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Un poisson dans le netRéflexionExamen des pratiques catholiques (4/21) : La croix comme symbole du christianisme

Examen des pratiques catholiques (4/21) : La croix comme symbole du christianisme

Voici la quatrième partie de l’Examen historique et biblique du catholicisme (cf l’article introductif). Consultez le sommaire complet de l’étude pour suivre l’avancement de cette nouvelle publication et rendez-vous sur le dossier catholicisme pour en savoir plus sur ce thème.

Article précédent : L’ascétisme, et les premiers ordres monastiques

Au fil du temps

  • Au IIIème siècle, au temps de Tertullien les chrétiens se marquaient le front du signe de la croix pour montrer qu’ils n’avaient pas honte de la croix du Christ.
  • Après 312, avec l’adoption du Christianisme comme religion officielle dans tout l’Empire Romain, la croix est adoptée comme symbole.
  • Au IVème siècle apparaît la pratique du signe de croix (rite consistant à dessiner une croix sur son corps en prononçant  » Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit « ).
  • En 350, les premières représentations de la croix sur des pierres sépulcrales (dans les cimetières) voient le jour.
  • Au IXème siècle, le culte de la croix est inventé. On pratique ensuite le culte des 14 stations du chemin de croix. Cette vénération est attribuée à un moine dominicain qui, rentrant en Palestine, fit construire dans son couvent des oratoires où étaient représentés les épisodes de la passion.

D’un point de vue biblique

Il n’y a aucune puissance ni dans une croix matérielle ni dans le symbole de la croix, ni dans le signe de croix. La croix a été utilisée dans des pratiques d’exorcismes qui sont des actes rituels non scripturaires. Le mot exorciste est employé une fois dans la Bible, et encore négativement, en Actes 19.13.

Quand la Bible parle de la croix, elle se réfère non au symbole mais à la victoire à laquelle elle a donné lieu :  » il a dépouillé les autorités et les dominations et les a livrées publiquement en spectacle en triomphant d’elles par la croix  » (Colossiens 2.15).

C’est parce que le sang de Jésus a coulé à la croix pour nous qu’il peut nous purifier du péché et que le diable ne peut pas nous atteindre. A vrai dire, c’est avec le nom de Jésus qu’on chasse les démons (Marc 16.17), non avec une croix. Paul dit en 1Corinthiens 1.18 que c’est  » la prédication de la croix  » qui est une  » puissance de Dieu  » et non la croix en elle même.

Est t-il besoin de rappeler que la croix n’est qu’un instrument de torture. Il n’est et ne sera jamais un symbole de vie ! Ce n’est pas le crucifix qui doit être vénéré, mais celui qui n’est plus sur la croix, car nous ne devons plus connaître Christ  » selon la chair  » (2Corinthiens 5.16) c’est à dire avec nos sens.

Quand à la pratique du chemin de croix, elle n’a aucun fondement biblique et il y est question de certains événements dont le texte biblique ne fait aucune mention (sainte Véronique, les chutes…).

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19 thoughts on “Examen des pratiques catholiques (4/21) : La croix comme symbole du christianisme

  1. Je trouve ce texte très intéressant, j’aime en connaître plus sur l’histoire:croix, pâques,noël,etc…Je suis intéressé par tout ce qui parle de faits tels que le poisson d’avril et autres…Merci, j’aime beaucoup votre site & félicitations à toute votre équipe.
    Que Dieu vous bénisse!!

  2. Merci de vos encouragements ! Nou espérons que vous apprécierez tout ce que nous avons en réserve pour les mois qui viennent !

    Que Dieu vous bénisse aussi !

  3. Je suis très heureux de découvrir votre site.
    Cet article sur La Croix est édifiant.Ma prière est que Dieu aide ceux qui sont dans l’erreur à saisir cette vérité fondamentale de son plan de salut  » A vrai dire, c’est avec le nom de Jésus qu’on chasse les démons (Marc 16.17), non avec une croix. Paul dit en 1Corinthiens 1.18 que c’est “ la prédication de la croix ” qui est une “ puissance de Dieu ” et non la croix en elle même ».

