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Un poisson dans le netRéflexionLa divinité de Jésus-Christ – 16 – 2 Thessaloniciens 1:12 ; Tite 2:13 ; 2 Pierre 1:1

La divinité de Jésus-Christ – 16 – 2 Thessaloniciens 1:12 ; Tite 2:13 ; 2 Pierre 1:1


 Voici la seizième partie de l’étude sur la divinité de Jésus-Christ. Retrouvez ici le sommaire de la série

Ces trois passages peuvent être considérés ensemble, car le sens est très similaire. Dans 2 Thessaloniciens 1:12 nous trouvons les mots (dans la traduction de Louis Segond) : « …selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus-Christ. » Dans Tite 2:13 Segond traduit : « …la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ. » 2 Pierre 1:1 se termine, dans cette même traduction : « …par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus-Christ ».

Vu comme cela, ces textes n’ont apparemment rien à dire sur le sujet de la divinité de Jésus-Christ. Et il est peut-être possible, à la limite, de les traduire de cette manière. Toutefois, ce n’est pas ce que dit le texte original, mais c’est une interpolation dans le texte.

Dans le grec, 2 Thessaloniciens 1:12 dit : « …selon la grâce de notre Dieu et Seigneur, Jésus-Christ. » Tite 2:13 dit : « …la manifestation de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus-Christ. » Et 2 Pierre 1:1 se termine : « …par la justice de notre Dieu et Sauveur, Jésus-Christ. »

Avouons au minimum que de telles formulations sont étranges, si Jésus n’est pas Dieu manifesté aux hommes. Dire que c’est écrit comme cela mais qu’il faut le comprendre comme le fait Louis Segond est possible, mais ce n’est pas pour autant ce que dit le texte. Si nous restons attachés au texte lui-même, nous avons non seulement un verset mais trois versets différents, dans trois livres différents, de deux apôtres différents (et non les moindres) où Jésus est appelé « notre Dieu » dans une formulation ou une autre. Certaines traductions, comme la Colombe, n’ont pas hésité à les rendre exactement comme on les trouve dans le grec. La traduction de Darby, réputée pour son littéralisme extrême, le fait deux fois sur trois. (Je ne sais pas pourquoi Darby s’est écarté de la traduction littérale pour 2 Thessaloniciens 1:12, préférant suivre la pensée qu’on trouve dans des traductions moins précises plutôt que le texte grec. Mais Darby les a rendu comme dans l’original dans Tite et dans 2 Pierre.)

S’il n’y avait que ces trois passages pour soutenir la doctrine de la divinité de Christ, la doctrine resterait peut-être discutable. Mais avec tant d’autres passages clairs, il me semble qu’on doit voir dans ces passages des formulations qui convenaient aux apôtres. Paul, surtout, connaissait suffisam-ment bien le grec pour distinguer Dieu et Jésus-Christ s’il le voulait. S’il écrit « notre Dieu et Seigneur, Jésus-Christ » et « notre grand Dieu et Sauveur, Jésus-Christ », il y a de très fortes chances que c’est exactement ce qu’il voulait dire.

Il y a d’autres textes de la Bible qui indiquent que Jésus-Christ est Dieu, manifesté aux hommes. Ce n’est peut-être pas nécessaire et utile ici de les considérer tous, car le nombre de ceux que nous avons vu est déjà suffisant pour établir la chose au-delà de tout débat sérieux. De toute façon, nous avons vu ici les textes les plus clairs.

Toutefois, si quelqu’un veut encore d’autres passages à l’appui, je suggère de considérer le sens de Jérémie 23:5-6, Zacharie 12:10, Matthieu 1:23, Romains 9:5, Colossiens 1:15, Hébreux 1:3, et 1 Jean 5:20 (en comparant de dernier à 1 Jean 1:2). Aucun de ces textes ne suffira pour convaincre celui qui ne veut pas voir ce qui est déjà si clair dans les textes que nous avons considérés explicitement, mais tous semblent indiquer que Jésus est Yahvé Dieu, manifesté en chair.

Il en découle que la doctrine de la divinité de Christ n’est pas un détail, basé sur un ou deux textes ambigus, comme le prétendent les Témoins de Jéhovah. Au moins une dizaine de passages clairs nous le montrent, et une bonne dizaine d’autres passages viennent en appui d’une façon un peu moins directe mais dont il faut tout de même tenir compte. Ce n’est donc pas pour rien que l’église dans son ensemble a toujours affirmé la divinité de Christ. C’est parce que c’était l’enseignement des apôtres dès le début, ainsi que le témoignage des Écritures. Quand cette doctrine a été contestée, l’église est toujours revenu sur les même preuves.

 

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