la hauteur où vous vous situez.
    Vous aurez juste perdu entre temps la grâce d’une charité qui cherche d’abord à faire vivre et manifester la justice de Dieu. Une justice qui se dit d’abord dans le grand silence d’amour du Christ sur la croix.
    Frères, croyez vous que nous pourrions nous tenir ensemble, au pied de cette croix, pour recevoir cet Esprit qui renverse toute peur, tout jugement, toute mort ??
    Amitiés en Christ.
    Un catholique pas plus ignare qu’un autre…

  2. A Dominique: chaque époque utilise les moyens du moments pour diffuser la Parole de Dieu. Ce qui copmpte aux yeux de Dieu, ce n’est pas d’être dans telle ou telle église mais de croire en Lui et de se savoir sauvé par le Christ. Quant aux querelles de clocher, c’est attristant; Qui peut dire: Mon église est meilleure que les autres. Moi, j’ai la « vrai foi »? Quand on sera devant le Seigneur, il nous dira: « Qu’as-tu fait de mon amour? Qu’as-tu fait de ton prochain? » Il se « fichera » bien de savoir si on a été catholique, protestant ou autre. Par contre, si on s’est critiqué les uns les autres, si on a causé la chute de quelqu’un, là, on aura à en répondre. A quoi sert une doctrine « parfaite » si on a pas l’amour? Relisons 1 Co 13 et d’autres passages comme colossiens 13, Romains 12 etc. Est-il question de catho, de prot.? Dieu a horreur de nos divisions. Nous sommes de pauvres humains. Personne ne détient la « pure vérité »

  3. A DOMINIQUE « LE KTO PAS SI NUL »….Ce que je souhaite rajouter, c’est qu’il faut se garder de régler ses comptes vis à vis de telle ou telle église sous prétexte qu’on y a été blessé.Nous sommes de pauvres pécheurs et heureusement que le Christ est venu pour nous. Effectivement, c’est facile de pointer le doigt sur une erreur et ne voir que ça. Mais il faut aussi voir les bonnes choses si on veut être le plus objectif possible: Dominique, j’ai fait plusieurs églises: je n’ai pas honte de le dire. Aucune n’est « parfaite » mais toutes m’ont apporté de bonnes choses: Chacun apporte sa pierre à l’édifice. Nous sommes tous des chrétiens dignes de ce nom. Vous avez raison: on perd du temps en fustigeant « les autres ». La réforme de Luther et de Cavin, et assi de zwingli a pris naissance sur le terreau catholique; fustiger le catholicisme est un non-sens; si j’ai quitté l’église catholique, tout comme j’ai quitté l’église évangélique, cela me regarde, mais je n’ai pas à régler mes comptes avec elles au risque de blesser mes frères et soeurs dans la foi qui s’y trouvent bien: ce qui est vrai, c’est que l’enseigement de la Bible est récent chez les « KTO » et que par le passé, il y a eu des dérives; sans cela, y aurait-il eu la Réforme? Mais en 2007, les temps ont changé et le catholicisme aussi. L’important, c’est aujourd’hui; et de pouvoir en parler librement sur le Net. Une dame de 80 ans, catholique fervente que j’aime beaucoup, m’a dit qu’à son époque, il était interdit d’avoir une Bible et de la lire: aujourd’hui, c’est dépassé et elle la médite, comme beaucoup de ses amis de sa Paroisse(que j’ai fréquentée).Au bout de notre vie terrestre, ces querelles de Chapelle n’auront aucun poids face à la magnificance de Dieu. Aujourd’hui, que sommes-nous capables de s’apporter les uns les autres pour construire le corps du Christ? Catho, prot, évangéliques… même combat: hâter le retour du Seigneur Jésus dans la Gloire!!!!

  4. C’est la loi de 1905 sur la separation de l’eglise et de l’etat engagé deja sous le concordat qui a permis en france de lire la bible dans les communautés non catholiques, et à partir de vatican II, Rome a autorisé a contre coeur , certains laiques de lire la bible sous le couvert du clergé, afin dit elle de ne pas deformer la doctrine du magistere.
    Vehementer nos est une encyclique de Pie X, qui condamne énergiquement la loi de séparation des Églises et de l’État française de 1905 car selon le Pape celle ci nie l’ordre surnaturel et abroge unilatéralement le Concordat.
    Le pape a critiqué en outre la loi qui accordait la tutelle du culte public à des associations de laïcs.

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