  4. mais les protestants ( réformés et luthériens, et aussi certains évangéliques ) utilisent bien la croix comme symbole de leur foi, pas seulement les catholiques : il y en a sur les murs extérieurs de certains temples, y compris évangéliques ; ce n ‘est pas seulement un signe « catholique », et les luthériens utilisent d’ailleurs le crucifix ( Jésus en croix ) : on en voit dans leurs temples et ils en portent aussi ( enfin, ceux qui veulent ) de petits autour du coup ….
    certains « reproches » faits aux catholiques pourraient donc s’appliquer à certains protestants de toute dénomination ..

  5. Pour repondre à ta question sur l’origine du poisson d’avril cela remonte a l’epoque ou le roi charles neuf decida de remplacer en france la date du jour de l’an nouveau.Tout a commencé, paraît-il, en 1564 lorque le roi Charles IX décida de modifier la date du changement d’année…
    Du premier avril on passa au premier décembre. Un changement a également décalé les échanges de cadeaux et d’étrennes qui marquaient le passage à la nouvelle année.
    Pour semer le doute au sujet de la date réelle du nouvel an, certains ont persisté à offrir des présents en avril.
    Avec le temps, les petits cadeaux d’avril se sont transformés en cadeaux pour rire, en blagues, puis en stratagèmes pour piéger les autres.
    La tradition demeura de donner du poisson a manger aux convives qui venaient celebrer la nouvelle année sous l’ancien regime.
    Pourquoi le choix du « poisson »
    Si les farces sont désormais connues sous le nom de « poisson d’avril », cela remonte là encore à ce cher 16ème siècle.
    Les cadeaux que l’on s’offrait en avril étaient souvent alimentaires. Cette date étant à la fin du carême, période durant laquelle la consommation de viande est interdite chez les chrétiens catholiques, le poisson était le présent le plus fréquent.
    Lorsque les blagues se développèrent, l’un des pièges les plus courants était l’offrande de faux poissons.
    La tradition de la blague du 1er avril, au départ occidentale, s’est peu à peu diffusée. Elle s’exprime de différentes manières en fonction des pays.
    j’espere avoir repondu a ta question
    Magalousteph38

  6. En ce qui concerne le message numero 4 donné par Françoise, j’airerais dire que les Luthriens emploient une croix sans Chist appelée « CROIX DE LA RESURRECTION » alors que les Catholiques utilisent plutôt un CRUCIFIX, croix avec un Christ souffrant dessus.
    Cela dit, un artisan sculpteur sur bois m’a offert, il y a une dizaine d’année, une croix avec un christ revêtu dune sorte de tunique et une sorte de couronne sur la tête qui me faisait penser à une couronne de Gloire: j’ai trouvé cela plutôt original et il me plaisait de m’imaginer que c’était LE CHRIST GLORIEUX A LA PAROUSIE!Je n’idôlatrais pas pour autant. J’ai simplement trouvé cela très beau: une belle oeuvre d’art. On peut rendre gloire à Dieu au travers d’une oeuvre musicale, picturale, architecturale ou autre sans que cela soit idolâtre; de même, on dit son amour aux siens, à son conjoint avec un cadeau, un service rendu,une qualité d’écoute: c’est la personne qu’on aime au travers de tout cela.
    Mettre une croix chez soi, sur le fronton d’une église n’est ni catholique, ni protestant, ni orthodoxe, ni évangélique. C’est un signe de reconnaissance, de ralliement. C’est aussi « annoncer la couleur » aux gens. Si je vais dans une boulangerie, ce n’est pas marqué boucherie sur la porte. Je pense que tous, nous savons que c’est le Christ qui nous sauve parce qu’il a versé son sang sur la croix. Dire que la croix nous sauve est un raccourci à ne pas prendre au « pied de la lettre ».

