Main menu

Matthieu 22 :11

MéditationsLe roi entra pour voir les convives, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces. 12 Il lui dit  : Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces  ? Cet homme resta la bouche fermée. 13 Alors le roi dit aux serviteurs  : Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

J’ai dû lire ce texte une bonne cinquantaine de fois au moins et jamais ce détail ne m’avait frappé. Jusqu’à présent je comprenais la scène ainsi  : Dieu a rappelé son Église. Tous mes frères et mes sœurs sont dans la ’salle du banquet’ en train de manger, lorsque le Seigneur, en faisant sa tournée d’inspection, aperçoit un ’faux frère’ et, après l’avoir interrogé, donne l’ordre qu’il soit jeté dehors, avec les incrédules dont il fait partie. Seulement, il me semble qu’il y a, à cette interprétation, une impossibilité. Si j’ai bien compris les Écritures, je ne vois pas comment un imposteur pourrait ne fut-ce que franchir le seuil de la salle des noces de l’agneau dans le ciel. Le Seigneur n’est jamais dupe. Même si cet homme trompe habilement son monde, même s’il va jusqu’à s’illusionner lui-même, Dieu lit dans son cœur comme dans un livre et l’hypocrite n’a aucune chance de jamais pouvoir s’approcher du lieu du repas qui sera servi au ciel.

Alors, si l’on met à part les faiblesses inhérentes à toute illustration, il me semble qu’il faut en conclure qu’en ce qui concerne le banquet, nous nous trouvons, non à l’extérieur, dans la salle d’attente, mais déjà à table, au stade de l’apéro. Nous grignotons les ’amuse-gueules’. (Marc 10 :30 " et qui ne reçoive au centuple, présentement dans ce temps-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants et des terres, avec des persécutions et, dans le siècle à venir, la vie éternelle." )

Le ’déguisé’, dont il est question en Matthieu, fréquente aujourd’hui même les Églises. Il a ’été une fois éclairé, c’est à dire qu’il a entendu l’Évangile, Il a vu ce que Dieu pouvait faire dans la vie des hommes et des femmes qui lui donnaient leur vie, il a même probablement goûté le don céleste … il a goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir’ selon Hébreux 6. 4, mais il n’a jamais voulu ’revêtir l’habit de noces’ ; Il n’a jamais été jusqu’à abdiquer devant Christ. Dieu l’appelle pourtant à la repentance comme tout le monde, mais le jour où son refus sera définitif le Seigneur le visitera et le traitera selon sa décision.

Quant à nous, qui taquinons les olives de la grâce, et qui dégustons les cacahuètes de la bonté de notre Dieu en attendant le son de la cloche qui accompagnera l’ouverture des portes du réfectoire céleste, sachons discerner, dans les tracasseries, dans les souffrances du moment ainsi que dans les joies que le Seigneur envoie sur notre chemin, un avant-goût des délices qui nous sont réservés.

Seigneur merci pour ta grâce quotidienne  !

Contrat Creative Commons Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons by-nc-sa. ©2005 Daniel Dutruc-Rosset.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons by-nc-sa. ©2017 Un poisson dans le net (http://unpoissondansle.net).
RSS Articles - RSS Commentaires - Contact

Commentaires récents