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Un poisson dans le netRéflexionLa divinité de Jésus-Christ – 4 – Esaïe 9:5

La divinité de Jésus-Christ – 4 – Esaïe 9:5


Voici la quatrième partie de l’étude sur la divinité de Jésus-Christ. Retrouvez ici le sommaire de la série

Toutefois, la doctrine de la divinité de Christ ne se base pas uniquement sur le seul verset de Jean 1:1. Un autre texte tout aussi clair sur la divinité de Christ se trouve dans le prophète Esaïe : « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la souveraineté sera sur son épaule. On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Esaïe 9:5).

Notons d’abord que ce texte parle de Christ. Tout le monde est d’accord avec cela, même ceux qui sont fortement gênés par ce qu’il dit de Christ. Il n’y a aucune possibilité d’échapper à son enseignement clair en disant qu’il parle de quelqu’un d’autre.

Il est dit que Jésus est appelé « Père éternel ». Le mot hébreu n’est pas le mot utilisé normalement pour « éternel », ce qui justifierait aussi la traduction « Père perpétuel ». Mais cela ne change pas grand-chose ; Jésus est clairement appelé « Père », et cela à jamais.

Plus clair encore est le terme : « Dieu puissant ». Y a-t-il la moindre ambiguïté possible sur le sens de ce terme ?

Les Témoins de Jéhovah prétendent que oui. Ils disent que Jésus est un « dieu puissant » sans être le « Dieu tout-puissant ». (Ici, au moins, ils évitent le problème du polythéisme, puisque le texte est en hébreu, qui peut à la limite admettre l’usage du mot dans un sens plus large.) Toutefois, le sens du terme est bien plus clair qu’ils ne le pensent.

Le terme dans le texte hébraïque est « El guibbor ». L’usage biblique en général et l’usage d’Esaïe en particulier en font très clairement un nom de Dieu (le seul et unique). Citons un texte qui vient du chapitre suivant, pour montrer comment Esaïe l’utilise : « Il arrivera en ce jour-là que le reste d’Israël et les rescapés de la maison de Jacob cesseront de s’appuyer sur celui qui les frappait ; ils s’appuieront avec confiance sur l’Eternel, le Saint d’Israël. Un reste reviendra, le reste de Jacob, au Dieu puissant » (Esaïe 10:21-22). Dans le texte, le terme est absolument identique à celui qui se trouve dans Esaïe 9:5. Aucun doute n’est pourtant permis sur l’identité du « Dieu puissant ».

D’ailleurs, les commentateurs juifs ont des problèmes avec notre texte aussi. Ils n’admettent pas qu’un nom de Dieu soit appliqué à un homme. Ils se livrent à des gymnastiques incroyables sur ce texte, pour essayer de lui faire dire (en gros) que c’est le « Dieu puissant, le Père éternel » qui donnera les autres noms au « fils [qui] nous est né ». (Cela leur pose des problèmes énormes avec le texte, puisque ce n’est pas du tout ce qui est dit, mais nous passerons dessus puisque ce n’est pas notre sujet ici.)

Ce qui est intéressant, c’est qu’aucun commentateur juif n’a eu l’idée de dire que le terme « El guibbor » pouvait être autre chose qu’un nom de Dieu. Pourtant, ils auraient évité tous leurs problèmes s’ils avaient pu le dire. Mais autant que je sache ils sont unanimes à reconnaître que le texte utilise, sans aucun doute possible, un nom de Dieu. Et ils sont nettement mieux placés que les Témoins de Jéhovah pour savoir ce que signifie le texte hébreu.

Voilà donc un autre passage qui affirme au-delà de toute discussion que Jésus est appelé Dieu.

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