  7. pour Sylvie : pour les luthériens ça doit dépendre des pays alors, moi j’ai déjà vu des crucifix ( avec le Christ souffrant dessus ) dans des temples luthériens ( y compris en France, d’ailleurs , en Alsace … c’est peut-être une spécificité locale ? )
    je suis d’accord avec toi qu’on peut rendre gloire à Dieu avec de l’art sans que ce soit idolâtre ; l’idolâtrie et / ou la superstition consisterait à « adorer » la croix, ou à croire qu’en avoir une dans la maison la « protège », etc …..

  8. à Françoise: en ce qui concerne la croix, j’ai confondu avec les églises réformées.

  9. Chers amis, l’histoire est toujours riche d’enseignements. Elle montre que des générations précédentes, pas plus bêtes ou plus superstitieuses que nous, ont trouvé à leur époque des signes et des expressions qui permettaient à leur tour d’annoncer la foi. Ce que le monde protestant dénonce dans l’usage ‘catholique’ de la croix est tout à fait compréhensible si cet objet devient un ‘gri-gri’. La Réforme protestante a sans doute justement pointé du doigt les dérives que tout système religieux dominant peut entraîner, et cela n’est pas le privilège d’une tradition plutôt que d’une autre. Si Luther a eu bien raison de dénoncer ces dérives en son temps dans la tradition qui était encore la sienne à cette époque, il faut sans doute de tous les temps des hommes dont la fonction prophétique permet à un système religieux de ne pas s’enfermer sur lui-même. Il en a fallu des prophètes, catholiques et protestants pour dénoncer par exemple un apartheid insupportable en Afrique du Sud, basé sur une lecture littéraliste et raciale des récits bibliques par la communauté protestante blanche dominante.

    Chers amis, avant de juger de loin, rencontrons les gens tels qu’ils sont : or je ne connais pas de catholiques pour qui la croix, avec ou sans représentation du crucifié, serait devenu un objet magique ou incontournable pour leur foi.
    Elle est un signe, comme la foi en a tant besoin, pour nous accompagner dans notre expérience temporelle et corporelle. Comme l’eau du baptême, le pain de la Cène, l’huile de la Confirmation, le bois de la Croix nous dit à la fois la réalité de l’évènement unique qui s’est déroulé et la transfiguration nécessaire de toute réalité matérielle et historique, du fait du salut offert par le Christ. Voilà, de mon point de vue, ce que dit la croix dans le monde catholique. Elle est une invitation concrète à se tourner vers le Christ, sans jamais éviter le paradoxe de la foi que pose définitivement la croix. Et ce paradoxe est posé sur le monde et son histoire. Que vous n’ayez pas besoin d’objet pour vivre cette expérience spirituelle est une bonne chose pour vous (vous penserez à oter l’autocollant du poisson sur votre voiture…). Que d’autres en aient besoin ne veut cependant pas dire qu’ils sont idolâtres ou infidèles. Dans l’Evangile, certains se sont approchés du Christ jusqu’à toucher les franges de son manteau ou jusqu’à verser des larmes sur ses pieds ou mettre les doigts dans son côté, scandalisant les juifs bien pensants et fidèles à la Torah, exclusivement. D’autres l’ont reconnu dans un appel, un ordre ou une rencontre, sans avoir besoin d’une manifestation concrète.

