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Un poisson dans le netRéflexionLa divinité de Jésus-Christ – 9 – Hébreux 1:8-9

La divinité de Jésus-Christ – 9 – Hébreux 1:8-9


 Voici la neuvième partie de l’étude sur la divinité de Jésus-Christ. Retrouvez ici le sommaire de la série

Le premier chapitre de l’épître aux Hébreux argumente très clairement que Jésus est infiniment supérieur aux anges ; nous y reviendrons d’ailleurs par la suite. L’auteur relève certaines choses que les Écritures (de l’Ancien Testament) disent au sujet des anges, et les contraste avec ce qui se dit sur le Fils de Dieu pour montrer qu’il n’y a rien de commun entre ces deux types de déclarations.

Les versets 8 et 9 citent le psaume 45, versets 7 et 8, en disant que ce texte s’applique à Jésus, le Fils de Dieu. Deux fois dans ces versets, la personne à qui le  psalmiste s’adresse est appelée « ô Dieu » : « Ton trône, ô Dieu, subsiste à toujours et à perpétuité ; le sceptre de ton règne est un sceptre de droiture. Tu aimes la justice et tu détestes la méchanceté : C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie, par privilège sur tes compagnons » (Psaume 45:7-8).

Dans l’argumentation du texte d’Hébreux 1, ceci montre effectivement que le Fils de Dieu est infiniment au-dessus des anges ; Dieu ne dirait jamais une telle chose à un ange. Mais au-delà de cela, que penser du fait que cette personne (Jésus) est adressée par le terme : « ô Dieu » ?

Une fois de plus, les Témoins de Jéhovah ont « arrangé » un texte qui ne leur convenait pas. Au début du verset 7 du Psaume 45 (verset 6 dans leur version, car ils suivent la numérotation anglophone) ils écrivent : « Dieu est ton trône pour des temps indéfinis, oui, pour toujours. » Dans le verset suivant, ils ont : « C’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a oint… »

C’est cette déformation du texte du psaume qu’ils citent dans le livre d’Hébreux.

Ils éliminent ainsi ce qui les gène, une façon « très intéressante » d’aborder les Écritures. Mais on ne peut pas prétendre qu’il s’agit d’une « traduction ». Même sans se pencher sur les subtilités du texte hébraïque (qui n’admettrait pas cette façon de comprendre ces mots), considérons le « sens » d’une telle formulation. En admettant que cela puisse à la limite se justifier dans le deuxième verset de la citation, cette formulation n’a aucun sens dans le premier verset. Comment Dieu peut-il être le trône de quelqu’un ? Cela voudrait dire que la personne règne au-dessus de Dieu, en se servant de lui. Un non-sens total. « Dieu est ton trône » ne veut rien dire, car dans une telle pensée, Dieu ne serait plus Dieu.

De nouveau, ce n’est pas dans ce sens que tous les autres traducteurs ont compris le texte, et ce n’est pas de cette manière que les Juifs d’Alexandrie l’ont compris. Les Témoins de Jéhovah prétendent qu’ils sont les seuls à traduire fidèlement les textes originaux.

Comment admettre qu’à travers plus de deux mille ans de traduction biblique, personne d’autre n’a compris correctement ce texte ? Comment admettre que l’auteur de l’épître aux Hébreux a accepté une « traduction » manifestement fausse en l’incorporant telle quelle dans son texte et que seuls les Témoins de Jéhovah ont su « corriger le tir » deux mille ans plus tard ?

C’est absurde. En appliquant ce texte du Psaume 45 à Jésus, l’épître aux hébreux nous dit clairement qu’il est adressé comme Dieu. (avec en prime l’article défini dans le texte grec !)

 

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