    Comme le rappellent vos quelques élements historiques, les premiers chrétiens ont reconnu dans la croix l’expression paradoxale du salut qu’offre le Christ. Alors que les catacombes montrent d’abord des images d’un Christ bon berger (habillé à la mode romaine), on voit aussi apparaître, avec la dureté des temps des persécutions, des signes de reconnaissance tels que l’ictus (poisson) dont votre site reprend l’héritage (et qui pourtant n’est pas cité dans l’Evangile à ce que je sache), mais aussi la croix. Croix d’abord glorieuse, comme porte ouverte par le Christ, victoire sur la mort et salut de Dieu. Sur certaines, ce n’est pas un crucifié que l’on représente, mais un homme vivant, les yeux ouverts et serein, habillé non pas de loques mais de l’habit majestueux du roi de gloire. Sur d’autres, plus tard, on reprendra conscience que c’est bien aussi comme crucifié moribond que le Christ se fait reconnaître aux hommes déroutés qui sont au pied de la croix. « Celui ci est vraiment fils de Dieu », s’exclame le légionnaire romain (Mc 15,39). C’est ce paradoxe que les traditions catholiques ont gardé à leur manière. Il suffit de penser au tableau de la crucifixion du retable d’ISsenheim, montrant un crucifié couvert de blessures et de maladies, pour comprendre que ce tableau, exposé dans la salle commune des malades, affirmait d’abord aux mourants de l’hospice que même dans cette étape douloureuse de leur vie, le Christ prenait sur lui le poids de la douleur, comme le serviteur souffrant chez Isaïe, lui le défiguré, le rejeté.

    Pourrions nous apprendre, entre chrétiens, à enfin sortir de la méfiance et du soupçon sur la valeur évangélique des expressions de foi de l’autre ? Et si le signe de la croix, dont chaque tradition chrétienne a trouvé les expressions qui lui semblaient nécessaire en son temps, était pour nous d’abord signe d’unité plutôt que de division ?
    Ce n’est pas parce qu’on invoque le « nom du Seigneur » que l’on est plus dans la vérité que ceux qui se tiennent à leur manière en silence au pied d’un crucifix symbolique. il ne suffit pas de dire « Seigneur, seigneur », pour entrer dans le Royaume … tous nos beaux jugements sur les autres, ceux qui ne sont pas comme nous, qui ont des histoires et des traditions différentes des nôtres, ne tiennent pas devant cette invitation à une charité concrète. Merci, frères dans le Christ, de voir dans vos frères catholiques, autre chose que des égarés. Et si nous avions chacun à nous convertir à ce que l’Esprit suscite dans la vie de tout chrétien, même dans la vie de celui qui vient d’une autre tradition ?

  10. Exact: La croix comme le poisson représentent l’un et l’autre notre foi. Dans les deux cas, c’est un symbole.La foi peut aussi s’exprimer par des oeuvres d’art. Je pense notamment aux vitraux. Au moyen âge, ils avaient pour mission d’évangéliser un peuple inculte ne sachant ni lire ni écrire. Un vitrail raconte des pages des Ecritures. On peut reprocher à cet art d’y introduire des personnages contemporains et des paysages d’une autre époque. Peut-être est-ce une façon de signifier que la Bible est une Parole Vivante qui traverse le temps pour s’adresser à nous aujourd’hui. On parle aisément d’inculturation dans les Evanglies. Luc ne raconte pas les choses comme le fait Matthieu parce que l’auditoire est différent: l’un grec, l’autre juif. Le vitraill n’a rien d’idolâtre ou de fallacieux pour autant.
    Au fond, à chacun son symbole pour dire sa foi.
    La croix dite « de la résurrection » des protestants signifie le Christ ressuscité.
    Le crucifix des catholiques nous rappelle le sacrifice expiatoire du Christ sur cette croix, symbole de notre salut.Ce sont deux façons d’honorer le Christ.
    Le crucifix ne ceut pas dire qu’on oublie la resurrection.
    La « croix de la résurrection » ne veut pas dire qu’on oublie que Jésus est mort pour nos péchés et nous offrir le salut(par pure grâce).
    La croix huguenote peut devenir un tout autant un objet d’idolâtrie que la « croix catholique ». De toute façon, il n’y a que la Croix du Christ.
    Pourquoi dire que les uns sont idolâtres et pas les autres? Pourquoi nous enfermer mutuellement dans « un diagnostique »? Pourquoi ne pas accepter que l’expression de la foi des autres est aussi précieuse et pure que la notre?

  11. je suis un nouveau converti en christ et j’accords un intérêt particulier à ses différents sujet de la vie chretienne . Que Seigneur vous benisse et vous éclair tous car l’impact de vos échanges est grand

  12. Tant que nous considerons un objet quelconque (croix, poisson, vitrail, etc) comme un symbole, notre vie spirituelle n’est pas en danger. Si nous les regardons comme des objets « saints », investis d’une puissance sacrée, alors commençons à trembler car le mal est déjà là.

  13. Pour une fois, je suis daccords avec toi ma chere sylivie
    il est vrait que tant que cela reste dans le symbole nous n’avont rien a craindre. De la meme maniere que dieu ordonna d’eddifier le propiciatoire ou l’amishcan. Lorsque Moise erigat le serpent d’airain, ce n’etait pas dieu mais son symbole . Il ne faut pas donner plus d’importance que cela aux croix en bois, aux vitraux etc.. et ne pas faire des objes des sujets de culte ou de venerations, ca serait dangereux et faire de l’heresie.! Venerer des objet inamimé c’est leur rendre un culte d’idolatrie, comme venererer des personnes mortes,ou atribuer des pouvoirs a des  » madonnes » etc…

  14. L’être humain est ainsi fait….
    Il gardera une photo de sa bien-aimée etc…
    Mais de Dieu, de Christ que l’on a point vu?Où dans le nouveau testament peut -on trouver pareil exemple?
    Je reste et demeure persuadé que lorsqu’ on a véritablement rencontré le Christ en esprit et donc lorsqu’on est habité de lui….on ne ressent pas le besoin d’avoir en sa présence le moindre symbôle.
    Mais je comprend que certains agissent encore ainsi…
    Finalement, si lorsque ce qui est « parfait  »
    sera venu,on n’aura plus besoin des dons spirituels »…..celui qui se sait VERITABLEMENT habité du « parfait »,n’éprouve plus aucun besoin en la valeur du moindre symbôle….La présence même du Seigneur en lui….ne suffirait elle pas?

    En présence de l’être aimé et dans son union, a- t- on besoin de regarder sa photo ou de s’en rappeler par le moindre objet?

    Tout cela sont des choses passées et d’hier….C’est içi que l’on discerne la véritable présence du Saint Esprit en autrui!
    Mais ,il faut être modéré avec les « faibles »,jusqu’à ce qu’ils soient forts!

    A l’inverse ,on se rend compte de la véritable « idolâtrie » de certains,à l’égard de nombreux objets……de lieux, d’endroits etc….uniquemen parce qu’ils ne l’ont JAMAIS rencontré en esprit!
    Chez l’un c’est en esprit et en vérité qu’il adore,tandis que chez l’autre ,c’est en sa « chair »…..

  15. Les échanges sont intéressants d’autant qu’ils ont lieu au cours de cette semaine « sainte » où les chrétiens se souviennent de ce don d’amour du Christ pour chacun, pour ce monde qui pourtant ne l’a pas reconnu.

    Ah, mince ! J’ai utilisé un mot qui peut passer mal. « Sainte ». Comment une semaine ou un objet peuvent-ils être ainsi dénommés sans manquer de respect à la « sainteté » de Dieu ?

    Dans la tradition catholique, mais aussi orthodoxe, on n’a pas trop de mal avec ça, parce qu’on fait bien la part des choses.

    Toute « sainteté » est signe de la sainteté unique de Dieu, d’où elle tire sa source. Ce qui fait qu’il n’y a pas d’idolâtrie, puisque celle-ci consisterait à faire d’un objet un « contenant » du divin. Or, ni la croix, ni l’icône, ni la statue, ni la médaille ne « contiennent » Dieu. Par contre, elles peuvent, quand c’est vécu en vérité, être les signes porteurs, gratuits, de la « sainteté » de Dieu, qui n’est pas qu’une idée lointaine, mais une réalité agissante pour nos vies. Les signes sont peut être maladroits, kitsch ou surprenants. Mais coller un « poisson » sur sa voiture l’est aussi et n’est pas plus présent dans la Bible que les autres signes.

    Bien sûr, ces objets sont inutiles, en soi. On peut brûler une croix ou détruire une statue sans offenser la sainteté de Dieu.
    Mais, comme nous sommes des êtres de chair, et pas de purs esprits, l’expérience de ce monde est aussi le lieu d’une révélation. Celle d’un Dieu qui prend le risque de la chair et qui l’honore ainsi de sa présence. C’est ce que l’art essaye d’honorer de manière intuitive.

    Cette « chair » du monde n’est pas la « chair » dont parle St Paul, qui lui évoque la part en nous qui se révolte contre Dieu. Il y a une « chair » sauvée, ressuscitée, qui honore la réalité de nos existences, dans toutes leurs dimensions. Sinon, on fait de l’expérience spirituelle une fuite de la chair, ce qui me paraît bien étrange, quand on rencontre le Christ dans l’Evangile.

    Je veux bien croire que deux amoureux n’ont pas besoin, dans l’idéal, de signes extérieurs de leur amour. Le seul problème, c’est que je n’en connais pas qui s’en passent. Est-ce simplement parce qu’ils sont faibles ?

    Quand les patriarches dressaient des pierres dans le désert pour se souvenir des évènements qui se sont passés là, ils ne vénéraient pas ces pierres comme des idoles. Par contre, à chaque passage devant ces pierres, on se souvient de ce que Dieu fait dans notre histoire. C’est aussi simple que cela. Inutile et indispensable à la fois.

    On peut toujours s’amuser à voir de la « faiblesse » chez les uns (les « charnels ») et de la force chez les autres (les « spirituels »). Mais n’est pas St Paul qui veut : quand on aura enduré dans la chair, ce que lui a enduré au nom de sa foi, on pourra peut être prétendre à de tels jugements péremptoires sur les uns et les autres… pour ma part, je m’y refuse.

    Mais reconnaissons qu’à l’image de Marie, la soeur de Lazare, on est à la fois capable par moment de l’écoute gratuite des paroles du Christ… et un peu plus tard avoir besoin de verser sur ses pieds l’huile de la tendresse et les larmes de nos vies, par des gestes qui sont bien charnels.

    Pourquoi vouloir opposer à tout prix charnel et spirituel, nous qui croyons à la résurrection de la chair ?

    Joyeuses Pâques à chacun. Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité.

  16. Lorsque Philippe demanda a jésus de lui montrer le pere cette question depasse la metaphore.Jeusi lui retorque que celui qui le voit , voit bien le père car il est l’image l’expression de son pere.
    Le talmud, le midrash, la tanak avec le deuteronmes et le levitique interdisent toutes representations physiques qui pourrait être adulé ou adoré et qui remplacerait le culte devoué a l’eternel. Si nous abondons dans le sens de certains, jamais le temple de salomon que david devait construire,n’aurait éte érigé. et jamais Dieu aurait agree l’autel que jacob a errigé etc…;jamais Moise n’aurait utilisé le serpent d’airain . Les anges du propiciatoire n’auraient jamais pu se trouver sur le couvercle du tabernacle.

  17. Bonjour Dominique….

    « Cette “chair” du monde n’est pas la “chair” dont parle St Paul, qui lui évoque la part en nous qui se révolte contre Dieu. Il y a une “chair” sauvée, ressuscitée, qui honore la réalité de nos existences, dans toutes leurs dimensions. Sinon, on fait de l’expérience spirituelle une fuite de la chair, ce qui me paraît bien étrange, quand on rencontre le Christ dans l’Evangile. »
    Si la « chair » dont parle Paul en ses textes est uniquemlent ce qui s’oppose à Dieu et si la chair dont vous parlez était déjà sauvée et resuscitée…..vous devriez marcher sur les eaux et être comparable à Christ dans sa marche sur la terre.(Jamais malade,ni mourir)
    Cette chair dont vous parlez est corruptible et se doit de mourir….
    Il n’y a pas de comparaison avec la chair « PARFAITE » de jesus,le Fils de Dieu.
    Cela sera en son temps, pour celui qui aura cru…..
    Ce qui est né de la chair est chair…..l’homme nouveau est spirituel, c’est lors de son enlèvement qu’il recevra un corps « INCORRUPTIBLE ».
    Lazare aussi avait été ressuscitéen cette chair dont vous parlez,mais il dût vraisemblablement mourir comme tous et sans doute ,se convertir……à l’EVANGILE.

    Pour le reste,je laisse chacun à ses croyances de sa « religion » et à ces « habitudes »…..s’en pour autant m’amuser, ni à me croire supérieur.
    Il y a ce qui est et ce qui n’est pas….
    Comme Paul dit:l’homme spirituel qui est en nous juge de tout et ne peut être jugé par personne…..Qui jugerait cette part de Dieu en nous-mêmes?

  18. Reponse à no16:
    Nous sommes le temple de Dieu…..
    C’est spirituellement que jesus s’exprime en disant que celui qui l »a vu,à vu le Père.
    Si cela n’était pas, tous les docteurs et pharisiens qui l’ont fait crucifié ainsi que le peuple qui exigea la liberté de Barrabas,auraient été responsables sciemment
    ,d’avoir exécuté ….DIEU.
    Puisque ayant vu Jesus de leurs yeux charnels,il devait alors savoir qu’il était Dieu…..
    Quand on rencontre le Christ en sa vie,c’est spirituellemnt que l’on a eu la grâce de le discerner….C’est notre esprit humble de l’enfant , l’esprit » pauvre » qui le discerne et en qui on s’adresse!

    Ce que vous citez de l’ancien testament, ne peut faire droit, à l’objet du sujet dont on discute présentement et tout est résumé en cette phrase importante de Christ:
    car c’est bien dans la prolongation de la demande de Philippe que jésus dira: »….c’est l’Espit de vérité,que le monde ne peut recevoir,parce qu’il ne peut le voir….ni le connaître. »
    C’est donc bien en ayant vu » spirituellement », cette présence de l’Esprit Saint en Jesus, que l’on peut exclusivement y voir et y reconnaître le PERE….(La « chair » en est incapable.)

    La grâce c’est cela:Avoir la capacité « spirituelle » de reconnaître qui est Christ,son oeuvre et de s’en approcher comme tel…..voilà le sens de ceux qui »auront cru », selon la Parole de Dieu.

  19. réponse no10….
    « Au fond, à chacun son symbole pour dire sa foi. »

    Pourquoi dire sa foi?Pourquoi ne pas la vivre ….simplement?
    Les adorateurs le feront en esprit et en vérité….
    Ce que nous devons être c’est »une lettre vivante » de Christ,sa » lumière » dans le monde et le « sel  » de la terre…..
    Où parle ton d’un symbôle pour exprimer sa foi….devant le monde?
    Pour Dieu , serait il incapable de sonder notre coeur et d’y voir notre foi véritable?
    C’est donc pour les autres que l’on veut montrer ce soi-disant symbôle de notre foi…Or, Dieu ne nous invite pas à en montrer le symbôle ,mais de la VIVRE…par lui ,avec lui et pour lui!

    C’est donc bien par « faiblesse » dictée par notre « chair » que nous cherchons ainsi partout dans le monde et sous toutes les religions,à démontrer l’objet de ce qui est notre foi, notre croyance….
    Les apôtres n’en faisaient rien….le monde religieux quel qu’il soit,oui….
    Même les paiens démontrent leur appartenance
    à une secte,à un groupe ou à un club quelconque:par des écussons,des portes clefs, des drapeaux etc….
    Une question:Christ en portait il?
    Comment démontrait il « sa foi » en son Père?Par ses oeuvres et ses paroles…..vraies.

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